Polignac (Haute-Loire)

Polignac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour les articles homonymes, voir Polignac.

Polignac

Château et village de Polignac.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Jean-Paul Vigouroux
2020-2026
Code postal 43000
Code commune 43152
Démographie
Gentilé Polignacois·e
Population
municipale
2 812 hab. (2018 )
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 14″ nord, 3° 51′ 37″ est
Altitude Min. 562 m
Max. 892 m
Superficie 33,05 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Puy-en-Velay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Puy-en-Velay-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Polignac
Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire
Polignac
Géolocalisation sur la carte : France
Polignac
Géolocalisation sur la carte : France
Polignac

    Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

    Les maisons du bourg-centre de la commune sont disposées en cercle autour d’un relief rocheux basaltique (neck) portant à son sommet une vaste forteresse, à une centaine de mètres en contre-haut du village.

    Héraldique

    Le blason de la ville de Polignac.

    Les armes de la ville de Polignac, qui sont celles de la maison de Polignac, ont pour définition héraldique :
    « Fascé d'argent et de gueules de six pièces. »

    Géographie

    L'altitude de Polignac va de 562 à 892 mètres, pour une moyenne de 727 mètres. Sa mairie se trouve à 760 mètres[1].

    Le centre de Polignac se trouve à environ 3220 mètres au nord-ouest de la cathédrale du Puy-en-Velay (à vol d'oiseau) ; à 6 055 mètres au sud-ouest du château de Lavoûte-Polignac ; à 31 km au sud-est de l'abbaye de La Chaise-Dieu.

    Urbanisme

    Typologie

    Polignac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,5 %), zones agricoles hétérogènes (38,7 %), forêts (14,3 %), zones urbanisées (3,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %)[7].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

    Habitat et logement

    En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 390, alors qu'il était de 1 329 en 2013 et de 1 246 en 2008[I 1].

    Parmi ces logements, 85,2 % étaient des résidences principales, 4,6 % des résidences secondaires et 10,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,7 % des appartements[I 2].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Polignac en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,6 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 84,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,1 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 3].

    Le logement à Polignac en 2018.
    Typologie Polignac[I 1] Haute-Loire[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 85,2 71,5 82,1
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,6 16,1 9,7
    Logements vacants (en %) 10,3 12,4 8,2

    Histoire

    Grotte du Rond-du-Barry

    La grotte du Rond-du-Barry (hameau de Sinzelle[9],[10]) a livré des traces d'occupation de la fin du Moustérien (niveau H, daté entre 40 000 et 33 000 ans AP) ; du Badegoulien (niveau F, daté entre 20 000 et 17 500 ans AP) ; du Magdalénien moyen et supérieur (niveaux E et D, daté entre 15 400 et 12 400 ans AP)[11] ; du Mésolithique[12] ; et des périodes plus récentes jusqu'au Moyen-Âge[10].

    Le Magdalénien supérieur (niveau D) a été perturbé au Mésolithique / Néolithique ancien, entre 6 500 et 4 900 ans AP[11].

    Le Moustérien est caractérisé par des grattoirs à débitage Levallois[12].

    Delvigne (2012), qui a étudié le matériel lithique de la couche badegoulienne F2, trouve 42 types de roches silicifiées, dont quelques-uns viennent de sites éloignés de plus de 270 km[13].

    Vénus du Rond-du-Barry

    Dans son mobilier se trouve une vénus gravée sur bois de renne, similaire à celle de l'abri des Harpons à Lespugue qui est elle aussi gravée sur un bâton en bois de renne[14] ; J.A. Moure Romanillo (es) signale deux Vénus de même style dans la grotte de Tito Bustillo en Espagne, également gravées sur des bâtons osseux de dimensions similaires (10,7 cm et 11,2 cm)[15]. Abstraction faite de la présence des cuisses, Allard mentionne des Vénus similaires : une sur dalle calcaire du gisement de la Gare de Couze (Lalinde, Dordogne) ; deux sur plaquettes calcaires de la grotte de la Roche (Lalinde) ; sur plaquette calcaire de Fontalès (Tarn-et-Garonne) ; et les très nombreuses statuettes et gravures féminines de Gônnersdorf (en) (Rhénanie-Palatinat, Allemagne). Si cette figure est en position couchée, elle se rapproche alors des figures féminines de la Magdeleine (Penne, Tarn) et du Gabillou (près de Mussidan, Dordogne). Noter que toutes les « Vénus » allongées connues du Paléolithique supérieur sont du Magdalénien final de la région Pyrénées-Aquitaine[14].

