Azzedine Alaïa

Azzedine Alaïa (arabe : عز الدين عليّة), né le [N 1] à Tunis[N 2] et mort le à Paris 10e[7],[8], est un styliste et grand couturier franco-tunisien[N 3].

Pour les articles homonymes, voir Alaia.

Il aborde la couture durant sa jeunesse à Tunis et suit des études de sculpture. Il arrive à Paris à la fin des années 1950. Hébergé en échange de petits travaux, il apprend les techniques de la confection et développe une clientèle privée. En pleine période de renouveau de la mode à l'aube des années 1980, il décide finalement de créer la marque Azzedine Alaïa. Ami des plus célèbres mannequins, dont Stephanie Seymour et Naomi Campbell, il est rapidement remarqué puis « adulé » par les magazines de mode pour ses créations le plus souvent aguichantes. Il se fait connaitre plus largement par le public en une dizaine d'années. Vers le milieu des années 1990, il est moins présent sur la scène de la mode mondiale, la presse se montrant critique puis absente. Dans les années 2000, au moment où les grandes marques de la mode sont rachetées par les groupes du luxe, Azzedine Alaïa s'associe pour quelques années avec la marque italienne Prada, pour ensuite se lier à Richemont sept ans plus tard. Après diverses rétrospectives dans plusieurs musées du monde, il entre dans la très stricte haute couture en 2011.

Peu prolixe et répondant rarement aux interviews, il reste indépendant de la mode, sans jamais se soucier des impératifs de tempo ou des tendances liés à ce domaine. Azzedine Alaïa est devenu en un demi-siècle, sans publicité ni promotion pour ses vêtements qu'il présente le plus souvent de façon privée, internationalement reconnu avec ses robes sculpturales.

Biographie

Tunis

Azzedine Alaïa naît à Tunis de parents agriculteurs d'origine espagnole[3] qui finiront par se séparer[10]. Il passe une jeunesse heureuse[p 1],[p 4] et fréquente assidument le cinéma Ciné Soir de Tunis[b 1]. Sa grand-mère, qui l'élève[p 5], a l'habitude de préparer le repas pour toute la famille, tout en dressant la table avec quelques couverts de plus[b 2]. Cette habitude lui reste tout au long de sa carrière où il établira des relations privilégiées avec ses invités, ses proches, ses amis, ses partenaires de travail, à sa table[11]. Très jeune, il doit travailler : ce sera ses débuts en couture[p 6]. Il apprend le français, puis ment sur son âge[3] pour débuter à quinze ans des études de sculpture aux Beaux-Arts de Tunis, dont il sort diplômé[12]. En parallèle, il travaille avec sa sœur Hafida, dont il apprend le métier[13] en la regardant faire, pour une couturière[11],[b 3] qui a besoin d'aide afin d'effectuer des finitions. Il reproduit, pour ses voisines et les femmes des grandes familles de Tunis[3], des modèles de robes de Dior ou Balmain. Une succession de rencontres féminines lui fait trouver une place en France, chez Christian Dior[b 3].

Débuts à Paris

Azzedine Alaïa arrive à Paris en 1956[N 4] durant la guerre d'Algérie, une période compliquée pour les personnes venant d'Afrique du Nord. Il s'installe dans une chambre de bonne que lui prête la comtesse de Blégiers[N 5] en échange de petits travaux ; il y reste plusieurs années, alternant couture et baby-sitting[b 4],[13]. Dès son arrivée dans la capitale, alors que Christian Dior venant de mourir est remplacé par Yves Saint Laurent, il intègre la maison Dior comme tailleur pendant « à peine cinq[b 3] » jours  trois jours d'après les archives de Dior[15] , à coudre des étiquettes, puis est renvoyé[p 5] : « Vous êtes étranger, vous n'avez pas de papier[3] ». Une fois de plus par un hasard de rencontres[3], il fait la connaissance de Simone Zehrfuss, puis de Louise de Vilmorin[N 6] qui l'invite chez elle. De là, il rencontre toutes les grandes familles parisiennes[b 3] et commence à se constituer une clientèle privée.

Pour apprendre professionnellement son métier de tailleur, Azzedine Alaïa part travailler durant deux ans chez Guy Laroche qui dispose alors d'un véritable atelier de couture[11] et aide Thierry Mugler[N 7], qui lui fera rencontrer Izet Curi. Il réalise sa première collection pour le compte du chausseur Charles Jourdan, une petite collection de prêt-à-porter décorée de pièces métalliques[1], d'œillets et de zip : la plupart des acheteurs n'aiment pas, qualifiant celle-ci de « sadomasochiste[p 6] » ; la collection est refusée par le chausseur, mais celle-ci lui permet de se faire remarquer par quelques rares journalistes[17]. À l'époque, la mode est encore symbolisée par la haute couture de l'ancienne maison Givenchy, ou Saint Laurent ; mais une nouvelle génération de stylistes arrive[t 2] et le couturier décide de fonder son entreprise : Simone Zehrfuss lui prête l'argent nécessaire pour s'installer, il trouve une petite surface rue de Bellechasse[b 4].

Rue de Bellechasse

Robe Azzedine Alaïa en acétol (1986-1987).

