Plounéour-Ménez

Plounéour-Ménez ([pluneuʁ menɛs]) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Plounéour-Ménez

La place de la mairie
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
Sébastien Marie
2020-2026
Code postal 29410
Code commune 29202
Démographie
Gentilé Énéouriens
Population
municipale
1 279 hab. (Modèle:Population de 2020France/dernière année Infobox)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ nord, 3° 53′ ouest
Altitude 240 m
Min. 225 m
Max. 385 m
Superficie 51,74 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Morlaix
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Morlaix
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Plounéour-Ménez
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Plounéour-Ménez
Géolocalisation sur la carte : France
Plounéour-Ménez
Géolocalisation sur la carte : France
Plounéour-Ménez
Liens
Site web www.plouneour-menez.bzh

    La commune fait partie du Parc naturel régional d'Armorique.

    En 2015, la commune a obtenu le Label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.

    Géographie

    La paroisse appartenait à l'ancien évêché de Léon, mais à la limite des évêchés de Cornouaille et du Trégor (d'où la légende des trois Évêques) et se situe dans le massif armoricain et plus précisément dans les Monts d'Arrée. Son territoire, vaste de 51,9 km2, est limité au sud par des sommets de l'Arrée (les Roc'h Ruz, Roc'h Trédudon et Roc'h Trevezel qui culminent tous les trois aux environs de 380-385 mètres) sont totalement englobés dans la commune car la limite avec les communes voisines de Botmeur et La Feuillée passe au sud des dits sommets ; à l'ouest la Penzé, petit fleuve côtier qui prend sa source au pied du versant nord du Roc'h Tredudon, près du village de Quilliou Menez, sert partiellement de limite communale avec Commana ; au nord-ouest et au nord, la limite communale avec Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec et Pleyber-Christ ne s'appuie sur aucun accident topographique remarquable, traversant le plateau du Léon ; à l'est enfin, le Queffleut, qui prend sa source à proximité de celle de la Penzé, traverse les étangs de l'abbaye du Relec et se jette dans la Rivière de Morlaix, sert de limite communale avec Le Cloître-Saint-Thégonnec. Le village est à 250 mètres d'altitude, mais celle-ci s'abaisse jusqu'à 125 mètres dans la partie aval de la vallée du Queffleuth, au nord-est de la commune.

    Le Roc'h Trevezel.

    Récemment, les derniers relevés topographiques effectués par le service des Impôts de Morlaix et grâce à l'utilisation du GPS, dans le cadre de la numérisation du cadastre indiquent que le point culminant des monts d'Arrée est situé dans cette commune. Il s'agit de Roc'h Ruz qui culmine à 385,01 m.

    Faisant partie du Massif armoricain, le sous-sol de la commune est formé de roches d'ère primaire, sauf dans les fonds de vallée recouverts d'alluvions. Des bancs de schistes et de quartzites, affectés d'un pendage important (60°) alternent dans la partie méridionale du territoire communal qui correspond aux monts d'Arrée ; les trois-quarts nord de la commune font partie du plateau granitique du Léon, d'où des sols acides. La nature des sols, souvent hydromorphes, accentue les effets de la forte humidité liée par ailleurs au climat.

    Le climat de cette commune de Bretagne intérieure est donc plus froid que celles de la côte,l'altitude et le phénomène orographique du Roch' Trevezel l'expliquent. On notait quinze jours de neige par an.

    Outre un bourg (peuplé par exemple de 446 personnes en 1886 pour une population communale totale de 3 097 habitants cette année-là), situé sur un sommet aux pentes douces, l'habitat[1], souvent implanté à mi-pente, sur des replats lorsque c'est possible, pour se protéger à la fois des vents qui balaient les sommets des croupes et des risques d'inondation ou de trop forte humidité des fonds de vallée, est dispersé en une quarantaine de hameaux de dimension très variable, en moyenne de cinq à dix fermes : quelques gros villages étaient traditionnellement au pied du versant nord de l'Arrée : de l'ouest vers l'est Keradalan, Traon Renard, Guerdoual, Lesmenez, Kernélec ; ce sont ceux qui ont le moins changé. Le plateau léonard, plus fertile, est parsemé de nombreux villages, les plus gros étant la Villeneuve, Clostrou, Garsplégent, Grinec, le Mengleuz, Kergus, Goasmelcun... qui occupent les terres les plus fertiles de la commune[2]. Les fonds encaissés des deux vallées de la Penzé et du Queffleuth ne sont pas habités, sauf par des moulins, à l'importante exception du Relec (ou Relecq) en raison de la présence de l'abbaye et de quelques autres, développés à partir d'un moulin, tel Keramborn[3]. Les confins orientaux de la commune, très vallonnés, sont peu défrichés et restent en bonne partie boisés, surtout les pentes des versants des nombreux vallons (bois de Coatlosquet). Des clairières de défrichement y sont encore nettement perceptibles au Grinec et autour du lieu-dit Bois du Relecq. Les sommets de l'Arrée sont inhabités désormais même si quelques auberges s'étaient implantées le long de l'axe routier Morlaix-Quimper au XIXe siècle, mais elles ont disparu dans le courant du XXe siècle[4].

    Plounéour-Ménez : la roche tremblante (au sud-est du hameau du Guernigou).

    Vers 1780, d'après Jean-Baptiste Ogée[5], sur un total de 5 967 hectares (le territoire de Loc-Eguiner était alors inclus), les terres labourables recouvraient 2 341 ha, les prés et des pâturages 562 ha, les bois 397 ha, les vergers et des jardins 48 ha ; les landes qui étaient en grande partie exploitées, faisant alors intégralement partie de l'économie rurale, recouvraient 2 375 ha, soit 40 % du territoire communal. Des talus de terres ou de pierre délimitant les parcelles empêchent la divagation du bétail et assurent la protection des cultures.