    Ne pas confondre avec l'abri du Rond à Saint-Arcons-d'Allier (Haute-Loire).

    Grottes de Sainte-Anne

    Sainte-Anne 1

    La grotte se trouve à environ 1,5 km à l'ouest du village, au lieu-dit les Costes sur le coteau de rive droite (côté nord) de la Borne (affluent de rive gauche de la Loire)[16]. Elle s'ouvre au sud, à 790 m d'altitude[17]. Sa surface est d'environ 50 m2 accessibles[18].

    Elle est connue pour son industrie du Paléolithique moyen à bifaces[12]. Le remplissage correspond aux derniers moments de l'avant-dernier glaciaire (Riss), avec des oscillations climatiques de faible amplitude[17]. Selon Raynal (2006), c'est le « seul site stratifié répertorié du stade isotopique 6 en région Auvergne ». Elle est connue pour son outillage du Paléolithique moyen ancien (Acheuléen), qui utilise principalement des roches volcaniques[19]. La stratigraphie donne cinq niveaux principaux, de J0 à J4. En 1984 le niveau J2 (Acheuléen supérieur) a livré un os incisé[17].

    En 1962 A. Laborde effectue un sondage pour la Direction des Antiquités préhistoriques d'Auvergne. De 1975 à 1980, Robert Séguy conduit des fouilles à l'intérieur de la grotte. De 1981 à 1986 ou plus tard, les fouilles sont étendues sous le porche et à l'extérieur de la cavité (43 m2). Jean-Paul Raynal y dirige des fouilles en 2006 et 2007[19],[18], et en 2013[20].

    Sainte-Anne 2

    La grotte de Sainte-Anne 2 a été occupée au Magdalénien final[12],[21].

    Rochelimagne

    Ce site de plein air se trouve à quelque 1,2 km au nord de Polignac, en rive gauche (côté ouest) du ruisseau du Breuil qui longe la Roche de Luc avant de confluer avec le Chalan[22]. Il est à 670 m d'altitude et couvre environ 3 000 m2. Il a livré de l'industrie lithique datant du Moustérien et de la fin du Néolithique[23].

    Cette industrie moustérienne est dominée par les racloirs, comme au site de la Beaume Vallée dit aussi abri Laborde (sur Solignac) ; il comprend aussi de nombreuses bases et dos amincis, et des éclats minces. Le débitage Levallois est courant, principalement sur l'outillage façonné à partir de lave ; par contre la retouche Quina est rare. Toutes les matières premières utilisées sont d'origine locale[24].

    Le mobilier néolithique est moins nombreux et suggère une utilisation temporaire[25].

    Antiquité

    La tradition populaire voudrait qu'à l'époque gallo-romaine se trouvait un temple dédié à Apollon ("Phébus" pour les latins) sur le neck, d'où le nom actuel du village, transformation d'"Apollon"[26]. Cependant, la première mention écrite connue du lieu le nomme Podempniacum (montagne escarpée)[27].

    Est conservé actuellement sur le site un masque antique imposant, taillé dans un bloc de calcaire, d'un homme au visage barbu qu'on nomme Apollon. Mais pour Prosper Mérimée, il ne peut en aucun cas être la représentation de ce dieu, toujours imberbe.[réf. nécessaire]

    Moyen-âge

    L'église du bourg, dédiée à saint Martin, est bâtie aux XIe et XIIe siècles avec une architecture romane.

    Au IXe siècle les vicomtes Armand[Note 3] s'emparent du lieu et prennent le nom du village[28]. En 929[Note 4] le château de Polignac apparaît dans un écrit[29]. Il est probable qu'il fut principalement en bois. Il défendait l'entrée Nord-Ouest de la ville du Puy[28].

    Au XIe siècle les Polignac se font remarquer dans les sphères du pouvoir : en 1050 Étienne de Polignac est nommé évêque du Puy ; Héracle de Polignac qui part pour la Première croisade aux cotés d'Adhémar de Monteil et trouve la mort à Antioche (1098).
    Mais les XIIe et XIIIe siècles sont chargés de tensions dues à la rivalité pour le pouvoir entre les seigneurs de Polignac (vicomtes du Velay) et l'évêque du Puy (à l'époque investi des charges comtales)[28]. Pendant cette période, les évêques du Puy se plaignent souvent que les Polignac se battent avec les dynasties voisines pour accroître leur zone d'influence, et surtout rançonnent les voyageurs qui se rendent au Puy pour les pèlerinages[30]. Cependant les Polignac participent aux grands combats du temps : l'un d'eux, Pons IV de Polignac participe à la croisade des Albigeois dès 1209 aux côtés de Bertrand de Chalencon. En 1213, une décision royale contraint les vicomtes à rendre hommage à l'évêque [30].

