Wolfgang Amadeus Mozart

Wolfgang Amadeus Mozart ou Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart[1] est un compositeur autrichien classique né à Salzbourg (Principauté archiépiscopale de Salzbourg) le et mort à Vienne le [2].

« Mozart » redirige ici. Pour les autres significations, voir Mozart (homonymie).

Wolfgang Amadeus Mozart
Portrait posthume de Mozart
peint par Barbara Krafft en 1819.
Nom de naissance Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart
Naissance
Salzbourg
Principauté archiépiscopale de Salzbourg
Saint-Empire
Décès (à 35 ans)
Vienne
 Archiduché d'Autriche
Saint-Empire
Activité principale Compositeur
Style Classique
Activités annexes pianiste, violoniste
Années d'activité 1762-1791
Maîtres Leopold Mozart, Jean-Chrétien Bach
Élèves Franz Xaver Süßmayr
Ascendants Leopold Mozart
Anna Maria Pertl
Conjoint Constance Weber
Descendants Karl Thomas Mozart
Franz Xaver Wolfgang Mozart
Famille Maria Anna Mozart (sœur)

Œuvres principales

Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre impressionnante (893 œuvres sont répertoriées dans le catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose.

On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut l'un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie et de virtuosité[3].

Biographie

L'enfant prodige

Maison natale de Mozart devenue un musée sur la vie du compositeur.
Mozart enfant, huile anonyme de 1763, probablement due à Pietro Antonio Lorenzoni.

Né au numéro 9 de la Getreidegasse à Salzbourg, qui est alors la capitale d'une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique (Cercle de Bavière), Mozart est le fils du musicien (violoniste), compositeur et pédagogue (une méthode du violon), Léopold Mozart, né et originaire d'Augsbourg, ville de Bavière, qui occupe alors la fonction de vice-maître de chapelle à la cour du prince-archevêque de Salzbourg, et d'Anna Maria Pertl, son épouse[4].

Wolfgang est le cadet de sept enfants. En raison du manque d'hygiène de l'époque et de mauvaises conditions sanitaires, trois enfants sont morts en bas âge avant la naissance de sa sœur Maria Anna (surnommée « Nannerl », née en 1751), et deux autres sont encore morts entre la naissance de cette sœur aînée et la sienne[5].

Il est baptisé le lendemain de sa naissance dans une chapelle de la cathédrale Saint-Rupert de Salzbourg. Son acte de baptême porte les prénoms de Joannes Chrysost[omus][n 1] Wolfgangus[n 2] Theophilus. Theophilus, signifiant « aimé de Dieu », a des équivalents allemands (Gottlieb, prénom que son père lui attribue un mois après sa naissance), italien et latin (Amedeo prénom adopté lors de son voyage en Italie en décembre 1769)[6]. Wolfgang se fera appeler généralement « Wolfgang Amadè Mozart » mais s’amuse tout au long de sa vie à déguiser et à déformer ses différents noms en de Mozartini, Gangflow (Wolfgang à l’envers), Trazom, etc[7]. Mais on ne le voit jamais signer Amadeus si on dépouille la correspondance. Ce prénom ne sera employé qu'après sa mort.

Dès l'âge de trois ans, Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique : il a l'oreille absolue et certainement une mémoire eidétique[8]. Ses facultés déconcertent son entourage, et incitent son père à lui apprendre le clavecin dès sa cinquième année. Le jeune Mozart apprend par la suite le violon, l'orgue et la composition. Il sait déchiffrer une partition a prima vista et jouer en mesure avant même de savoir lire, écrire ou compter. À l'âge de six ans (1762), il compose déjà ses premières œuvres (menuets KV. 2, 4 et 5, allegro KV. 3 inscrits dans le Nannerl Notenbuch, « cahier de musique pour Nannerl »)[9]. À quatorze ans, il aurait ainsi parfaitement retranscrit le Miserere de Gregorio Allegri, œuvre religieuse complexe, non publiée, mais connue, qui dure environ quinze minutes, en ne l'ayant écouté qu’une seule fois. Une autre version évoque deux écoutes, Mozart regardant la deuxième fois, la partition de la première[10]. Mozart ne reçoit pas d'autre éducation que celle que lui donne son père.

Le voyageur

Leopold, Wolfgang au clavecin et Maria Anna (dite Nannerl) Mozart en 1764.
Mozart (au clavier) en 1770 avec le violoniste Thomas Linley, autre enfant prodige, détail d'une toile anonyme du XVIIIe siècle (collection privée).

Entre 1762 et 1766, le jeune Mozart entreprend le Grand Tour lors d'un long périple musical avec son père, employé par le prince-archevêque Schrattenbach, ainsi qu'avec sa sœur aînée Maria Anna qu'il appelle Nannerl. Ils vont d'abord à Munich, puis à Vienne, avant de s'engager, le , dans une longue tournée en Europe, qui les emmène de nouveau à Munich, puis à Augsbourg, Mannheim, Francfort, Bruxelles où il loge une nuit au château de Hasselbrouck, Paris, Versailles, Londres, La Haye, Amsterdam, Dijon, Lyon, Genève[13] et Lausanne. Les exhibitions du jeune musicien impressionnent les auditeurs et lui permettent de capter de nouvelles influences musicales. Il fait ainsi la rencontre de deux musiciens qui vont le marquer définitivement : Johann Schobert à Paris, et Johann Christian Bach, fils cadet de Jean-Sébastien Bach, à Londres. Ce dernier lui fait découvrir le pianoforte, inventé au début du siècle, et l'opéra italien ; il lui apprend également à construire une symphonie. C'est également à Londres que le naturaliste Daines Barrington tente de montrer que Wolfgang n'est qu'une sorte de singe savant exhibé par son père devant la noblesse européenne et qu'il s'agit d'une supercherie mais ses tests sur l'enfant révèlent qu'il s'agit bien d'un prodige[14]. Dans ses exhibitions, le jeune Mozart démontre ses qualités exceptionnelles de virtuose non seulement au clavecin, et plus tard au pianoforte, mais aussi au violon et à l'orgue. Il lui sera d'ailleurs proposé à Versailles un emploi de musicien à l'orgue qu'il n'acceptera pas. Mozart recherche alors en vain un emploi de chef d'orchestre, kapellmeister, à Vienne. Lui-même s'intitule kapellmeister.

En 1767, à l'âge de onze ans, Mozart compose son premier opéra Apollo et Hyacinthus (K.38), une comédie latine destinée à être interprétée par les élèves du lycée dépendant de l'université de Salzbourg. De retour en Autriche, il se rend régulièrement à Vienne, et, durant l'été 1768, compose deux autres opéras : Bastien et Bastienne et La finta semplice ; il n'a alors que douze ans. L'année suivante, le prince-archevêque le nomme maître de concert. Son père obtient un congé, sans solde, ce qui lui permet de faire découvrir l'Italie à son fils (Mozart s'y rendra régulièrement jusqu'en 1773) ; il y étudie l'opéra, forme musicale dans laquelle il excellera (Le nozze di Figaro (les Noces de Figaro), Don Giovanni, Così fan tutte (Ainsi font-elles toutes), Die Zauberflöte (la Flûte enchantée)…) et grâce à son travail sur les harmonies vocales et sa maîtrise de la polyphonie, il apportera une touche personnelle de sensibilité à ce genre. Alors qu'il visite Rome avec son père Leopold, il a la chance de pouvoir écouter le Miserere le mercredi de la Semaine sainte, le 11 avril 1770. Le soir même, il retranscrit le morceau de mémoire, pourtant interdit de reproduction par le Vatican sous peine d'excommunication. Il l'écoutera encore une fois le vendredi qui suit pour pouvoir faire quelques modifications. En Italie encore, il se lie au savant Padre Martini, devient membre de l'Accademia Filarmonica de Bologne – qui pourtant n'admet en principe que des membres âgés de plus de vingt ans. Le pape Clément XIV le nomme Cavaliere dello speron d'oro (Chevalier de l'éperon d’or).