    Désormais une polyculture associée à l'élevage (y compris de nombreux bâtiments d'élevage hors-sol et les pollutions qui en découlent, eau nitratée en particulier) caractérise la vie agricole de la commune. Plounéour-Ménez a pour l'essentiel conservé son paysage de bocage[3] même si de nombreux talus ont été arrachés[6]. Une déprise agricole est nettement perceptible, entraînant un abandon de terres agricoles qui contribue à la fermeture des paysages. Un enrésinement consécutif à la politique de boisement en timbre-poste mené dans les décennies d'après la Deuxième Guerre mondiale est aussi perceptible et s'ajoute aux bois de feuillus préexistants, préservés surtout autour des deux manoirs de Coatlosquet et de Penhoat car ils servaient de domaines de chasse à l'aristocratie locale. Des allées de hêtres, dont l'une mène au bourg, agrémentent les abords de ce dernier manoir.

    Par contre la lande (ajoncs, bruyères...) recouvre les pentes de l'Arrée et les fonds de vallée marécageux ont une végétation principalement composée de joncs, de carex, d'orchidées et servent de refuge à de nombreuses espèces animales telles la couleuvre à collier ou la bécassine des marais. Les Landes et tourbières de Plouneour Menez[7] ont été classées Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique par un arrêté préfectoral de protection de biotope en date du [8] afin de protéger « les tourbières actives de pente et de couverture, les landes humides et mésophiles, les landes sèches et végétation des rochers » abritant des espèces végétales comme l'hyménophylle de Wilson (Hymenophyllum wilsonii), le lycopode inondé, le dryopteris atlantique, le rossolis à feuilles rondes, le rossolis à feuilles intermédiaires, le malaxis des marais, l'orchis tacheté, la spiranthe d'été, le lycopode en massue, le lycopode sélagine, la sphaigne de la Pylaie, ainsi que plusieurs espèces d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens et de reptiles[9].

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[11].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[12]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[10]

    • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,7 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,7 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 261 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 16,3 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,7 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[14] complétée par des études régionales[15] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pleyber-Christ Sa », sur la commune de Pleyber-Christ, mise en service en 1994[16] et qui se trouve à km à vol d'oiseau[17],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 1 126,8 mm pour la période 1981-2010[18]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Landivisiau », sur la commune de Saint-Servais, mise en service en 1966 et à 21 km[19], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[20], à 11,2 °C pour 1981-2010[21], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[22].

    Urbanisme

    Typologie

    Plounéour-Ménez est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[23],[24],[25].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Morlaix, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe vingt-quatre communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[26],[27].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Occupation des sols en 2018[28]
    Type d’occupation  % Superficie
    (en hectares)
    Tissu urbain discontinu 1,4 74
    Terres arables hors périmètres d'irrigation 13,8 714
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 13,3 688
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 30,7 1592
    Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,1 161
    Forêts de feuillus 14,9 772
    Forêts de conifères 1,6 83
    Forêts mélangées 0,25 13
    Landes et broussailles 18,1 935
    Forêt et végétation arbustive en mutation 2,8 147

    L'occupation des sols met en évidence la prédominances des territoires agricoles sur la forêt et les milieux semi-naturels ainsi qu'une faible urbanisation du territoire. Les territoires agricoles, qui occupent 60,9 % de la surface communale, ont conservé en grande partie leur structure bocagère. La forêt, qui occupe 16,5 % de la surface communale, est constituée très majoritairement de feuillus. Les landes occupent une surface considérable au sud de la commune (sommets des Monts d'Arrées).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploeneoul ou Pleoeneoul en 1173, Ploenaourq en 1279[29], ploeneormenez en 1310[30], Ploeneour in Monte vers 1330[29].

    Le nom breton de la commune est Plouneour-Menez, c'est-à-dire « paroisse de Saint Enéour de la Montagne »[30], pour la distinguer de Plounéour-Trez, littéralement « Plounéour Plage ».

    Histoire

    Préhistoire

    La commune possède un patrimoine archéologique[31]. Une pointe à dos courbe léonienne (époque azilienne) trouvée au sud du Relec est le plus ancien objet préhistorique trouvé sur la commune ; une industrie de silex taillé a été trouvée près de Pen-ar-Prajou.

    Un abri sous roche, découvert à Pont-Glaz[32], a révélé des occupations du Mésolithique, de l'Âge du fer et du Moyen Âge. Ce chaos rocheux a entre autres servi d'abri temporaire à un groupe de chasseurs du Mésolithique. Les outils trouvés sur place ont été fabriqués à partir de pierres prises dans des gisements géologiques divers éparpillés dans l'ensemble de l'actuel département du Finistère, ce qui incite à penser que les hommes ne passaient là qu'une ou quelques nuits lors d'expéditions à longue distance[33].

    De l'âge de la pierre polie datent une hache en métadolérite trouvée à Coatlosquet et une autre en fibrolite trouvée à Scarabin, ainsi qu'un petit menhir haut de 1,10 m, en granite, situé près de Roc'h Conan. Un coffre mégalithique en schiste, qui se trouvait dans un tertre de m de diamètre, a été trouvé au sud de Keradalan ; des tombelles situées à proximité dateraient de la civilisation de Hallstatt

    De l'âge du fer datent deux stèles tronconiques trouvées l'une à Penn ar Prajou, l'autre à Ty Croas près du Relec, cette dernière ayant été christianisée par la suite par l'ajout d'une croix en granite à son sommet.

    Le haut Moyen Âge

    Vers 555-560, près du lieu-dit Relec, Conomor, dit aussi Conober, roi de Bretagne, protecteur de Chramn, périt dans une bataille contre ses sujets. La paroisse aurait été créée par saint Enéour, venu de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) lors de l'immigration celte du VIe siècle et qui serait enterré dans l'église selon la tradition. Des cavités visibles sur une roche située sur le versant nord du Roc'h Trevezel serait, toujours selon la légende, l'empreinte de son livre, de ses sandales et de son chapeau. La première mention du nom de la paroisse apparaît en 1173 sous les noms de Ploeneoul ou Pleoeneoul, en 1279 de Ploenaourq, en 1130 sous le nom de Plonéour-in-Monte.

    Abbaye du Relec : l'église abbatiale.

