Snowboard

Le snowboard, surf des neiges, planche à neige au Canada[1] ou plus rarement planche de neige[2], est un sport de glisse sur neige. L'équipement se compose d'une planche de snowboard (board en anglais signifie « planche » et snow signifie « neige »), d'une paire de fixations (il en existe plusieurs types) et d'une paire de bottes adaptées (désignées par l'anglicisme boots). La position sur la planche est proche de celle du skateur : de profil, les pieds posés sur une ligne en travers de la planche, l'un derrière l'autre.

Snowboard
Planche à neige
Sport olympique depuis 1998
Un snowboardeur qui pratique le Jib

Les adeptes de ce sport sont appelés snowboardeur ou nivoplanchiste.

Histoire

Le Snowboard ou surf des neiges est un descendant logique du surf des mers et du skateboard. Le surf est une pratique sportive originaire d'Hawaï au moins au XVe siècle et représente un élément important de la culture de ces îles. [évasif] Le surf a aussi inspiré le skateboard, initié en 1950 et qui se développera plus vite, le snowboard sera plus long à être mis au point et à se répandre mais gardera l'esprit de ces 2 sports.

On peut retrouver les prémices du snowboard chez les Mongols au XVIIIe siècle[réf. souhaitée] puis plus récemment dans les années 1920 : dès cette époque, il semble que de nombreuses personnes se soient essayées à glisser sur la neige debout sur une planche indépendamment de toute invention ou commercialisation.[réf. nécessaire] Les premiers dépôts de brevets attribuent l'invention à Jake Burton. Bien qu'il soit délicat de mesurer l'importance de l'apport de chacun, de nombreuses personnes ont tenu un rôle déterminant dans sa création ou sa paternité, ont développé des innovations semblables chacun de leur côté, ou l'ont popularisé :

  • M.J. Burchett
  • Sherman Poppen brevète le Snurfer en 1966
  • Dimitrije Milovich, fondateur de Winterstick, brevète le swallowtail en 1972
  • Flite Snowboards, fondée en 1974
  • Tom Sims fonde Sims snowboards en 1976 après avoir fabriqué un skiboard en 1963
  • Jake Burton Carpenter fonde Burton Snowboards en 1977
  • Mike Olson et Peter Saari fondent Gnu snowboards en 1978
  • Mark Anolik créé un half-pipe en 1979
  • Régis Rolland tourne Apocalypse Snow en 1983
  • Serge Dupraz commence ses fabrications en 1984
  • Claude Etchelecou taille ses premières planches à la Mongie en 83 et enseigne le snowboard au sein de l'école de ski Snow Fun de la Mongie à partir de l'hiver 84/85
  • Gérard Rougier, fondateur de l'Association française de snowboard en 1987
  • Maurice Lejeune, fondateur de l'International Snowboard Federation en 1990
  • Les frères Sarran (Eric, Alain et Marc) font les premiers essais de surf des neiges à partir de 81 dans les Pyrénées (Marc avait essayé sans grand succès en 78 avec un des premiers prototypes Winterstick)
  • Jean Philippe Garcia, précurseur du Snowboard freestyle
  • Mathias Prinz et Florence Bonnier, fondatrice de l'association Evolusnow et de France Snowboard
  • Remi Forsans, fondateur du World Snowboard Day
  • Ken Achenback, Camp of Champions

Il fallut quelques années pour que le snowboard atteigne une véritable reconnaissance, notamment dans les stations de sports d'hiver qui l'ont pendant un temps interdit[réf. nécessaire]. La station de Ventron n'autorise le snowboard qu'en semaine hors mercredi et hors vacances scolaires[3].

L'Association française de snowboard, créée en 1987, avait un agrément du ministère de la Jeunesse et des Sports depuis que le snowboard était représenté aux jeux olympiques d'hiver de 1998. Elle a été remplacée par la fédération française de ski à partir de 2007.

880.000 planches ont été vendues en 1995, 1,6 million en 1996 puis 2 millions en 1997[4]. Les ventes sont retombées à 1,5 million en 2000[5] puis 1,43 million en 2003/2004 : 45% en Amérique du Nord 31% en Europe et 23% au Japon[6].

Enseignement

Enseignement du snowboard en France

En France, contrairement aux autres États membres de l'espace économique européen, il n’existe pas de brevet d'État de snowboard[7]. Les moniteurs qui enseignent le snowboard sont souvent des moniteurs de ski qui n'ont pas de diplôme de Snowboard. Comme c'est le cas à l'ESF qui refuse d'employer des moniteurs ayant un diplôme de snowboard et va même jusqu’à porter plainte contre les "vrais moniteurs de snowboard" avec le soutien du ministère jeunesse et sport[8],[9]. Bien que les procès aient tous été perdus par l'ESF et que les juges aient stipulé à plusieurs reprises que le Snowboard n'est bien sûr pas un dérivé du ski, l'État tolère encore cet enseignement par les moniteurs de ski[réf. souhaitée].