    La chapelle seigneuriale Saint-Andéol[31] est incluse dans l'enceinte du castrum[32]. En 1128 et 1142, l'évêque du Puy Humbert d'Albon la donne en même temps que l'église Saint-Martin au prieuré de prieuré de Pébrac (près de Langeac en Auvergne), qui possèdent ces biens jusqu'à la Révolution[31].

    La maison de Polignac, propriétaire des lieux[Note 5], érige au XIIIe siècle de petits remparts en pierres le long de la falaise, puis au XIVe siècle édifie le donjon de 32 mètres de haut [33]. Cette forteresse est la maison de guerre de la famille, le château de Lavoûte-sur-Loire[Note 6] étant la maison de repos.

    Citons au passage Ponce de Polignac, qui fut abbé de Clairvaux de 1165 à 1170, puis évêque de Clermont de 1170 à 1189 ; Pons IV, qui participe à la croisade des albigeois auprès de l'évêque Bertrand de Chalencon.

    Lors de la guerre de Cent Ans (1337-1453)[Note 7] les Polignac assurent la défense de la région. Entre autres, le seigneur de Polignac répond avec soixante lances à l'appel du sénéchal de Beaucaire à créer une armée de 10 000 combattants afin de détruire les bandes de Robert Knolles, alors fortes de 4 000 routiers. En , à l'appel d'Arnoul d'Audrehem il se présente avec plus de mille lances pour libérer Saugues. Randonnet Armand IX taille en pièces une bande de routiers anglais en 1365 [Note 8], et son frère Randon Armand X est surnommé le Taureau de Salzuit pour son courage face aux envahisseurs. La tâche est ardue, car encore en 1421 le seigneur de Rochebaron aidé de Bourguignons assiègent la ville du Puy, mais ne pouvant la prendre ravagent les environs avant de partir.

    Lors de la Ligue du Bien public, le château est confisqué un temps par Louis XI.

    Période Renaissance - Guerres de Religion

    En 1533, François Ier visite la forteresse, et à la vue époustouflante qu'elle offre sur toute la région, surnomme les Polignac « les rois des montagnes. »

    Les guerres religieuses affligèrent le Velay de 1560 à 1596.

    En 1589, dans le cadre de la huitième de celles-ci (1585-1598), débute le conflit entre la Ligue catholique et les partisans des rois Henri III puis Henri IV. Polignac est un bastion royaliste, la ville du Puy se déclare pour la ligue. Des troupes sont envoyées de Polignac afin de calmer des émeutes dans la ville, mais des combats opposent vite les soldats aux ligueurs de la cité, au niveau du pont d'Estroulhas [34]. La troupe y perd 50 hommes, et est poursuivie jusque sous les murs de la forteresse [35].

    Le , les royalistes d'Espaly attaquent Vals et s'emparent de bestiaux qu'ils amènent à Polignac.

    Début mai, les ligueurs incendient le bourg de Polignac, sous les tirs des canons de la forteresse.

    Le , Chambaud, chef des protestants du Vivarais, arrive en renfort avec des troupes à Polignac. Le 12 et pendant huit jours, ces forces font en vain le siège du château de Saint-Vidal, puis prennent position dans les bourgs d'Espaly et de Saint-Marcel, et combattent dans ce secteur aux côtés des royalistes jusqu'à la reddition des survivants le [36]. Lors de ces combats, une partie de la garnison de Polignac se trouve sur le sommet du Mont Denise (position vitale pour le ravitaillement des combattants engagés dans les bourgs) et repousse une offensive des ligueurs [37].

    du XVIIe siècle à 1900

    La forteresse perd de son importance militaire durant le XVIIe siècle et est finalement abandonnée au XVIIIe.

    Au cours de la période révolutionnaire, la famille de Polignac émigre à la demande de Louis XVI [30]. La plus connue de ses membres à cette époque est Gabrielle de Polignac, née de Polastron, confidente de la reine Marie-Antoinette et Gouvernante des enfants royaux.