    Cette région du piémont nord des monts d'Arrée est défrichée et mise en valeur par les moines cisterciens de l'abbaye du Relec, située en Plounéour-Ménez, mais aussi les Hospitaliers, selon un système de tenure très particulier : la quévaise. La découverte récente du village déserté de Goarem-ar-C'hoz-Tier[34], abandonné au XVIIe siècle, pas encore fouillé, devrait permettre d'étudier plus à fond ce mode d'exploitation. Un autre village déserté a été trouvé à Traon-Milin[35].

    Inscription gravée portant la date de construction d'une maison sur un linteau en granite.

    Les Hospitaliers

    Cette région du piémont nord des monts d'Arrée est défrichée et mise en valeur par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, implantés à La Feuillée (à Keraladan et Mesqueau) selon un système de tenure très particulier : la quévaise.

    Les seigneurs de Coëtlosquet

    Les seigneurs de Coëtlosquet (le nom en langue bretonne signifie en français « bois brûlé ») ont longtemps été les plus puissants de Plounéour-Ménez, du Moyen Âge à la Révolution française et certains d'entre eux ont joué un rôle non négligeable dans l'histoire de France.

    Bertrand de Coëtlosquet participe à la Septième croisade en 1248. Olivier Quoetlosquet est cité par Dom Morice comme l'un des trente écuyers de la chambre d'Alain VII de Rohan à la montre de Thérouanne le [36]. Mais sa filiation n'est pas établie.

    L'ancien moulin seigneurial de Coëtlosquet, bâti en 1608, était consacré à la mouture [= action de moudre] du blé. Flanqué de puissants contreforts et soigneusement appareillé, il ressemble à un manoir avec sa tour qui abrite un escalier de pierre et ses latrines. Les mécanismes du moulin se situaient aux deux premiers niveaux, la famille du meunier habitant le deuxième étage.

    Au XVIIe siècle, la seigneurie de Penhoët, sise en Saint-Thégonnec, s'étendait alors sur huit paroisses : Saint-Thégonnec, Taulé, Plouvorn, Plougar, Guiclan, Pleyber-Christ, Commana mais aussi partiellement sur Plounéour-Ménez[37] et la châtellenie de Daoudour est subdivisée en deux juridictions : celle de Daoudour-Landivisiau, dite aussi « Daoudour-Coëtmeur », qui avait son siège à Landivisiau et comprenait Plouvorn et ses trèves de Mespaul et Sainte-Catherine, Plougourvest et sa trève de Landivisiau, Guiclan, Saint-Thégonnec, Guimiliau, Lampaul-Bodénès, Pleyber-Christ, Commana et sa trève de Saint-Sauveur, Plounéour-Ménez et pour partie Plouénan ; et celle de Daoudour-Penzé, qui avait son siège à Penzé et comprenait Taulé et ses trèves de Callot, Carantec, Henvic et Penzé, Locquénolé, Saint-Martin-des-Champs et sa trève de Sainte-Sève[38].

    L'âge d'or de la renaissance bretonne : les juloded

    L'église Saint-Yves, son clocher-porche et la croix de l'ancien cimetière.
    La porte d'entrée de l'enclos paroissial.

    La région de Plounéour-Ménez et des villages voisins du Léon a connu un âge d'or grâce au commerce du lin du XVIe et XVIIIe siècles, époque des grands commerces entre la Bretagne et l’Angleterre, la Hollande, l’Espagne et l’Amérique latine, via les ports de Morlaix et de Landerneau. Les marchands toiliers constituent alors l’élite sociale de la région : les « julots » (en breton, au pluriel juloded)[39], à l’imitation des marchands hollandais de Morlaix, les Julius. Implantés uniquement dans le Léon méridional ou Haut-Léon, proche des monts d'Arrée, cette aristocratie paysanne (on parle parfois de « demi-nobles »[40]), pratiquaient une véritable caste à très forte endogamie et jouèrent un rôle important lors de la « Renaissance bretonne », construisant églises avec un riche mobilier, calvaires et enclos paroissiaux[41], y compris à Plounéour-Ménez, même si ceux de certaines paroisses voisines sont plus célèbres.

    Selon P. Hémon, dans un article publié en 1913, « la partie de notre département où les habitants en avaient atteint la plus grande connaissance semble être originairement la plus rapprochée de l'abbaye du Relecq, en Plounéour-Ménez. Les moines étaient très aimés de leurs vassaux, dans les affaires desquels ils se trouvaient immiscés continuellement, attendu que c'était le dernier-né qui jouissait des avantages attachés à la primogéniture »[42]. L'abbé se trouvait donc souvent tuteur de son vassal en bas-âge, et avait pour toute la famille une tendresse vraiment paternelle »[43].

    « Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la toile est la seule activité industrielle de la paroisse. Elle constitue pour l'immense majorité de la population la source d'un revenu d'appoint qui s'ajoute au profit que les habitants de Plounéour-Ménez tirent de leurs terres peu fertiles. Plus largement les activités comme les tanneries, le papier ou encore le tabac sont fréquentes dans le Léon. (...) Ces marchands sont des personnes aisées : la valeur totale des biens inventoriés chez eux représentent au moins le quintuple de ce que possèdent la majorité des habitants de Plounéour-Ménez ; c'est-à-dire au moins 2 000 livres contre 400 livres, au début du XVIIIe siècle. (...) François Croguennec, qui en 1765, se fait construire une imposante demeure à Kergaradec-Bihan (depuis 1857 en Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec), le fil et la toile représentent 62 % de la valeur totale des biens inventoriés sur l'exploitation (...) qui porte sur plus de 10 000 livres[44]. »

    Plounéour-Ménez : maison de "Julod" datée de 1619 et portant les armes des seigneurs de Coatlosquet.
    Maison d'un couple de juloded, Yves Guéguen et Marie Mével[45], à Kergavan en Plounéour-Ménez datant de la première moitié du XVIIIe siècle.