C'est dans ce petit appartement transformé en atelier, avec des machines à coudre partout y compris dans la salle de bain ou la cuisine, qu'Azzedine Alaïa continue à habiller de nombreuses clientes, le « Tout-Paris[p 1],[13] », à titre privé et de façon confidentielle : Greta Garbo, Claudette Colbert[b 4], ou les danseuses du Crazy Horse[13],[p 7] et Mathilde de Rothschild plus tard[18]. L'une de ses premières petites robes noires zippées est réalisée vers 1970, pour l'actrice Arletty dont il s'inspire pour une collection une vingtaine d'années plus tard[p 1]. Il réalise même le prototype de la Robe Mondrian d'Yves Saint Laurent[3]. Ses vêtements, qu'il esquisse rapidement préférant confectionner le modèle sur mannequin vivant, ne sont commercialisés à cette époque nulle autre part que dans son atelier : il n'est possible de les acheter que par relation et connaissance[b 2]. En 1979, par ailleurs année où il rencontre sa « sœur[1],[19] » Carla Sozzani[19], Michel Cressole écrit dans Libération le tout premier article sur le couturier[20] qui précise plusieurs années après que « c'est le premier journaliste d'un grand quotidien qui est venu me voir. À l'époque, je ne faisais pas de collections. Je cousais pour des clientes. Il n'a pas posé beaucoup de questions. Il a compris et a analysé. L'article est sorti en octobre 1979 et ça s'appelait « Les Deux Solitaires ». Il parlait de moi et de Serge Lutens. Son papier a tout déclenché[21] ». Son ami Thierry Mugler le pousse à se lancer sous son propre nom[3].

Le début des années 1980 est une époque où il est facile de se lancer dans la mode, même avec une toute petite collection, car le prêt-à-porter suscite l'intérêt[p 8]. La tendance de ces années voit des vêtements larges, aux épaules démesurées, parfois unisexes, sauf pour Azzedine Alaïa avec ses lignes moulantes, près du corps comme un corset, héritage de ses études de sculpture[p 8],[22]. « Je continue d'être fasciné par le corps, tout le corps, et en particulier la chute des reins et le derrière, qui est souvent plus intéressant que la poitrine[p 2] ». Il lance sa griffe, Azzedine Alaïa, et sa première collection poussé par Thierry Mugler[p 3],[23]. Déjà, le couturier communique peu, n'affiche pas sa marque[p 7] et ses interviews sont rares[N 8]. Les rédactrices de mode Brigitte Langevin, Nicole Crassat, et Carlyne Cerf de Dudzeele[24] apparaissent pour un premier reportage majeur[p 3],[25], photographiées par Bill Cunningham pour WWD, la « bible » américaine de la mode, en novembre 1981[p 3]. À la suite de quoi les créations du couturier font la couverture d'un numéro de Elle[1] ; l'article est suivi d'un autre réalisé par l'influent magazine français de l'époque : Depeche Mode. Les acheteurs d'outre-atlantique se précipitent[t 3] : ses collections sont désormais vendues par les grands magasins américains : Bergdorf Goodman en tout premier[p 3], puis Barneys New York, qui « a été avec moi depuis le début » précise Alaïa[p 6]. Barneys le suit durant toutes les décennies suivantes : « il a orchestré la rencontre entre le sexe et la mode[26] » et l'a rendu « chic[27] » dira du couturier Simon Doonan (en) du grand magasin new-yorkais. Bergdorf Goodman à New York et Beverly Hills, à la suite du précédent reportage de WWD, et au hasard d'une rencontre entre Andrée Putman et un acheteur de cette enseigne[12] se transforment en clients fidèles ; puis Maxfield de Los Angeles suit[1], ainsi que le londonien Harrods.

Son premier défilé de prêt-à-porter printemps-été, basé sur le noir, le blanc et la transparence et sa maitrise du cuir, est mis en avant[1] ; il abordera de façon récurrente par la suite, dans une palette très foncée, d'autres couleurs comme le vert émeraude ou le pourpre. Les créateurs en vogue que sont Kenzo, Gaultier, Montana, ou Mugler organisent de grands spectacles aux Tuileries[t 2], mais Azzedine Alaïa maintient ses défilés intimistes[28] hors de la Semaine de la mode[t 1].

Les premiers mannequins, qui ne sont pas encore des top-models, investissent l'appartement ; ce lieu devient leur « incubateur[1] » : Stephanie Seymour, Iman, Jerry Hall, Linda Evangelista, Christy Turlington qu'il est le premier à faire travailler[29], Naomi Campbell[N 9], Tatjana Patitz, Cindy Crawford, Yasmin Parvaneh[N 10], Veronica Webb (en) qui deviendra très proche de Lagerfeld également. Les lieux sont tellement petits qu'Azzedine Alaïa est obligé de multiplier les mini défilés[b 4] où il invite « qui il veut ». Grace Jones fait les essayages[t 2]. Il marque, à l'intérieur de chaque robe, le nom du mannequin qui l'a portée[b 5]. Certaines ne demandent pas de salaire pour leur travail auprès du couturier, préférant des vestes, des robes, des vêtements[N 11].

Dîner dans la cuisine d'Azzedine Alaïa devient le plus chic endroit de Paris ; les artistes et personnalités se côtoient[p 8] : Grace Jones qui deviendra sa muse, Andrée Putman qui décorera son futur atelier[33], Tina Turner qui possède une robe en perle et or créée par le couturier[17], Jean-Paul Goude, et Farida Khelfa, l'autre muse du couturier qu'il décrira comme « la nouvelle Arletty ». Plus tard, ce sera Michel Rocard, Patrick Modiano, Julian Schnabel, Jean-Louis Froment[34] ou Carla Sozzani sa fidèle alliée.