Objets de construction

Les snowboards ont été les premières à utiliser une forme caractérisée par une taille de guêpe prononcée : la partie centrale — longitudinalement parlant — de la planche a une largeur plus faible que les extrémités. Ainsi la carre trace une courbe lors d'une inclinaison de la planche qui permet de réaliser un virage non dérapé à faible vitesse (vitesse habituelle des skieurs sur piste publique). Ce type de construction a été repris sous le terme de parabolique pour les skis, et le snowboard permet donc de faire ces virages et ces courbes si spéciales, irréalisables ni avec des skis modernes et ni par les skieurs de haut niveau capables d'atteindre les vitesses suffisantes pour courber les skis traditionnels comme l'indique le Champion de ski Pierre Tardivel dans une interview dans Act Snowboarding (Act 5 Scene 3)[10].

Contrairement aux skis les planches de snowboard ne sont pas équipées de freins. En effet, elles ne sont pas censées se déchausser automatiquement en cas de chute violente, ce qui rend les freins inutiles. La conséquence est qu'un surf abandonné sur la neige peut se mettre à glisser sans s'arrêter.

Positions

La pratique du snowboard est par essence asymétrique. Ainsi, contrairement au ski, il existe deux positions possibles :

  • regular ou pied gauche devant[1] : position consistant à avoir le pied droit à l'arrière ;
  • goofy ou pied droit devant[1] : position consistant à avoir le pied gauche à l'arrière.

Le choix pour un pratiquant de l'une de ces deux positions se fait en fonction des prédispositions de chacun. En général, le pied avant est le pied d'appel. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les goofys ne sont pas forcément des gauchers ou les regulars des droitiers. On compte à peu près 75 % de regulars, le reste de l'effectif étant goofys. Les planches étant généralement à double spatule (relevées à l'avant comme à l'arrière), celles-ci ont la possibilité de glisser dans les deux sens. Pour un snowboarder ayant une préférence sur le sens des pieds, on peut définir un sens avant et un sens arrière. Un pratiquant glissant avec son pied préféré à l'avant est dit sur son normal foot, dans le cas inverse il est en fakie (ou switch qui est le nom le plus récent). D'autre part, on voit apparaître de plus en plus de planches dites twin-tips (parfaitement symétriques), qui permettent de glisser aussi bien en switch qu'en normal-foot.

Il existe aussi plusieurs positions pour les fixations sur la planche : Premièrement, les fixations peuvent se déplacer vers le devant ou l'arrière du snowboard. Par exemple, il est préférable de positionner les fixations vers l'arrière du snowboard lorsque l'on en fait dans la poudreuse car cela permettra de garder son poids vers l'arrière plus facilement pour ne pas s'enfoncer dans la neige. Ou, si l'on veut plus de stabilité lors de manœuvres impressionnantes, il suffit d'écarter les fixations entre elles, créant ainsi plus de stabilité centrale. Les fixations peuvent également se déplacer sur elle-même avec un mouvement de rotation. Les angles utilisés pour chaque fixation dépendent entièrement du confort du snowboarder. Généralement les fixations seront à un angle de 15° et -15°.

Techniques de glisses et vocabulaires

Un dérapage violent
  • Position frontside ou côté orteils[1] : Le snowbordeur est en appui sur les orteils. À l'origine, on signifiait qu'il était face à la pente (de l'anglais front (face) et side (côté)), mais dans de nombreux cas c'est faux, à tel point que maintenant les anglophones utilisent parfois une autre terminologie. La position en appui sur les orteils peut s'appeler toeside (de toe : orteil et side : côté).
  • Position backside ou côté talons[1] : Le snowbordeur est en appui sur les talons. À l'origine, on signifiait qu'il était dos à la pente (de l'anglais back (dos) et side (côté)), mais dans de nombreux cas c'est faux, à tel point que maintenant les anglophones utilisent parfois une autre terminologie. Aujourd'hui les anglophones utilisent parfois l'appellation heelside (de heel talon et side côté).
  • Carre toe side ou carre pointe de pieds (anciennement frontside) : c'est la carre qui se trouve du côté des orteils.
  • Carre heelside ou carre talon (anciennementbackside) : c'est la carre qui se trouve du côté des talons.

Back et front sont utilisés pour les rotations.