Le , le prince-archevêque Schrattenbach meurt. Hieronymus von Colloredo-Mansfeld devient son nouvel employeur.

Au service du prince-archevêque Colloredo (1773-1781)

Portrait de Mozart par Lange et, selon sa femme Constance, le plus ressemblant de Mozart.

Le prince-archevêque Colloredo, à la différence de son prédécesseur, tolère moins les voyages de la famille Mozart. Mais le jeune musicien se résigne mal à rester dans sa ville natale. En outre, son nouvel employeur lui impose la forme des pièces qu'il doit composer pour les cérémonies religieuses. À dix-sept ans, il a du mal à accepter ces contraintes, et ses relations avec le prince-archevêque se dégradent au cours des trois années qui suivent.

C'est à cette époque qu'il fait la connaissance, à Vienne, de son illustre aîné Joseph Haydn, avec qui il entretiendra tout au long de sa vie une correspondance et une amitié teintée d'admiration, réciproque. Mozart lui donnera le surnom affectueux de « papa Haydn », resté aujourd'hui encore vivace. Joseph Haydn à Léopold Mozart qui le rapporte :

« Je vous le dis devant Dieu, en honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse, en personne ou de nom, il a du goût, et en outre la plus grande science de la composition. »

Wolfgang Amadeus Mozart à propos de Joseph Haydn :

« Lui seul a le secret de me faire rire et de me toucher au plus profond de mon âme. »

En 1776, Mozart qui a alors vingt ans, décide de quitter Salzbourg. Mais le prince-archevêque refuse de laisser partir son père et lui impose de démissionner de son poste de maître de concert. Après une année de préparatifs, il part avec sa mère, tout d'abord à Munich où il n'obtient pas de poste, puis à Augsbourg, et enfin à Mannheim, où il se lie d'amitié avec de nombreux musiciens. Toutefois, ses démarches pour obtenir un poste restent là encore infructueuses. C'est à Mannheim également qu'il tombe éperdument amoureux de la cantatrice Aloysia Weber, ce qui suscite la colère de son père, qui lui demande de ne pas oublier sa carrière. Couvert de dettes, Mozart comprend qu'il doit reprendre ses recherches et part pour Paris, au mois de mars 1778.

Maison où résida Mozart à Paris (8 rue du Sentier)
Signature de Wolfgang Amadeus Mozart au bas de l'acte de sépulture de sa mère Anna Marie Pertl le dans le registre paroissial de l'église Saint-Eustache à Paris.

À Paris, Mozart espère trouver de l'aide auprès de Friedrich Melchior Grimm, qui s'était occupé de sa tournée lorsqu'il avait sept ans, mais sans succès ; l'homme de lettres lui reprochant "un manque de savoir-faire pour se mettre en valeur". Grimm met fin, déçu, au séjour de son jeune protégé. Mozart ne trouve pas non plus de poste qui lui convienne, et a même du mal à se faire payer ses leçons d'un noble qui le traite avec condescendance ; comportement des nobles en général qui marquera Mozart. Lors de ce séjour, sa mère Anna Maria tombe malade et meurt le rue du Gros-Chenet (actuellement au 8 rue du Sentier où se trouve une plaque commémorative) à Paris. Elle est inhumée sur place après une messe à l'église Saint-Eustache en présence de son fils qui signe sur le registre paroissial de cette église[n 3].

Mozart rentre alors à Salzbourg, où son père réussit à convaincre le prince-archevêque de le reprendre à son service. Sur le trajet de son retour, il passe par Munich, où vit la famille Weber. Mais Mozart apprend qu'Aloysia aime un autre homme. Après tous ces malheureux événements, il arrive, déprimé, à Salzbourg le , où il retrouve son ancien poste de Konzertmeister auquel Colloredo ajoute la fonction d'organiste de la Cour pour 450 florins par an.

Portrait appelé le « Mozart de Bologne », peint en 1777 à Salzbourg par un inconnu, pour le père Martini, qui l'avait commandé pour sa galerie de portraits de compositeurs[n 4]. Léopold Mozart écrira à propos du portrait, dans une lettre adressée au père Martini, datée du  : « C'est une œuvre d'art de valeur médiocre, mais je peux vous assurer que du point de vue de la ressemblance, elle est parfaite. »[n 5]

En novembre 1780, il reçoit une commande pour l'opéra de Munich et il part donc, comme son contrat l'y autorise. La création, le , de Idomeneo, re di Creta (Idoménée, roi de Crète), opera seria, est accueillie très favorablement par le public. De retour à Salzbourg, Mozart doit suivre son employeur à Vienne, où le prince-archevêque le traite publiquement, après des remarques du jeune musicien jugées impertinentes, de « voyou » et de « crétin » avant de le congédier le [15]. Mozart s'installe alors dans la capitale autrichienne, dans la pension de madame Weber, comme compositeur indépendant.

Mozart visita trois fois la ville de Mayence jusqu'en 1790[16].

L'indépendance

Désormais débarrassé de l'autorité de son père et de son employeur, Mozart peut enfin composer plus librement mais doit établir sa notoriété à Vienne.

Le , à l'invitation de l'empereur Joseph II, il participe devant la cour à une joute musicale au pianoforte contre Muzio Clementi, célèbre virtuose du clavier tout juste arrivé à Vienne. Mozart a la préférence de l'empereur, Clementi celle de la grande-duchesse Marie-Louise. Les deux pianistes improvisent sur des thèmes imposés, déchiffrent à vue une partition autographe de Paisiello et jouent des morceaux de leur composition. Mozart interprète des variations sur le thème de "Ah vous dirais-je maman !". L'empereur déclare la joute nulle et remet 50 ducats à chacun. Le pianiste Ludwig Berger se souviendra de Clementi lui disant en 1806 de Mozart : "Jamais jusqu'alors je n'avais entendu quelqu'un jouer avec autant d'esprit et de grâce. J'ai été particulièrement impressionné par un adagio et par plusieurs de ses variations extempore, dont l'empereur avait choisi le thème, et que nous devions concevoir alternativement."[17]

En 1782, Joseph II commande un opéra à Mozart. Ce sera Die Entführung aus dem Serail (L'Enlèvement au sérail), en langue allemande, qui incitera Gluck, compositeur et directeur des concerts publics à Vienne, à féliciter Mozart et sera l'opéra de Mozart le plus joué à Vienne. Joseph II est enchanté, voilà l'opéra allemand dont il rêve.