Rue du Parc-Royal

Azzedine Alaïa déménage rue du Parc-Royal dans le quartier du Marais en 1984. Mugler et Gaultier triomphent[t 2], mais c'est lui qui reçoit des mains de Cher deux Oscars de la mode[13] de la Fédération française de la couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode comme « Oscar du créateur de l'année » et « Prix spécial du jury ». La cérémonie[N 12] a lieu à l'Opéra Garnier en présence de Frédéric Mitterrand comme maître de cérémonie, Jack Lang, Catherine Deneuve, Yves Saint Laurent qui sera également récompensé tout comme Pierre Cardin et Claude Montana[36], Hubert de Givenchy, Audrey Hepburn... Grace Jones, qui accompagne Alaïa, chante lors de la cérémonie[b 2], puis le pousse[t 2] : il doit littéralement être « trainé sur la scène[1] » pour recevoir ses prix.

Des robes très sexy qui épousent le corps au plus près en maille fluide rebrodée de paillettes qui donnent l'impression que le corps est mouillé.

« Les classiques sexy d'Alaïa sont désormais une institution[38] » écrit la presse. Ce style « sexy » déjà « adulé » par le secteur de la mode s'affirme petit à petit auprès du grand-public : ses grandes silhouettes fines aux robes droites, parfois zippées, parfois lacées, ses vêtements qui semblent littéralement « collés » au corps comme une seconde peau, les matières stretch serrant les hanches[p 8], les tailles soulignées par des coupes en biais inspirées de Vionnet, les courtes jupes à la forme trapèze, les maillots de bain en lycra, son goût pour des matières innovantes, ou pour le cuir qu'il travaille parfois comme la dentelle.

L'historien de la mode Olivier Saillard dit du créateur que « si un couturier c'est quelqu'un qui refaçonne les corps, alors aujourd'hui il n'y a qu'Azzedine qui sait faire ça […] Ses robes sont hors du temps, hors la mode […] Ses vêtements, c'est des caresses pour les filles[18] ». Mais la reconnaissance publique apparaîtra vraiment lorsque les magazines Elle, qui lui consacre en 1992 jusqu'à dix pages[39], Marie Claire ou L'Officiel Paris depuis le début de la décennie, lui rédigent des articles réguliers, publient des pages de photos, ou affichent ses réalisations en couverture.

Sa réputation grandit aux États-Unis : Azzedine Alaïa habille Grace Jones d'une sculpturale robe rose pour Dangereusement vôtre[t 1]. Il dessine les costumes des serveuses du Palladium, et y organise un défilé[b 2]. Celui-ci est mis en scène par Jean-Paul Goude avec plus de cinquante mannequins[1], dont Farida qui ouvre l'évènement, et un arc de triomphe comme décor[40]. C'est l'une des rares présentations organisée en dehors de son atelier parisien où elles ont lieu habituellement de façon privée, à l'écart de tout calendrier officiel. À New York, il rencontre Basquiat, Clemente, Haring[b 2]. À Los Angeles, Tina Turner achète une robe signée Alaïa sans le connaitre : elle se déplacera à Paris pour le rencontrer[t 2], deviendra son amie, et s'affichera[41] sur la pochette de son album Private Dancer dans une petite robe noire du couturier[3]. Paquita Paquin décrit, de façon élogieuse, les réalisations de cette époque comme des créations destinées à des femmes « séduisantes » et « conquérantes »[t 2]. Mais quelques mois plus tard, le respecté magazine WWD lui accorde sa couverture sous le titre « La gloire et la chute d'Azzedine Alaïa[3] », et dans un article critique, dit que « la mode s'est éloignée d'Alaïa »[1]. Les critiques, qui font suite à celles de WWD, se font entendre de plus en plus : son habitude de sortir ses collections en dehors de toutes dates précises, le peu d'attention qu'il porte aux détaillants de sa marque, sa mode élitiste qui semble taillée uniquement pour les femmes au corps parfait[42]. Malgré tout, il ouvre deux boutiques, à New York et Beverly Hills[12] ; la boutique de SoHo, ouverte par Jacqueline, la femme de Julian Schnabel qui fournira des œuvres pour décorer la boutique, devient un lieu de mode mais aussi d'art[1]. Elle fermera cinq ans plus tard, faute d'approvisionnements réguliers[1],[26].

Pour le Bicentenaire de la Révolution française, lors de son interprétation de La Marseillaise durant le défilé mis en scène par Jean-Paul Goude[12],[N 13], la cantatrice Jessye Norman est drapée d'une robe aux couleurs du drapeau national[25], qu'Azzedine Alaïa a créée.

« Il aimait l'endroit et a planté le décor de sa boutique et celui de son appartement dans le même hôtel particulier[44] » souligne la presse ; pourtant, il cherche déjà un nouveau lieu pour s'installer[p 1].

