Tignes

Tignes est une commune française située dans le massif de la Vanoise en Haute-Tarentaise, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle comptait 2 034 habitants en 2018.

Tignes

La Grande Motte et la Grande Casse.

Blason

Logo
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Tarentaise
Maire
Mandat
Serge Revial
2020-2026
Code postal 73320
Code commune 73296
Démographie
Gentilé Tignards
Population
municipale
2 034 hab. (2018 )
Densité 25 hab./km2
Population
agglomération
16 708 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 24″ nord, 6° 54′ 50″ est
Altitude Min. 1 440 m
Max. 3 747 m
Superficie 81,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bourg-Saint-Maurice
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Tignes
Géolocalisation sur la carte : Savoie
Tignes
Géolocalisation sur la carte : France
Tignes
Géolocalisation sur la carte : France
Tignes
Liens
Site web mairie-tignes.fr/

    À l'origine, cette commune de montagne était composée d'un village central et de plusieurs hameaux, essentiellement tournés vers l'agriculture. Le village central est détruit et englouti à la suite de la construction du barrage du Chevril, mis en eau en 1952. Sur ses hauteurs, Tignes devient durant les décennies suivantes une station de ski[1] implantée à plus de 2 000 mètres d'altitude sur deux sites principaux (Tignes le Lac et Tignes Val Claret) et internationalement réputée pour son domaine skiable, couplé avec celui de Val-d'Isère sous l'appellation Espace Killy. Lors des Jeux olympiques d'Albertville de 1992, la station accueille trois épreuves de ski acrobatique ; elle accueille les X-Games Europe d'hiver au cours des années 2010.

    Géographie

    Localisation

    Commune de Savoie, Tignes se situe à l'amont de la vallée de la Tarentaise. Celle-ci part du col de l'Iseran, sur lequel on peut circuler en été et skier en hiver, pour aller jusqu'à son embouchure à Albertville, en passant par Moûtiers et Bourg-Saint-Maurice. La vallée a été creusée par une rivière, qu'elle longe : l'Isère, laquelle se jette dans le Rhône, près de Valence. La Leisse est une rivière de montagne bordant le domaine skiable au sud de Tignes, faisant partie de la Maurienne, et accessible par le col de la Leisse.

    Communes limitrophes

    Tignes est limitrophe de six communes françaises et possède une frontière avec la Vallée d'Aoste, en Italie :

    Relief

    La commune de Tignes regroupe plusieurs villages se trouvant à des altitudes différentes,

    • Tignes Les Brévières à 1 550 m,
    • Tignes 1800 à 1 800 m,
    • Tignes Les Boisses à 1 850 m,
    • Tignes le Lavachet à 2 050 m,
    • Tignes le Lac à 2 100 m,
    • Tignes Val Claret à 2 150 m.

    Le point culminant de Tignes se nomme l'aiguille de la Grande Sassière à 3 747 m.

    Enneigement

    Tignes a connu un record d'enneigement durant l'hiver 2017-2018[2].

    Climat

    Le climat y est de type montagnard en raison de l'altitude élevée.

    VilleEnsoleillementPluieNeigeOrageBrouillard
    Paris1 797 h/an642 mm/an15 j/an19 j/an13 j/an
    Nice2 694 h/an767 mm/an1 j/an31 j/an1 j/an
    Strasbourg1 637 h/an610 mm/an30 j/an29 j/an65 j/an
    Tignes1900 h/an1200 mm/an60 j/an34 j/an20 j/an
    Moyenne nationale1 973 h/an770 mm/an14 j/an22 j/an40 j/an
    Tableau climatologique de Tignes (2 156 m) sur la période 1982-2012
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) −9,2 −8,9 −6,8 −4,1 0,1 3,6 6,3 6 3,9 0,1 −4,6 −7,5 −1,8
    Température moyenne (°C) −6 −5,6 −3,4 −0,4 4 7,7 10,5 10 7,5 3,2 −1,7 −4,4 1,8
    Température maximale moyenne (°C) −2,7 −2,3 0,1 3,3 8 11,8 14,8 14 11,2 6,4 1,3 −1,3 5,4
    Précipitations (mm) 141 122 134 121 143 139 108 122 118 131 128 148 1 555
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    −2,7
    −9,2
    141
     
     
     
    −2,3
    −8,9
    122
     
     
     
    0,1
    −6,8
    134
     
     
     
    3,3
    −4,1
    121
     
     
     
    8
    0,1
    143
     
     
     
    11,8
    3,6
    139
     
     
     
    14,8
    6,3
    108
     
     
     
    14
    6
    122
     
     
     
    11,2
    3,9
    118
     
     
     
    6,4
    0,1
    131
     
     
     
    1,3
    −4,6
    128
     
     
     
    −1,3
    −7,5
    148
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous à Tignes pour l'année 2005 :

    Mois J F M A M J J A S O N D Année
    Températures minimales (sous abri, normales) °C -6,2 -7,3 -0,7 3,5 8,6 11,9 12,9 11,2 10,4 5,9 0,4 -6,4 3,6
    Source: Météo France[3]

    Voies de communication et transports

    On accède à la station par la route, via une voie express extension de l'A430, en provenance de la combe de Savoie-Albertville, qui reprend la RN 90. La voie express se termine au niveau de la commune d'Aime et la route se poursuit avec la RN 90. Au sortir de la ville de Bourg-Saint-Maurice, il faut suivre la direction de la station en suivant la D 902. Au niveau du barrage du Chevril, suivre la D 87 (sur la droite) pour rejoindre la commune et les stations-villages. Il existe une autre route partant de plus bas pour arriver aux Brévières, c'est la D 87e (rejoint plus haut la D 87).

    Par ailleurs, le TGV arrive jusqu'en gare de Bourg-Saint-Maurice toute l'année et des liaisons via l'Eurostar et le Thalys depuis Londres et Bruxelles sont mises en place lors de la saison touristique hivernale. La station se situe à 30 kilomètres et est accessible par des liaisons régulières en autocar ou en taxi.