    Les Juloded construisirent de belles maisons à porche surélevé[46], dites « maisons anglaises »[47] dont de nombreux exemples sont encore visibles à Plounéour-Ménez : près de la moitié des maisons de juloded qui ont été identifiées dans le Haut-Léon sont situées à Plounéour-Ménez, par exemple dans le village de Kermorvan qui garde la mémoire des familles Madec et Queïnnec, l'ascension sociale de cette dernière étant symbolisée par l'élection d'un de ses membres, Jacques Queinnec, comme député de la Convention. Certains Juloded étaient beaucoup plus aisés que la plèbe nobiliaire locale : en 1736, la maison de René Léon à Penher en Plounéour-Ménez dispose d'une surface habitable d'environ 300 m2, soit plus que celle de nombreux manoirs. D'ailleurs certaines maisons de Juloded sont dénommées manoirs[44] ; certaines disposent d'un escalier extérieur comme à Kervian.

    Ils construisirent aussi, implantés généralement à proximité d'un cours d'eau mais à l'écart des habitations en raison des odeurs, des kanndi ou « maisons à buée »[48], avec une cheminée à l’un des pignons, une ou deux portes et parfois des fenêtres, consacrés au rouissage du lin. Celui-ci, placé dans un douet où les fibres de lin étaient mélangées à de la cendre, était foulé dans d’immenses auges en granite (cuve de buanderie) disposées le plus souvent à l’autre pignon, près de la cheminée indispensable pour chauffer l'eau. On en voit encore quelques-uns dans la campagne éneourienne[49], au village de Resloas par exemple qui en comptait trois au début du XIXe siècle. Près de 230 kanndi dont des traces subsistent ont été recensés sur les trois communes de Plounéour-Ménez, Commana et Sizun. Cette activité s'effondra lors des guerres de la Révolution française et de l'Empire, en partie à cause du Blocus continental.

    Alimenté par l'eau d'une source, un douet servait à rincer le fil. Les dalles de schiste appelées « repamoirs » permettaient de reposer les écheveaux. Après une journée passée dans le kanndi, le fil était rapporté près de la maison. Il y était étendu sur le courtil et le soleil poursuivait le blanchissement durant quinze jours. Le cycle était répété de six à neuf fois et il fallait plusieurs mois avant d'obtenir un blanchissement correct. Un kanndi pouvait ainsi blanchir chaque année assez de fil pour fabriquer une centaine de toiles d'environ 120 m de long et de 0,90 m de large.

    Cet habitat contraste avec celui, beaucoup plus modeste, des paysans ordinaires qui vivaient souvent dans des longères caractérisées par l'habitat mixte (cohabitation des hommes et du bétail sous un même toit, parfois dans une même pièce) et de petites fenêtres, qui fut majoritaire du Moyen Âge au XIXe siècle. Des logis indépendants, avec séparation des habitats des hommes et des animaux, apparurent progressivement à partir du XVIIe siècle, d'abord chez la paysannerie aisée avant de se généraliser progressivement dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec même parfois l'ajout d'un étage[3]. Des maisons à avancées (en breton apotheiz) sont aussi apparues, comme dans le nord de la Cornouaille voisine.

    Carte de Cassini (XVIIIe siècle) : la région de Plounéour-Ménez.

    Les juloded dominaient le « corps politique » de la paroisse : en 1700, le greffier de la fabrique de Plounéour-Ménez se plaint qu'il est « difficile de trouver tous les douze [membres] ensemble pour délibérer à cause des voyages qu'ils font fréquemment au sujet de leur commerce »[50]. Plusieurs Juloded semblent avoir eu à domicile des « prêtres habitués », c'est-à-dire à leur service et résidant chez eux, par exemple à Plounéour-Ménez chez Anne Pouliquen à Kermorvan et chez Guillaume Nicolas à Lesménez[51].

    L'endogamie pratiquée par les Juloded se perçoit à travers les homonymies, mais aussi par les maisons jumelles, utilisant un pignon commun constituant un axe de symétrie entre les deux bâtisses, qui datent essentiellement du XVIIe siècle, dont plusieurs exemples sont encore visibles à Plounéour-Ménez : à Kerfrecq, deux maisons jumelles (l'une est datée de 1652) portent sur le linteau de leur porte d'entrée les noms de leurs constructeurs : Kerdilès-Pouliquen pour l'une, Kerdilès-Croguennec pour l'autre ; l'une a été transformée en maison à avancée (apoteiz) en 1740[51].

    Misère, maladie et pauvreté

    Cette richesse apparente, au moins de certains, ne doit pas faire illusion. Misère et pauvreté ainsi que les épidémies et maladies étaient, comme partout à l'époque, frappaient fréquemment une part importante de la population. Par exemple, en 1774, l'abbé Le Gouaz, recteur de la paroisse écrit à l'intendant de Bretagne : "Nous sommes dans la dernière des misères. Le coma vigil et vaporeux nous ravage depuis plus d'un an et nous dépeuple sans fin : 219 morts l'année dernière, 32 depuis le commencement de ce mois de janvier[52]. « Les paysans ne font usage que de remèdes simples tels que le bois amer, le gland, l'alun, et le suif ou graisse (...) » écrit le subdélégué de Quimper[53].

    Il s'agit probablement d'une épidémie de typhus : la maladie est parvenue à Brest en 1757, rapportée de Nouvelle-France par l'escadre du lieutenant général Emmanuel-Auguste Cahideuc Dubois de La Motte et, après avoir ravagé la ville, l'épidémie se répandit dans le Léon, puis la Cornouaille, le Trégor et même l'évêché de Rennes, connue sous le nom de « maladie de Brest ».

    L'abbé Yves Le Gloas écrit: « Ce territoire renferme des montagnes d'Arrée, des landes et des sous-bois peu fertiles. On conçoit très vite que les habitants ne doivent pas être très riches. (...) Ici, la voisine accouche sa voisine et ainsi tour à tour. De là, combien d'enfants meurent avant de paraître. D'autres sont infirmes ou impotents. (...) Le blé noir dont le commun vit coûtait 21 sous, il se vend aujourd'hui 121. Je ne parle point du froment. Nos pauvres n'en goûtent jamais. (...) Rentrer chez eux, c'est la pauvreté même. À moitié nus, sans bois pour se chauffer, sans lits, si ce n'est qu'un peu de paille, du fumier »[54].