Rue de Moussy

Azzedine Alaïa achète un ancien entrepôt de plusieurs milliers de mètres carrés à l'angle de la rue de Moussy et de la rue de la Verrerie[45] dans le 4e arrondissement de Paris, qu'il fait rénover entièrement, puis décorer par Julian Schnabel : deux grands bâtiments de plusieurs étages, séparés par une cour intérieure avec une verrière. Showroom, boutique, studio de création, bureaux, podium de défilé qui voit passer entre autres Naomi Campbell et Linda Evangelista[t 2], ateliers, et appartement au dernier étage[46] composent cet ensemble. « Pas de vitrine. Une plaque discrète. Une sonnette[34] ». Comme de tradition chez Azzedine Alaïa, il reçoit amis, relations, presse, dans sa spacieuse cuisine personnelle[p 4],[p 8] équipée d'un grand piano et d'une grande table. « Sa cuisine, c'est son atelier, là où il travaille et reçoit[5] ».

Dans les années 1990, bien qu'il conserve sa fidèle clientèle privée, Azzedine Alaïa se fait plus discret, son activité est nettement en retrait[12]. Il décide de faire moins de collections[3]. Depuis le début de sa carrière, il ne livre les vêtements que lorsque ceux-ci sont « prêts », ne cédant jamais aux impératifs des saisons ou des délais[N 14]. Il présente une collection utilisant l'imprimé pied-de-poule de Tati et dessine quelques accessoires pour l'enseigne[p 4], expliquant que « ce qui m'excitait, c'était d'accoler mon nom, l'univers de la haute couture, avec cette marque qui était alors la moins chère de toutes[p 9] ». À New York, centre de la mode américaine où il connait un succès immense dans les années 1980, il n'est plus commercialisé que par l'enseigne Barneys[48] qui ira jusqu'à supprimer de son magasin la marque française Hervé Léger, souvent comparée à Alaïa avec ses robes zippées ou en bandages, pour satisfaire le couturier[49],[50]. Finalement, Bergdorf Goodman, qui avait arrêté de commercialiser la marque depuis plusieurs années par faute d'approvisionnements réguliers, reprend ses commandes[22]. Mais sa sœur Hafida meurt, le temps semble s'arrêter pour le couturier qui ne renouvèle plus ses créations comme le précise Simon Doonan de Barneys : « Gene Pressman [le coprésident] et moi sommes allés le voir dans les années 1990, et c'était la même robe sur la même forme [...] le temps s'était arrêté[1] ». La dernière grande présentation des collections Alaïa[p 8], pour les années à venir, a lieu ; ce sera également le tout dernier défilé de mode pour sa muse Farida Khelfa qui l'accompagne depuis une dizaine d'années ; elle devient directrice du studio couture[N 15]. Travaillant « à l'instinct[t 2] », indépendant, il ne veut pas vendre sa maison, soutenu par ses lignes de prêt-à-porter et chaussures qui restent un succès commercial durant toutes ces années où l'on voit Gaultier ou Lacroix sur le devant de la scène.

Prada et Richemont

Une première rétrospective est organisée au musée de Groningue aux Pays-Bas ; elle est suivie deux ans plus tard du musée Guggenheim (en) de SoHo qui lui consacre une exposition, sur mannequins transparents pour faire ressortir ses robes[t 1], que WWD qualifiera de « superbe[1] ». Sa marque compte alors plus d'un centaine d'acheteurs de boutiques et grands magasins internationaux[26]. Mais l'époque est aux regroupements : LVMH, Gucci intégré plus tard à PPR, Richemont achètent et recyclent les marques du luxe[52]. Voulant conserver son indépendance[p 8], Azzedine Alaïa signe un partenariat avec le maroquinier italien Prada en 2000, lui permettant de développer des accessoires à forte valeur ajoutée, dont des chaussures[17], tout en conservant sa liberté de création : il garde la propriété de son nom en tant que marque[53], son autonomie, en ne se focalisant pas sur l'aspect financier de son activité. La très proche et influente Carla Sozzani supervise l'opération. Prada finance la rénovation de ses locaux rue de Moussy dont une boutique dédiée aux accessoires, mais aussi son projet de fondation[1],[t 3] : depuis plusieurs années, le couturier souhaite créer une structure afin de conserver ses archives personnelles[34],[53] : ses réalisations sur plusieurs décennies, mais également sa collection de costumes du cinéma, des pièces de design, des vêtements de nombreux couturiers comme Madeleine Vionnet et Balenciaga ses couturiers préférés[17], Paul Poiret, Schiaparelli, ou plus récents avec Margiela, Comme des Garçons, ou encore Junya Watanabe (en). « Plus des collections d'amis[34] » dira-t-il sans autre précision, dont la collection de photos de Bettina Graziani[54]. Collectionneur d'art contemporain et de photographies[55], Azzedine Alaïa ouvre rue de la Verrerie, une galerie d'art décorée par Julian Schnabel[17] où sont exposées des œuvres liées au design ou à la photo, dont des créateurs de meubles comme Pierre Paulin, Shiro Kuramata, Marc Newson, l'architecte Andrea Branzi ou la peintre Candida Romero[14]. Mitoyen à ses locaux de la rue de Moussy, Alaïa fait aménager, avec l'aide de Carla Sozzani qui reproduira ce petit Bed and Breakfast à Milan près de son propre concept store 10 Corso Como[56], un tout petit hôtel, le 3Rooms composé de trois chambres[57]. Une table de Jean Prouvé[14], des sièges Pierre Paulin, ou d'autres objets de design émanant de la collection du couturier, meublent ces trois appartements[58] à la décoration épurée.