    Lors de ces événements la commune porta le nom de Mont-Denise en 1789 [38] puis Polignac en 1793. La forteresse est confisquée puis vendue comme Bien National, et sert de carrière de pierres. Elle est rachetée par le prince Jules de Polignac, ministre des affaires étrangères de Charles X, et est visitée par George Sand qui y situe l'un de ses romans, Le marquis de Villemer. Elle est classée monument historique par Prosper Mérimée en 1840. Le donjon est restauré en 1893.

    De 1900 à aujourd'hui

    Quatre-vingt-neuf enfants de la municipalité sont tombés au champ d'honneur lors de la Première Guerre mondiale, cinq lors de la seconde.

    Dans les années 1960 est créée l'entreprise Vey, volailler qui emploie aujourd'hui (2020) plus de quarante salariés pour un chiffre d'affaires de plus de huit millions d'euros par an [39].

    En 2021, Polignac adhère à l'association Les Plus Beaux Villages de France[40].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Mairie.
    Liste des maires successifs[41]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 1974 Victorin Reynier    
    1974 1983 Joseph Solignac    
    1983 1992 Raymond Jean    
    1992 1995 René Coffy    
    juin 1995 mars 2008 Auguste Coffy[42] (1937-2021) DVD Agriculteur
    mars 2008 mars 2014 Thierry Léotoing    
    mars 2014 En cours
    (au 26 mai 2020)
    Jean-Paul Vigouroux[43] DVD Retraité des services de la santé au travail
    Conseiller départemental depuis 2015
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[45].

    En 2018, la commune comptait 2 812 habitants[Note 9], en diminution de 0,35 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 9541 9482 3192 1312 0932 2122 1342 0942 258
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 2092 3052 2632 2742 5532 7092 6982 6832 602
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 5742 5462 5112 5052 0922 0852 0901 5691 347
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    1 2571 4071 7092 0032 3842 6022 7322 7822 821
    2018 - - - - - - - -
    2 812--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    • La forteresse médiévale de Polignac est perchée sur son rocher volcanique depuis le Xe siècle, à 806 m d'altitude, soit à 100 mètres environ en contrehaut du village. Par sa situation, elle domine l'ensemble de la vallée et est visible depuis une multitude d'endroits. Église Saint-Andéol dans le château.
    • L'église paroissiale Saint-Martin de Polignac, classée Monument historique, est un exemple d'art roman auvergnat. Datée du XIIe siècle, elle se compose de cinq travées, dont une travée de chœur supportant un clocher carré, et d’une abside flanquée de deux absidioles. La nef, voûtée en berceau, est bordée d’étroits collatéraux. Le portail de la façade occidentale comporte une voussure polychrome appuyée sur deux colonnettes de part et d’autre en guise de piédroits. Au flanc sud de l’édifice s’adosse un porche à arcades ogivales, remanié, tout comme le clocher (qui fut raccourci d’un étage), à la fin du XIXe siècle. L’abside en cul-de-four, qui se présente à l’extérieur comme un chœur à trois côtés, ainsi que les deux absidioles sont ornées d'intéressantes fresques du XIVe siècle représentant des épisodes de la vie de la Vierge Marie ― adoration des mages, adoration des bergers, Visitation, Annonciation, Nativité ―, des scènes du Paradis et de l’Enfer, des anges et des saints, etc. On peut y voir également une sculpture du XIVe siècle en bois polychrome représentant sainte Anne tenant sur ses genoux la Vierge, qui elle-même porte sur ses genoux l'enfant-Jésus.

    Personnalités liées à la commune

    Les ducs de Polignac ont abandonné la forteresse au XVIIe siècle pour s'installer dans leur château plus confortable de Lavoûte-sur-Loire[28].

    Bibliographie

    • [Bizri 2017] Melinda Bizri, Construction et pratique sociale de l'espace fortifié en Velay (XIIIe – XVe siècles) (thèse de doctorat en histoire de l'art et archéologie), université Clermont Auvergne, , 282 p. (lire en ligne [PDF] sur tel.archives-ouvertes.fr).
      Voir notamment : chap. 2 (« L'espace fortifié des communautés au bas Moyen Âge (XIIIe – XVe siècle)  »), sous-section 2.2 : « L'exemple du castrum de Polignac et de la cité du Puy-en-Velay » (p. 54-65)
    • [Bout 1966] Danielle Bout, L’évolution des cultures de 1804 à nos jours dans le vallon de Chanceaux, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne).