    Plounéour-Ménez en 1778

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plounéour-Ménez en 1778 :

    « Plounéourménez ; à sept lieues au sud-sud-est de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 36 lieues de Rennes et à quatre lieues de Morlaix, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Lannion et copte 3300 communiants[Note 6] ; la cure est présentée par l'Évêque. La seigneurie de l'endroit, qui a haute justice, appartient aux moines de l'abbaye du Relec qui, en 1288, possédaient dans ce territoire le manoir de Kermaguériou ; on y voyait aussi les maisons nobles de Penhoët, Lesquelen, Kergus, Mofineou, Coëtlosquet et la Salle. Ce territoire renferme partie des montagnes Darès, des landes et le bois du Relec ; voilà ce que présente à la vue ce territoire, qui est un des moins fertiles de la province. On conçoit facilement que les habitants de ce pays ne doivent pas être riches[55]. »

    Pendant la Révolution française

    Les deux députés représentant la paroisse de Plounéour-Ménez lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le étaient Jacques Queinnec et Yves Coat[56].

    Le curé (recteur) Jean Briand et un vicaire, Floc'h, refusent de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé mais un autre vicaire accepte, François Rivoal. Des curés constitutionnels sont élus pour les remplacer : V. Pacé en 1791, Guillaume Charles en novembre 1792[57].

    Agriculture et vie rurale au XIXe siècle

    Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, a totalité de la population communale en 1836, soit 4 127 personnes, est considérée comme agricole. La répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : 2 341 ha de terres arables, 2 375 ha de landes et bruyères, 445 ha de bois, taillis et plantations, 562 ha de prairies naturelles ; la commune possédait alors vingt-trois moulins en activité. Les paysans de Plounéour-Ménez cultivaient à l'époque 468 ha d'avoine, 234 ha de froment, 234 ha d'orge, 158 ha de seigle, 281 ha de sarrasin, 23 ha de lin, 19 ha de chanvre, 47 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 37 ha de navets), 117 ha de trèfle, 117 ha de pommes de terre, 2 217 ha d'ajoncs d'Europe, 702 ha restant en jachère, et élevaient 405 chevaux (260 mâles, quarante juments, cinq poulains), 1 100 bovins (dont cinq cents vaches), 380 porcs, 78 ovins (cent béliers, 250 moutons, 350 brebis, soixante agneaux), 1 728 poules et 240 coqs, vingt canards, quinze oies, et possédaient 315 ruches à miel[58].

    Gens de Plounéour-Ménez se rendant à la foire[59].

    Vers 1840, cinq foires, spécialisées dans la vente des chevaux, des bêtes à cornes et des porcs, se tenaient chaque année au bourg de Plounéour-Ménez, le deuxième lundi des mois de janvier, avril et juin, le 13 juillet et le 9 novembre ; dans son rapport, le sous-préfet de Morlaix note que ces foires sont très suivies et offrent une très grande importance pour le commerce des bovins, mais que les chevaux, qui appartiennent à la race des doubles bidets, n'y sont présents qu'en très petit nombre[60]. Mais cinq autres foires, spécialisées aussi dans la vente des mêmes animaux, se tenaient annuellement au Relec les 1er février, 24 mars, 14 août, 7 septembre et 7 décembre ; le sous-préfet de Morlaix note qu'elles sont très suivies et offrent une très grande importance pour le commerce des bovins mais que par contre seuls des chevaux doubles bidets sont présentés à la vente, pas de chevaux de « race équine forte »[61].

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plounéour-Ménez en 1853 :

    « Plounéour-Ménez : commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Keranbloc'h, Kergaradec, Kervengant, Kerargant, Kerandan, Kergus, Mengleuz, Lesmenez, Goasmelcun, Kergavant. Superficie totale : 5 976 hectares, dont (...) terres labourables 2 341 ha, prés et pâturages 562 ha, bois 397 ha, vergers et jardins 48 ha, landes et incultes 2 375 ha, étangs 8 ha (...). Moulins : 23 (Kermès, Kergratias, Kergaradec, Alain, Pont-Pencoat, Runiou, Coatlosquet, Dandrolac'h, de Roscoat, Ar-Manac'h, Duhilec, à eau) (...) Il y a, outre l'église et la chapelle du Relec, la chapelle de Loc-Eguiner, située à l'ouest du bourg, et celle de Locmaria. Il y a foire au bourg le deuxième lundi des mois de janvier, avril, juin, le 13 juillet et le 9 novembre ; et au Relecles 1er février et mars, le 14 août, le 7 septembre et le 7 décembre. Géologie : constitution granitique ; quelques gneiss à l'est du bourg ; bande de grès dans le sud ; quelques terrains tourbeux ; roches feldspathiques à Rozembic, Kerul et Tourlamerr. On parle le breton[62]. »

    La pauvreté reste grande à la fin du XIXe siècle. En 1892, Constant de Tours écrit : « Plounéour-Ménez groupe ses pauvres maisons au centre d'un pays aride, au milieu des landes sauvages qu'encadrent les derniers contreforts des Montagnes d'Arrée; l'élevage des bestiaux est la seule ressource du pays »[63].

    Autres faits du XIXe siècle

    Un député a été originaire de la commune : Jacques Queinnec, né le à Plounéour-Ménez, décédé le à Kermorvan en Guiclan, cultivateur, membre d'une famille de juloded, fut membre de la Convention, puis du Conseil des Cinq-Cents sous le Directoire.

    En 1843 Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec qui était sous l'Ancien régime une trève de Plounéour-Ménez, devient une paroisse indépendante, qui est érigée en commune en 1866 : « Les habitants notables de la section de Loc-Eguiner, en Plounéour-Ménez, ont formé une demande tendant à obtenir l'érection en commune de tout le territoire composant leur section. (...) Pareille demande avait déjà été formulée en 1853 »[64].

    Le bureau de poste de Plounéour-Ménez est créé en 1865. Le transport du courrier s'améliore : en 1868, un service de transport des dépêches à cheval est mis en place entre Plounéour-Ménez et Brasparts, commune elle-même déjà reliée pour ce service à Pleyben et Châteaulin. Ce service complète une liaison déjà existante pour le transport du courrier entre Carhaix et Morlaix, via Plounéour-Ménez et Pleyber-Christ[65].