Mais le mariage Alaïa - Prada semble contre nature : le travail artisanal du « petit » couturier, face à la marque de luxe à la communication de masse et au marketing développé[t 3]. En juillet 2007, Azzedine Alaïa rachète à la maison italienne toutes les parts[59], pour s'allier à la Compagnie Financière Richemont[60], toujours sous le suivi de Carla Sozzani. « Richemont est un bon groupe. Ils devront seulement mettre leur nez dans mes affaires si je ne travaille pas, ce qui n'arrivera jamais » dit-il[1]. Alors qu'historiquement Alaïa travaillait à ses débuts avec Massaro pour les chaussures, ses collections d'accessoires de cuir sont toujours réalisées par Prada[12].

Michelle Obama portant un cardigan Azzedine Alaïa et le président des États-Unis Barack Obama reçus par la reine Élisabeth II en 2009.

Après avoir déjà décliné deux fois les années passées[1], Azzedine Alaïa est nommé en 2008 chevalier de la Légion d'honneur[61] mais refuse sa médaille : « Je l'ai fait uniquement parce que je n'aime pas les décorations, sauf sur les femmes[62] ». Alors que le créateur est connu et reconnu dans le monde entier, ses robes étant portées par de nombreuses personnalités, Michelle Obama apporte une autre dimension en affichant à de nombreuses reprises[N 16] des robes Alaïa, tout comme Carla Bruni-Sarkozy[64],[65], durant des réceptions officielles. Lors d'une interview, le couturier critique publiquement l'inépuisable Karl Lagerfeld et la puissante Anna Wintour[N 17] ; la presse en fait écho, tout comme le fait qu'il soit un temps pressenti pour succéder à John Galliano[N 18] chez Christian Dior Couture. Mais Azzedine Alaïa refuse le poste[68], comme il l'avait déjà fait plusieurs années auparavant à la suite du départ de Gianfranco Ferré[69],[70].

Azzedine Alaïa devient « membre correspondant » de la Chambre syndicale de la Haute Couture[N 19] : le créateur, qui réalise une à deux collections par an présentées uniquement dans son showroom « en tout petit comité[71] » et « quand il veut[72] » organise en 2011 dans ses locaux son premier défilé simultanément à la Semaine de la haute couture parisienne[55]. Ne remplissant pas tous les critères de la haute couture et adepte de la tendance de la « demi couture[73] », il définit celui-ci comme « semi couture[74] ». Cela fait de nombreuses années qu'il n'a pas défilé officiellement, Azzedine Alaïa le « perfectionniste[t 1] » restant éloigné des tendances, des diktats du prêt-à-porter, ainsi que de tout calendrier. Sont présentes moins de deux-cents personnes, dont la journaliste Suzy Menkes qui suit Azzedine Alaïa depuis longtemps, le styliste Nicolas Ghesquière, grand admirateur du couturier, l'Italienne Donatella Versace, la réalisatrice Sofia Coppola, ou le proche Olivier Saillard, historien. Tellement ému par l'ovation à la fin de la présentation, Azzedine Alaïa ne peut venir saluer le public[75]. Quelques mois plus tard, une rétrospective des dix dernières années de son travail est organisée pour la seconde fois au musée de Groningue au nord des Pays-Bas, elle-même suivie fin 2013 par une exposition au Palais Galliera.

Rue de Marignan

En 2013, il crée les costumes du ballet Les Nuits du chorégraphe Angelin Preljocaj[p 5] inspiré des contes des mille et une nuits, puis ceux du spectacle le Mariage de Figaro donné au Walt Disney Concert Hall[23].

La marque Azzedine Alaïa est commercialisée par 300 points de vente dans le monde[1]. Plusieurs projets du couturier, habillé de son éternel costume chinois dont il possède plusieurs centaines d'exemplaires[76] et qu'il a acheté pour la première fois à Tunis lors de sa jeunesse[77], sont en voie de concrétisation : de nouveaux locaux rue de Marignan, à deux pas de l'avenue Montaigne[78],[79] ; un prochain parfum alors que le couturier signe un contrat avec Beauté prestige International[80] qui fabrique déjà les fragrances pour la maison Jean Paul Gaultier.

Décès

Tombe au cimetière de Sidi Bou Saïd.

Il meurt accidentellement le d'une chute dans un escalier[81],[82]. Il est enterré deux jours plus tard au cimetière de Sidi Bou Saïd, après le rapatriement de sa dépouille de Paris à Tunis et en présence de personnalités comme le président tunisien Béji Caïd Essebsi, le ministre Mohamed Zine El Abidine et l'ancien ministre Abderrahim Zouari, l'ambassadeur de France Olivier Poivre d'Arvor, le grand couturier Karl Lagerfeld ou les mannequins Naomi Campbell, Farida Khelfa et Afef Jnifen[83].