    On peut aussi atterrir dans les aéroports internationaux de Lyon-Saint-Exupéry (219 km - 2 h 45 min) et Genève (208 km - 2 h 35 min), ainsi que celui de Chambéry - Savoie (142 km - 1 h 40 min). La station possède un petit aérodrome, proche du col du Palet, accessible librement aux ULM et accessible aux avions de tourisme sous réserve que le pilote possède la qualification de montagne[4].

    Service de navettes

    Navette de fin novembre à début mai et en juillet/août entre Tignes 1800, Les Boisses et Tignes le Lac toutes les 30 min en hiver.
    Navette de fin septembre à début mai et de mi-juin à fin aout (24h/24 en saison hivernale) entre Le Lavachet, Tignes le Lac et Tignes Val Claret.
    Liaison par télécabine entre les Boisses et les Brévières (mi-décembre à début mai).

    Quelques liaisons journalières par autocar entre Val-d'Isère et Tignes (les Boisses et Tignes le lac) durant la saison de ski d'hiver.

    Les remontées mécaniques

    La STGM (Société des Téléphériques de la Grande Motte, créée en [5]) est la société exploitante des remontées mécaniques situées sur le domaine skiable de Tignes, soit environ 40 appareils dont 12 télésièges. La STGM a été fondée par le promoteur de la station, Pierre Schnebelen[5]. En , en acquérant les 19,95 % détenus par le groupe japonais Kamori Kankō, la Compagnie des Alpes détient désormais 77,7 % des parts de la STGM[6].

    Urbanisme

    Typologie

    Tignes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[7],[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[10],[11].

    L'église Saint-Jacques des Boisses, près du barrage.

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (49,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37,9 %), forêts (7,3 %), eaux continentales[Note 2] (3,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %), zones urbanisées (0,3 %)[12].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Morphologie urbaine

    La commune possède de nombreux hameaux :

    • « L'ancien » Tignes : village historique noyé en 1952 lors de la construction du barrage du Chevril. Il était accessible pendant une période d'environ trois mois tous les dix ans lors de la vidange décennale. La dernière aurait dû avoir lieu en 2010 mais a été repoussée à . EDF, propriétaire de l'ouvrage, utilise des méthodes de contrôles sous-marins, moins coûteuses qu'une vidange.
    • Tignes Val Claret à 2 127 mètres, site de développement d'une station de sports d'hiver en 1965, est le hameau de la station de Tignes le plus élevé en altitude. Il s'agit d'un des deux centres de la station, et est de ce fait très bien desservi par les remontées mécaniques. C'est un quartier animé puisqu'on y trouve des commerces en forte quantité, ainsi que les principales boites de nuit de la station.
    • Tignes le Lac à 2 100 mètres, second site de développement d'une station de sports d'hiver à partir de 1968. Il s'agit du "chef-lieu" de la station, où l'on retrouve la Maison de Tignes le Lac, la piscine « le Lagon », beaucoup de commerces, et le bowling de la station. Il est très bien relié au reste du domaine.
    Le Lavachet.
    • Tignes le Lavachet à 2 100 mètres. Il s'agit d'un quartier calme, disposant des commerces élémentaires en son centre (caisse pour les forfaits de ski, loueur de ski, bar, alimentation, restaurant, boulangerie...). Il est très proche de Tignes le Lac, et est bien relié au reste du domaine.
    • Tignes les Boisses à 1 850 mètres. Quartier calme, en renouveau (architecture néo-savoyarde pour une ambiance « village » revendiquée) qui souffre de sa position d’extrémité du domaine, au même titre que les Brévières. Il ne dispose ainsi que d'une unique télécabine mais comprend cependant des commerces élémentaires (caisse pour les forfaits de ski, loueur de ski, bar, alimentation, restaurant, boulangerie...).
    • Tignes les Brévières à 1 550 mètres. Le village le plus typique de la station, mais excentré du reste du domaine, voire enclavé, dans la mesure où uniquement desservi par une télécabine et un télésiège, et non par le service de bus gratuit de la station. Il comprend toutefois tous les commerces élémentaires (caisse pour les forfaits de ski, loueur de ski, bar, alimentation, restaurant, boulangerie...).
    • La Reculaz à 1 850 mètres
    • Le Franchet à 1 922 mètres
    • Le Villaret du nial à 1 800 mètres
    • Le Chevril à 1 800 mètres
    • Le Villaret des Brévières
    • Les Combes (inhabité)
    • Nazonde (inhabité)

    Logement

    Toutes les données suivantes ont été relevées en 2010.

    • Le nombre de logements à Tignes était de 6 647 dont :
      • 1 095 résidences principales (soit 16,5 % du nombre total de logements)
      • 5 532 résidences secondaires (soit 83,2 % du nombre total de logements)
      • 20 logements vacants (soit 0,3 % du nombre total de logements)
    • Types de logements :
      • 206 maisons (soit 3,1 % du nombre total de logements)
      • 5 985 appartements (soit 90 % du nombre total de logements)
    • Part des résidences principale principales en fonction du nombre de pièces :
      • 1 pièce : 29,4 %
      • 2 pièces : 24,8 %
      • 3 pièces : 24,2 %
      • 4 pièces : 15 %
      • 5 pièces ou plus : 6,5 %
    • Parmi les résidences principales :
      • 30,6 % sont occupées par leur propriétaire
      • 50,3 % sont occupées par des locataires
      • 19,1 % sont occupées gratuitement
    • La commune dispose également de 196 logements destinés aux saisonniers.

    Projets d'aménagements

    • Réaménagement de Tignes 1800 avec près de 3 000 lits (en cours).
    • Hôtel de luxe sur les berges du lac naturel de Tignes, côté Val Claret (a priori suspendu).
    • Projet de village vacances de 1 050 lits du Club Méditerranée associé à un bâtiment intégrant une ski-line de 400 m linéaire, une vague de surf et différents services, l'ensemble occupant 4,5 ha au Val Claret. Porté par la mairie de Tignes, ce projet a été approuvé le par le préfet coordinateur du massif des Alpes[13]. L'équipement de loisirs est contesté par le collectif « Non au Ski Line de Tignes » regroupant des associations de défense de l’environnement, parmi lesquelles Mountain Wilderness, Vivre en Tarentaise ou la Frapna, et des habitants[14].