Mozart a fait la connaissance de la troisième fille de madame Weber, Constance, et décide de l'épouser sans attendre le consentement écrit de son père qui en sera furieux. Le mariage est célébré à Vienne le à la cathédrale Saint-Étienne. Peu après, le baron van Swieten, directeur de la bibliothèque impériale, lui fait découvrir deux compositeurs qui sont alors tombés dans l'oubli : Bach et Haendel. Mozart, homme de théâtre tout comme Haendel, admire les effets musicaux créés par ce dernier pour accentuer le caractère dramatique de ses œuvres. Il est en outre fasciné par l'art du contrepoint de Bach, qui influence directement sa Grande messe en ut mineur KV. 427, et nombre de ses œuvres par la suite. La même année, il commence une série de six quatuors dédiés à son ami Joseph Haydn, qui se terminera en 1785.

Pétri des idées des Lumières, Mozart entre le en franc-maçonnerie dans la loge Zur Wohltätigkeit (la Bienfaisance), et accède au grade de maître, le 13 janvier 1785[18]. Très épris des idéaux de la maçonnerie qui diffusent cette philosophie des Lumières, il écrit par la suite une douzaine d'œuvres pour ses frères maçons, dont Die Maurerfreude (La Joie des maçons, K. 471) en février 1785, la Maurerische Trauermusik (Musique funèbre maçonnique, K. 477) en novembre 1785, et surtout, en 1791, La Flûte enchantée (dit « opéra maçonnique ») KV. 620, qui serait une transcription de l'initiation à la franc-maçonnerie avec ses épreuves, son maître de cérémonie, la répétition de thèmes avec trois notes et une musique évoquant l'idéal maçonnique.

En 1786, Mozart fait la connaissance du librettiste Lorenzo da Ponte, « poète impérial » à Vienne avec un rang directorial comparable à celui de Salieri directeur musical du Théâtre d'opéra impérial et kappelmeister. Da Ponte, alors bien en cour, contrairement à Mozart, convainc l'empereur d'autoriser la création d'un opéra basé sur Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, alors qu'il avait fait auparavant interdire la pièce, jugée subversive. Mozart met en musique le livret de Lorenzo da Ponte, et la première de Le nozze di Figaro (Les Noces de Figaro) a lieu le à Vienne. Son succès n'empêche pas son retrait rapide de l'affiche, l’œuvre mécontentant la noblesse viennoise. Mozart part alors à Prague, où Le nozze connaît un grand succès. En hommage à cette ville, il compose la Symphonie no 38 en ré majeur.

Il reçoit alors du directeur du théâtre de Prague, ville qui lui a fait fête, la commande d'un opéra pour la saison suivante. Mozart fait à nouveau appel à Lorenzo da Ponte librettiste à succès, pour créer le livret de Don Giovanni. Il s'inspire d'un opéra buffa italien de Gazzaniga produit à Venise sur un livret de Bertati quelques mois auparavant[19]. Le , son père, Léopold, meurt. Il avait rompu avec lui. Ce décès bouleverse Mozart, et va influencer la composition de son opéra alors en chantier. Don Giovanni est créé au théâtre des États de Prague le avec un grand succès, mais qui ne se confirmera cependant pas à Vienne. Mozart note Don Giovanni comme un opéra buffa, sans doute en raison du genre d'opéra, dans son catalogue[20], mais cet opéra sera publié et produit comme dramma giocoso, mêlant le comique et le tragique.

Le , Joseph II, satisfait de Mozart, le nomme musicien de la chambre impériale et royale avec un traitement confortable de 800 florins par an. Il le charge de la musique de danse. Mozart tentera en vain d'obtenir le poste de Konzertmeister impérial, la fonction occupée par Gluck. À ce traitement, Mozart ajoute ses cours privés donnés à la noblesse ou à la bourgeoisie de Vienne, le fruit des concerts par souscription qu'il organise et qu'il dirige et des gratifications pour chacun de ses opéras. Des opéras qui ne connaissent pas un grand succès selon Robbins Landon, la Cour et le public préférant l'opéra napolitain de Paisiello et Martin y Soler notamment, bien qu'il s'inspire de ce style dans la trilogie mais à sa manière. C'est cette manière qui à cette époque ravit les amateurs. Même Goethe qui admire Mozart, lui préfère Cimarosa. Après la mort de son protecteur Joseph II, Léopold II lui succède. Ce dernier ne semble pas apprécier Mozart qui perd sa situation, puis les faveurs de la noblesse, sans doute à cause du procès pour dettes intenté par le prince Lichnowsky à l'issue d'un voyage effectué en commun.

Les difficultés, la maladie et la fin prématurée

Cénotaphe non officiel de Mozart dans le cimetière St Marx à Vienne : la stèle est une colonne brisée symbolisant la mort, une statue d'ange éploré s'appuyant à son socle[21]. Ce cénotaphe se trouve dans le cimetière dans lequel Mozart fut inhumé ce 6 décembre 1791 à l'emplacement supposé de la fosse commune.
Cénotaphe officiel de Mozart dans le cimetière central de Vienne : une statue en bronze représente la muse de la musique. Cette stèle était à l'origine dans le cimetière St Marx (véritable lieu de sépulture de Mozart), elle fut mise ici dans le carré des musiciens au centre entourée des vraies sépultures des autres génies viennois : Beethoven, Schubert, Brahms, Gluck, Johann Strauss II...

Durant les dernières années de sa vie, Mozart est souvent malade et chroniquement endetté, ceci malgré de nombreux succès très bien rétribués, car il mène grand train de vie. Il compose beaucoup : sonates, concertos, symphonies, opéras (dont Così fan tutte, sa dernière collaboration avec Lorenzo da Ponte). L'année 1790, qui voit le décès de l'empereur Joseph II (son successeur Léopold II n'est pas favorable aux francs-maçons) et le départ de Joseph Haydn pour Londres, est peu productive[22].

En 1791, Emanuel Schikaneder, franc-maçon comme lui, mais d'une autre loge, directeur d'un petit théâtre populaire de la banlieue de Vienne, le Freihaustheater auf der Wieden, sollicite sa participation à un opéra populaire en allemand. Il en écrit le livret, et Mozart écrit la musique de son avant-dernier opéra, Die Zauberflöte (La Flûte enchantée). Sa création le 30 septembre dans le théâtre privé de Schikaneder est un triomphe. Ce dernier a prévu de mettre en scène plusieurs opéras populaires de langue allemande inspirés de Lulu, ou La Flûte enchantée et les Garçons judicieux, tirés du recueil de contes intitulé Dschinnistan, de Wieland et Johann August Liebeskind (1786-1789). Le livret de La Flûte enchantée (Die Zauberflöte) représente un opéra féérique, mi-chanté, mi-parlé. D'après des recherches récentes[23], les airs de l'opéra émaneraient de compositeurs divers collaborant avec Schikaneder et pas seulement de Mozart, mais toute la musique aurait été attribuée à ce dernier. Il s'agirait donc d'une production collective[24] qui se serait poursuivie dans un autre opéra féérique Der Stein der Wiese. La Flûte enchantée passe pour avoir créé un « style d'opéra allemand complètement formé fondé sur l'étrange mélange et d'humour vernaculaire qui caractérise le texte[25]. »

En juillet, un inconnu lui aurait commandé un Requiem (KV. 626), qui devait rester anonyme. On sait aujourd'hui qu'il était commandité par le comte Franz von Walsegg, et on suppose que celui-ci souhaitait soit faire deviner à ses amis le nom de l'auteur, soit s'en attribuer la paternité. On a retrouvé le contrat entre le comte et Mozart selon le Dictionnaire Dermoncourt. Celui-ci, affaibli par la maladie et les privations, doit, en outre, faire face à une surcharge de travail, car il a reçu (début août) la commande d'un opéra (La Clemenza di Tito, KV. 621) pour le couronnement du roi de Bohême Léopold II, qu'il doit composer[20] en trois semaines. L'opéra est mal accueilli, l'impératrice qualifie l’œuvre « porcheria tedesca » et de « musique très mauvaise » ; quant à la cour, elle lui est hostile dès le départ (elle avait « une aversion fortement préconçue pour la composition de Mozart ») et n'aimait que l'opéra italien[26].