    Le pourcentage de conscrits illettrés à Plounéour-Ménez entre 1858 et 1867 est de 68 %[66]. En 1873 l'agrandissement de l'école publique des garçons et la création d'une école publique de filles sont décidés[67].

    En août 1878, le conseil général du Finistère approuve le transfert de Plounéour-Ménez à Pleyber-Christ de la caserne de gendarmerie[68]. La caserne se trouvait le long de la route Quimper-Morlaix, ses bâtiments existent encore et son souvenir subsiste dans le nom du lieu-dit la Caserne.

    En 1903, par application de la loi de 1901, les sœurs du Saint-Esprit reçoivent l'ordre de quitter l'école qu'elles dirigeaient dans la commune et se conforment à cet ordre[69]. André Siegfied[70] en 1903 classe Plounéour-Ménez parmi les communes des monts d'Arrée « qui votent toujours républicain » à une époque où cela signifiait être de gauche. Ce constat explique qu'à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État votée en 1905, des échauffourées ont lieu à Plounéour-Ménez lors de la querelle des inventaires en 1906 (des paroissiens se sont attroupés devant l'église pour empêcher le receveur chargé de l'enregistrement de procéder à l'inventaire des biens du clergé, criant entre autres slogans : « Vive la liberté! Vive la religion! »)[71], mais les incidents les plus sérieux ont lieu en 1908 : le le maire demande à son Conseil de l'autoriser à « chasser le curé du presbytère » ; après une tentative de conciliation, le curé refusant de payer le loyer demandé pour son maintien dans le presbytère, ce dernier est vendu par adjudication à un propriétaire privé et le curé ainsi que son vicaire en sont chassés manu militari par les gendarmes en octobre 1908. En représailles, le culte est interrompu dans cette paroisse léonarde pendant plusieurs mois[72].

    En 1924 est inauguré le nouveau cimetière de la commune, ce qui entraîne l'abandon progressif du cimetière ancien situé autour de l'église à l'intérieur de l'enclos paroissial[73].

    Dans la nuit du 14 au , le plasticage de l'émetteur de télévision de Roc'h Trédudon[74] par le F.L.B. (Front de libération de la Bretagne) prive les bretons occidentaux de télévision pendant plusieurs mois.

    Les ardoisières et les carrières de granite

    L'interdiction progressive de quelques entreprises étant due aux commandes des Monuments historiques en raison du remarquable effet décoratif de ces schistes ardoisiers.

    Les nombreux affleurements de granite (gris aux nuances mordorées) de Plounéour-Ménez ont été exploités les siècles passés[75] et ce granite, connu sous l'appellation de « granite de la montagne » parfois dans les archives, a été utilisé pour construire maints monuments et bâtiments[76], par exemple le château de la Hunaudaye dans les Côtes-d'Armor ou l'enclos paroissial de Saint-Thégonnec. Le granite était exploité en carrières le plus souvent, mais il arrive qu'ici et là un bloc erratique porte encore des traces de débitage.

    Des belles façades en pierre de taille, alternant parfois en pierre de taille du granite et du schiste, posés en lits alternés, avec un remarquable effet décoratif, témoignent du savoir-faire remarquable des maçons[3].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Plounéour-Ménez porte les noms de 134 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[77]. Parmi eux, le récit des circonstances de la mort au front le du caporal Jean-Pierre Bescond, du 219e régiment d'infanterie, qui était vicaire à Plounéour-Ménez, est disponible dans un livre[78].

    Un soldat de Plounéour-Ménez, Francis Henry, est mort lors de la guerre du Levant le à Chram-Té en Cilicie.

    L'Entre deux-guerres

    Le hameau du Relecq abritait dans la décennie 1930 une école publique de deux classes, accueillant les enfants des hameaux de Plounéour-Ménez et du Cloître situés dans le voisinage et possédait un moulin avec boulangerie attenante, deux cafés, une forge et même un notaire[79].

    Les victimes de la Seconde guerre mondiale

    Le monument aux morts de Plounéour-Ménez porte les noms de vingt-neuf personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[77].

    La famille Perper
    Monument commémoratif de la libération de Plounéour-Ménez le par des éléments de la 6e division blindée américaine avec l'appui des Francs-tireurs et partisans.

    En 1942, une famille juive, les Perper[80] (le père Ihil est né le , la mère Sonia Nikataya le en Bessarabie alors russe avant de redevenir roumaine, immigrés en France lui depuis 1927 et elle depuis 1929, respectivement médecin et pharmacienne), y compris leurs deux filles Rosetta et Odette nées en France, s'installent en 1935 à Brasparts, puis en 1940 à Pleyben avant d'arriver en 1942 à Plounéour-Ménez où le docteur Perper continue d'exercer la médecine, grâce à la complicité des habitants, en dépit du Statut des Juifs d'août 1940 qui interdit aux Juifs d'exercer la médecine. Le couple a un troisième enfant, Paul, né à Plounéour-Ménez en juin 1942.

    Dans la nuit du 9 au , la famille est arrêtée sur ordre de la préfecture du Finistère et internée dans le camp de Drancy où elle séjourne du 15 octobre au , date de leur déportation par le convoi no 53, parvenant au camp de concentration de Sobibor probablement le . Ils sont gazés et leurs cadavres brûlés dans les fours crématoires dans les jours qui suivent[81].

    Certains habitants de Plounéour-Ménez avaient tenté de les aider. Jean Kerdoncuff[82] avait appris par son père gendarme l'imminence de leur arrestation et enfourché son vélo pour les prévenir, mais un rassemblement allemand à Ty Grean l'obligea à un détour et il arriva trop tard. Le maire de Plounéour-Ménez, Amoury Guégot de Traoulen tenta entre autres de sauver leur fille Odette qui, malade, avait un temps été admise à l'hôpital de Drancy, mais n'y était pas parvenu.

    Un résistant, Albert Quéguiner, né le à Plounéour-Menez. Arrêté, il a été incarcéré à la prison à la prison Jacques Cartier à Rennes. Il y resta jusqu'au , date à laquelle il fut transféré à Compiègne, puis, le , vers le KL de Neuengamme. (matricule 39537)[83]. Autre lieu de déportation : Osterort. Il a été libéré le dans la baie de Lübeck-Neustadt. Un autre, Jean-Baptiste Sissou, déporté, est décédé au camp de concentration de Neuengamme.