  • Feuille morte ou pendule : la technique de la feuille morte est une alternative au virage, plus sécurisante pour les débutants, ou sur les pistes vraiment difficiles. Il s'agit de rester en appui sur un côté de la planche, et de porter son poids alternativement sur un pied puis sur l'autre. Cela permet de descendre doucement la piste en dérapant vers la gauche, puis vers la droite, et ainsi de suite. La trajectoire ressemble ainsi à celle d'une feuille morte qui tombe.
  • Traversée : comme en ski, il s'agit d'un déplacement du snowboarder et de sa planche dans une direction transversale à l'inclinaison de la pente. Contrairement au ski il existe deux types de traversées selon que l'on soit en appui frontside ou backside. On les appelle simplement « traversée frontside » ou « traversée backside ».
  • Virage de base : il s'agit simplement d'un pivotement de la planche en dérapant sur la neige d'une position en appui sur un côté de la planche à l'autre. Au cours du virage, l'appui se fera sur le côté de la planche intérieur au virage. Il est donc nécessairement accompagné d'une inclinaison plus ou moins forte du snowboarder vers ce côté. La position du snowboarder n'étant pas de face sur la planche, les virages simples sont asymétriques, c’est-à-dire que le virage de base à gauche est différent du virage de base à droite. L'un des deux sera dit « virage frontside », il se fera en position frontside (en appui orteils), l'autre sera dit virage backside, il se fera en position backside (en appui talons). On ne peut pas faire de rapport direct avec la gauche et la droite car cela change selon la position que l'on a sur la planche. Par exemple, un virage de base frontside se fera à droite pour un regular alors qu'il se fera à gauche pour un goofy. Il existe de nombreuses techniques de virages. Le virage de base, lui-même, varie d'une école à une autre. Nous ne détaillerons donc pas la technique du virage de base dans cette section. Dans tous les cas les deux virages de bases se faisant avec des appuis différents, il est courant de constater chez le snowboarder un fort décalage entre sa maîtrise technique des deux virages.
  • Virages de bases enchaînés : Il s'agit de deux virages de bases enchaînés sans transition. La fin d'un virage de base frontside ou backside est considérée comme le début d'un virage de base opposé. Par exemple, un snowboarder est en position backside avec une légère vitesse en traversée dans la direction de son pied avant, il est donc dos à la montagne et face à la pente. Il effectue un virage frontside ; c'est-à-dire qu'il s'incline sur sa carre fronside tout en dérapant de la position face à la pente à la position face à la montagne. Il se retrouve alors en position frontside avec une légère vitesse en traversée dans la direction de son pied avant. Soit exactement dans la position opposée à celle du début. Il s'agit précisément de la position de départ d'un virage backside. Il effectue donc immédiatement un virage backside. C'est-à-dire qu'il s'incline sur sa carre backside tout en dérapant de la position dos à la pente à la position dos à la montagne. Il se retrouve en position backside avec une légère vitesse en traversée dans la direction de son pied avant. Soit exactement dans la même position qu'au début. Ainsi on comprend qu'il faut deux virages opposés enchaînés pour se retrouver dans une même position. Contrairement à ce qui arrive en ski, sport symétrique, les sensations que donnent ces deux types de virages sont très différentes. Leur enchaînement fait donc éprouver au surfeur un cycle d'équilibres et d'appuis très variés. Cela contribue pour beaucoup au plaisir particulier que procure la pratique du snowboard.
  • Virages « coupés » (également désignés par l'anglicisme virages « carvés ») : il s'agit d'un virage qui n'est pas dérapé mais conduit sur la carre, comme sur un patin à glace. C'est originellement une des spécificités du snowboard. En effet les premiers snowboards alpins avaient pour but de reproduire sur piste le type de virages que l'on effectuait jusque-là seulement dans la poudreuse à la façon, d'un surf sur une vague. Pour accrocher sur la neige dure, ces snowboards ont été équipés de carres, comme les skis, mais pour retrouver le geste arrondi du surf les carres ont été conçues de façon incurvées, contrairement aux skis de l'époque. Ainsi la planche inclinée sur une carre se met à suivre naturellement la courbure de la carre et décrit donc un cercle qui permet de faire son virage comme un surfeur. Ce système a depuis été repris en ski et c'est ainsi que sont nés les skis paraboliques.
  • Virages "couchés" : il s'agit d'une technique "push pull" plus récente que les virages coupés permettant de faire des virages plus serrés. Le surfeur est couché lors des virages. Cette technique permet de conserver plus de contrôle tout au long des courbes et demande des snowboards ayant une largeur suffisante pour éviter que les "hard boots" touchent la neige. Le snowboard est également spécifique de manière à avoir un contact et un flex permettant d'éviter tout dérapage lors de la courbe. Les orientations des fixations sont 55° avant et 45° arrière. Un site permet de se rendre compte de la technique : http://www.extremecarving.com/index_fr.html

Techniques de glisse, différentes écoles

Contre rotation (anciennement école française)

Cette technique est plus ou moins issue du ski. Les épaules du snowboarder doivent rester face à la pente autant que possible. Dans les deux virages, le snowboarder porte son poids sur son pied avant, qui donne la direction du déplacement. Cette technique est la plus utilisée par les compétiteurs en slalom, notamment parce qu'elle permet un déclenchement de virage plus rapide.