Mort

Mozart meurt le 5 décembre 1791, cinq minutes avant une heure du matin[27], à l'âge de trente-cinq ans, sans avoir pu achever ce Requiem (qui sera terminé à la demande de Constance par trois de ses élèves, Franz Xavier Süssmayer, Joseph Eybler, Freystadler et probablement l'abbé Stadler d'après Robbins Landon[28]). Les raisons de sa mort restent inconnues. Il était alors fiévreux, le corps gonflé et alité. Elles ont fait l'objet de nombreuses publications et près de cent quarante causes possibles ont ainsi été citées par Lucien Karhausen, chercheur et psychiatre germanique[29] : grippe, hémorragie cérébrale, trichinose, obésité, syndrome maniaco-dépressif, fièvre rhumatismale aiguë par streptocoque[30], empoisonnement au mercure par Salieri jaloux (hypothèse peu vraisemblable[31]), par les francs-maçons furieux de voir leurs rites révélés dans La Flûte enchantée (hypothèse peu crédible car la Franc-maçonnerie éditait une gazette librement distribuée et n'était pas secrète à Vienne), ou par prise de la « liqueur de Van Swieten »[32], hypothèse également peu vraisemblable et très peu évoquée qui met en cause Van Swieten père, médecin et ami de l'empereur François Ier d'Autriche. Pour Robbins Landon, les deux hypothèses vraisemblables sont que Mozart est mort « d'une fièvre rhumatismale ou selon un autre diagnostic d'une insuffisance rénale »[33].

La légende, reprise dans le film Amadeus de Miloš Forman (film inspiré du célèbre ouvrage sur Mozart de Hildesheimer) qui veut que Mozart ait composé ce Requiem en prémonition de sa mort prochaine relève plus de l'imagerie romantique que de la réalité. Mozart reçoit un enterrement de troisième classe, usuel pour la bourgeoisie moyenne à cette époque. Sa femme Constance laisse Gottfried van Swieten, ami et mécène du compositeur, organiser les funérailles : le service funèbre se déroule, sans messe ni musique[34], dans la chapelle du Crucifix, une chapelle latérale de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne[35]. Le 6 décembre 1791 le corbillard conduit la dépouille à la tombée de la nuit au cimetière Saint Marx, dans la banlieue de Vienne, dans un des seize caveaux d'un « tombeau communautaire simple », conformément aux règles d'inhumation viennoises, dit un seul auteur. Il fut en fait enterré, de l'avis général des ouvrages de référence, dans une fosse commune ordinaire; une fosse pouvant contenir seize corps avec des couches de terre par rangées de quatre selon le Dictionnaire Mozart[34], au tarif le moins cher, 8 florins et 36 kreutzers, comme la majorité des classes moyennes[2]. Être enterré dans une fosse commune anonyme[n 6] n'avait rien d'inhabituel. L'Empereur avait imposé une loi en ce sens, pour éviter que les Viennois ne se rendent aux cimetières rendre hommage à leurs morts et ramènent en ville des maladies. Mozart n'eut pas de croix, ce qui a choqué à l'époque les admirateurs du compositeur. Une légende non fondée veut que Joseph Rothmayer, un des fossoyeurs, note l'emplacement du corps en entourant le linceul d’un fil de fer et, lors du remembrement du cimetière en 1801, récupère le crâne supposé de Mozart pour le confier à un anatomiste viennois, qui en fera don au Mozarteum de Salzbourg et sera l'objet d'études anatomo-pathologiques[36]. Des analyses ADN récentes n'ont pas pu authentifier le crâne comme étant celui de Mozart. Si ni la famille ni les amis  sauf Salieri, Süssmayer, Deiber et van Swieten franc-maçon comme Mozart, cinq personnes en tout  n'accompagnent le cercueil à son inhumation, cela pourrait être en raison d'un décret impérial qui interdisait aux convois funèbres l'accès aux faubourgs en raison d'épidémies, dont le choléra[37]. Il est établi que devant l'inaction de la veuve de Mozart, plusieurs personnes ont ensuite cherché à retrouver ses restes dans le cimetière, en vain, les fosses communes étant régulièrement remaniées pour accueillir de nouveaux corps.

Il faut ajouter pour mieux comprendre la situation de la fin de vie de Wolfgang Amadeus Mozart, que, probablement joueur, très seul en raison de son caractère difficile, « demeuré enfant » selon sa sœur Nannerl, condamné par la Cour de Basse-Autriche à Vienne le 12 novembre 1791 et saisi pour une dette de 1 435 florins 32 kreuzers, à la demande du prince Karl von Lichnowski[38], pourtant son ami, il est décédé ruiné, quoique disposant d'un traitement confortable de musicien impérial de 800 florins par an, depuis 1787 grâce à la bienveillance de Joseph II. Le souverain appréciait Mozart, mais toutefois préférait, comme le public, les Italiens. Mozart ne connut pas le grand succès de son temps pour cette raison, à la différence de Gluck qui bénéficia en 1787, quelques années plus tôt, d'obsèques solennelles et d'un enterrement dans une belle tombe avec une pierre distinctive à son nom, le tout Vienne musical étant présent. À Salzbourg, Léopold Mozart, père de Wolfgang, et Michael Haydn, frère du grand Haydn et ami de Mozart, ont été l'objet d'obsèques plus relevées avec tombe individuelle et cortège officiel. On peut donc s'interroger sur la personnalité de Mozart et son probable rejet par l'aristocratie comme le fait le musicologue Robbins Landon au XXe siècle. D'autres musiciens que lui ont eu droit en effet à un traitement différent pour leurs obsèques, y compris avant 1791. Robbins Landon a recherché les raisons pour lesquelles Mozart n'avait pas été accepté par la société de Vienne, voire rejeté ; peut-être dit-il parce qu'il affichait ostensiblement son appartenance aux loges, alors qu'après 1789, le point de vue de l'aristocratie change à cet égard. Il y a aussi la condamnation à une peine de prison et saisie pour dettes, à la demande d'un prince actif à Vienne, découverte assez récemment par Robbins Landon et la manière dont Mozart traite la noblesse, qu'il déteste (Correspondance), dans plusieurs de ses opéras. « Mozart était lui-même son pire ennemi » écrit Robbins Landon[39].

Un service commémoratif a lieu à Prague le 14 décembre, cette fois devant des milliers de personnes. Emanuel Schikaneder en organise un préalablement le 10 décembre 1791 à Vienne, au cours duquel le début du Requiem (Introït et Kyrie) pourrait avoir été chanté, la partie composée par Mozart lui-même[40].

