Jean-Paul Belmondo

Jean-Paul Belmondo est un acteur et cascadeur français, né le à Neuilly-sur-Seine et mort le à Paris 7e. Il a été également producteur de cinéma et directeur de théâtre.

Pour les articles homonymes, voir Belmondo.

Alternant dans les premières années de sa carrière des films populaires et de cinéma d'art et d'essai avant de pencher nettement pour la première catégorie, sa gouaille de titi parisien et ses cascades sans doublure contribuent à en faire rapidement l'une des plus grandes vedettes du cinéma français. Champion incontesté du box-office au même titre que Louis de Funès et Alain Delon à la même époque, Jean-Paul Belmondo a attiré dans les salles, en cinquante ans de carrière, près de 160 millions de spectateurs ; entre 1969 et 1982, il a joué à quatre reprises dans les films les plus vus de l'année en France : Le Cerveau (1969), Peur sur la ville (1975), L'Animal (1977), L'As des as (1982), égalant le record de Fernandel et n'étant dépassé sur ce point que par Louis de Funès[1].

Il a tourné sous la direction de grands réalisateurs français, tels Alain Resnais, Louis Malle, Philippe de Broca, Henri Verneuil, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, François Truffaut, Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Georges Lautner, Gérard Oury ou encore Alexandre Arcady, ainsi qu'avec quelques réalisateurs étrangers comme Vittorio De Sica, Mauro Bolognini ou Peter Brook. Un grand nombre de ses films sont devenus des classiques du cinéma français, comme À bout de souffle (1960), Léon Morin, prêtre (1961), Un singe en hiver (1962), L'Homme de Rio (1964), Cent Mille Dollars au soleil (1964), Borsalino (1970), Le Casse (1971), Le Magnifique (1973), Le Professionnel (1981) ou Hold-up (1985).

À partir du milieu des années 1980, ses films attirent moins de spectateurs, tandis que la critique ne l'épargne pas. Il est moins présent au cinéma et se produit surtout au théâtre. Il obtient cependant en 1989 le César du meilleur acteur pour son rôle dans Itinéraire d'un enfant gâté, distinction qu'il ne vient pas chercher. Au début des années 2000, des problèmes de santé l'ont contraint à se retirer du cinéma et des planches, si l'on excepte un film sorti en 2009. Pour l'ensemble de sa carrière, il reçoit une Palme d'honneur au cours du Festival de Cannes 2011 puis un hommage de l'académie des César pour l'ensemble de sa carrière, lors de la cérémonie des Césars 2017.

Biographie

Origines et formation

Jean Paul Charles Belmondo[2],[3] naît à Neuilly-sur-Seine. Il est le deuxième des trois enfants de Paul Belmondo (1898-1982), sculpteur de renom d'origine piémontaise et sicilienne, né à Alger, et de Madeleine Rainaud-Richard (1901-1997), une artiste-peintre qui a rencontré son futur mari sur le banc de l'École nationale supérieure des beaux-arts[GD 1] de Paris.

Jean-Paul Belmondo vit ses premières années à la Villa Saint-Jacques à Paris, puis en 1938, il emménage au 4, rue Victor-Considérant, car son père a son atelier dans d'anciennes écuries au 77, avenue Denfert-Rochereau[4]. Jeune homme, il a longtemps occupé un deux-pièces dans le même immeuble[5]. Durant l'enfance de Jean-Paul Belmondo, la famille connaît quelques privations, Paul Belmondo ayant du mal à vivre de son art pendant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande[GD 2].

Inscrit dans les meilleures écoles de la bourgeoisie parisienne (école paroissiale de la rue Henri-Barbusse, École alsacienne, d'où il est rapidement renvoyé, École Pascal, lycées Louis-le-Grand, Henri-IV et Montaigne)[GD 3], Jean-Paul Belmondo, peu enclin aux études, est un élève indiscipliné. Il découvre très jeune le plaisir du sport, le cyclisme, le football (au lycée, il est gardien de but), puis la boxe, qu'il va longtemps pratiquer en amateur, et brièvement en professionnel durant son adolescence avec quatre victoires et un match nul en neuf combats. De cette passion pour la boxe il déclare : « À 15 ans, après avoir écouté à la radio la victoire de Marcel Cerdan sur Tony Zale, je n’avais qu’une idée : faire de la boxe. Mais, pour boxer, il faut avoir faim et avoir la haine. Ce n’était pas mon cas »[6]. En 1948, il admire Les Femmes savantes dans une nouvelle présentation qui marquait les débuts de Denise Gence dans la Maison de Molière. À seize ans, il est atteint d'une primo-infection de la tuberculose et ses parents l'envoient dans le Cantal à Allanche. Dans le calme et l'air vivifiant, le jeune homme décide de devenir comédien[GD 4].

De retour d'Auvergne, malgré un avis défavorable du sociétaire de la Comédie-Française André Brunot[7], il suit les cours de Raymond Girard et débute au théâtre en 1950 en interprétant La Belle au Bois Dormant dans les hôpitaux de la ville de Paris[GD 5]. Pendant six mois, Raymond Girard va l'aider à préparer le concours du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, où il est recalé, mais admis en tant qu'auditeur libre en 1951. En , il repasse l'examen d'entrée mais échoue de nouveau. C'est seulement en qu'il est enfin admis. Pierre Dux dont il est l'élève déclare un jour, « qu'avec la tête qu'il a, il ne pourrait jamais prendre une femme dans ses bras, car cela ne serait pas crédible »[8]. Ce professeur du Conservatoire lui prédit un abonnement aux seconds rôles[GD 6]. Jean-Paul Belmondo y reste quatre ans et y rencontre notamment la « bande du Conservatoire » : il se lie d'amitié avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer, Pierre Vernier et Michel Beaune. Il participe également à des spectacles théâtraux sous la direction de Michel Galabru[GD 7]. Avec Guy Bedos, il se livre sur la place du village ou aux terrasses de café à des numéros de cabaret en jouant des sketchs de Pierre Dac et Francis Blanche[GD 8]. En 1953, il fait la connaissance d'Élodie Constant, danseuse sous le nom de « Renée Constant », qui devient sa compagne. Le couple mène une vie « de bohème », ce qui n'empêche pas les deux jeunes gens d'avoir une fille, Patricia, née la même année (morte en 1993, à 40 ans, dans un incendie)[GD 9].