Pré-rotation (anciennement école suisse)

Cette technique s'apparente visuellement plus à celle du surf, même si bio-mécaniquement les deux sont assez différentes. Les épaules tournent, au déclenchement du virage, afin d'indiquer la direction désirée avec l'épaule avant (aval). La rotation est, le plus souvent, accompagnée d'un déplacement du poids du corps sur la jambe avant, afin d'appuyer avec la pointe du pied ou le talon, selon la direction souhaitée. Cette technique est la plus utilisée par les compétiteurs en freestyle.

Co-rotation

Cette technique est spécifique au snowboard moderne. Les épaules doivent rester en permanence dans l'alignement de la planche et on va utiliser la forme parabolique des carres pour tourner. À cette fin, on utilise souvent des angles de fixations symétriques, « en canard ». Le corps n'étant pas en torsion, cela est plus sain et plus esthétique que les anciennes techniques.

Synthèse

La discipline étant relativement jeune, elle s'enrichit et se modifie régulièrement. Par exemple, depuis 2006 en France, on ré-apprend aux snowboarders à glisser avec les épaules dans l'axe de la planche, les virages s'effectuant en basculant le bassin vers l'avant (antéversion) pour un virage frontside et en s'abaissant (flexion importante des genoux) pour un virage backside.

Aujourd'hui la technique enseignée dépend davantage du passé et des préférences du moniteur. À chaque personne de choisir en fonction de ses préférences, en outre, la maîtrise des différentes techniques améliore la polyvalence du snowboarder.

Évolutions et diversifications du snowboard

Une planche de freestyle et ses fixations

Au fil des années, le snowboard a beaucoup évolué. Au départ, les planches n'étaient pas équipées de carres, on ne pouvait donc pratiquer que dans la neige profonde. Au fur et à mesure des évolutions, le snowboard s'est séparé en trois grandes branches que l'on appelle actuellement : « freeride », « alpin » et « freestyle ». Des styles intermédiaires existent également (le snowboard étant toujours tiraillé entre le besoin de polyvalence et la tentation de la spécialisation toujours plus poussée).

Les types de planches utilisés peuvent alors être radicalement différents.

Freeride

Le freeride (ou planche hors-piste[1]) regroupe tout ce qui concerne la descente en hors piste. Ce sont les descendants des premiers snowboards. Le freeride consiste (comme son nom l'indique) à glisser librement, c'est-à-dire en adaptant en permanence sa trajectoire uniquement en fonction du profil de la pente et des obstacles, principalement hors-piste. Les freerideurs privilégient l'aspect nature du sport, la sensation de liberté dans une neige vierge et propre, sur des pentes nivelées par le temps. Lorsque le snowboard a été inventé, c'était dans le but de reproduire sur la neige les sensations du surf. Il n'est donc pas étonnant de retrouver aujourd'hui chez certains freerideurs cet esprit hérité du monde du surf.

Alpin ou Freecarve

Les planches alpines sont conçues pour une utilisation sur piste damée. Elles présentent donc, de même que des skis, une assez grande rigidité en flexion longitudinale ainsi qu'une très bonne accroche sur la carre. Elles sont les plus appropriées pour enchaîner sur piste des virages sans déraper, appelés « virages coupés » (« conduite coupée »[1] ou carving). Les chaussures utilisées sont rigides (elles sont parfois désignées par l'anglicisme hardboots) ; elles ressemblent aux chaussures de ski mais sont plus souples que ces dernières.

Deux tendances de snowboards alpins se dessinent actuellement :

  • les planches de type race : elles sont particulièrement adaptées pour la vitesse et sont utilisées notamment pour les compétitions de slalom et de géant ; elles sont rigides et étroites, afin de pouvoir supporter des appuis violents, et afin de favoriser l'accroche sur neige dure et plane ainsi que la rapidité de changement de carre ; en contrepartie, ces planches sont peu polyvalentes et assez exigeantes tant physiquement que techniquement ;
  • les planches de type freecarve : elles sont destinées à une utilisation plus récréative et diversifiée, voire plus "tranquille" ; elles sont plus souples et plus larges, et leurs points forts sont la polyvalence, la (relative) facilité, et l'immense plaisir que leur pratique procure ; en effet, elles privilégient principalement les accélérations dans les courbes (carving), génératrices de sensations, mais elles autorisent aussi les dérapages (braquage, contre-braquage, slashing) ainsi que les évolutions sur neige non damée, tout en s'accommodant aisément des irrégularités des pistes.