En son honneur est érigé un cénotaphe conçu en 1859 par le sculpteur Hanns Gasser : une statue en bronze représente la muse de la musique assise sur un socle de granit. Elle porte dans sa main droite une partition du Requiem et dans sa main gauche, reposant sur une pile d'œuvres de Mozart, une couronne de laurier. Le monument est vandalisé à plusieurs reprises (1868, 1879) et à la suite de la fermeture du cimetière Sankt Marx en 1874, il est transféré en 1891 (l'année du centenaire de la mort du compositeur) dans le cimetière central de Vienne pour faire partie du « carré » des sépultures de grands musiciens comme Beethoven ou Strauss. Le groupement actuellement à Sankt Marx, constitué d'un « génie rêveur » appuyé à une colonne tronquée, est rajouté à la fin du XIXe siècle par Alexander Kugler, gardien de cimetière et admirateur du compositeur. Il entreprend de manière non officielle de refaire connaître ce lieu abandonné, à partir de sculptures récupérées sur des tombes voisines à l'abandon. Endommagé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monument funéraire de Sankt Marx est restauré en 1950 par le sculpteur Florian Josephu-Drouot[41].

Famille

Constanze Mozart,
portrait de Lange.

Mozart épousa Constanze Weber (1763-1842) le . Ils eurent six enfants en près de neuf ans :

  • Raimund Leopold Mozart ( - ) ;
  • Karl Thomas Mozart ( - ) ;
  • Johann Thomas Leopold Mozart ( - ) ;
  • Theresia Maria Anna Mozart ( - ) ;
  • Anna Maria Mozart (mort-née le ) ;
  • Franz Xaver Wolfgang Mozart ( - ).

Seuls deux des enfants, Karl Thomas et Franz Xaver Wolfgang, survécurent, passé la petite enfance. En raison de ses fréquentes grossesses, Constance est réputée pour avoir été faible et souvent confinée dans son lit ou en cure, n'ayant pas conscience du génie de son mari ; cette thèse est détaillée par le musicologue Alfred Einstein[42] qui met en cause, dans son ouvrage Mozart l'homme et l'œuvre, sa responsabilité dans la triste fin de Mozart, avec des termes très forts[43] :

« Elle n'était même pas une bonne ménagère ; elle n'était jamais prévoyante, et, au lieu de faciliter la vie et le travail de son époux en lui assurant un certain confort matériel, elle partageait inconsidérément son expérience bohème […] Elle était tout à fait inculte et n'avait aucun sens des convenances. »

Une appréciation tempérée par un jugement du biographe Otto Jahn (Mozart, Leipzig 1856 ; 4e éd. 1907) : « On trouve Constance… souffrant de l'insouciance d'un homme de génie qui demeura un enfant jusqu'à la fin de ses jours »[44].

Physique

Mozart en 1789, portrait de Dora Stock (Mozarteum de Salzbourg). Il est l'un des rares portraits ressemblants du compositeur.

De nombreux portraits présumés de Mozart semblent avoir été effectués de seconde main, probablement sans voir le musicien ou bien rétrospectivement après la mort du compositeur. Ils montrent des physionomies différentes et sont douteux quant à leur ressemblance. Le portrait peint vers 1782 par Joseph Lange, beau-frère de Mozart et peintre amateur, était considéré par sa femme Constance comme étant « de loin la meilleure image de lui »[45]. Mais le portrait de qualité le plus ressemblant est un portrait en miniature réalisé par Dora Stock le 16 ou le 17 avril 1789 lors d'un séjour de Mozart à Dresde. D'une grande finesse, il est dessiné selon la technique de la carta tinta sur un carton préparé de couleur ivoire. Il montre le compositeur en buste de profil à gauche. Le format ovale réduit (76 x 60 mm) et le portrait de profil sont courants dans les portraits en miniature de la fin du XVIIIe siècle. Ce portrait de 1789 est considéré comme le dernier portrait connu de Mozart réalisé d'après le modèle vivant.

Dans son livre de mémoires Reminiscences, le ténor Michael Kelly décrit Mozart comme un homme de petite taille (1,52 m, sa croissance étant probablement freinée lors de sa tournée européenne exténuante qui le privait de sommeil et d'hormone de croissance sécrétée la nuit[46]), pâle et maigre, la chevelure blonde, le visage grêlé par la petite vérole. Vêtu de manière élégante, il se révèle un grand séducteur[47].

Dans son livre Les confessions de Constanze Mozart, la romancière Isabelle Duquesnoy décrit Mozart comme blond (il a cessé de porter des perruques dès son arrivée à Vienne), aux yeux bleus, le regard doux, myope, gaucher et affublé d'une malformation congénitale à l'oreille. Sa femme sera accusée d'adultère, notamment avec un élève de Mozart (Süssmayer), qui l'avait accompagnée en cure à Baden durant une grossesse difficile ; les rumeurs cesseront lorsque l'enfant (Franz Xaver Wolfgang Mozart) naîtra, porteur de cette même malformation.

Son œuvre

Style galant et style savant

Mozart est, avec Haydn et Beethoven, l’un des principaux représentants du style classique « viennois ». Cela ne suffit certes pas à le définir. Dans une époque dominée par le style galant, Mozart réalise la synthèse des complexités contrapuntiques propres au baroque tardif et des formes novatrices influencées notamment par les fils Bach ou par Haydn. Si Mozart est considéré comme le meilleur représentant du style classique, son style va toutefois bien au-delà : il est l’un des plus personnels et des plus immédiatement reconnaissables à l’oreille.

Né dans une famille de musiciens, tôt habitué à voyager et à rencontrer des instrumentistes et compositeurs d’horizons et nationalités différents, Mozart devient dès l’enfance un imitateur de génie et s’approprie tout ce qu’il entend. Il suit cette méthode tout au long de sa vie, notamment quand il s’agit de se familiariser avec le contrepoint, ce « style savant » (ou « sévère ») si difficile à assimiler à l’époque où on lui oppose le style galant dans lequel Mozart baigne depuis l’enfance. Mozart commence par transcrire plusieurs fugues de Bach pour trio à cordes, sur une commande de Van Swieten (KV. 404a), puis se consacre réellement à composer des fugues, non sans difficultés : celle entamée pour le final de la Sonate pour violon KV. 402 reste inachevée ; tandis que celles du Prélude et fugue KV. 394 composé en 1782 ou de la Suite dans le style de Haendel KV 399 sont d’une extrême complexité, qui traduit les difficultés rencontrées par Mozart dans l’étude du contrepoint. Pourtant, celui-ci nourrit la Messe en ut mineur KV. 427 entamée à la même époque. Dans les mois suivants, on retrouve des fugues pour vents (Sérénade KV. 388), pour piano (Fugue en do mineur pour 2 pianos KV. 426, par la suite transcrite pour orchestre dans l’Adagio et fugue KV. 546), et plus tard pour orgue (KV. 594 et KV 608). Puis, dans les années suivantes, Mozart abandonne la simple imitation, mais des œuvres bénéficient de ce travail : le final du Quatuor en sol majeur (KV. 387) ou le final de la Symphonie « Jupiter » (KV. 551), deux mouvements où la superposition des lignes atteint une maîtrise inégalée.

Un génie audacieux et diversifié

Le livret des Noces de Figaro pour la création à Prague, en 1786.

Il est impossible de définir Mozart par un genre précis. Opéra, symphonie, concerto, musique de chambre, musique sacrée… Mozart est un touche-à-tout qui s’approprie chaque genre, chaque forme, chaque instrument pour mieux le réinventer. Si les traits principaux du style classique sont bien présents dans ses œuvres (clarté de la structure et de ses articulations, équilibre de la formation, harmonie simple), si son don inné pour la mélodie est une évidence, Mozart en joue pour mieux faire ressortir tel motif, telle dissonance, surprendre par des audaces peu prisées de ses contemporains : quelques œuvres, à l’époque confidentielles, en portent la marque (comme la Fantaisie en ut mineur KV. 475 ou le Quatuor « Dissonance » KV. 465, dont l’introduction justifie le nom).