Les professeurs de Jean-Paul Belmondo continuent de ne pas tenir son talent en haute estime. En 1956, lors du concours de sortie du Conservatoire, il interprète une scène de la pièce Amour et Piano de Georges Feydeau : le public l'acclame, mais le jury présidé par Marcel Achard lui fait payer sa désinvolture et lui décerne un simple accessit[9], lui interdisant ainsi l'entrée à la Comédie-Française. Les camarades de Belmondo le portent en triomphe pour le soutenir, tandis qu'il adresse un bras d'honneur aux jurés[GD 10]. L'acteur et enseignant au Conservatoire Henri Rollan lui dit alors : « Le professeur ne t'approuve pas, mais l'homme te dit bravo »[10].

Les débuts (1953-1959)

En 1953, Jean-Paul Belmondo fait ses vrais débuts sur les planches dans deux pièces au Théâtre de l'Atelier, Médée de Jean Anouilh et Zamore de Georges Neveux dans des mises en scène d'André Barsacq. Le jeune acteur se réjouit de jouer dans une pièce d'Anouilh, pour laquelle il est par ailleurs crédité sous le nom de Jean-Paul Belmondo : mais la tragédie s'avère un échec public, ce qui conduira Belmondo à déclarer « Médée est le premier bide de Jean Anouilh, et je joue dedans[GD 11] ! »

En 1956, Belmondo joue dans le film Les Copains du dimanche, une commande de la CGT, qui n'aura pas de sortie nationale sous la pression du syndicat des producteurs et ne sera montrée que de façon confidentielle au printemps 1957 à Paris[11], puis les années suivantes gratuitement dans différents comités d'entreprise. Déçu du sort réservé au film d'autant plus qu'il était convenu qu'il ne serait payé qu'au pourcentage des recettes en salles, il retourne sur les planches, où il interprète des pièces de Feydeau et de George Bernard Shaw[GD 12]. Sa carrière cinématographique débute vraiment avec un petit rôle, dans Sois belle et tais-toi, réalisé en 1958 par Marc Allégret : Belmondo y croise Alain Delon, également débutant[GD 13]. La même année, Jean-Paul Belmondo est envisagé pour tenir l'un des rôles principaux du film Les Tricheurs : le réalisateur Marcel Carné hésite cependant entre lui et Laurent Terzieff. Après une longue indécision, Carné finit par choisir Terzieff, qu'il juge plus crédible pour un rôle d'intellectuel : il embauche cependant Belmondo pour tenir le rôle de l'un des acolytes du personnage de Terzieff, ce qui permet au jeune comédien d'apparaître régulièrement tout au long du film, et d'améliorer sa situation financière en touchant un bon cachet[12].

Belmondo retrouve ensuite Marc Allégret pour les besoins du film Un drôle de dimanche, avec Bourvil et Danielle Darrieux. Jean-Luc Godard, alors critique aux Cahiers du cinéma, juge le film exécrable, mais loue le talent de Belmondo en qui il voit « le Michel Simon et le Jules Berry de demain ». Godard l'embauche ensuite pour jouer dans son court métrage Charlotte et son jules : Belmondo inaugure ainsi une période de collaboration au mouvement dit de la Nouvelle Vague[GD 14]. Toujours en 1958, Belmondo est rappelé sous les drapeaux pour servir lors de la guerre d'Algérie, ce qui l'oblige à abandonner les représentations d'Oscar et l'empêche de post-synchroniser Charlotte et son jules, qui sort avec la voix de Godard[13]. Une fois démobilisé, il revient en France métropolitaine et se remet en quête de rôles, tout en décidant de se marier[GD 15].

Belmondo tient l'année suivante son premier rôle important dans À double tour, de Claude Chabrol. Le film connaîtra une carrière commerciale moyenne. Belmondo enchaîne avec un autre film de la Nouvelle Vague, À bout de souffle, de Jean-Luc Godard, qu'il considère comme moins important que celui de Chabrol[GD 16]. Enthousiasmé par les conditions de travail avec Godard - les dialogues sont quelquefois improvisés[GD 17] -, il tourne ensuite Classe tous risques, film policier réalisé par Claude Sautet, dont il partage la vedette avec Lino Ventura.

Avant même la sortie des films de Godard et Sautet, Belmondo achève la décennie en interprétant le rôle de d'Artagnan dans Les Trois Mousquetaires, dramatique télévisée réalisée par Claude Barma, tournée et diffusée en direct pour Noël 1959. Bien qu'en retirant un surcroît de notoriété, il n'apprécie guère ce premier tournage télévisuel, du fait des cadences imposées aux comédiens par les conditions du direct[GD 18].

Révélation et vedettariat (1960-1970)

Jean-Paul Belmondo à Rome en 1962.

1960 est l'année de la révélation pour Jean-Paul Belmondo : À bout de souffle sort en mars et remporte un triomphe public et critique, s'imposant comme l'un des films-phares de la Nouvelle Vague. Quant à Jean-Paul Belmondo, il a enfin surmonté les réticences que les tournages de cinéma lui inspiraient en tant que jeune acteur de théâtre. Le mois suivant sort Classe tous risques : si le film de Sautet, sorti peu après celui de Godard, est éclipsé par ce dernier, il bénéficiera ensuite de multiples rediffusions télévisées[GD 19]. Très actif au cours des années 1960, durant lesquelles il tourne 34 films[14], Jean-Paul Belmondo devient une figure de premier plan du cinéma français, et s'affirme rapidement comme un interprète aux multiples facettes, capable de tenir des rôles variés sous la direction des plus grands réalisateurs : il se distingue également comme un acteur très physique, appréciant de tourner sans doublure des scènes mouvementées.