Le snowboard alpin a quasiment déserté certaines pistes, notamment les pistes françaises, mais continue à exister sur les pistes suisses ou autrichiennes (on évalue à 25 % ou 30 % les snowboarders alpins dans ces pays). La quasi-disparition des planches alpines concerne en fait les planches de type race, qui constituaient jusqu'ici la très grosse majorité des planches alpines. Cette quasi-disparition résulte de leur faible polyvalence et de leur exigence, conjuguées au succès des planches freeride et freestyle, ainsi qu'au succès des skis paraboliques. Quant aux planches de type freecarve, une marque suisse, Swoard, pourrait être à l'origine du renouveau de ce type de planche, ayant parfaitement analysé les raisons de la disparition des planches alpines, puis ayant conçu une planche géniale pour la recherche de plaisir[non neutre]. En outre, cette marque a créé une pratique originale, appelée extremecarving, qui consiste à enchaîner des virages en frôlant la neige sur toute la longueur du corps, d'un côté comme de l'autre.[réf. nécessaire]

Freestyle

Freestyle en snowboard

Le freestyle (planche acrobatique à neige[1] ou artistique) est la pratique en snowboard de figures, héritière du skateboard. Cette discipline consiste pour ses pratiquants à exécuter des figures libres lors de sauts pratiqués à l'aide de structures diverses utilisées comme tremplin. Elle a principalement lieu dans des snowparks ou en milieu urbain. Les sauts combinent des rotations et des sauts périlleux (flip, rodéo ou misty) associé à des grabs (action de saisir la planche avec la main). Le jib (Slide) implique une utilisation originale de l'environnement urbain où le nivoplanchiste exécute des manœuvres glissées ou appuyés sur des objets fixes. Il s'agit d'un sport très spectaculaire, ce qui explique peut-être son importante médiatisation.

Jib

Le Jib (aussi appelé Slide et Grind) est une pratique du snowboard freestyle consistant à glisser sur tous types de modules autre que la neige (rails, troncs d'arbre, caisse en plastique, etc.). Le Jib se pratique en snowpark, mais aussi en ville (street). Aujourd'hui, un grand nombre compétitions de snowboard comportent une épreuve de jib ; elles sont souvent organisées au cœur même des villes comme Montpellier, ou bien Genève. Seule une faible quantité de neige est nécessaire à l'entrée et à la sortie du slide, ce qui permet de faire des compétitions de snowboard même dans les pays où il fait chaud.

Flat

Flat veut dire plat en anglais c'est-à-dire que les figures sont faites sur le sol. Cette discipline est étroitement liée au freestyle, cependant le but ici est de réaliser des enchaînements sur pistes, en s'aidant parfois des mouvements de terrain. Ces enchaînements sont composés de:

  • rotations (180°, 360°, 540°, 720° ou plus).
  • de nose-press et tail-press (Manual) (rester sur une seule spatule, l'autre spatule ne touche donc pas la neige),
  • de toupies (nose/tail-spine) (se mettre en press et tourner tout en descendant), etc.
  • manual rocket air: figure apparaissant dans de nombreuses vidéo depuis 2007, il faut réaliser un manual tout en accrochant le nose des deux mains.

Il y a ensuite à partir de ça une infinité d'enchaînements possibles, il est possible d'inventer ses propres figures avec un peu d'imagination.

Snowkite

Le snowkite (ou planche à neige aérotractée[1]) est la transposition du kitesurf sur la neige, c'est-à-dire l'utilisation d'un cerf-volant de traction pour un snowboard.

Différents types de matériel

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2017). 
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Une planche de type Swallow Tail

Planches

Chaque planche est destinée, de par sa forme et sa construction à un style de glisse différent et des innovations ne cessent d'apparaitre.

