Maurice Chevit

Maurice Chevit, né le à Paris 12e et mort le à Saint-Maurice (Val-de-Marne), est un acteur et dramaturge français, spécialiste de seconds rôles.

Maurice Chevit
Nom de naissance Maurice François Chlewitzki
Naissance
Paris 12e, France
Nationalité Française
Décès
Saint-Maurice, France
Profession Acteur, dramaturge
Films notables Le Coup de sirocco
Les Bronzés font du ski

Biographie

Fils de Samuel Chevit, vernisseur sur bois, et de Fanny Goldberg[1], émigrés juifs polonais, Maurice Chevit (né Chlewitzki) fait des études de dessinateur industriel. Bûcheron pendant la Seconde Guerre mondiale, il est ensuite chaudronnier, carrossier et livreur aux Halles[2]. Il débute au théâtre au lendemain de la guerre, et fait sa première apparition à l'écran en 1946 dans Le Père tranquille de René Clément.

En est créé au théâtre de la Huchette à Paris, Pepita ou Cinq cents francs de bonheur, une comédie en trois actes qu'il a écrite avec Henri Fontenille, dont il interprète l'un des rôles aux côtés de Jacqueline Maillan, Pierre Mondy et Jacques Jouanneau.

On le voit dans de nombreux petits rôles au cinéma dans les années 1950 et 1960 avec des réalisateurs comme Henri Decoin, André Cayatte ou encore Costa-Gavras. Mais c'est sur les planches, auprès de Jean Mercure, Jean Vilar, Pierre Fresnay et plus tard Jacques Rosner, Jorge Lavelli, qu'il bâtit sa réputation.

C'est après 50 ans que Maurice Chevit est enfin reconnu au cinéma, en participant, notamment, à de grands succès du box-office comme Le Coup de sirocco d'Alexandre Arcady en 1979 et surtout, la même année, Les Bronzés font du ski : il y est le savoureux Marius, petit-ami excentrique de Dominique Lavanant dans ce film de Patrice Leconte, qui lui offrira dix ans plus tard un autre rôle marquant dans Le Mari de la coiffeuse. Toujours vert, Maurice Chevit émeut en vieux Juif nostalgique dans Madame Jacques sur la Croisette et Voyages d'Emmanuel Finkiel.

Il remporte son premier Molière du meilleur comédien dans un second rôle en 2002 pour Conversation avec mon père de Herb Gardner (en), mise en scène de Marcel Bluwal, puis, trois ans plus tard, son second Molière du meilleur comédien dans un second rôle en 2005, pour son interprétation dans la pièce Brooklyn Boy de Donald Margulies, mise en scène de Michel Fagadau.

Il met en scène à deux reprises la pièce de théâtre Retournements, tirée du roman Le Retournement de Vladimir Volkoff, en 1987 à Montreux, en Suisse, et en 1992 au Nouveau Théâtre Mouffetard de Paris. Cette pièce ayant pour acteur principal Marie-Pierre de Gérando fait salle comble à chaque représentation[réf. nécessaire].

Marié le avec Pauline Bienstock[1],[3], Maurice Chevit est le père de deux fils : Pascal Chevit, médecin, et Frédéric Chevit[4], ancien directeur du service des sports de France Télévisions.

Maurice Chevit meurt le à Saint-Maurice, dans le Val-de-Marne[5]. Il est inhumé au cimetière Valmy de Charenton-le-Pont (situé à Paris 12e)[6].

Filmographie comme acteur (non exhaustive)

Cinéma

Courts métrages

  • 1963 : Tante Aurore viendra ce soir ou L'Araignée (24 min) : l'antiquaire
  • 1973 : Carnet trouvé chez les fourmis de Georges Sénéchal : Sébastien Piorelle
  • 1979 : Le Cri du silence de Bernard Giraudeau (8 min)
  • 1979 : Revenir en décembre de Véronique Caillot (13 min)
  • 1981 : Le Vieil Homme et la Ville de Nadine Trintignant (6 min)
  • 1983 : Le Lion de Saint-Marc de Jean-Luc Blanchet, d'après la nouvelle La Dictée de Maurice Loton (7 min)
  • 1990 : Un ascenseur pour l’An neuf de Gilles Bourdet et Pascal Goethals (54 min)
  • 1990 : La Veuve Guillotin de Christophe Mené (26 min)
  • 1995 : Sept ans et demi de réflexion de Sylvie Flepp (16 min) : Papy
  • 1995 : Nuit d’hiver de Christophe Mené
  • 1995: Madame Jacques sur la Croisette d'Emmanuel Finkiel (40 min) : Simon
  • 1997 : Pédagogie de Safy Nebbou (8 min)
  • 1997 : Ultima hora de Laurence Meynard (9 min)
  • 1997 : Tic tac d'Éric Besnard
  • 1998 : Le Regard d’un ami de Christian Fruchard (54 min)
  • 1998 : Ce sera du gâteau de Claude Berne (13 min)
  • 1999 : Le Timide de Fabien Michel (8 min)
  • 2000 : Jean et Monsieur Alfred de Frédéric Dubreuil (17 min)
  • 2000 : Alice ou le cul des autres de Virginie Sauveur (5 min) : le papy
  • 2000 : C’est pas si compliqué de Xavier de Choudens (12 min) : le vieux client
  • 2001 : Entre deux rails de Claire Jeanteur (20 min) : Joseph
  • 2002 : L'Homme torche de Ron Dyens (4 min)
  • 2003 : Timing de Pascal Elbé
  • 2003 : Paraboles de Rémi Bezançon (11 min) : Émile

Télévision

Doublage

Théâtre

Publication

  • Maurice Chevit, J'm'arrête pas, j'suis lancé, préface de Patrice Leconte, postface de Frédéric Chevit, Éditions de la Lagune, Paris, 2008. (ISBN 978-2-84969-144-1)

Distinctions

Notes et références

  1. Who's Who in France : dictionnaire biographique, Éditions Jacques Lafitte, (lire en ligne).
  2. M.-C. Bouton, « Le petit roi sans or, ni encens », La Vie catholique, no 1323, 16-22 décembre 1970, p. 43.
  3. Mémoires de guerre et de captivité, par Isidore Bienstock, le frère de Pauline Bienstock (58 pages).
  4. « L'acteur français Maurice Chevit est mort », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  5. Insee, « Fichier des personnes décédées », sur data.gouv.fr, (consulté le ).
  6. Philippe Landru, « Chevit Maurice (1923-2012) », sur Cimetières de France et d'ailleurs, (consulté le ).
  7. Hervé Dumont, « Histoire & Cinéma I - La France », sur Encyclopédie du film historique (consulté le )
  8. « Le Miroir aux alouettes », sur archives.arte.tv (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • Propos de Maurice Chevit recueillis par Anonyme, « M. Chevit. L'acteur », Téléciné no 121-122 spécial Télévision et Cinéma, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), Paris, 1965, (ISSN 0049-3287).

Liens externes

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