Peu avant la sortie des films de Godard et Sautet, il tourne Moderato cantabile, réalisé par Peter Brook d'après Marguerite Duras, film médiocrement accueilli malgré sa sélection au festival de Cannes 1960. Une fois révélé, il tourne dans plusieurs films italiens, dont La Viaccia, de Mauro Bolognini, avec Claudia Cardinale, et La ciociara, de Vittorio De Sica, avec Sophia Loren[GD 20]. Il retrouve ensuite Jean-Luc Godard pour Une femme est une femme, avant de tourner Léon Morin, prêtre sous la direction de Jean-Pierre Melville, film accueilli tièdement par le public et la critique[GD 21]. Après un second film avec Melville, le polar Le Doulos, Jean-Paul Belmondo s'impose en héros d'aventures avec un film de cape et d'épée réalisé par Philippe de Broca : Cartouche est un triomphe en salles, dépassant les trois millions d'entrées[GD 22].

Puis, il joue dans Un singe en hiver réalisé par Henri Verneuil d'après le roman d'Antoine Blondin, et dont il partage l'affiche avec Jean Gabin. Très impressionné à l'idée de côtoyer Gabin, Belmondo s'entend finalement à merveille avec son partenaire après avoir eu des moments où Gabin boudait sans parler ni même lui adresser la parole. La fraternité tardive (ils ne se parlaient guère au début du tournage) entre les deux acteurs se retrouve chez les personnages du film, le dialogue de Michel Audiard faisant dire à Gabin, à l'adresse de Belmondo : « Môme, t'es mes vingt ans[GD 23] ! » Si le film obtient un succès commercial inférieur à celui escompté, il est apprécié de Blondin, et Audiard le considère à l'époque comme sa plus belle réussite[15]. Un singe en hiver montre en outre un Belmondo capable de tenir tête à l'écran à un grand comédien de la génération précédente. Après plusieurs autres films — parmi lesquels L'Aîné des Ferchaux de Jean-Pierre Melville, d'après Georges Simenon — il retrouve Philippe de Broca pour les besoins de L'Homme de Rio, film d'aventures au rythme endiablé qui lui convient très bien, dont il partage la vedette avec Françoise Dorléac (sœur de Catherine Deneuve). Sorti en , L'Homme de Rio est pour Belmondo un nouveau triomphe commercial, approchant les cinq millions d'entrées en France. Ce mariage d'humour et d'action allie de surcroît succès critique et public[16]. Le , Jean-Paul Belmondo est par ailleurs élu président du Syndicat français des acteurs[GD 24].

Jean-Paul Belmondo lors du tournage de L'Homme de Rio.

Les succès s'enchaînent, allant du film d'aventures (Cent mille dollars au soleil, d'Henri Verneuil) au film dramatique (Week-end à Zuydcoote, du même réalisateur). Il retrouve ensuite Philippe de Broca pour Les Tribulations d'un Chinois en Chine, comédie d'aventures à grand spectacle : sur le tournage, il rencontre et tombe amoureux de sa partenaire Ursula Andress ; son épouse demandera le divorce l'année suivante[GD 25] et la presse internationale rend abondamment compte de la liaison entre les deux acteurs[17] ; ils vivent alors dans une maison située sur l'île des Corbeaux, le long de la Marne[18]. Puis il joue aux côtés d'Anna Karina dans Pierrot le Fou (1965), qui marque l'apogée de sa collaboration avec Jean-Luc Godard, et remporte un succès à la fois critique et public[GD 26]. Jean-Paul Belmondo envisage à l'époque, poussé par Ursula Andress, de tenter l'aventure du cinéma américain, ils y vivent pendant 6 mois, mais y renonce finalement, ne se sentant pas à l'aise à Hollywood[GD 27]. Il alterne les œuvres de pur divertissement, comme Le Cerveau, de Gérard Oury, et les films plus sombres comme La Sirène du Mississipi, de François Truffaut : ce dernier film, sorti en , est médiocrement accueilli par un public sans doute déçu de ne pas retrouver l'image de héros positif et désinvolte qui a tant fait pour le succès de l'acteur au cinéma. Jean-Paul Belmondo achève la décennie en donnant la réplique à Annie Girardot dans Un homme qui me plaît, film de Claude Lelouch, qui ne rencontre pas son public[GD 28].

Il acquiert le surnom de « Bebel », en lien avec le personnage « Pepel » joué par Jean Gabin dans le film Les Bas-fonds (1936) de Jean Renoir. Belmondo considérant que c'était un des plus beaux rôles du cinéma, son ami Henri Deschamps s'amuse à l'affubler de ce surnom[19]. À la suite d'une faute de frappe, Pepel est devenu Bebel, et le surnom est resté[18].

Adhérent au SFA-CGT, le syndicat français des acteurs, il en est le président de 1963 à 1966[20], succédant ainsi à Gérard Philipe et Michel Etcheverry.

L'apogée du succès (1970-1985)

Jean-Paul Belmondo en septembre 1971, peu après la sortie du film Le Casse.

Jean-Paul Belmondo entame la décennie 1970 avec Borsalino, film policier réalisé par Jacques Deray, dans lequel il partage la vedette avec son rival au box-office, Alain Delon. Le film remporte un triomphe commercial, approchant les cinq millions d'entrées. La collaboration Delon-Belmondo est cependant ternie par un procès opposant les deux acteurs à la sortie du film, Delon, producteur du film, ayant contrevenu aux modalités prévues en faisant figurer son nom deux fois sur l'affiche (comme producteur et comme acteur). Belmondo obtient finalement gain de cause[GD 29].

En 1971, l'acteur fonde une maison de production, Cerito Films, dans le but de gérer plus efficacement sa carrière et de s'investir dans ses films de manière plus personnelle[GD 30].

Durant les années 1970, Jean-Paul Belmondo tourne à un rythme soutenu, enchaînant les succès publics sous la direction de metteurs en scène comme Philippe de Broca, Henri Verneuil, Claude Chabrol ou José Giovanni : Les Mariés de l'an II, Le Casse, Docteur Popaul, La Scoumoune, Le Magnifique. En 1972, il commence une histoire d'amour avec l'actrice italienne Laura Antonelli.