Par ordre d'apparition :

Swallowtail

Ce nom se réfère à la forme de snowboard : swallow tail signifie « queue d'hirondelle » en anglais. Le terme moins commun de sparrow tail qui signifie « queue de moineau » est utilisé. Ce matériel ne ressemble pas du tout à celui de freeride, et pourtant il est prévu pour la même utilisation. Ces planches sont les descendantes des tout premiers snowboards dont elles gardent la forme générale. Ce sont des planches longues (170 cm minimum avec une moyenne située à 185 cm, les grands spécimens frôlant souvent les 2 mètres), au nez long et progressif (spatule), et à l'arrière en forme de queue d'hirondelle. En neige profonde, la queue d'hirondelle, utilisée comme dérive, sert aussi à enfoncer l'arrière (pour déjauger). En poudreuse, ce sont les planches les plus rapides et offrant le meilleur contrôle. Ces planches sont utilisées souvent avec des boots (ou soft boots, bottes souples) mais certains modèles se prêtent également bien à une utilisation en chaussures rigides. Les premiers swallow tails (de la marque Winterstick) n'avaient pas de carres et ne pouvaient par conséquent pas s'aventurer hors de la neige profonde. Aujourd'hui, les fabricants de ce type de planche sont pour la plupart des artisans de taille modeste (Phénix-snowboards, Miura, Pogo, SwellPanik, BrotherWood, A Snowboard, Apo ou encore Bohême) même si certains industriels du secteur entretiennent la flamme (Rossignol et Nitro notamment).
Engins souvent haut de gamme, les swallow tails sont des planches polyvalentes fonctionnant magnifiquement en profonde mais aussi sur piste, sans pour autant rivaliser avec les planches à tendance alpine, en matière d'accroche et de contrôle sur neige dure.

Alpin

La planche alpine est étroite, rigide et présente parfois une asymétrie (même si c'est devenu rare). On utilise en général des fixations à crochets et il existe également des modèles step-in (à chaussage automatique). Dans les deux cas, ces types de fixation sont appelés « plaques ». Il s'agit des systèmes de fixation des premières glisses destinés à la piste. Pour ces fixations, des chaussures rigides sont nécessaires. Au départ, on utilisait des chaussures de ski de randonnée, plus souples que les chaussures de ski normales. Aujourd'hui, il s'agit de chaussures spécifiques beaucoup plus confortables. Elles permettent à la fois un meilleur contrôle, une bonne protection de l'articulation, et une bonne amplitude de flexion. Les modèles les plus avancés sont équipés de systèmes de flexion assistés par ressorts. Ce type de planche et de fixation offre le meilleur contrôle possible sur piste, et particulièrement sur neige dure. Ces dernières années ce type de matériel tend à se séparer en deux catégories : « race » et « freecarve ». Les planches de race sont destinées à la compétition et se déclinent en version slalom et slalom géant, les planches de freecarve sont vouées à une utilisation plus ludique et plus polyvalente, et donc doivent pouvoir s'adapter à toute situation de surf.

Freestyle

En l'an 2000, la planche « freestyle » (planche à neige acrobatique[1]) est le matériel le plus communément rencontré en France. Les planches sont plus souples que les alpines, elles sont larges, courtes, symétriques, et les deux extrémités sont relevées de façon égale. Ce type de forme, appelé twin-tip permet un déplacement dans les deux sens indifféremment. La planche n'a plus d'avant et d'arrière prédéfinis[11].Ces planches peuvent contenir plusieurs courbes, la plus courante est la cambrée (camber) sous la même forme d'un arc dans le milieu finissant plates[Quoi ?] à chaque emplacement des fixations et aux extrémités relevées, ce type de planche est propice à tous les types de planchistes. Pour les amateurs de parc à neige (snowpark), il existe la forme non-cambrée (rocker) dans ce sens nous avons la forme inverse du cambré, c'est-à-dire, nous allons avoir l'axe de l'arc inverse du milieu jusqu'aux deux extrémités de la planche, ce qui va donner une meilleure flexibilité et maniabilité à la planche dans des vitesses plus lentes et des mouvements moins contrôlés. Ces planches sont généralement utilisées avec des chaussures souples (appelées « soft boots »).

Comme les chaussures rigides, celles-ci existent en deux versions : standard ou step-in. Le modèle standard, plus courant, nécessite l'utilisation de fixations à lanières (appelées « coques »). Ce système de fixation était déjà celui des tout premiers snowboards à fixation, à l'époque en hors-piste exclusivement. À ce jour, il existe trois types de fixations pour « soft boots » : les coques, les fixations à insertion par l'arrière que la marque Flow a popularisées, et les step-in. Ces types de fixation et de chaussures sont utilisés dans toutes les disciplines sauf le slalom (freeride, freestyle, slopestyle, etc.).

Freeride

Ce matériel est parfois confondu avec celui de freestyle, car sa forme s'y apparente. Toutefois, il s'agit bien d'un matériel spécifique. Les planches « freeride » (ou planches hors piste[1]), sont plus longues que celles de freestyle. Plus solides aussi, rigides, ce sont des planches stables pour tracer sa marque dans la poudreuse. Comme celles de freestyle, elles sont larges, symétriques et bispatulées. On les utilise en général avec le même type de fixation et des chaussures souples. Il s'agit de matériel pour le hors piste. À noter que la flexibilité de la planche est différemment orientée par rapport aux planches freestyles. Les freerides sont plus rigidifiées sur la partie arrière pour avoir davantage de relance et puissance sur l'appui arrière. Le modèle freeride est appelé "directionnel" dans le langage plus technique.