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Armand est le premier nom de la famille de Polignac (voir Bizri 2017, p. 57).
    4. Le site internet rhone-medieval.fr, page « Polignac (le château) » date le document de 930.
    5. Sous les Carolingiens le territoire était divisé en vigueries, remplacées ensuite par des baronnies, intégrées plus tard dans des juridictions plus larges, telles les vicomtés. Mais chacun à son niveau devait allégeance au niveau supérieur. Sous les Carolingiens, il semble que les premières familles du Velay furent les Mercoeur et les Chapteuil, cette dernière nous étant mal connue (voir « Les Chapteuil-Fay (12ème siècle) », sur thierryhelene.bianco.free.fr). Mais ces familles étaient très certainement vassales de la Famille d'Auvergne. Cependant, le site internet rhone-medieval.fr, page « Polignac (le château) » écrit que le Velay était sous l'autorité des comtes de Toulouse.
    6. Le château de Lavoûte-sur-Loire est à une huitaine de km nord-nord-est de Polignac en passant par l'actuel sentier GR 765.
    7. En 1340, la générosité des Polignac permet la construction de l'actuelle église Saint-Laurent du Puy-en-Velay, en remplacement d'une chapelle mentionnée pour la première fois en 1221. Cette église accueille en 1380 le premier des quatre tombeaux de Bertrand du Guesclin, contenant les cendres de ses entrailles dans une urne de plomb. Voir le livre de Roger Briand, Les Mystères de Haute-Loire, 2011, p. 119-137.
    8. Voir l'article Wikipédia « Ceyssac », section « Moyen Âge ».
    9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Site de l'Insee

    Autres sources

    1. Site internet www.cartesfrance.fr __"Ville de Polignac".
    2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    9. « Hameau de Sinzelle, carte interactive » sur Géoportail..
    10. [Lafarge et al. 2017] Audrey Lafarge, Vincent Delvigne, Marc Aulanier, Daniel Chomette, Emmanuelle Defive, Emmanuel Desclaux, Paul Fernandes, Jean-Luc Guadelli, Jeanne-Marie Le Pape, René Liabeuf, Maurice Piboule, Delphine Rémy et Jean-Paul Raynal, « La grotte du Rond-du-Barry (Sinzelle à Polignac, Haute-Loire) », Actes de Journées régionales de l'Archéologie, DRAC Auvergne Rhône-Alpes, juin 2017, Clermont-Ferrand, France, (lire en ligne [PDF] sur hal.archives-ouvertes.fr, consulté le ).
    11. [Raynal et al. 2014] (en) Jean-Paul Raynal, A. Lafarge, D. Rémy, Vincent Delvigne, Jean-Luc Guadelli, Sandrine Costamagno, O. Le Gall, C. Daujeard, D. Vivent, Paul Fernandez, M. Le Corre-Le Beux, Gérard Vernet, Frédéric Bazile et David Lefévre, « Datations SMA et nouveaux regards sur l'archéo-séquence du Rond-du-Barry (Polignac, Haute-Loire) », Comptes Rendus Palevol, no 13, , p. 623-636 (lire en ligne [sur researchgate.net], consulté en ), résumé.
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    26. Cette possibilité est mise en doute par quelques uns, dont Roger Briand dans son livre La Haute-Loire insolite - Histoires vraies, méconnues ou oubliées, édité en juillet 2016, p. 51-61. Elle fut aussi rejetée par Prosper Mérimée dans son Guide de l'Auvergne mystérieuse (réédité en 1976), p. 435. Il existe une salle souterraine carrée située au centre de la cour de la forteresse, voûtée en ogive, et donc du Moyen-Âge, utilisée comme réservoir d'eau pour la garnison, mais qui fit naître la légende qu'un oracle antique y donnait des prédictions. Non loin de cette citerne se trouve un autre puits de plus de 80 m de profondeur, taillé dans le roc, nommé Puits de l'Abîme.
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    34. Ce pont est situé sur la Borne entre les territoires actuels du Puy et d' Espaly. Il a une longueur de plus de deux-cents mètres et une largeur de cinq mètres, et a peut-être une origine gallo-romaine.
    35. zogotounga.fre.fr
    36. Cependant, Chambaud et plusieurs des siens ont survécu, puisque le 24 novembre ils tentent une attaque sur la porte du Pourtalet de la ville du Puy. Source : zogotounga.free.fr
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    47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

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