    Toponymie

    Selon le chanoine Gros, on suppose une présence romaine antérieure au village, les formes de Tiniacum ou de Tigniacum signifieraient le domaine rural (villa) de Tinius ou Tineius[15].

    Pour d'autres, le toponyme proviendrait d'une racine celtique *tin, qui permettrait de désigner une vallée occupée par un cours d'eau, voire le cours d'eau lui-même[16].

    En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Tinyè (graphie de Conflans) ou Tignes (ORB)[17].

    Histoire

    La station de sports d'hiver au bord du lac de Tignes.

    Au Moyen Âge, la paroisse de Tignes, dont la communauté de La Val de Tignes (l'actuel Val d'Isère), appartient à la seigneurie de la Val d'Isère avec les paroisses de Montvalezan, Sainte-Foy, Villaroger, ainsi que Séez qui est le centre de celle-ci[18],[19]. Cette seigneurie dépendait initialement de la famille de Briançon[20], apparue vers le Xe siècle, qui porte d'ailleurs le titre de vicomte de Tarentaise, donné soit par les comtes de Savoie[21], soit par l'empereur Henri IV du Saint-Empire[22]. À la fin du XIIIe siècle, sous le règne du comte Philippe Ier de Savoie, les terres des Briançon passent sous le contrôle direct des Savoie, qui prennent le titre de vicomte de Tarentaise[23].

    Le , Jacquemet de Beaufort obtient en échange de sa seigneurie de Beaufort, la seigneurie de la Val d'Isère et achète le titre de vicomte de Tarentaise en 1346 au comte Amédée V de Savoie, pour 2 000 florins[24].

    Au XVe siècle, le titre passe à la famille de Duin (ou Duyn)[19]. Puis en 1540, celui-ci passe à Jean de Duyn-Mareschal. Les membres de cette famille portent selon les textes le nom de Mareschal (de) Duyn (de) La Val d'Isère[19]. Les possessions et titres passent ensuite en 1795, à la famille d'Allinges-Coudrée, dont le dernier descendant, Prosper-Gaëtan d'Allinges, marquis de Coudrée, meurt le [25].

    Avant la Seconde Guerre mondiale, le village de Tignes, situé dans la haute Tarentaise, était quasiment inconnu hors de la Savoie. Situé à l'intérieur d'une cuvette, et bénéficiant de bonnes conditions d'ensoleillement, c'était un des endroits les plus favorables à l'agriculture de haute montagne. Toutefois, cette vie pastorale devait être bouleversée par le développement de deux activités : le tourisme et l'énergie.

    Le développement de la pratique du ski dans le val débute dans les années 1930 avec la mise en place des premières remontées mécaniques (), des premières écoles de ski privées (hiver 1933-1934)[26], ainsi que des premiers hôtels. Le premier syndicat d'initiative est créé en [26].

    Dès 1933, l'administration envisage la construction d'un barrage au sommet des gorges des Boisses, mais les Tignards n'en eurent connaissance qu'en 1941. La construction débute en 1946 et le village est finalement noyé en 1952, quand le barrage du Chevril acheva son plein d'eau. 384 habitants du village sont déplacés[27]. Cependant, cela ne s'est pas fait sans tensions. L'aménagement de la structure semble remettre en cause la pratique pastorale des habitants qui gardent leurs troupeaux dans les étables du village durant la période hivernale et les laissent paître autour du lac en été, avant de vendre leur production à La Val[27]. Par ailleurs, le système d'achat, peu clair, des maisons et des terrains a débouché sur une certaine méfiance de la part des habitants[27]. Enfin, aucune information n'a été donnée aux habitants sur leur futur comme les questions de reconstruction des bâtiments administratifs, déplacement du cimetière et de l'église, voire de leur propre réinstallation[27]. Face aux différents grondements, craignant une forme d'insurrection à la suite d'actes de sabotage, le préfet de la Savoie demande l'intervention de la garde mobile[27]. La commune de Tignes assigne EDF en justice[27]. Des CRS surveillent désormais le chantier de construction. En 1951, une décision par la Commission arbitrale est rendue pour le dédommagement de la population et diffère de celui, inférieur, proposé par la société énergétique[27]. Les événements s’enchaînent avec la mise en œuvre opérationnelle du barrage alors que les opérations de déménagement du cimetière, des archives et d'une partie de la population n'ont pas commencé[27]. Le tout se fera manu militari avec le déplacement du cimetière, l'expulsion des réfractaires et le dynamitage final des maisons et de l'église le [28]. Le , le président de la République Vincent Auriol inaugure le barrage[27].

    À partir de 1956 commença, près du lac naturel de Tignes, à 2 100 mètres, la construction de la station de sports d'hiver. La station s'étendit ensuite de l'autre côté du lac, à partir de 1968, sur le site du Val Claret (2 150 m), avec essentiellement des constructions en hauteur du fait de l'espace limité. Adoptant une philosophie qui se voulait novatrice pour l'époque, consistant à interpénétrer espace skiable et station, le Val Claret fut en requalification progressive. La construction des résidences de haut-standing MGM dans un style plus proche du chalet de haute montagne devrait en changer progressivement le visage.

    La station de Tignes est choisie pour accueillir trois épreuves de ski acrobatique lors des Jeux olympiques d'hiver de 1992, organisés par la ville d'Albertville et le département de la Savoie[29].

    Politique et administration

    La commune fait partie de la maison de l'intercommunalité de Haute Tarentaise dont le siège se trouve dans la ville voisine de Séez.

    Tendances politiques et résultats

    La commune de Tignes penche à droite, de manière assez nette. Les scores respectifs de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Fillon y ont été supérieurs à la moyenne nationale, au 1er comme au 2e tour. Le score du candidat socialiste y est généralement faible, si on le compare à la moyenne nationale : 8,40 % pour Lionel Jospin au 1er tour de l'élection présidentielle de 2002 (derrière Alain Madelin et Noël Mamère) ; 15,62 % pour Ségolène Royal en 2007 (devancée par François Bayrou) ; 5,11 % pour Benoît Hamon en 2017. Le score de l’extrême droite y est inférieur à la moyenne nationale (Marine Le Pen n'arrive qu'à la 4e place au 1er tour de l'élection présidentielle de 2017 et le score de son père, Jean-Marie Le Pen, aux différentes élections y est, en moyenne, de 2 points inférieur à la moyenne nationale)[30].

    Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[31] :

    Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

    Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

    Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

    Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

    Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

    Référendums :

    Administration municipale

    Le conseil municipal de Tignes pour la mandature 2014-2020 comprend le maire, Jean-Christophe Vitale (SE), cinq adjoints et treize autres conseillers municipaux. Il comprend deux groupes, une majorité et une opposition dont voici la composition[32] :

    GroupePrésidentEffectifStatut
    SEJean-Christophe Vitale15majorité
    SEGilles Mazzega4opposition

    Liste des maires

    Période Identité Étiquette Qualité
    mai 1945 1952 Léon Boch    
    1952 mars 1959 Michel Barrault    
    mars 1959 mars 1965 José Reymond    
    mars 1965 mars 1977 André Boch    
    mars 1977 juin 1995 André Baudin    
    juin 1995 mars 2001 Bernard Reymond    
    mars 2001 2002 André Baudin SE  
    2002 2002 Gérard Avrillier   Président de la délégation spéciale
    2002 [33] Olivier Zaragoza SE-DVD  
    3 septembre 2013 mars 2014 Martine Deschamps SE  
    mars 2014 2020 Jean-Christophe Vitale SE  
    2020 En cours Serge Revial    

    Politique environnementale

    Vue de Tignes-le-Lac.

    Durant la période estivale 2007, une opération revégétalisation à Tignes a été déclenchée en collaboration avec Terralys qui est une filiale de la société Suez Environnement. Cette dernière est spécialisée dans la valorisation des déchets organiques. La commune a pu ainsi effectuer une revégétalisation dans le but de redessiner son paysage et d'améliorer son environnement naturel. Cette opération s'est déroulée sur trois semaines, où 450 tonnes de compost vert furent acheminées de la plate-forme de compostage de Chambéry afin de recouvrir une surface totale d'environ 23 000 m2[34].

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Les habitants de la commune sont appelés les Tignards[36].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[38].

    En 2018, la commune comptait 2 034 habitants[Note 3], en diminution de 22,46 % par rapport à 2013 (Savoie : +2,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866 1872
    9019761 1641 0771 037721880953787
    1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
    816790896892641558560543436
    1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
    4154055554938484259011 4121 486
    1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018 - -
    2 0052 2202 1782 1692 1602 6232 034--
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La commune accueillant une station de sports d'hiver possède une capacité d'accueil estimée par l'Observatoire de la Direction départementale des Territoires du département de la Savoie, à 30 236 lits, en 2008[41]. Cette particularité permet à la commune de bénéficier d'un surclassement démographique en étant classée comme une ville de 40 000 à 80 000 habitants.

    Enseignement

    La commune de Tignes possède une école maternelle et une école élémentaire située au centre du village de Tignes, à Tignes le Lac. Pour l'enseignement secondaire, les élèves vont à la cité scolaire de Saint-Exupéry (collège-lycée) de Bourg-Saint-Maurice.

    Manifestations culturelles et festivités

    • Le Fire Mix Party by Tignes ()
    • Les Live in Tignes

    Santé

    Le village possède son propre service SAMU. Elle dispose également de 2 cliniques situées à « Tignes Val Claret » et Tignes « Le Lac ».

    Station et domaine skiable

    Tignes
    Administration
    Localité Tignes
    Site web www.tignes.net
    Géographie
    Coordonnées 45° 28′ 11″ nord, 6° 54′ 34″ est
    Massif
    Altitude 2100 m
    Altitude maximum 3 456 m
    Altitude minimum 1 550 m
    Ski alpin
    Domaine skiable Espace Killy
    Remontées
    Nombre de remontées 36
    Téléphériques 1
    Funitels et funiculaires 1
    Télécabines 2
    Télésièges 21
    Téléskis 11
    Pistes
    Nombre de pistes 80
    Noires 16
    Rouges 20
    Bleues 38
    Vertes 6
    Total des pistes 150 km
    Installations
    Nouvelles glisses
    2
    Ski de fond
    Nombre de pistes 4
    Noires 0
    Rouges 0
    Bleues 4
    Vertes 0
    Total des pistes 20 km

    Tignes a la particularité d'être une station de sports d'hiver mais aussi d'été grâce à l'utilisation des neiges du glacier de la Grande Motte (équipé en 1967-1968[1]). Son domaine skiable a été jumelé avec celui de Val d'Isère donnant naissance à l'Espace Killy, du nom de l'ancien champion de ski Jean-Claude Killy.

    Naissance de la station

    Les prémices de la station sont mis en place dans les années 1930, avec une remontée mécanique qui part du village de Ronnaz pour remonter 600 m plus haut[26].

    Le téléski du Chardonnet est installé en 1955. Une SARL appelée Équipement Sportif de Tignes (EST) voit le jour et gère les premières remontées mécaniques dont la télébenne permettant de relier les Brévières aux Boisses.

    En 1959, le préfet de la Savoie, M. Grimaud, se rend sur place pour observer le lieu de la future implantation du téléphérique du glacier de la Grande Motte[5].

    Le développement de la station coïncide avec l'arrivée du promoteur Pierre Schnebelen[5], qui est déjà intervenu dans les stations de La Clusaz (1963), et Val-d'Isère (1965)[42].

    Les pistes

    L'entreprise exploitante est la Société des Téléphériques de la Grande Motte (STGM).