Couturier

En quelques décennies, Azzedine Alaïa est devenu un symbole, une « légende[75] », et un créateur adulé par les fashionistas du monde entier pour ses robes ultramoulantes. Azzedine Alaïa est un « styliste » au sens théorique de « créateur de vêtements dédiés au prêt-à-porter », mais qui dessine très peu parce qu'« une femme ne peut s'habiller d'un dessin », préférant « sculpter » les vêtements sur ses mannequins. Laurence Benaïm précise qu'« il dessine peu. Colle dans un cahier secret ses croquis sur papier calque pour garder « l'idée[84] ». Elle précise qu'il « trace les fils, règle les toiles[85], […] aime couper, coudre et découdre[86] ». « Styliste » aussi en opposition symbolique au « couturier » ou « grand couturier » qui en France concerne une profession liée au sur mesure et à la haute couture, appellation très restrictive. Pourtant, Azzedine Alaïa souligne : « Je suis couturier ! Certainement pas styliste[p 3]. » Ce que confirme Olivier Saillard en précisant que : « c'est un couturier. Au sens strict. Tout est modélisé, coupé, cousu par lui. Il sait tout faire. Même s'il ne fait rien seul, il est l'un des rares aujourd'hui à savoir tout faire dans l'élaboration d'un modèle [...] De plus, il a échappé à ce débat un peu archaïque entre le prêt-à-porter et la haute couture[87]. » Déjà quelques années auparavant, Michel Cressole écrit qu'Azzedine Alaïa est « le plus discret des grands couturiers, parce qu'il est le dernier, peut être[88] », propos repris par Jean-Paul Goude[23] ainsi qu'Olivier Saillard, citant Azzedine Alaïa comme « le dernier grand couturier[p 3],[89] ».

Vie privée

Reconnaissable à sa petite taille (1,55 m), il a pour compagnon le peintre allemand Christoph von Weyhe pendant quarante ans[90].

Dans la culture populaire

Azzedine Alaïa est cité dans une réplique du film La Classe américaine : « Rien de tel que d'aller chez Azzedine Alaïa, ou même de s'acheter des sous-pulls chez Yohji Yamamoto ! »[91].

Alaïa est également cité dans le film Clueless où Cher Horowitz, jouée par Alicia Silverstone en robe rouge signée Azzedine Alaïa, réplique : « Ceci est un Alaïa [...] un couturier extrêmement important »[92].

Le film de Julian Schnabel, At Eternity's Gate, lui est dédié[93].