En 1974, Belmondo connaît cependant une déception (en tant que producteur et acteur) avec Stavisky d'Alain Resnais : si le film, contrairement à ce qui a pu être dit, n'est pas un four commercial, il remporte un succès bien moindre que celui auquel l'acteur est habitué. Belmondo, qui apprécie Stavisky, vit de surcroît très mal l'accueil médiocre réservé au film et à son réalisateur lors du festival de Cannes 1974. Dans les années suivantes, l'acteur préfèrera s'en remettre à des cinéastes plus « commerciaux », ce qui suscite de nombreuses critiques qui le peinent bien qu'il s'en défende[GD 31]. Stavisky est souvent considéré comme ayant nettement modifié la carrière de Jean-Paul Belmondo, qui s'oriente désormais presque exclusivement vers le cinéma de divertissement[21].

En 1975, Jean-Paul Belmondo remporte un très gros succès avec Peur sur la ville d'Henri Verneuil, dans lequel il exécute des cascades dangereuses et risquées, dont une scène où il apparaît suspendu à un hélicoptère au-dessus du vide. Belmondo retire du tournage quelques blessures, qui ajoutent à sa réputation. Si le succès public est plus que jamais au rendez-vous, son succès critique commence à décroître : il déclarera plus tard, « Pour l'intelligentsia parisienne, j'étais devenu un cascadeur, je ne savais plus jouer la comédie »[GD 32]. Belmondo enchaîne polars, films d'aventures, comédies : L'Incorrigible de Philippe de Broca, dans lequel il s'amuse à camper un « anti-Superman, l'anti-séducteur traditionnel, plutôt un grand gosse plus ou moins honnête », L'Alpagueur de Philippe Labro, Le Corps de mon ennemi d'Henri Verneuil, L'Animal de Claude Zidi, où il tient un double rôle. À la même époque, un projet de nouvelle collaboration avec Jean-Luc Godard — une adaptation du livre L'Instinct de mort de Jacques Mesrine — tourne court, et une polémique par voie de presse oppose ensuite l'acteur et le cinéaste[GD 33].

En 1980, il rencontre une exilée brésilienne de vingt ans, Carlos Sotto Mayor, fille d'un banquier. La relation houleuse avec cette comédienne et chanteuse dure six ans[GD 34].

Le virage commercial de l'acteur est symbolisé par les affiches où son nom seul apparaît en haut, écrit en grosses lettres capitales, toujours avec les mêmes caractères, tel une marque, à partir de Peur sur la ville.

Entre 1978 et 1983, la carrière de Jean-Paul Belmondo connaît son apogée commercial, chacun des films de l'acteur s'avérant un succès public[GD 35] auquel sa gouaille de titi parisien et ses cascades sans doublure ne sont pas étrangers[GD 36]. Il enchaîne trois films réalisés par Georges Lautner : Flic ou Voyou, qui dépasse, pour la première fois dans la carrière de Belmondo, le million d'entrées sur Paris-périphérie[GD 37], Le Guignolo, dans lequel il réédite sa cascade en hélicoptère, et Le Professionnel, ce dernier film dépassant les cinq millions d'entrées en France. En 1982, il dépasse encore le score du Professionnel avec L'As des as, réalisé par Gérard Oury, qui triomphe commercialement malgré des rapports de plus en plus tendus avec la critique, à laquelle Belmondo n'a pas souhaité montrer le film[GD 38].

L'année suivante, Le Marginal, polar réalisé par Jacques Deray, est un nouveau triomphe commercial. Mais en 1984, Les Morfalous d'Henri Verneuil, tout en remportant un score très enviable, perd un million de spectateurs par rapport aux précédents succès de Belmondo[GD 39]. Les films de l'acteur font désormais l'objet de critiques sur leur caractère répétitif. Ce trait se ressent en particulier sur la publicité de ses films policiers, de plus en plus centrée sur un Belmondo qui, unique point de mire, affecte sur de nombreuses affiches une pose de justicier, ou de « superflic », immuable[22]. Belmondo décide alors d'infléchir son image en revenant à la comédie pure, dans Joyeuses Pâques, réalisé par Georges Lautner d'après la pièce de théâtre de Jean Poiret. Tout en souhaitant se renouveler au cinéma, Belmondo manifeste également ainsi son envie de remonter sur les planches[GD 40].

En 1985, Jean-Paul Belmondo tourne Hold-up, comédie policière d'Alexandre Arcady. Sur le tournage de ce film qui dépassera les deux millions d'entrées, il se blesse sérieusement en exécutant une cascade, n'ayant pas voulu être doublé. À cinquante-deux ans, le temps des films d'action semble révolu pour lui[GD 41].

Échecs et retour réussi au théâtre (1985-2001)

En , Le Solitaire, film policier réalisé par Jacques Deray, est un échec commercial selon les critères habituels de Belmondo. C'est en effet la première fois, depuis 1963, qu'un film dont il tient la vedette attire moins d'un million de spectateurs dans les salles. L'acteur déclarera plus tard « Le Solitaire a été le polar de trop. J'en avais marre et le public aussi »[GD 42].

La même année, Robert Hossein lui propose de remonter sur scène. Belmondo saisit l'occasion et, près de trente ans après avoir quitté les planches, interprète Kean de Jean-Paul Sartre d'après Alexandre Dumas, au Théâtre Marigny, de février à , reprenant ensuite la pièce en septembre pour une prolongation de deux mois et demi. Enthousiasmé par ce succès, Jean-Paul Belmondo se dit ravi d'avoir retrouvé sa vocation d'origine[GD 43].

Il crée le prix Paul-Belmondo qui prime un sculpteur contemporain pour la qualité de son œuvre. En 1989, le lauréat est Cyril de La Patellière.

En , Claude Lelouch lui offre le rôle principal d'Itinéraire d'un enfant gâté. Belmondo, ravi d'interpréter un rôle de composition qui lui permet de s'écarter de son image cinématographique habituelle, retrouve avec ce film le succès commercial. Sa prestation lui vaut également d'obtenir le César du meilleur acteur, lors de la 14e cérémonie des César en 1989. Il avait pourtant précisé, dès l'annonce de sa nomination, ne pas être intéressé par le prix, mais l'Académie passe outre en le lui attribuant. Belmondo n'est pas présent à la cérémonie et ne va pas chercher sa récompense, une manière de rappeler que, comme au début de sa carrère lors du concours d'entrée à la Comédie française, le public est le seul jury qui puisse lui accorder des distinctions. De plus Belmondo n'a jamais pardonné au sculpteur-compresseur César, qui a donné son nom à cette récompense du cinéma, d'avoir vivement critiqué le travail de son père Paul Belmondo[23]. Il trouvait de plus les statuettes de César sans intérêt[GD 44].