    • Le secteur de Tovière : c'est le massif permettant la connexion avec Val-d'Isère. Les points les plus hauts de ce secteur sont la Tovière (2 705 m) et le col de Fresse (2 580 m).
    • Le secteur des Brévières : c'est un massif assez encastré à la partie nord-est du domaine. Ensoleillé dès le matin, on y skie face à la Grande Sassière (3 748 m), le lac du Chevril et le massif du Mont Blanc. Le point le plus haut de ce massif est l’Aiguille Percée (2 748 m), curiosité géologique très particulière que l'on peut traverser pour effectuer un hors-piste donnant sur Tignes le Lac. On peut aussi choisir de descendre directement de l'aiguille jusqu'au village des Brévières (1 200 m de dénivelé, par une magnifique piste noire: la Sache).
    • Le secteur du Palet qui comporte un snowpark. On peut rejoindre le domaine de La Plagne à partir du col du Palet par un long itinéraire hors-piste.
    • Le secteur de Grande Motte : le site le plus élevé avec la Grande Motte (qui culmine à 3 656 m), glacier de ski d'été avec vue panoramique remarquable en particulier sur le massif du Mont Blanc. On y accède pour commencer par deux télésièges successifs débrayables ou par le Funiculaire Perce-Neige entièrement souterrain puis pour finir par le téléphérique de la Grande Motte. On y pratique également le ski d'automne à partir de fin septembre[43].
    Les remontées mécaniques

    Les moyens permettant un transfert sur le domaine de l'Espace Killy, partagé de Val-d'Isère sont dans un sens :

    • Le télésiège débrayable à six places de Fresse, au départ de Tignes Val Claret vers le col de Fresse ;
    • Le télécabine à dix places Tovière (en remplacement de la télécabine Aeroski en 2013), au départ de Tignes le Lac vers le sommet de Tovière ;
    • Le télésiège débrayable à six places des Tufs construit pendant l'été 2008, au départ de Tignes Val Claret vers le sommet de Tovière ;
    • Le téléski, réservé aux adultes, de Combe Folle.

    Et dans l'autre sens :

    • Le télésiège à quatre places débrayable de Borsat vers le col de Fresse ;
    • Le télésiège à huit places débrayable des Tommeuses vers le sommet de Tovière.
    Hors pistes

    Par exemple existent :

    • La face Nord de la Grande Motte
    • Le tour de Pramecou, de Prémout
    • Le col des 3000
    • Les vallons de la Sache
    • Le Glattier
    • L'envers de Borsat
    • Les Aiguilles du Chardonnet
    • Les couloirs des Tufs

    D'autres hors piste existaient sur le glacier de la Grande Motte, comme La langue du glacier ou en sortant du téléphérique pour prendre à droite et dévaler vers le télésiège de La Leisse, mais ils ont progressivement disparu compte tenu du recul du glacier. Toute la zone du glacier en dehors des deux pistes qui en descendent est aujourd'hui creusée d'énorme sillons, comme un champ cultivé : la neige est ici accumulée par des dameuses afin de préserver durant l'été ce qui reste de ce glacier.

    Promotion et positionnement

    Pendant de nombreuses années (lorsque tous les jours de l'année civile au moins une remontée mécanique était en service), la station a utilisé le slogan « Tignes, le ski 365 jours par an »[44], avant de passer à « Tignes, plus grand, plus blanc ». La nouvelle promotion de la station l'a fait évoluer pour être désormais assimilée au nouveau slogan « Tignes : La station de ski la plus sportive », qu'arbore les différents supports, depuis quelques années[Note 4].

    Le géographe Georges Benko, dans ses articles sur le marketing des stations de ski, s'il ne classe pas Tignes comme une station haut de gamme à l'instar de sa voisine Val d'Isère ou de Courchevel, considère que celle-ci appartient aux groupes « animation, forme et sport »[44]. Dont l'image s'appuie notamment sur un dynamisme et surtout depuis que celle-ci a été choisie en 1992 pour accueillir l'organisation des trois épreuves de ski acrobatique[45].

    Jeux olympiques d'hiver 1992

    Lors de l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1992 par la ville d'Albertville et le département de la Savoie, Tignes souhaite accueillir une épreuve phare. Toutefois, le choix se porte sur Val d'Isère (hommes) et Méribel (femmes) pour l'organisation des compétitions de ski alpin[29]. Le COJO, qui souhaite la promotion de l'ensemble des stations de la vallée de la Tarentaise, choisit cependant la station pour accueillir les trois épreuves de ski acrobatique, dont les bosses qui deviennent pour la première fois une épreuve olympique, ainsi que le ballet (ou acroski) et le saut qui sont en démonstration, sur le stade du Lognan[45]. La station avait déjà organisé, en 1986, les premiers championnats du monde de la discipline[46].

    Autres compétitions

    Tignes accueille de nombreuses épreuves de sports d'hiver, en lien avec la FIS.

    De 2010 à 2013, les Winter X Games Europe, compétitions de freestyle snowboard (l’événement neige le plus important d'Europe), se déroulaient chaque année au mois de mars à Tignes.

    En , la chaîne organisatrice américaine ESPN annonce l'annulation de la compétition 2014. Cet imprévu déclenche l'incompréhension totale dans la station, les X Games de Tignes étant les seuls rentables hors des États-Unis, et la station menace de poursuivre la chaîne en justice.

    Autres sports

    Ainsi on trouve des salles de sport, de bowling et une piscine ludique. L'été, le lac de Tignes est le lieu d'activités nautiques comme le waterjump, le saut à ski ou à surf dans l'eau. Il est même possible d'utiliser le plan d'eau pour naviguer sur des embarcations de petite taille (catamaran KL 15.5, optimist, etc.). L'hiver, les plongeurs y pratiquent la plongée sous glace, encadré par des professionnels et à l'aide d'équipements particuliers adaptés aux plongées souterraines[47].

    Le golf 18 trous de Tignes est le plus haut d'Europe<span title="Ce passage nécessite une référence (demandé le 1er février 2008) ; voir l'aide.">[réf. nécessaire].

    Tignes s'efforce de promouvoir le VTT de descente et enduro depuis plusieurs années à l'aide de plusieurs tracés principalement sur le secteur de Tovière et de Palafour.

    Depuis 1997, l'Équipe de France de football a pour habitude d'effectuer à Tignes tous ses stages de préparation en vue de compétitions internationales : ce fut le cas pour la préparation à la Coupe du monde 1998, 2002, 2006 et 2010, ainsi qu'au Championnat d'Europe 2000, 2004 et 2008. L'Olympique lyonnais y effectue un stage d'avant saison chaque année.