Mozart n’était pas pour autant un révolutionnaire. Il est l’auteur d’une abondante production de divertimenti, menuets et airs très conformes aux conventions de l’époque, sans jamais se laisser enfermer dans un registre. Lorsqu’il compose ses opéras, c’est chaque fois avec une alternance entre opéra buffa (Les Noces de Figaro, Così fan tutte) inspirés de l'opéra napolitain qui connait alors un grand succès et opéra seria (Idomeneo). Et son avant-dernier opéra rompt avec chacun de ces deux styles puisqu’il s’agit d’un singspiel, une opérette allemande chargée de symbolisme et, à vrai dire, inclassable : la Flûte enchantée qui prend place dans une série d'opéras populaires créés par Schikaneder, directeur de troupe.

Cultivé, curieux, sans cesse à l’écoute des inventions musicales ou artistiques de son époque, Mozart a su jusqu’au bout faire évoluer son style au gré des découvertes. On sent facilement l’influence débutante du Sturm und Drang allemand dans les dernières années mozartiennes (et pas seulement dans Don Giovanni ou dans le Requiem inachevé, qui reprend des thèmes du remarquable requiem de Michael Haydn, son ami). Le propre du génie mozartien est là : avoir su s’inspirer de ses contemporains sans jamais suivre d’autre modèle que le sien propre. La conscience de son génie lui donne une impertinence acérée qui fait partie de sa tournure d'esprit foncièrement anti-conformiste[48].

La force et la grâce, la puissance et l’émotion, le pathétique, l’humour, l’élégance la plus exquise sont réunis dans son œuvre pour faire de Mozart le compositeur le plus accompli de sa génération avec Haydn.

On peut dire de sa musique qu'elle a poussé la forme classique, la musique du XVIIIe siècle, à son paroxysme, avant l'avènement du romantisme, son génie est d'avoir mis toute la tendresse, toute la musicalité dans cette forme dite « classique ».

Influence

Mozart a eu une grande influence sur l’histoire de la musique, et ce directement auprès de ses contemporains. Il clôt une période plus qu'il en ouvre une autre. Même son aîné, Haydn, ami et admirateur de Mozart, en subit l’influence dans ses dernières symphonies et messes, et dans ses deux oratorios.

Les successeurs de Mozart n’y échappent pas. Beethoven, qui l'a croisé en 1787. Schubert, davantage, qui grandit à Vienne à l’époque même où le génie de Mozart est enfin unanimement reconnu, quelques années après sa mort. D’autres compositeurs, moins à l’avant-garde du romantisme, restent plus proches de l’esprit mozartien classique, notamment son élève Johann Nepomuk Hummel ou Louis Spohr. Les opéras de Gioachino Rossini doivent à Mozart en tant qu'auteur d'opéras buffe d'inspiration napolitaine, et ce n’est pas un hasard si l'italien choisit de mettre en musique Le Barbier de Séville de Beaumarchais, premier volet des mésaventures de Figaro ayant déjà fait l'objet d'un opéra de Paisiello (célèbre en son temps) que Mozart a connu à Vienne. Enfin, Mendelssohn, Chopin, Brahms, et même Busoni assument l’héritage de Mozart dans une grande partie de leurs œuvres, souvent à la même hauteur que celui de Bach alors peu joué.

Aujourd’hui, il est incontestablement le plus populaire des classiques.

Catalogue Köchel (KV)

Quelques décennies après la mort de Mozart, plusieurs tentatives ont été faites afin d’inventorier ses compositions. Toutefois, ce n'est qu'en 1862 que le musicologue autrichien Ludwig von Köchel achèvera un catalogue chronologique de 626 œuvres, qui fait, aujourd’hui encore, figure de référence. Sa sixième édition recense désormais 893 œuvres.

Œuvres sacrées

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Vesperae de dominica, Confitebor
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Opéras

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Don Giovanni, Ouverture
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Symphonies

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Symphonie n° 40, Molto Allegro
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Concertos

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Concerto pour piano n° 25, Andante
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Concerto pour clarinette, adagio
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Sinfonia concertante pour violon et alto, Presto
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  • Autres œuvres concertantes :
    • Concertone pour 2 violons, hautbois, violoncelle et orchestre en ut majeur, K. 190 (1774, Salzbourg)
    • Sinfonia concertante pour hautbois, clarinette, cor, basson et orchestre en mi bémol majeur, K. 297b
    • Sinfonia concertante pour violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, K. 364

Musique pour clavier

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Rondo Alla Turka
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Sonates pour piano

Liste de sonates pour piano :

Autres pièces pour piano

Liste de autres pièces pour piano :

Pièces pour orgue

Liste des pièces pour orgue :

Pièces pour cordes

Liste des pièces pour cordes :

Pièces pour vents

Liste des pièces pour vents :

  • Sonate pour basson et violoncelle, K. 292
  • Sérénade pour instruments à vent dite « Gran Partita », K. 361
  • Sérénade pour octuor à vent en mi bémol majeur, K. 375 (1781) – 2 hautbois 2 clarinettes, 2 cors, 2 bassons
  • Sérénade pour octuor à vent en ut mineur, K. 388 (1782, Vienne) – 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 cors, 2 bassons
  • Divertimento pour 3 cors de basset, K. 439
Pièces pour ensemble mixte

Liste des pièces pour ensemble mixte :

Instruments

Bien que certaines des premières pièces de Mozart aient été écrites pour clavecin, il s'est également familiarisé dans ses premières années avec des pianos fabriqués par le constructeur de Ratisbonne Franz Jakob Späth.[49] Plus tard, lors d'une visite à Augsbourg, Mozart a été impressionné par les pianos Stein et en a fait part à son père dans une lettre.[49] Le 22 octobre 1777, Mozart a créé son concerto pour trois pianos (K.242) sur des instruments fournis par Stein.[50] L'organiste de la cathédrale d'Augsbourg Demmler jouait la première partie, Mozart la deuxième et Stein la troisième.[51] En 1783, alors qu'il vivait à Vienne, il a acheté un instrument de Walter.[52] Leopold Mozart a confirmé l'attachement que Mozart avait pour son pianoforte Walter : "Il est impossible de décrire l'agitation. Le pianoforte de votre frère a été déplacé au moins douze fois de sa maison au théâtre ou chez quelqu'un d'autre".[53]

Écrits

Mozart ne peut pas être considéré comme écrivain. Toutefois, son abondante correspondance, qui a fait l’objet d’éditions partielles puis complètes, n’est pas seulement une source importante pour la compréhension du compositeur et de son époque, mais également une œuvre d’une qualité littéraire certaine bien qu'elle soit avant tout utilitaire et dépourvue de commentaires sur la musique et la vie musicale et culturelle de son temps.