Jean-Paul Belmondo s'éloigne ensuite du cinéma pour plusieurs années : il retrouve Robert Hossein pour une mise en scène de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand. Le spectacle, joué à partir de (peu avant la sortie du film tiré de la pièce, interprété par Gérard Depardieu), remporte un grand succès — attirant plus de deux cent mille spectateurs — et réalise en une tournée internationale, allant jusqu'au Japon. À son retour de tournée, Belmondo vend à Canal+ sa maison de production Cerito Films et fait l'acquisition du Théâtre des Variétés, dont il assure la direction[GD 45].

Il ne revient à l'écran qu'en 1992, pour les besoins de L'Inconnu dans la maison, réalisé par Georges Lautner, puis laisse passer trois ans avant de tourner Les Misérables de Claude Lelouch, libre adaptation du roman de Victor Hugo dont une partie de l'action est transposée au vingtième siècle. Aucun des deux films ne remporte un grand succès public, surtout pour ce qui est du film de Lautner[GD 46]. L'acteur est désormais surtout actif sur les planches, où il est l'interprète de grosses productions théâtrales, comme Tailleur pour dames et La Puce à l'oreille, de Georges Feydeau, mis en scène par Bernard Murat. En 1996, le film Désiré, réalisé par Bernard Murat d'après la pièce de Sacha Guitry, est un échec public, victime notamment d'un circuit de distribution réduit[GD 47].

En , Patrice Leconte met en scène Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans Une chance sur deux, comédie policière jouant ouvertement sur la nostalgie des anciens films du duo de Borsalino (Belmondo y exécute à nouveau, à 65 ans, une cascade accroché à un hélicoptère). Ce film, où les deux vétérans donnent la réplique à Vanessa Paradis, obtient finalement un score inférieur à celui escompté, dépassant à peine le million d'entrées[GD 48].

La même année, Jean-Paul Belmondo interprète sur scène Frédérick ou le boulevard du crime, d'Éric-Emmanuel Schmitt. Il donne également son accord à Cédric Klapisch pour interpréter, aux côtés de Romain Duris, l'un des rôles principaux de Peut-être. Si cette fable de science-fiction ne remporte qu'un succès d'estime, Belmondo apprécie l'expérience du tournage. Fin , Jean-Paul Belmondo est hospitalisé à Brest à l’hôpital de La Cavale blanche, après avoir subi un malaise pendant une représentation de la tournée de Frederick ou le Boulevard du Crime[GD 49]. Il doit ensuite observer un strict repos. À partir de , Jean-Paul Belmondo ne monte plus sur les planches.

Au cinéma, il fait une apparition dans Les Acteurs, de Bertrand Blier. Amazone, tourné l'année précédente sous la direction de son vieux complice Philippe de Broca, sort à la sauvette en et se révèle être un désastre commercial[GD 50]. En 2001, il interprète pour la télévision, plus de quarante ans après sa précédente expérience, le rôle-titre du téléfilm L'Aîné des Ferchaux. Belmondo tient le rôle tenu par Charles Vanel dans l'adaptation cinématographique de Jean-Pierre Melville tandis que le rôle naguère tenu par Belmondo est interprété par Samy Naceri.

Derniers films et fin de carrière (2001-2021)

Jean-Paul Belmondo au festival de Cannes 2011, en compagnie de Barbara Gandolfi et de Gilles Jacob.
Jean-Paul Belmondo en 2013, à l'enregistrement de l'émission Vivement dimanche réalisée à l'occasion de son 80e anniversaire.

Le , un mois avant la diffusion de L'Aîné des Ferchaux, et alors qu'il se trouve en vacances en Corse chez son ami Guy Bedos à Lumio, près de Calvi, Belmondo est victime d'un accident vasculaire cérébral. Il est héliporté d'urgence à l'hôpital Falconaja de Bastia. Bien que son état soit jugé sérieux (un caillot ayant entraîné notamment une paralysie faciale du côté droit), il est transféré dans la soirée vers l'hôpital Saint-Joseph de Paris. Son accident de santé, qui le tient ensuite éloigné des plateaux comme des planches, est suivi d'une longue rééducation[GD 51]. L'adaptation pour la télévision du roman Le Lion de Joseph Kessel qu'il envisageait de tourner est finalement interprétée par Alain Delon.

En , il est promu commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur.

Il retrouve en 2008, après sept ans d'absence, les plateaux de cinéma pour tourner, sous la direction de Francis Huster, Un homme et son chien. Ce remake de Umberto D. de Vittorio De Sica est un drame dans lequel il incarne un homme qui se retrouve du jour au lendemain à la rue. Le film n'est cependant pas un succès public[24].

En 2011, lors du festival de Cannes, il reçoit une Palme d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Il apparaît au festival accompagné de Barbara Gandolfi. Un documentaire lui est consacré à cette occasion, Belmondo, itinéraire..., avec une diffusion simultanée sur France 2 et sur la Croisette[25].

Le , à Bruxelles, c'est pour l'ensemble de sa carrière qu'il reçoit la médaille de chevalier de l'Ordre de Léopold en même temps qu'un Coq de Cristal[26].

Claude Lelouch annonce en le retour de l'acteur dans son prochain film Les Bandits manchots[27], projet qui n'a pas abouti.

Le , un hommage est rendu à l'acteur lors de l'ouverture du cinquième Festival Lumière de Lyon, avec la projection du film Un singe en hiver. L'acteur, accompagné de son fils Paul, est ovationné par environ quatre mille cinq cents spectateurs ainsi que par les invités comme Quentin Tarantino, Jean Rochefort, Pierre Richard, Jean-Pierre Marielle, Charles Gérard, Bertrand Tavernier[28].

Le , Jean-Paul Belmondo annonce sur RTL sa retraite définitive du cinéma et du théâtre[29]. En avril de la même année, à l'occasion de ses 82 ans, il revient sur cette déclaration et confie au Parisien qu'il aimerait bien rejouer[30]. En , il apparaît à nouveau en public lors de la soirée d'ouverture du Festival Lumière.