    En 2011, le forfait Tignes & Val d'Isère donne accès gratuitement à la patinoire installée sur le lac gelé à 2 100 m, et au complexe nautique situé lui aussi à Tignes le Lac.

    Cyclisme

    La station de Tignes a été choisie deux fois comme ville d'arrivée du Tour de France, en 2007[48] et 2019[48]. En 2007, il s'agit de la 8e étape du Tour (165 kilomètres) dont le départ s'est fait depuis la station de Haute-Savoie Le Grand-Bornand, et dont le vainqueur est le danois Michael Rasmussen[48].

    En 2019, il s'agit de la 19e étape du Tour (123 kilomètres) partant de Saint-Jean-de-Maurienne[48] mais l'arrivée à Tignes fut finalement annulée car la route entre Val d'Isère et le lac du Chevril fut rendue impraticable à la suite d'un orage de grêle et d'une coulée de boue. Les temps de l'étape retenus furent ceux au passage du col de l'Iseran. Pour pallier ceci, le col est au programme de l'arrivée de la 9e étape du Tour de France 2021.

    Cette station a également été à l'arrivée de la 6e étape du Tour de l'Avenir 2016, cette dernière montée étant classée en 1re catégorie. David Gaudu s'imposait alors que Jhon Anderson Rodríguez, 4e de l'étape, endossait le maillot jaune. Une nouvelle arrivée fut organisée à Tignes lors de l'avant-dernière étape du tour de l'Avenir 2019, courte. Attila Valter remportait cette étape en solitaire tandis que Tobias Foss consolidait son avance sur ses rivaux au classement général.

    Médias

    Radios et télévisions

    La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, R'Tignes... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale de la vallée de la Tarentaise. France 3 et son décrochage France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

    Presse et magazines

    La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré avec une édition locale, ainsi que le magazine Infosnews édition « Espace Killy ».

    Économie

    Emploi

    Le marché de l'emploi à Tignes est fortement lié aux saisons touristiques. L'offre est forte en hiver, bonne en début de saison et en été, et faible en mai, juin, septembre et octobre.

    Entreprises

    On y trouve 4 discothèques.

    Commerce

    La station dispose de nombreux commerces et services.

    Hébergement et restauration

    L'aventure hôtelière débute en 1933 avec l'ouverture de deux hôtels[49]. La capacité d'accueil de la station est estimée dans les années 1970 à 13 000 lits[50]. Dans les années 1980, elle est estimée à 25 000 lits[51]. En 2006, cette capacité aurait avoisiné les 28 000 lits[52], selon l'architecte urbaniste de l'État Marie Wozniak, auteure de L'architecture dans l'aventure des sports d'hiver (2006), ou 30 236 lits, selon l'Observatoire de la Direction départementale des Territoires du département de la Savoie[41]. D'ailleurs, la station mise désormais sur la rénovation de son parc d'accueil (45 % pour la période)[52], dont 25 000 sont considérés comme appartenant à des propriétaires particuliers.

    En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie-Mont-Blanc, est de 32 105 lits touristiques répartis dans 4 210 établissements[Note 5]. Les hébergements se répartissent comme suit : 608 meublés ; 23 résidences de tourisme ; 27 hôtels ; une structure d'hôtellerie de plein air ; 7 centres ou villages de vacances / maisons familiales et 1 refuge ou gîte d'étape[53].

    La station a obtenu plusieurs labels, en 2016, « Station Club » ; « Grand domaine » ; « Nouvelles glisses »[54]. Elle fait partie également des stations françaises ayant le label Top of the French Alps (TOTFA)[54].

    En 2013, une étude du site web TripAdvisor - appelée « TripIndex Ski »[Note 6] - classe la station de Tignes parmi les 10 stations les plus chères d'Europe avec une dépense moyenne estimée à 394,07 euros[Note 7]. L'étude publiée en et portant sur 27 stations françaises n'indique pas Tignes dans son classement[55].

    Culture locale et patrimoine

    Patrimoine architectural

    L'ouvrage le plus célèbre de Tignes est le barrage du Chevril. Celui-ci, très élevé avec ses 180 mètres, fut décoré en 1989 d'une immense fresque sur sa façade non immergée : le Géant de Tignes[56]. Mais celle-ci s'efface avec le temps et n'était quasiment plus visible en 2011.

    À la suite de l'aménagement de la station, une chapelle dédiée à la Transfiguration est édifiée en 1959[57].

    Patrimoine culturel

    L'église du village englouti, reconstruite sur le promontoire des Boisses[61].

    L'église Saint-Jacques.

    Patrimoine environnemental

    La station de ski se trouve en périphérie du parc national de la Vanoise, où toutes les espèces animales et végétales sont protégées.

    Espaces verts et fleurissement

    En 2017, la commune de Tignes a été récompensée au « Concours des villes et villages fleuris » par « deux fleurs »[62].

    Personnalités liées à la commune

    Raymond Leininger et son épouse Nicole, alpinistes, quittent Tignes le en autocar jusqu'à Bourg-Saint-Maurice et de là prennent leurs bicyclettes et se rendent jusqu'aux Indes[63].

    Christophe Segura, multiple champion de France, vainqueur de plusieurs coupes du monde en snowboard et ayant participé par deux fois aux Jeux olympiques à Nagano et Salt Lake city.

    Thony Hemery, double vainqueur du classement général de la Coupe du monde de bosses en 1997 et 1999. A également participé aux tournages de plusieurs films sur le freeride comme « Les nuits de la glisse » de Thierry Donard, réunissant les meilleurs rideurs mondiaux.

    Nicolas Huet a été vice-champion du monde de slalom en snowboard en 2005.

    Plusieurs autres pratiquants free-ride s'entraînent à Tignes, notamment Guerlain Chicherit[64], dans un itinéraire hors-piste partant de l'arrivée du télésiège du Col des Vès porte désormais le nom[65].

    L'aventurier-explorateur polaire Alban Michon, plongeur spécialiste de la plongée sous glace et de la plongée souterraine, enseigne ces pratiques au sein de son école de plongée sous glace à Tignes. Cette école est devenue un véritable centre d'entraînement pour les plongeurs des expéditions polaires, ainsi que pour les institutions françaises[66].