Expositions

Notes et références

Notes

  1. Azzedine Alaïa est toujours resté assez vague sur les dates[1] et dit avoir oublié sa date de naissance exacte[t 1],[2]. Pendant longtemps, concernant celle-ci, aucune source fiable ne permet d'en affirmer précisément l'année. Dans un article, il est dit qu'il arrive à Paris à l'âge de dix-huit ans[3], ce qui permet d'estimer entre 1938 et 1939 sa naissance puisque son arrivée date de 1956[4]. Une source mineure indique le 7 juin 1939[5] sans qu'il soit possible de confirmer celle-ci. Par contre, Laurence Benaïm cite clairement la date du 26 février : « Lui [Azzedine Alaïa], dont les intimes ignorent également la date exacte de son année de naissance. Né un 26 février[6]... » Il faudra attendre sa mort : sa tombe à Sidi Bou Saïd indique le .
  2. Pour le lieu de naissance, les sources divergent : la plupart indiquent Tunis, Jemmel, ou plus rarement Siliana, alors que pour ce dernier, le couturier précise que c'est son lieu de vacances lorsqu'il est jeune[p 1]. Siliana est également la ville d'origine de son père, « un agriculteur de Siliana[2] ». Mais pour l'endroit qui l'a vu naître, Azzedine Alaïa y répond clairement lors d'une interview :
    « Ma mère est venue accoucher à Tunis, elle y est restée quarante jours, puis elle est rentrée à la campagne rejoindre mon père. C'est ma grand-mère qui m'a élevé[p 2]. »
    Et le confirme :
    « […] la sage femme qui m'a mis au monde à Tunis[p 3]. »
  3. Azzedine Alaïa possède un double passeport[9]. La nationalité française du couturier, que les sources citent rarement, est confirmée dans un entretien qu'il a avec son ami Olivier Saillard dans les pages de Madame Figaro : « la plus belle des récompenses, c'est le jour où vous m'avez donné la nationalité française. Je me considère vraiment comme français[p 3]. »
  4. C'est la mère de son amie Leïla Menchari qui lui conseille de se rendre à Paris.
  5. Cette chambre sera le premier contact d'Alaïa avec le design, alors que bien plus tard il développera une large collection d'objets :
    « Dans les années 60, je vivais dans une chambre de bonne, prêtée par mes amis, Simone et Bernard Zehrfuss, architecte. Elle était entièrement meublée par Jean Prouvé. Je trouvais ces meubles beaux, mais je ne connaissais pas le design à l'époque et je n'avais pas d'argent. Et puis ces amis m'ont offert un lit de Prouvé. Je l'ai même croisé en personne sans évaluer l'importance de son travail[14]. »
  6. Dans une biographie de Louise de Vilmorin, ce moment est décrit :
    « Louise s'entoure aussi de jeunes protégés, qu'elle est heureuse de soutenir, de recommander, de voir s'épanouir, le meilleur exemple étant ce jeune créateur tunisien, vivant dans une chambre de bonne, […] présenté à Louise par sa compatriote Simone Zehrfuss : il s'appelle Azzedine Alaïa, il veut être couturier, il a […] un talent fou, beaucoup de courage et d'énergie […] Azzedine confectionne pour Louise une robe […] : une merveille […] lui donnant des allures de sirène[16]. »
  7. Au sujet de Thierry Mugler, qui deviendra par la suite un couturier célèbre à partir des années 1980, Azzedine Alaïa précise :
    « Mugler était un ami et je l'aidais. Je n'ai jamais travaillé pour lui. Il ne s'agissait pas d'une relation professionnelle[b 4]. »
  8. Azzedine Alaïa n'aime pas les interviews[18], encore moins lorsque celles-ci doivent être filmées. À un journaliste qui attend dans la cuisine d'Alaïa pour un entretien, Carla Sozzani, propriétaire d'un concept store à (Corso Como (it)) qui se trouve là lui indique :
    « Vous avez de la chance. Il [Alaïa] ne donne jamais d'interview[p 8]. »
    Azzedine Alaïa précise à ce sujet que
    « s'il s'agit de prendre la parole à tort et à travers, parler chiffons et dire n'importe quoi comme certains, je préfère m'abstenir et ne pas voler du temps utile à des gens qui, eux, ont des choses importantes à annoncer[p 2]. »
  9. Naomi Campbell, qui lui sera fidèle durant plus de vingt ans[30], a seize ans lorsqu'elle arrive rue de Bellechasse[31] : elle y habitera pendant trois ans[1]. Tout comme d'autres qui restent un temps chez le couturier :
    « John Casablancas m'invitait aux concours de mannequins de l'agence Elite et j'ai commencé à rencontrer toutes les filles de cette époque lorsqu'elles étaient très jeunes : Tatjana Patitz, Cindy Crawford... Stephanie Seymour avait 14 ans. Quand je lui ai demandé qu'elles défilent pour moi, il était d'accord, sauf pour les plus jeunes car les parents ne voulaient pas qu'elles restent à l'hôtel. Alors je les ai logées chez moi, et c'est ainsi que tout a commencé. Parfois elles restaient cinq jours, parfois deux mois, elles allaient, puis revenaient ; Naomi est restée un an, deux ans, Veronica Webb pareil[p 5]. »
  10. Plusieurs mannequins, devenus très célèbres comme Supermodels par la suite telles que Linda Evangelista ou Naomi Campbell[32] l'appellent de nos jours « Papa[13] » ; Stéphanie Seymour, qui a quatorze-ans lorsqu'elle arrive la première fois chez Alaïa[b 4], dit de lui :
    « [J']aperçus la silhouette de mon ami préféré - un homme que je connais intimement depuis tant d'années que je l'appelle affectueusement Papa : le grand créateur Azzedine Alaïa[b 1]. »
  11. Les mannequins défilent gratuitement, Azzedine Alaïa échangeant leur temps contre le sien d'après sa formule[b 5]. Pour le premier défilé, Sophie Hicks du Vogue britannique précise :
    « Et tous ces top models du monde entier que vous n'aviez pas vu autre-part qu'à New York commencent à défiler à travers la pièce. Nous nous sommes tous regardés l'un et l'autre, étonnés, comment Alaïa avait pu avoir tout ça ici ? Nous avons appris que les filles étaient venues pour travailler, non pas pour l'argent, mais pour les vêtements. Elles les portaient directement à la sortie du défilé, dans la vraie vie[1]. »
  12. L'Officiel Paris décrit ainsi cette remise de prix à l'époque :
    « Vainqueur à deux reprises, le minuscule Azzedine Alaïa, soudain très grand, recevait l'Oscar du créateur de l'année et le Prix spécial du jury et essuyait une larme dans le sein de sa sculpturale égérie, Grace Jones[35]. »
  13. Jean-Paul Goude réalise de nombreuses photographies d'Azzedine Alaïa durant sa carrière[25], principalement avec Grace Jones, puis Farida Khelfa[43] qui sera par ailleurs la compagne du photographe durant plusieurs années en plus d'être la muse du couturier.
  14. Laurence Benaïm du Monde écrit en février 1992 :
    « Fidèle à ses retards légendaires, Azzedine Alaïa a présenté sa collection de prêt-à-porter de l'été 92 trois mois et demi après les autres. »
    L'Officiel de la mode dit du couturier :
    « Il n'en fait qu'à sa tête, fait des pieds de nez à tout le monde mais s'en défend absolument. Il vit à son rythme, présente quand il est prêt et s'étonne quand on lui demande s'il est un créateur hors normes[47]. »
  15. Farida Khelfa, avant de partir dans le studio de création de Jean Paul Gaultier quelques années après, résume ainsi ses années chez Alaïa :
    « J'étais mannequin, mais ça ne me plaisait pas. J'ai fait du cinéma, c'était pas mon truc non plus ! J'ai fait un enfant et étais aux anges. Mais je ne pouvais pas rester femme au foyer, j'ai donc retravaillé avec Azzedine Alaïa, cette fois en studio, et j'ai beaucoup appris[51]. »
  16. Michelle Obama a porté plusieurs fois des robes Alaïa différentes[p 4], notamment à l'occasion d'évènements officiels avec son mari : une noire en avril 2009[63], un autre modèle en mai, puis une bleue et une blanche en 2010, et enfin une rouge en 2011.
  17. Azzedine Alaïa entre en conflit public avec Anna Wintour qu'il juge « caricaturale[p 7] », ainsi que le magazine Vogue américain qui n'a jamais accordé une forte présence au couturier[30].
    « Elle [Anna Wintour] n'a pas photographié mon travail depuis des années et pourtant, je suis l'un des meilleurs vendeurs aux États-Unis. Les Américaines m'aiment et je n'ai pas besoin de son soutien[66],[67]. Elle sait très bien tenir Vogue, mais pas le côté mode. Quand je vois comment elle s'habille, je ne crois pas une seule seconde en ses goûts. De toutes les manières, qui se souviendra d'Anna Wintour dans l'histoire de la mode ? Personne[62]. »
    Ce qui n'empêche pas Azzedine Alaïa de voir, depuis des années, ses réalisations en couverture Vogue Paris ou Vogue Brésil par exemple.
  18. En 1991, John Galliano, alors en difficulté financière avant ses années glorieuses chez Dior, reçoit l'aide d'Azzedine Alaïa :
    « Il avait fait faillite et baladait toutes ses créations dans un camion [...] J'avais de la place. J'ai annulé mon défilé, invité les rédactrices de mode. On a mis un portant avec une flèche marquée Galliano au mur[p 7]. »
  19. En France, l'appellation Haute couture est juridiquement protégée. Les « Membres correspondants » sont des membres étrangers, comme Giorgio Armani ou Elie Saab mais ayant une activité en France. Ceux-ci peuvent prétendre utiliser le label Haute couture, au contraire des « Membres invités » ayant uniquement le label Couture.
    « Alaïa joins amongst others, Giorgio Armani, as a (foreign) membres correspondant of the 25 strong league who must adhere to strict rules and conditions laid down by the Chambre Syndicale, protected by the French government[32] [...] »