Lors de la Mostra de Venise 2016, il se voit remettre des mains de la comédienne Sophie Marceau le Lion d'or pour la carrière. Le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski est également récompensé. En , lors de la 42e cérémonie des César, un hommage est rendu par l'Académie des César à Jean-Paul Belmondo pour l'ensemble de sa carrière sous forme de montage vidéo rétrospectif[31].

Le , il est élevé à la dignité de grand officier dans l'ordre national de la Légion d'honneur[32].

Le , meurt l'acteur Charles Gérard dont il est très proche depuis leur rencontre en 1948 dans une salle de boxe, et leurs passions communes pour le sport. Il lui rend hommage en ces termes : « Notre amitié sans faille était prioritaire sur les plateaux de tournage. J’aimais le sentir à mes côtés dans Flic ou voyou et tant d’autres films. Oui, il était mon meilleur ami. Le plus important, celui de ma jeunesse. En un mot, il était mon pote »[33].

Mort, hommage national et inhumation

Jean-Paul Belmondo meurt le à son domicile situé au 39, quai d'Orsay dans le 7e arrondissement de Paris, à l'âge de 88 ans[34],[35].

Dans les heures qui suivent cette annonce, plusieurs personnalités du monde politique et du spectacle lui rendent un hommage. Le président de la République, Emmanuel Macron, rend hommage à l'acteur à travers ces mots : « Il restera à jamais le Magnifique. Jean-Paul Belmondo était un trésor national, tout en panache et en éclats de rire, le verbe haut et le corps leste, héros sublime et figure familière, infatigable casse-cou et magicien des mots. En lui, nous nous retrouvions tous. »[36],[37]. Le soir même de sa mort, plusieurs chaînes de télévision bouleversent leur programme afin de diffuser des films dans lesquels Jean-Paul Belmondo a joué au cours de sa carrière. Le lendemain, la mort de Jean-Paul Belmondo fait la une de la presse européenne et internationale[38],[39],[40],[41],[42],[43].

Un hommage national lui est rendu le dans la cour des Invalides en présence de personnalités politiques et du monde du spectacle, et du Président de la République, Emmanuel Macron, qui prononce son éloge funèbre[44]. Quand son cercueil est repris pour se diriger aux Invalides, l'orchestre militaire interprète La Marseillaise et Chi Mai (thème du film Le Professionnel dans lequel Jean-Paul Belmondo a joué)[45]. Le soir même, son cercueil est exposé aux Invalides pour que le public puisse venir lui rendre hommage. Plus de 1 000 Français défilent devant le catafalque[46]. Le lendemain, ses obsèques se déroulent à l'église Saint-Germain-des-Prés en présence des proches et de la famille[47]. Après une multitude d'hommages et une cérémonie religieuse, le cercueil de Jean-Paul Belmondo est crématisé au cimetière du Père-Lachaise[48].

Vie privée et familiale

Le , dans le 14e arrondissement de Paris, il épouse Renée Constant, dite Élodie Constantin, sa compagne depuis plusieurs années. Le couple a trois enfants :

  • Patricia, (1953-1993) : script girl, elle meurt le , dans l'incendie de son appartement parisien. Le soir-même, Jean-Paul Belmondo joue au théâtre Tailleur pour dames[49].
  • Florence (1960) qui a trois enfants : Annabelle (1988), Christopher (1993) et Nicolas (1997)[pertinence contestée].
  • Paul (1963) qui a trois enfants : Alessandro (1991), Victor (1993) et Giacomo (1998).

Le couple se sépare en 1965 puis divorce officiellement en 1968. L'acteur vit une histoire d'amour de 1965 à 1972 avec Ursula Andress chez qui il vit à Los Angeles[50] puis avec l'actrice italienne Laura Antonelli les huit années suivantes[51].

Dans les années 1980, il est en couple avec l'actrice brésilienne Carlos Sotto Mayor[52].

Le , il épouse à la mairie du 6e arrondissement de Paris sa compagne Natty, une ancienne coco-girl de Stéphane Collaro qu'il a rencontrée en 1989 et qui partageait sa vie depuis treize ans. Michel Drucker est l'un des témoins de ce mariage. Parmi les invités, on peut citer Claude Lelouch, Francis Huster, Bernard-Henri Lévy, Robert Hossein, Jean Rochefort, Jean-Claude Brialy et Jean-Pierre Marielle. Le , à 70 ans, Jean-Paul Belmondo est père pour la quatrième fois d'une petite fille, Stella.

Il se sépare en 2008 de sa femme Natty. Il vit ensuite avec Barbara Gandolfi, femme d'affaires belge et ex-mannequin, ayant notamment à son actif une participation à la version flamande de L'Île de la tentation ainsi que les couvertures de Playboy et de P Magazine[53]. La vie privée de l'acteur et les activités de sa nouvelle compagne suscitent l'intérêt de certains médias et entraînent des tensions au sein de sa famille[54]. Fin , Barbara Gandolfi est accusée dans la presse de profiter de Jean-Paul Belmondo par abus de faiblesse et escroquerie[55],[56]. Le , Jean-Paul Belmondo annonce qu’il se sépare de sa compagne Barbara Gandolfi[57].

Théâtre

Filmographie

Longs métrages

Courts métrages

Télévision

Documentaires

Empreinte de la main de Jean-Paul Belmondo sur le trottoir en face du Palais des festivals et des congrès de Cannes.

Publications

  • Trente ans et vingt-cinq films, suivi des Dix commandements du Belmondisme, Union Générale d'Éditions, Paris, collection Voici- Ceux dont on parle, 1963, 122 p. (ASIN B0014YFSYO)
  • Belmondo - 40 ans de carrière, TF1 Éditions, 1996 (ISBN 978-2-87761-133-6)
  • Mille vies valent mieux qu'une, Fayard, 2016, 312 p. (ISBN 978-2-25318-008-1)
  • Belmondo par Belmondo, Fayard, 2016, 304 p. (ISBN 978-2-21370-096-0)

Distinctions

Jean-Paul Belmondo au Festival de Cannes 2011, lors de la remise de sa Palme d'honneur.