    Blason

    La commune possède un blason depuis le XIVe siècle.

    Les armes de Tignes se blasonnent ainsi : écu parti de sable et d'argent, au soleil figuré d'or brochant.

    On sait très peu de chose sur ce blason...

    La station de Tignes possède un logotype représentant une montagne simplifiée blanche, formant une vague, avec un ciel bleu en fond[44]. En dessous, le nom de « Tignes » est indiqué en rouge en lettres stylisées[44]. Les trois couleurs du drapeau de la France (bleu, blanc, rouge) sont présentes[44]. Celui-ci a parfois été complété par l'expression « station olympique » à la suite des Jeux olympiques d'hiver de 1992 ou de « été-hiver » permettant d'indiquer la pratique du ski estival[44].

    Le géographe Georges Benko, dans ses articles sur le marketing des stations de ski, démontre que la station joue sur l'image d'une « station d'altitude, sportive et jeune »[44], et notamment le rôle de la vague marine qui accentue les images que l'on peut avoir sur les sports de glisse.

    Annexes

    Bibliographie

     : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    Ouvrages consacrés au village
    • Denis Varaschin, Tignes : La naissance d'un géant, Artois Presses Université, coll. « L'Histoire », , 230 p. (ISBN 978-2-910663-72-8)
    • Brigitte Alzieu et Éveline Alzieu-Martin, Tignes autrefois ou Le voyage à Tignes, Montmélian, La Fontaine de Siloé, coll. « la Chronique de l'Autrefois », , 214 p. (ISBN 978-2-84206-127-2, lire en ligne)
    • Célestin Duch et Henri Béjean, Le patois de Tignes (Savoie), vol. 78 de Publications de l'Université des langues et lettres de Grenoble, ELLUG, , 311 p. (ISBN 978-2-84310-011-6, lire en ligne)
    • José Reymond, Tignes mon village englouti, Payot, 1992, (ISBN 222888460X).
    Ouvrages spécialisés
    • Lionel Laslaz, « La protection sans la glace. L'exclusion de glaciers hors zones centrales des Parcs nationaux de la Vanoise et des Écrins et leur équipement pour le ski d'été », Cahiers de Géographie, vol. Collection EDYTEM, no 1, , p. 205-220 (lire en ligne [PDF]). 
    • Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5), p. 209-215. [lire en ligne] [PDF]
    Dans les médias