    Un commando FTP de Plounéour-Ménez, dénommé « commando de l'Argoat » participe le à des combats à Le Tréhou contre un convoi allemand, déguisé en convoi américain, qui part de Brest pour aller libérer des soldats allemands détenus par la résistance à Brasparts. Lors du retour sur Brest du convoi allemand, les combats à l'entrée de Le Tréhou font cinq morts parmi les résistants de ce commando. Les Allemands font alors le détour par Irvillac où dix-sept résistants d'un commando FTP originaire de La Feuillée sont tués.

    Le XXIe siècle

    En 2015, la commune a obtenu le Label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[84].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 1947 Jean-Pierre Nicolas PCF  
    1947 1952 Jean-Marie Toulalan SFIO  
    1953 1959 Louis Pouliquen    
    1959 1983 Henri Cosquer Rad-socPS  
    1983 1995 Pierre Lachuer PCF Paysan
    juin 1995 2014 Ernest Géréec PS  
    mars 2014 2020 Jean-Michel Parcheminal PS Retraité
    Mai 2020 En cours Sébastien Marie Gauche, écologiste, régionaliste Agent Général d'Assurance


    Démographie

    En 1768, Plounéour-Ménez comptait 31 feux et demi[85]. L'abbé Yves Le Gloas, recteur de la paroisse, parle de 3 300 « communiants » peu avant 1789[54].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[86]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[87].

    En 2018, la commune comptait 1 263 habitants[Note 7], en diminution de 1,56 % par rapport à 2013 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 3013 0303 4373 9714 1274 1724 2463 9733 988
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 9423 9283 9763 1863 1943 0883 0973 0672 929
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 9142 8982 7772 4192 2842 1432 0061 9051 669
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    1 5181 3961 2081 2111 1001 1651 1951 2651 251
    2018 - - - - - - - -
    1 263--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[88] puis Insee à partir de 2006[89].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La population de Plounéour-Ménez[90] a été en augmentation de 29 % dans la première moitié du XIXe siècle (de 1793 à 1841, la population s'accroît de 945 habitants malgré le fléchissement temporaire constaté en 1801). Le maximum démographique est intervenu très tôt, dès 1841, alors que pour la plupart des communes rurales françaises il est survenu vers la fin du XIXe siècle. Les décennies du milieu du XIXe siècle (entre 1841 et 1866) voient la population de la commune stagner. La lecture du tableau statistique est ensuite perturbée par la scission de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, qui en 1872 prive Plounéour-Ménez de sept cents habitants. La commune commence en 1872 un déclin démographique régulier, qui va durer 118 ans, passant de 3 186 habitants en 1872 à 1100 en 1990 (soit une diminution de 2 086 habitants, en proportion la commune perd les deux-tiers de ses habitants! L'année 1990 est donc celle du minimum démographique, un regain démographique, certes modeste, étant enregistré depuis : la commune gagne 95 habitants en seize ans de 1990 à 2006 (+ 8,6 %).

    Si l'on ajoute la population de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec (325 habitants en 2006) à celle de Plounéour-Ménez, l'on s'aperçoit que l'ensemble est passé de 3 301 habitants en 1793 à 1520 en 2006 : les deux localités réunies sont donc moitié moins peuplées actuellement qu'elles ne l'étaient en 1793.

    La densité de la population de la commune est de 22,8 habitants par km2 en 2006. Depuis une vingtaine d'années, Plounéour-Ménez fait preuve d'une certaine vitalité démographique: entre 1998 et 2007, la commune a enregistré 163 naissances et 112 décès en dix ans, de 1997 à 2006 inclus, soit un accroissement naturel de 51 personnes pendant la décennie. Le solde migratoire, longtemps lourdement négatif dans le courant de la majeure partie des deux siècles précédents est désormais quasi nul : l'hémorragie démographique a cessé[91]. Plounéour-Ménez, distante d'une vingtaine de kilomètres des villes de Morlaix et Landivisiau bénéficie des effets de la périurbanisation, visibles à la périphérie du bourg avec la présence de quelques lotissements. Cela suffit à maintenir ouvert le collège public local (Collège des Monts d'Arrée) qui a un effectif de 154 élèves en 2009.

    Seuls l'ensemble communal Plougonver et La Chapelle-Neuve, ainsi que les communes de Kerfourn et Ploërdut ont, en Bretagne, perdu plus d'habitants que l'ensemble communal Plounéour-Ménez et Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec entre 1851 et 1999[92].

    Évolution du rang démographique

    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[93] 1975[93] 1982[93] 1990[93] 1999[93] 2006[94] 2009[95] 2013[96]
    Rang de la commune dans le département 118 136 151 163 160 164 164 162
    Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

    En 2016, Plounéour-Ménez était la 163e commune du département en population avec ses 1 250 habitants (territoire en vigueur au ), derrière Plounévézel (162e avec 1 254 habitants) et devant Plourin (164e avec 1 245 habitants).

    Enseignement

    L'école Jules Ferry est une école publique, à la fois maternelle et primaire.

    Le collège des Monts d'Arrée est un collège public, inauguré après rénovation complète, le .

    Langue bretonne

    Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique Jules-Ferry à la rentrée 2016.

    Activités industrielles

    La commune n'a possédé, en dehors des carrières précitées, aucune industrie importante, si ce n'est dans les décennies 1960-1970 une usine d'abattage de volailles (entreprise Plassart) fermée depuis longtemps, mais dont le site reste à réaménager.