Récompenses

Nominations

Hommages

Décorations

Références dans la culture populaire

Voir aussi

Bibliographie

  • Alexandre Grenier, Jean-Paul Belmondo, Éditions Henri Veyrier, 1985.
  • Philippe Durant, Belmondo, Robert Laffont, première édition en 1999 suivie d'une nouvelle édition, revue et augmentée en 2011.
  • Frédéric Valmont, Jean-Paul Belmondo : Itinéraire d'un enfant gâté, Éditions Didier Carpentier, 2008.
  • Bertrand Tessier, Belmondo, l'incorrigible, Flammarion, collection Pop culture, 2009 (ISBN 978-2-35287-178-1) [lire en ligne].
  • Gilles Durieux, Belmondo, Le Cherche midi, 2009.
  • Bernard Boyé, Les légendes du cinéma français - Jean-Paul Belmondo, Éditions Autres Temps, 2009.
  • Oriane Oringer, Belmondo, un demi-siècle de carrière, une Palme d'or et la rage de vaincre, Ed. Exclusif, Collection Privée, 2011, (ISBN 978-2-84891-102-1).
  • Sandro Cassati, Belmondo le magnifique, City Edition, 2012.
  • Laurent Bourdon, Définitivement Belmondo, Larousse, 2017, 504 p.
  • Sophie Delassein, Jean-Paul Belmondo le magnifique, coffret livre-DVD, GM Éditions, 2018.
  • Jérôme Wybon (préf. Jean-Paul Belmondo), Belmondo le magnifique, Maison Cocorico, , 192 p. (ISBN 2364806631).

Vidéographie

Liens externes

Notes et références

Gilles Durieux, Belmondo, Le Cherche-midi, 2009

  1. page 11.
  2. pages 12-14.
  3. pages 12 et 25.
  4. page 22.
  5. pages 28-29.
  6. page 42.
  7. page 55.
  8. page 52.
  9. pages 52-53.
  10. pages 59–63.
  11. page 50.
  12. pages 66-67.
  13. pages 73-74.
  14. pages 84-85, 89-90.
  15. pages 90-93.
  16. pages 95-96.
  17. pages 101-103.
  18. pages 112-113.
  19. pages 102-109.
  20. pages 122-125.
  21. pages 134-135.
  22. pages 139-143.
  23. pages 145-149.
  24. page 178.
  25. pages 189-195.
  26. pages 197-202.
  27. pages 216-217.
  28. pages 226-230.
  29. pages 232-234.
  30. page 241.
  31. pages 260-261.
  32. page 262.
  33. pages 203-204.
  34. page 275.
  35. page 267.
  36. pages 291 et 298.
  37. page 270.
  38. pages 281-287.
  39. pages 291-293.
  40. pages 293-295.
  41. pages 297-298.
  42. page 299.
  43. pages 303-306.
  44. pages 309-312.
  45. pages 315-317.
  46. pages 321-326.
  47. pages 329-330.
  48. pages 333-337.
  49. pages 339-345.
  50. page 346.
  51. pages 349-350.
  52. pages 309-312.