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    4. Dans un article paru le 11 janvier 2003 dans Le Figaro Magazine, intitulé « Le meilleur de la neige », la station qualifiée de plus sportive était celle de Val Thorens appartenant au domaine des Trois Vallées.
    5. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[53].
    6. L'étude du « TripIndex Ski » permet de calculer le coût de vie dans une station de ski. Elle repose « sur le coût combiné d'une nuit d'hôtel, d'un forfait d'une journée de ski, de la location d'un équipement de ski basique pour une journée, d'un repas local et d'une bière », cité par Anaïs Giroux, « EN IMAGES. Top 10 des stations de ski les plus chères d'Europe », L'Express, (lire en ligne).
    7. Selon l'étude pré-citée, les chiffres retenus pour ce calcul prennent en compte le coût moyen d'une nuit d'hôtel (296,99 euros), celui d'une location (37,50 euros), le forfait à la journée (48 euros) et les dépenses pour un repas et une boisson (15,27 euros), soit un montant de 394,07 euros. Voir aussi « Courchevel, station de ski la plus chère d'Europe », L'Écho touristique, (lire en ligne).
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. Laslaz 2009, p. 206, Tableau 1 - Stations, glaciers et ski d’été autour des parcs nationaux de la Vanoise et des Écrins.
    2. Record d'enneigement à Tignes pour l'hiver 2017-2018
    3. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
    4. « AÉROCLUB DE TIGNES - Tignes - Site officiel de la commune », sur mairie-tignes.fr (consulté le ).
    5. Laslaz 2009, p. 210.
    6. Frédéric Tain, Sport. Un marché en or, distribution et industrie du sport et des loisirs, analyse, statistiques, tendances, Carnot, , 159 p. (ISBN 978-2-912362-24-7, lire en ligne), p. 17.
    7. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    8. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    13. « Arrêté autorisant une unité touristique nouvelle présentée par la commune de Tignes », (consulté le ).
    14. « Ski Line de Tignes : les habitants se mobilisent », sur Montagnes magazine, (consulté le ).
    15. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé, (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 468, Article « Tignes ».
    16. D'après Henry Suter, « (...) Tignes », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en ).
    17. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
      Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
      .
    18. Chanoine Joseph Garin, Le Beaufortain : une belle vallée de Savoie : guide historique et touristique illustré, Montmélian, La Fontaine de Siloé, (réimpr. 1996) (1re éd. 1939), 287 p. (ISBN 978-2-84206-020-6 et 2-84206-020-2, lire en ligne), p. 33.
    19. Hudry 1982, p. 173.
    20. Jean-Paul Bergeri, Histoire de Moûtiers : Capitale de la Tarentaise, Montmélian, La Fontaine de Siloé, Coll. « Les Savoisiennes », , 503 p. (ISBN 978-2-84206-341-2, lire en ligne), p. 293.
    21. Hudry 1982, p. 14.
    22. D'après Léon Vercoutère, auteur de Les seigneurs de Briançon et d'Aigueblanche en Tarentaise (1933), repris par Bernard Bligny, L'église et les ordres religieux dans le royaume de Bourgogne, Impr. Allier, , 535 p. (ISBN 978-2-7171-0159-1), p. 138.
    23. Volume 1 de Archives de l'ancien duché de Savoie. Série S A. Inventaire, Archives départementales de la Savoie, 1966, p. 59.
    24. Marcel Charvin, Histoires... de Val d'Isère, Éditions du C.N.R.S., Centre régional de publications Lyon, 1979, 323 pages, p. 69.
    25. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Éditions Cabédita, , 193 p. (ISBN 978-2-88295-117-5), p. 163.
    26. Alzieu 1999, p. 138.
    27. Armelle Faure, « Le barrage de Tignes, questions sociales » (p. 27-29), dans Nathalie Blanc et Sophie Bonin, Grands barrages et habitants. Les risques sociaux du développement, Éditions Quæ, coll. « Natures sociales », , 336 p. (ISBN 978-2-7592-0071-9).
    28. Fabien Fournier, « Tignes, mon amour », L'Express, (lire en ligne).
    29. Claude Ponson, « Les XVIe Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville et de la Savoie : les enjeux de l'aménagement », Revue de géographie alpine, vol. 79, no 3, , p. 113 (lire en ligne).
    30. Résultats Élections Tignes sur lemonde.fr
    31. Site officiel du ministère de l'intérieur - Résultats électoraux
    32. « Conseil municipal - Tignes - Site officiel de la commune », sur mairie-tignes.fr (consulté le ).
    33. Démission du maire de Tignes, Le Figaro, 28 juin 2013.
    34. Article sur le site Enviro2B publié le 23/08/2007 - Opération revégétalisation à Tignes
    35. Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales - Ministère des Affaires étrangères, « Coopération décentralisée : Tignes / Charlevoix », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Site extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) - Ministère des Affaires étrangères - ministeraffair1.ecritel.net (consulté en ).
    36. « Article « Tignes » », sur le site des Archives départementales de la Savoie, savoie-archives.fr (consulté en ), p. La base de données des communes de Savoie.
    37. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    41. DDT Savoie 2014, p. section ECONOMIE - TOURISME.
    42. Patrick Clastres et Paul Dietschy, Sport, Société et culture XIXe à nos jours, Hachette Éducation Technique, , 256 p. (ISBN 978-2-01-181887-4, lire en ligne).
    43. « Lancement de la saison du ski d'automne à Tignes - Vos Plus Belles Destinations », Vos Plus Belles Destinations, .
    44. Georges Benko « Les villes dans l'économie globale. Les stations de skies vue par le marketing », paru dans Rachid Amirou, Philippe Bachimon, Jean-Michel Dewailly et Jacques Malezieux, Tourisme et souci de l'autre : en hommage à Georges Cazes, Éditions L'Harmattan, , 362 p. (ISBN 978-2-7475-8862-1), p. 347-357, ainsi que « Tourisme et marketing territorial : le cas des stations de sport d'hiver de l'Espace Killy et des Trois Vallées » dans Diane-Gabrielle Tremblay et Rémy Tremblay, La compétitivité urbaine à l'ère de la nouvelle économie. Enjeux et défis, Presses de l'Université du Québec, , 420 p. (ISBN 978-2-7605-2174-2, lire en ligne), p. 85.
    45. (fr + en) Comité d'organisation, « Rapport officiel des XVIe Jeux olympiques d'hiver d'Albertville et de la Savoie » [PDF], , p. 390-395.
    46. Collectif, Encyclopédie visuelle des sports, Québec Amérique, , 372 p. (ISBN 978-2-7644-1169-8, lire en ligne), p. 195-197.
    47. « Zoom sur Tignes - Plongée sous la glace », sur TF1.fr.
    48. (fr) Le dico du Tour - Tignes dans le Tour de France.
    49. Louis Chabert et Lucien Chavoutier, Une Vieille vallée épouse son siècle : petite géographie de la Tarentaise, coll. « Trésors de la Savoie », , 190 p., p. 93.
    50. Pierre Estienne, La France : Les montagnes françaises et l'axe Rhône-Rhin, vol. 4, Éditions Masson, coll. « Géographie des États », , 208 p., p. 81.
    51. Marcel Baleste, L'économie française, Éditions Masson, coll. « Géographie », , 281 p. (ISBN 978-2-225-81562-1), p. 226.
    52. Marie Wozniak, L'architecture dans l'aventure des sports d'hiver : stations de Tarentaise, 1945-2000, vol. 109, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, coll. « Mémoires et documents », , 239 p. (ISBN 978-2-85092-004-2), p. 177.
    53. « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en ) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
    54. « Tignes », sur site france-montagnes.com (consulté le ). Pour le critères Top of the French Alps : Lire en ligne.
      France Montagnes est une association qui regroupe des acteurs du tourisme de montagne en France.
    55. Iris Mazzacurati, « Courchevel, Méribel et Val d'Isère, stations de ski les plus chères », L'Express, (lire en ligne). « Étude complète (Communiqué de presse) »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?) publié sur le site Veille Info Tourisme (Bulletin de la Communauté virtuelle de veille touristique réalisé de manière collaborative et animé par le ministère du Tourisme) - veilleinfotourisme.fr.
    56. Stéphane Coppier, « Le barrage de Tignes », sur 123savoie, (consulté le ).
    57. Christian Sorrel, « Une nouvelle montagne sacrée ? Catholicisme, tourisme et sports d'hiver en Savoie », dans Serge Brunet, Dominique Julia, Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d'Europe : Actes du colloque "Religion et Montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002, vol. 49, Publications de la Sorbonne, , 427 p. (ISBN 978-2-85944-516-4), p. 375.
    58. Marius Hudry, Sur les chemins du Baroque en Tarentaise, Volume 2, Chambéry/Montmélian, La Fontaine de Siloé - FACIM, , 335 p. (ISBN 978-2-84206-422-8, lire en ligne), p. 299-308.
    59. [PDF] « Eglise Saint Jacques de Tarentaise, Tignes les Boisses » sur le site Patrimoine.amis-st-jacques.org.
    60. « Eglise Saint-Jacques-de-Tarentaise », sur le site rhone-alpes.culture.gouv.fr.
    61. Plus d'infos sur l'église.
    62. « > Toutes les communes fleuries - Site officiel des Villes et Villages Fleuris, label de qualité de vie et de développement du tourisme vert », sur www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le ).
    63. Nicole Leininger et Raymond Leininger, La route sans borne en campant, de France aux Indes, à bicyclette, J. Susse, 328 p., page 15.
    64. « GoPro : au cœur de l'accident de Guerlain Chicherit à Tignes », sur adrenaline.fr (consulté le ).
    65. Tignes.net : plan interactif des pistes.
    66. « Alban Michon, plongeur sous glace à Tignes », sur savoie-mont-blanc.com.
    • Portail des sports d’hiver
    • Portail de la Savoie
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.