    Patrimoine

    Patrimoine naturel

    Monuments

    L'église Saint-Yves et la croix de l'ancien cimetière.
    Le calvaire devant l'église Saint-Yves.
    Statue et inscriptions, porche de l'église Saint-Yves.
    • L' Abbaye du Relec et le village du Relec, site classé.
    • Émetteur de Roc'h Trédudon
    • L' Église Saint-Yves de Plounéour-Ménez, construite entre 1649 et 1684[97]. Le portail de l'enclos paroissial date du XVIIe siècle et le calvaire qui y est situé de 1540. Le clocher-porche date de 1651[98], le porche étant à étage (rare).
    • Le Manoir de Penhoat[99] et son allée : (XVIe et XVIIe siècles), site classé, propriété privée. Ses origines remontent à la fin du XVe siècle (construit initialement par la famille Le Scaff), mais la majeure partie des bâtiments remontent pour partie au XVIIe siècle (construit dans le style classique par une branche cadette de la famille de Penfentenyo), pour le reste du XIXe siècle. Le manoir est passé par mariage aux mains de la famille Clairambault dans le courant du XVIIIe siècle. Dans la cour du manoir se trouve une fontaine dont l'eau est recueillie dans un bassin monolithe daté de 1619 et orné de trois statues (un Christ couronné d'épines, un saint François d'assise et un saint Jacques) attribuées à Roland Doré. Le parc, vaste de 33 hectares, aaménagé à partir de 1865, contient des espèces végétales rares et figure depuis 1992 dans le pré-inventaire des jardins remarquables du Finistère. La famille Guégot de Traoulen, d'origine morlaisienne,en fut propriétaire de la Révolution française à 1988, date à laquelle il fut vendu à ses propriétaires actuels. Le manoir, ses abords et l'allée de hêtres sont site classé depuis l'arrêté du [100].
    • La Chapelle Saint-Divy[101] et son calvaire : elle date de 1655 (date indiquée sur le clocheton). Une pierre encastrée au-dessus de la porte sud porte les armoiries de la famille Le Scanff, propriétaires du manoir de Penhoat, commanditaires probables de l'édifice (peut-être s'agit-il d'un réemploi provenant du manoir) ; la fenêtre sud éclairant le chœur a été agrandie au XIXe siècle[102].
    • Le Manoir de Coëtlosquet (XVIIIe siècle)[103], propriété privée, et son moulin seigneurial[3]. Construit en 1608 (la date est gravée sur le linteau de la porte principale), il a une allure de demeure seigneuriale avec son escalier hors-œuvre et ses pignons aigus[104].
    • Lit de Saint-Eneour.
    • Vingt-six croix et calvaires sont recensés sur le territoire de Plounéour-Ménez[105].
    • Maisons anciennes, souvent de tisserands (juloded)[106] des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[107] dans le bourg et un habitat rural de qualité dans de nombreux villages[4] souvent construit par des juloded[108] (marchands de toiles[109] souvent aussi exploitants de gros domaines ruraux).
    • Un « petit patrimoine » nombreux : vingt-quatre puits, des granges avec portes charretières, des kanndis, des fours à pain, des moulins[4]...

    Légendes et dicton

    Plusieurs légendes[110] concernent Plounéour-Ménez. Parmi elles, les plus connues sont, ici résumées.

    • La légende de saint Enéour[111] : Sant Eneour fait partie des saints bretons mythiques. D'origine galloise, il serait venu de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) sur un « vaisseau de pierre », en compagnie de sa sœur Thumette, débarquant en pays bigouden. Il a donné son nom à trois localités du Finistère : Plounéour-Ménez, Plounéour-Trez, Plonéour-Lanvern. Saint Enéour serait, selon la légende, enterré dans l’église de Plounéour-Ménez. Au nord du Roc’h-Trévézel, se situe un bloc de pierre, creusé de cavités où la légende voit l’empreinte du chapeau, du livre et des sandales de saint Enéour ainsi que la marque de son corps, et qui marquerait l’endroit où il mourut (voir Lit de Saint-Eneour).
    • Le dernier combat du roi Comonor  : Comonor était roi du Poher (région de Carhaix) au début du VIe siècle. Un combat décisif l'oppose à Judual, dont il a usurpé le trône, au carrefour des chemins venant de Kerneleg vers Kergus et Mengleus en Plounéour-Ménez. C’est là qu’il aurait trouvé la mort.
    • Ar santig kozh  : d'un vieux saint de bois ainsi dénommé, enfoui sous le Roc'h Trevezel, on peut obtenir tout ce qu'on désire, à condition d'être accompagné d'un enfant de 11 ans, mais la montagne ne s'ouvre pour montrer son trésor que tous les 1100 ans !
    • La fontaine des trois évêques  : point de rencontre des évêchés de Cornouaille, du Léon et du Trégor, elle se trouve quelque part entre l'abbaye du Relec et la ligne de crête des monts d'Arrée. Les évêques de ces trois diocèses pouvaient s’y désaltérer sans quitter leur territoire respectif.
    • Le cavalier des étangs du Relec  : Morlaix (ville située en aval) doit périr un jour sous les eaux de ces étangs de la vallée du Queffleuth, édifiés par les moines de l'abbaye du Relec. Autrefois un cavalier se tenait, parait-il, prêt à aller donner l'alerte dans la ville.
    • Voici la traduction française d'un dicton traditionnel en langue bretonne concernant Plounéour-Ménez :

    À Lampaul les cornes
    À Saint-Thégonnec les bombances
    À Guimiliau les mauvaises langues
    Plounéour la pauvre
    Commana la misérable
    À Pleyber-Christ est la sagesse<ref>Recueilli et traduit par F.L. Sauvé, « Lavarou Koz a Vreiz Izel », Revue celtique, 1876-1878.</ref>.

    Personnages liés à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[13].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    6. Personnes en âge de communier.
    7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

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    Voir aussi

    Articles connexes

    Bibliographie

    • Sébastien Carney, L'habitat des riches ruraux à Plounéour-Ménez aux XVIIe et XVIIIe siècles, mémoire de maîtrise d'histoire, université de Bretagne occidentale, Centre de recherche bretonne et celtique, Brest, 1993.
    • Claire Morvan, Les buanderies des paroisses de Plounéour-Ménez, Commana et Sizun au XVIIIe siècle, mémoire de maîtrise d'histoire, université de Bretagne occidentale, Centre de recherche bretonne et celtique, Brest, 1994.

    Filmographie

    • Kristian Bodros et Catherine Nedelec, Plounéour-Menez, là-bas dans les Monts d'Arrée, Lazennec Bretagne, France 3 Ouest, Institut Culturel de Bretagne, 1996.

    Liens externes

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