Boardercross

Ce matériel ressemble également à ceux de freeride et de freestyle. Mais les planches ont une longueur intermédiaire, sont aussi rigides que des alpines, parfois même plus afin de compenser leur largeur et enfin leur nose et leur tail sont moins relevés. Elles s'utilisent avec des systèmes soft boots assez rigides, ou bien avec des chaussures d'alpin. C'est le matériel que l'on utilise pour les compétitions du même nom. C'est une sorte d'intermédiaire entre l'alpin et le freestyle.

Splitboard

Il existe plusieurs formes de splitboard[12]. Ce qu'elles ont toutes en commun est d'être constituées de plusieurs planches accrochées entre elles (en général il n'y a que deux parties, mais parfois 3 avec une partie centrale qui se porte sur le sac à dos à la montée, et qui peut être également séparée en 2 pour réduire l'encombrement, on parle alors de spliboard 2, 3 ou 4 parties). Ces planches peuvent être séparées et utilisées comme des skis de randonnée. On les utilise avec des peaux de phoques pour les ascensions. Arrivé au sommet, on retire les fixations, on assemble de nouveau la planche, et on repositionne les fixations en positions de snowboard. Ces planches ne sont pas réputées particulièrement performantes mais offrent de grands avantages pour les amateurs de randonnées. À la montée, les avantages du ski, à la descente les avantages du snowboard, le tout sans avoir à porter dans le dos un matériel alternatif.

Les fixations

Comme pour les planches, les fixations sont différentes selon le style de glisse et le type de planche utilisé :

Les fixations à plaques

Ce type de fixation s'utilise avec des bottes rigides, semblables à des chaussures de ski avec une flexion adaptée mais qui ne se déchaussent pas automatiquement en cas de chute, contrairement au ski. Ces fixations rigides et très réactives sont utilisées généralement sur les snowboards alpins voire sur les snowboards à queue de pie ou d'hirondelle (swallowtail) et les planches à caractère alpin telles les "boardercross" ou freecarve.

Les fixations coques

Les fixations coques sont le type de fixation le plus répandu. Elles couvrent un large éventail de styles de glisse : boardercross, freeride, freestyle et flat.

Une fixation coque est composée de plusieurs éléments :

  • le spoiler (ou highback). C'est la partie arrière sur laquelle est plaqué le mollet du snowboarder, il est maintenant possible sur la plupart des modèles proposés de régler l'inclinaison avant/arrière du spoiler. Le spoiler est plus ou moins rigide selon la matière employée pour sa fabrication, et selon sa forme.
  • l'embase est la partie basse de la fixation, sur laquelle le pied est posé. De même que le spoiler, sa rigidité et son ergonomie confèrent différentes capacités à la fixation.
  • le disque est l'élément qui permet de fixer la fixation à la planche, les angles inscrits tout autour de ce disque permettent de régler l'orientation de la fixation sur la planche. Des degrés d'inclinaisons des fixations sont spécifiques à certaines pratiques.(Freestyle 15°-9°, Freeride 34°-19°, Alpin 41°-35°)
  • de deux sangles (sauf sur certains modèles où les deux sangles sont remplacées par un strap recouvrant tout le pied) qui permettent de maintenir le pied sur la fixation : une sangle sur le coup de pied, une deuxième plus petite au niveau des orteils (toe strap).
  • l'arceau : pièce formant un demi-cercle, rattachée à l'embase, assurant le maintien du spoiler. Il est un des éléments essentiels définissant la solidité de la fixation.

Chacun de ces éléments change d'une fixation sur l'autre afin de s'adapter le mieux possible aux désirs du snowboarder, et à sa pratique. Apparaissent de plus en plus de nouvelles technologies permettant des possibilités de réglages, sur chacun de ses composants, presque uniques.

Les disciplines du snowboard

Course

On retrouve à peu près les mêmes type d'épreuves qu'en ski : descente, slalom, slalom géant, slalom géant parallèle et kilomètre lancé.