Autres notes et références

  1. Philippe Durant, Delon, Belmondo : regards Croisés, Carnot, 2004, page 289.
  2. « BELMONDO Jean-Paul », sur Les Gens du Cinéma (consulté le ).
  3. « Acte de naissance », sur CinéArtistes (consulté le )
  4. Belmondo, Biographie de Philippe Durant, Éditions Robert Laffont (2011).
  5. Belmondo : La Renaissance, VSD (magazine), 18 février 2015.
  6. Jean-Paul Belmondo: “80 piges, au fond de moi, je n’y crois pas”, Paris Match, 14 avril 2013.
  7. « À Paris, les parents de Jean-Paul décidèrent de le présenter à l'un de leurs amis, le comédien André Brunot, pour s'assurer de ses éventuelles possibilités. C'est ainsi qu'un soir, à l'entracte, Brunot vit débarquer dans sa loge le timide Jean-Paul, tétanisé par ce robuste comédien de 70 ans. N'ayant pas retenu grand-chose de son aléatoire scolarité, c'est à une fable de La Fontaine, Le Savetier et le Financier que le jeune homme se raccrocha pour prouver son talent… Il ne fallut pas plus de dix vers pour que le bon ami de papa ne l'interrompe : « Allez, je vais appeler ton père et lui dire qu'il vaut mieux que tu ailles à l'usine ! » Précisant sa pensée, il ajouta : « T'es nul. T'as pas de physique, t'as pas de voix, t'as rien » ». Cf Laurent Bourdon, Définitivement Belmondo, Larousse, (lire en ligne), n. p..
  8. Itinéraire d'un enfant gâté, Jean-Paul Belmondo s'offre un album pour ses 40 ans de carrière, Le Soir, 24 avril 1996.
  9. François Guérif, Stéphane Levy Klein, Belmondo, PAC, , p. 18.
  10. Blaise de Chabalier, « Jean-Paul Belmondo, itinéraire d'un acteur gâté », Le Figaro, samedi 2 / dimanche 3 septembre 2017, page 18.
  11. Tangui Perron, « Les Copains du dimanche ou l'âge d'or des métallos », sur Persée, (consulté le )
  12. Marcel Carné, La Vie à belles dents, Belfond, 1989, pages 255-256.
  13. « Jean-Paul Belmondo, invité de Bernard Pivot dans "Bouillon de culture" | Archive INA », Jacques Becker, qui voulait l'engager, y renonce en voyant ce film, lui trouvant "une voix épouvantable". (consulté le )
  14. Bernard Gourbin, L'esprit des années 60, Cheminements, 2006, page 46.
  15. Audiard par Audiard, René Chateau éditions, 1995 page 167.
  16. Philippe Durant, Delon. Belmondo. Regards Croisés, Carnot, 2004, page 82.
  17. Chronique du cinéma, éditions Chroniques, 1992, chapitre "1965".
  18. Jean-Paul Belmondo, interviewé par Ghislain Loustalot, « Belmondo plonge dans ses souvenirs », Paris Match, semaine du 24 au 30 novembre 2016, pages 98-103.
  19. Philippe Durant, Belmondo, Robert Laffont, , p. 121.
  20. « Quand Jean-Paul Belmondo militait à la CGT », sur Le journal,
  21. Jacques Zimmer, Le Cinéma fait sa pub, Edilig, 1987, page 95.
  22. Jacques Zimmer, Le Cinéma fait sa pub, Edilig, 1987, pages 95-96.
  23. Bruno Sevaistre, « Belmondo le magnifique », sur arte.tv, (consulté le ).
  24. Belmondo, chèque et échec de star, Le Point, 2 février 2009.
  25. Hommage à Cannes : Comment va Jean-Paul Belmondo ?, France-Soir, 18 mai 2011.
  26. Belmondo a failli ne pas avoir sa médaille, La Libre, 20 juin 2012.
  27. (en) « le-grand-retour-de-belmondo », Le point.fr (consulté le ).
  28. « Une soirée d'ouverture inspirée et joyeuse », sur festival-lumiere.org, .
  29. Bernard Guyard, « Jean-Paul Belmondo raccroche définitivement les gants », sur lefigaro.fr, Le Figaro, .
  30. Belmondo : «J'aimerais bien rejouer», Le Parisien, 9 avril 2015.
  31. Jean Talabot, « César 2017: l'hommage de Dujardin à Belmondo », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le ).
  32. « Journal officiel », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  33. "Une déchirure" : Jean-Paul Belmondo inconsolable après la mort de son "pote" Charles Gérard, LCI, 26 septembre 2019
  34. « Jean-Paul Belmondo est mort », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
  35. « Jean-Paul Belmondo est décédé, mort de l'enfant gâté du cinéma français », sur RTBF Info, (consulté le ).
  36. « Mort de Belmondo: nouvelles réactions politiques », sur TV5MONDE, (consulté le )
  37. « "Jean-Paul Belmondo était un trésor national" : Emmanuel Macron rend hommage au "héros sublime" », sur LCI (consulté le )
  38. « EN IMAGES. Les unes de la presse française et internationale après la mort de Jean-Paul Belmondo », sur Franceinfo, (consulté le )
  39. « la-mort-de-jean-paul-belmondo-en-une-de-la-presse-francaise-et-internationale », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  40. Le Point magazine, « « Éternel » et « magnifique à jamais », la presse salue Jean-Paul Belmondo », sur Le Point, (consulté le )
  41. Samuel Ravier-Regnat, « Les journaux étrangers aussi pleurent Jean-Paul Belmondo », sur Libération (consulté le )
  42. « "Une icône de la modernité": la presse étrangère rend hommage à Jean-Paul Belmondo », sur BFMTV (consulté le )
  43. « «Une icône», «la splendeur du vrai»: la presse internationale salue la mémoire de Belmondo », sur LEFIGARO (consulté le )
  44. « "Amuse-toi bien avec tes copains" : la France rend hommage à Jean-Paul Belmondo », sur rts.ch, (consulté le )
  45. « DIRECT. Mort de Jean-Paul Belmondo : revivez l'hommage national rendu au "Magnifique" », sur Franceinfo, (consulté le )
  46. « EN IMAGES. Mort de Jean-Paul Belmondo : plus de mille personnes se sont recueillies sur son cercueil dans la nuit », sur ladepeche.fr (consulté le )
  47. « Les obsèques de Belmondo auront lieu vendredi matin à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris », sur BFMTV (consulté le )
  48. Le JDD, « Funérailles de Jean-Paul Belmondo, convocation d'Agnès Buzyn… Les 6 infos dont vous allez entendre parler », sur lejdd.fr (consulté le )
  49. Sandro Cassati, Belmondo le magnifique, City Edition, 177
  50. Bertrand Tessier, Belmondo, l'incorrigible, Flammarion, , p. 63
  51. Pauline Weiss, « Elodie, Ursula, Natty : les femmes qui ont partagé la vie de Jean-Paul Belmondo »,
  52. Gwenola Trouillard, « Le marginal (C8) : retour sur l'histoire d'amour et de cinéma entre Bébel et Carlos Sotto Mayor (VIDEO) », sur Télé Loisirs, (consulté le ).
  53. Belmondo Une liaison dangereuse, nouvelobs.com, 19 août 2010.
  54. Belmondo dans la tourmente, Le Journal du Dimanche, 14 août 2009.
  55. L’immobilier au cœur de l’escroquerie Belmondo, Lavieimmo.
  56. Des écoutes accablent la compagne de Belmondo, Le Figaro, 6 août 2010.
  57. « Jean-Paul Belmondo se sépare de sa compagne », sur L'Express, .
  58. Belmondo dans "César et Cléopâtre" (première apparition à la télévision de l'acteur) sur ina.fr.
  59. Jean Paul Belmondo à propos de Charlotte et son Jules sur ina.fr.
  60. « Belmondo par Belmondo : l'hommage du fils au père », sur Le Figaro (consulté le ).
  61. International Who's who 1996-1997, p. 129, Europa Publications
  62. Laanan et Reynders rejouent les Guignolo pour Belmondo sur Le Soir le 20 juin 2012.
  63. lors du Festival de Cannes 2011 « Jean-Paul Belmondo, le Magnifique heureux », lespectacledumonde.fr.
  64. Décret du 13 juillet 2019 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  65. Décret du 6 avril 2007 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  66. Décret du 2 mai 2017 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier dans l'ordre national du Mérite
  67. Décret du 14 mai 1994 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite
  68. Arrêté du 28 juin 2006 portant nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  69. 7/7, journal belge, juin 2012.
  70. Le Lombard, catalogue : Blueberry.
  71. L' EROS A FUMETTI VIAGGIO NEGLI ANNI ' 70, La Repubblica, 30 août 2012.
  72. BD Cul : parlons peu, parlons fesses !, linventioncollective.com, 15 janvier 2016.
  73. « 30 héros animés inspirés par de vraies personnes » sur Allociné.fr
  74. « TRIVIA : Castlevania et Jean-Paul Belmondo, une histoire de famille », Julien Hubert, Gameblog, 18 mars 2016 (consulté le 10 mai 2016).
  • Portail du cinéma français
  • Portail du théâtre
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.