  • Correspondance de Wolfgang Amadeus Mozart, édition de la Fondation Internationale Mozarteum, réunie et annotée par A. Bauer, O. Deutsch et J. Eibl, trad. par Geneviève Geffray. Flammarion, Paris, 1986-1999, 7 vol. (ISBN 978-2-08-067782-2) (édition complète, sous coffret).
  • Wolfgang Amadeus Mozart, Correspondance complète, édition de la Fondation internationale Mozarteum Salzbourg : édition française et traduction de l'allemand par Geneviève Geffray, Flammarion, , 1906 p. (ISBN 978-2-081-23647-9) (édition complète en un volume).
  • Lettres des jours ordinaires (1756-1791), choisies, présentées et annotées par Annie Paradis, traduites par Bernard Lortholary, Fayard, 2005.

Paternité autrichienne

L’Autriche considère Mozart comme l’un de ses enfants les plus illustres[n 8] bien qu'historiquement il soit né dans la principauté ecclésiastique de Salzbourg incluse alors dans le cercle de Bavière et non dans le cercle d'Autriche. Salzbourg ne devient en effet autrichienne qu'en 1805 lors des guerres napoléoniennes.

Dans sa correspondance, Mozart se dit allemand, dans un sens général et non un sens administratif, l'ensemble politique du Saint-Empire romain germanique ne donnant aucune postérité étatique[54]. Mozart est donc avant tout un Salzbourgeois de langue allemande, et par extension un sujet du Saint-Empire romain germanique, auquel participe également l'Autriche et qu'elle domine en partie (depuis le XIIIe siècle, la couronne impériale est dans la famille régnante autrichienne des Habsbourg).

Noms donnés en hommage

Mozart dans la fiction

Cinéma

Télévision

Théâtre

Des enregistrements faits avec des instruments de l'époque de Mozart

Notes et références

Notes

  1. Jean Chrysostome est le saint fêté le jour de sa naissance le 27 janvier.
  2. Wolfgang (littéralement : la « venue du loup » ou la « démarche du loup ») est le nom de son grand-père maternel, connu comme chanteur et chef de chœur.
  3. Mozart est nommé Wolfgang Amédée (sic) Mozart dans le registre paroissial de l'église Saint-Eustache à Paris, l'acte de sépulture indiquant : « En ce jour, Marie-Anne Pertl, âgée de 57 ans, femme de Léopold Mozart, maître de chapelle à Salzbourg, Bavière, qui mourut hier rue du Gros-chenet, a été enterrée dans le cimetière en la présence de Wolfgang Amédée Mozart, son fils, et de François Heine, un ami trompette dans la cavalerie légère de la Garde royale". Cité par Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Plon, 1872, p. 893.
  4. Actuellement, le portrait se trouve au Civico Museo Bibliografico Musicale de Bologne.
  5. « Malerisch hat es wenig wert, aber was die Ähnlichkeit anbetrifft, so versichere ich Ihnen, daß es ihm ganz und gar ähnlich sieht. »
  6. Même les tombes individuelles des riches étaient anonymes, leurs noms étant apposés sur le portail du cimetière.
  7. La dédicataire serait en fait la pianiste française Louise-Victoire Jenamy (1749-1812) et non un membre de la famille « Jeunehomme » comme on a longtemps pensé : (en) Michael Lorenz, « The continuing Jeunehomme nonsense » « L'absurde Jeunehomme continue » »] (consulté le ).
  8. Son effigie figure sur les pièces d'un euro autrichiennes.

Références

  1. Prononciation française : [mɔzaːʁ]. Cf. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 103.
  2. « Mozart Wolfgang Amadeus » (consulté le ).
  3. « Mozart », nom commun sur Wiktionnaire.
  4. Parouty 2006, p. 14.
  5. Parouty 2006, p. 15.
  6. Philippe Autexier, Les œuvres témoins de Mozart, Éd. A. Leduc, , p. 108.
  7. (en) Otto Erich Deutsch, Mozart : A Documentary Biography, Stanford University Press, , 692 p. (ISBN 978-0-8047-0233-1, lire en ligne), p. 9.
  8. (en) E.O. Deutsch, Mozart : A documentary biography, Simon and Schuster, , p. 21.
  9. Deutsch, op. cit., p. 455.
  10. (en) Sam Rogers, What's So Great About Mozart?, KidLit-O Press, , p. 47.
  11. Brigitte et Jean Massin, « Tableau généalogique Mozart-Pertl », Mozart, Fayard, Paris, 1978.
  12. Ben Laurie, Camilla von Massenbach, « Anna Maria Sulzer (1696-1766) », genealogy.links.org.
  13. Henri Kling, « Mozart et Grétry à Genève 1766-1767 », Journal de Genève,
  14. (en) Daines Barrington, « Account of a very remarkable young Musician », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 60, , p. 54 (DOI 10.1098/rstl.1770.0008).
  15. Parouty 2006, p. 132 : extrait d'une correspondance.
  16. European Mozart Ways, « Le sejour de Mozart à Mainz », sur mozartways.com (consulté le ).
  17. (de) Ludwig Berger, « Erläuterung eines Mozartschen Urtheils über Muzio Clementi », Caecilia : eine Zeitschrift für die musikalische Welt, , p. 238-240 (lire en ligne)
  18. « Mozart, Wolfgang Amadeus » dans Éric Saunier (dir.), Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Librairie générale française, La Pochotèque, 2008 (2000), page 590.
  19. Dermoncourt 2005, p. 331.
  20. Gautier 1873, p. 205.
  21. (en) David Lowell Nelson, Vienna for the music lover : the complete guide to Vienna's musical sites and performances today, Brandstätter, , p. 112.
  22. Dermoncourt 2005, p. 689.
  23. La Flûte enchantée, L'Avant-scène opéra.
  24. « La genèse de Die Zauberflöte et le Theater auf der Wieden », L'Avant-Scène Opéra, no 196, 2000, p. 110.
  25. Robbins Landon 1990, p. 206.
  26. H. C. Robbins Landon, Mozart connu et inconnu, éd. Arcades de Gallimard, 1995, p. 303.
  27. Robbins Landon 1990, p. 44.
  28. H. C. Robbins Landon, Mozart connu et inconnu, op. cit., p. 255-277.
  29. (en) L. R. Karhausen, « Mozart's 140 causes of death and 27 mental disorders », British Medical Journal, vol. 341, (DOI 10.1136/bmj.c6789).
  30. (en) Anton Neumayr, Music and Medicine : Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert, Medi-Ed Press, , 447 p..
  31. Pierre-François Puech, Mozart, une enquête hors du commun, Maison Rhodanienne, (lire en ligne), p. 67-68.
  32. Ariane Bavelier, « Mozart aurait été empoisonné par une liqueur », sur Le Figaro, .
  33. H. Robbins Landon, Une journée particulière (12 novembre 1791), J.C. Lattès, 167 p., 1993, p. 156.
  34. Dermoncourt 2005, p. 976.
  35. Jean-Louis Michaux, L'Autopsie de Mozart : abattu par le déshonneur, L'Âge d'Homme, (lire en ligne), p. 218-219.
  36. (en) Bernard Puech et al., « Did Mozart have a chronic extradural haematoma ? », Injury, vol. 20, no 6, , p. 327-330 (lire en ligne).
  37. Georges Masson, Mozart, un Européen au Siècle des Lumières.
  38. Dermoncourt 2005, p. 457.
  39. H. C. Robbins Landon, Mozart connu et inconnu, op. cit., p. 81.
  40. Dermoncourt 2005, p. 769.
  41. (en) Vienna, Michelin Travel Publications, , p. 196.
  42. Alfred Einstein, Mozart sa vie son œuvre Mozart, sein Charakter, sein Werk »], trad. de l'allemand par Jacques Delalande, Desclée de Brouwer, 1954 (OCLC 635734530) ; éd. revue et corrigée par le traducteur, Préface de Pierre-Antoine Huré, coll. « Tel » (no 175), Gallimard, 1991 (OCLC 750855357).
  43. Cité dans Robbins Landon 1990, p. 147–150.
  44. Cité dans H. C. Robbins Landon, 1791 : La dernière année de Mozart, 1988, JC. Lattès, 259 p., p. 193.
  45. (en) « Joseph Lange's Mozart Portrait », sur michaelorenz.blogspot.com, (consulté le )
  46. (en) Arthur Hutchings, Mozart, Van de Velde, , p. 21-42.
  47. (en) Maynard Solomon, Mozart. A Life, Harper Perennial, , p. 308.
  48. Jean-Victor Hocquard, Mozart : L'Amour, la Mort, Libr. Séguier/M. Archimbaud, , p. 14.
  49. The Letter of Wolfgang Amadeus Mozart (1769-1791). In Two Volumes. Vol. 1. By Wolfgang Amadeus Mozart. Translated, from the Collection of Ludwig Nohl, by Lady Wallace. New York and Philadelphia, 1866
  50. Review in Augsburgische Staats und Gelehrten Zeitung 28 Oktober 1777
  51. (en) « Demmler [Demler, Dümmler], Johann Michael », sur Grove Music Online (DOI 10.1093/gmo/9781561592630.article.07542, consulté le )
  52. Early Music, Volume XXV, Issue 3, August 1997, Pages 383–400,
  53. Translated from the original German in Mozart: Briefe und Aufzeichnungen, ed. Wilhelm A. Bauer and Otto Erich Deutsch (Kassel, 1963), Vol. III.
  54. « Mozart : Autrichien ou Allemand ? » sur radio-canada.ca.
  55. « IAU Minor Planet Center: (1034) Mozartia », sur www.minorplanetcenter.net (consulté le )
  56. « Planetary Names: Crater, craters: Mozart on Mercury », sur planetarynames.wr.usgs.gov (consulté le )
  57. « Mozart (TV mini-series) », sur Internet movie database (consulté le )
  58. « Programme TV du lundi 23 novembre : notre sélection », Le Parisien, (lire en ligne)