Freestyle

Le freestyle (ou planche acrobatique à neige[1] ou artistique) est la pratique en snowboard de figures, héritière du skateboard. Cette discipline consiste pour ses pratiquants à exécuter des figures libres lors de sauts pratiqués à l'aide de structures diverses utilisées comme tremplin. Elle a principalement lieu dans des snowparks, en milieu urbain ou hors piste (certains parlent alors de backcountry, que l'on peut traduire par arrière-pays). Les sauts combinent des rotations et des sauts périlleux (flip, rodéo ou misty) associé à des grabs (action de saisir la planche avec la main)I l existe même des figures ou le snowboarder a seulement un pied attaché au snow. Le jib (Slide) implique une utilisation originale de l'environnement urbain où le planchiste exécute des manœuvres glissées ou appuyés sur des objets fixes. Il s'agit d'un sport très spectaculaire, ce qui explique peut-être son importante médiatisation. Cette discipline est très ressemblante au skateboard.

En 2002 a été fondé le Ticket To Ride (TTR) World Snowboard Tour par Terje Haakonsen, icône du snowboard et d'autres professionnels du milieu. Le TTR regroupe aujourd'hui environ 150 évènements de snowboard freestyle et est devenu le circuit mondial de référence pour le snowboard freestyle de compétition.

Virage relevé en Boardercross

Boardercross

La discipline boardercross est un type de course où les snowboarders courent à plusieurs en même temps sur une piste au relief tourmenté (virages, sauts, etc.). Cela débute par les qualifications, où le temps du coureur est pris en compte. Après cela, les qualifiés s'élancent à 4 en même temps. Les 2 premiers sont ainsi qualifiés pour effectuer une nouvelle manche. Le boardercross est un mélange de course et de freestyle avec quelques sauts.


Sécurité

Les accidents touchent surtout les membres supérieurs au niveau du poignet, du coude, de l'épaule, mais aussi les membres inférieurs, essentiellement la cheville. On note également des blessures du coccyx à la suite d'une chute ou de dommages au bas de la colonne consécutifs à une collision entre un snowboarder assis par terre et les skis ou le snowboard d'une personne glissant dans son dos. Les débutants sont les plus à risque dans les premières heures de pratique.

En France plus de 10 000 fractures du poignet sont consécutives à une chute en snowboard. La prévention passe par le port d'un matériel de protection adapté: les attelles rigides pour le patinage à roulettes sont fortement déconseillées car responsables de fractures graves situées à la partie supérieure de l'attelle. Il est conseillé d'utiliser un matériel de protection qui permet une mobilité du poignet mais empêche l'extension forcée du poignet lors des chutes.

Pour débuter, il est conseillé de commencer sur une piste non damée car trop dure en cas de chute, une neige souple et sur une pente minime. Un skieur alpin confirmé ne doit pas sauter cette étape car le snowboard est véritablement un autre sport. Toutes ces précautions prises, le néophyte aura le plaisir de découvrir un sport de glisse dont l'apprentissage élémentaire est assez rapide.

Le port du casque est, quant à lui, fortement recommandé. En effet la tête est une des parties du corps les plus exposées lors de chutes(environ 10 % de blessures à la tête en 2004, contre 17 % pour les poignets et mains). Cependant une blessure à la tête a souvent de plus lourdes conséquences qu'une blessure au poignet. Il est maintenant obligatoire, depuis le , dans tous les parcs à neiges. Les risques de blessures sont ainsi minimisés.

Snowboarders professionnels renommés

Films sur le snowboard

Snowboard Film Festival

Le Snowboard Garden Festival propose chaque année mi-octobre à Grenoble une sélection internationale des meilleurs films de snowboard de la saison.

Au cinéma

  • La Nuit de la Glisse
  • Trilogy Apocalypse Snow
  • Snowboarder
    • Des doublures célèbres : pour assurer les nombreuses scènes de glisse du film, le réalisateur Olias Barco a fait appel à de grands noms du snowboard, tels que Wilfried Forrestier, Jean-Baptiste et Jonathan Charlet, Marc-André Tarte, Jonathan Collomb-Patton, Aurélien Ducroz, Aurélien Richard, Stéphane Routin, Sam Beaugey ou encore Lucas Benacchio.
  • First descent
  • Vague de froid
  • Marco, étoile filante, de Bertrand Delapierre, sur Marco Siffredi
  • Think Thanks, Thanks Brain, (2007) artistique, moins sérieux, spontané, passionné, innovant, une alternative plus représentative de l'esprit originel du snowboard que les productions à gros budget.
  • That's it That's all, de Travis Rice (2008)
  • The Art of Flight, de Travis Rice (2011)
  • James Bond 007 - Dangereusement vôtre, (1985) à la 3e minute Bond transforme un ski de motoneige en snowboard
  • Chalet Girl
  • Tout là-haut (2017)

Série télévisée

  • Whistler série télévisuelle sur l'histoire d'une légende de snowboard de la station de Whisler.
  • Johnny Tsunami

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Portail du snowboard
  • Portail des sports d’hiver
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.