Annexes

Biographies

  • Georges de Saint-Foix et Théodore de Wyzewa, Wolfgang Amadeus Mozart : sa vie musicale et son œuvre, 1er éd. 1912, 2e éd. 1936-1946. Rééd. sans les exemples, coll. « Bouquins », Robert Laffont, 1986, 2 tomes (ISBN 978-2-221-04703-3).
  • Alfred Einstein, Mozart : L’Homme et l’Œuvre, trad. Jacques Delalande (1951 ; 1er éd. 1945), Gallimard, coll. Tel, Paris, 1991 (ISBN 978-2-07-072194-8).
  • Jean Massin et Brigitte Massin, Mozart, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », (1re éd. 1959), 1202 p. (ISBN 2-213-00309-2, OCLC 492707144).
  • Wolfgang Hildesheimer, Mozart, traduit de l'allemand par Caroline Caillé, Lattès, 1977 ; rééd. Bartillat, 2007 (OCLC 422152414).
  • Marcel Brion, Mozart, Perrin, 1982, rééd. 2006.
  • Philippe Autexier, Mozart, Champion, 1987.
  • Michel Parouty, Mozart, aimé des dieux, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes » (no 41), (1re éd. 1988), 175 p. (ISBN 2-07-032759-0, OCLC 63184635, notice BnF no FRBNF40101256, lire en ligne), p. 14.
  • Martine Cadieu, Wolfgang Amadeus Mozart, Paris, Éditions Seghers, coll. « Musiciens de tous les temps », 1991, 187 p. (ISBN 2-232-10382-X)
  • Peter Gay, Mozart, traduit de l'anglais par François Tétreau, coll. « Grandes figures, grandes signatures », Fides, Montréal, 2001 (OCLC 745930710).

Dictionnaires

Études thématiques

  • Jean-Victor Hocquard, La Pensée de Mozart, Le Seuil, 1958 (OCLC 164778503).
  • Philippe Autexier, Mozart et Liszt Sub-rosa, Centre Mozart, 1984.
  • Norbert Elias, Mozart : Sociologie d'un génie, Le Seuil, 1991.
  • Howard Chandler Robbins Landon, Mozart en son âge d’or : 1781-1791, trad. Dennis Collins, coll. « Les chemins de la musique », Fayard, Paris, 1996 (ISBN 978-2-213-59675-4).
  • Annie Paradis, Mozart : L’Opéra réenchanté, Fayard, coll. « Les chemins de la musique », Paris, 1999 (ISBN 978-2-213-60401-5).
  • Philippe Sollers, Mystérieux Mozart, Plon 2001 ; rééd. coll. « Folio » Gallimard 2003.
  • Bernard Lechevalier, Le Cerveau de Mozart, éd. Odile Jacob, 2003 (ISBN 2-7381-1298-6).
  • (en) Jane Glover, Mozart's Women, His Family, His Friends, His Music, Londres, Pan Books, An Imprint of Macmillan, 2005, 407 p. (ISBN 978-0-330-41858-4).
  • Éric-Emmanuel Schmitt, Ma vie avec Mozart, Albin Michel 2005 (ISBN 978-2-226-16820-7).
  • Howard C. Robbins Landon, 1791 : La dernière année de Mozart, trad. Dennis Collins, Fayard, Paris, 2005 (ISBN 978-2-213-62734-2).
  • (en) David Cairns, Mozart and His Operas, Londres, Alan Lane, An Imprint of Penguin Books, 2006, 290 p. (ISBN 978-0-7139-9491-9 et 978-0-713-99491-9).
  • Jean Gribenski et Patrick Taïeb (dir.), Mozart et la France : De l’enfant prodige au génie (1764-1830), coll. « Symétrie Recherche », série « Histoire du concert », Symétrie, Lyon, 2014 (ISBN 978-2-914373-86-9).
  • Alain Teulié, Le Dernier Baiser de Mozart, éditions Michel de Maule, 2016.

Jeunesse, livre-disque et fiction…

  • Michel Montoyat, Moi, Mozart l'européen, coll. « Fa si la musica », Le Sablier Éditions, 2006, 26 p.  (OCLC 671269875).
  • Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, Wolgang Amadeo Mozart : « rêver avec les sons » (avec 2 CD), coll. « Toutes les clés pour explorer la musique classique », Le Bord de l'eau, 2011 (ISBN 978-2-35687-104-6).
  • Isabelle Duquesnoy, Les Confessions de Constanze Mozart (2 vol.), Plon, 2005 ; rééd. coll. « Les grands romans », Points Seuil Poche (ISBN 2757826182) .
  • Isabelle Duquesnoy, Constance, fiancée de Mozart, coll. « Mon histoire », Gallimard Jeunesse.
  • Cécile Balavoine, Maestro, Mercure de France, 2017 (ISBN 978-2715245440).

Articles connexes

  • Alte Mozart-Ausgabe, première édition complète de la musique de Wolfgang Amadeus Mozart (1877-1883).
  • Neue Mozart-Ausgabe, seconde édition complète de la musique de Wolfgang Amadeus Mozart (1955-1991).

Liens externes

Biographies et autres sites

Partitions libres

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