Sources primaires : interviews

  1. [vidéo] Azzedine Alaia à propos de la mode, de Franck Lords, de Thierry Ardisson, La Cinq, coll. « Bains de Minuit », 27 mai 1988 [présentation en ligne] : 10 min 50 s.
  2. Richard Gianorio, Nicoles Picart, « Le prince Alaïa », Enquête, sur lefigaro.fr, Madame Figaro, (consulté le ).
  3. Entretien entre Azzedine Alaïa et Olivier Saillard dans Marion Dupuis, « Azzedine Alaïa et Olivier Saillard « L'élégance ? Une question d'attitude ! » », Madame Figaro, no 21507, , p. 106 à 111 (ISSN 0246-5205).
  4. Katell Pouliquen, « Alaïa l'ensorceleur », Styles, sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ) : « Beaucoup lui vouent un culte absolu. Stars, mannequins vedettes, grandes dames et jolies poupées (riches) du monde entier : toutes s'adonnent à lui, à ses corsets de cuir et à ses robes à l'évasé corolle coupées de main de maître. Des robes-sortilèges cousues de sex-appeal, faites pour être enlevées, arrachées. Alaïa, c'est fatal, disent-elles. ».
  5. Nelly Kapriélan (photogr. Bruce Weber), « Azzedine Alaïa, un homme de liens », Vogue Hommes International, no 18, , p. 228 à 233 (ISSN 0750-3628).
  6. (en) « Azzedine Alaïa Interview » [image], Cover story, sur thegroundmag.com, (consulté le ) : « And Barney started buying gloves, then coats, then everything! ».
  7. Farida Khelfa, « Azzedine Alaïa et Jean Paul Gaultier par Farida Khelfa », Style, sur madame.lefigaro.fr, Madame Figaro, (consulté le ).
  8. (en) Long Nguyen (photogr. Gilles Bensimon), « Azzedine Alaïa featuring Stephanie Seymour », Flaunt, no 109, , p. 130 à 141 (ISSN 1523-5726, lire en ligne).
  9. Alix Christophe, « La débrouille et la récup devenaient chic », Événement, sur liberation.fr, Libération, (consulté le ).
  • Azzedine Alaïa au XXIe siècle, BAI, , 224 p. (ISBN 978-90-8586-622-0), p. 45-51
    Cet ouvrage, catalogue d'exposition composé très majoritairement de photos, comprend une interview d'Azzedine Alaïa par Stephanie Seymour. Cette interview est consultable, en anglais, sur le site du magazine Interview[97].

Sources secondaires

  1. (en) Amy Fine Collins (photogr. Jean-Paul Goude), « All Eyes on Alaïa », Vanity Fair US, Condé Nast, no 625, (ISSN 0733-8899, lire en ligne).
  2. Laurence Benaïm 2013, p. 35.
  3. (en) Paul Rambali, « Fashion: Alaia: A life », sur independent.co.uk, The Independent, (consulté le ).
  4. Galliera - Saillard 2013, p. 167.
  5. Fabrice Paineau, « Alaïa, l'homme qui aimait les femmes », Obsession, no 12, , p. 98 à 101 (ISSN 0029-4713).
  6. Laurence Benaïm 2013, p. 77.
  7. Astrid Faguer, « Azzedine Alaïa est mort », sur Le Point, (consulté le ).
  8. Insee, « Acte de décès d'Azzedine Alaïa », sur deces.matchid.io (consulté le ).
  9. Laurence Benaïm 2013, p. 12.
  10. Laurence Benaïm 2013, p. 63.
  11. « Azzedine Alaïa », sur tendances-de-mode.com, (consulté le ) : « Azzedine Alaïa fait partie de ces créateurs vénérés des femmes [...] en créant des vêtements qui les subliment. ».
  12. « Histoire de Azzedine Alaïa », sur puretrend.com (consulté le ).
  13. Gabrielle de Montmorin, « Azzedine Alaïa, l'hommage aux femmes », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le )
    « Adulé de New York à Tokyo, honoré par les musées du monde entier, reconnu par ses pairs, le créateur continue, imperturbable, à glorifier la silhouette féminine. À l'entière maîtrise de tous les métiers - Azzedine Alaïa dessine et coupe tout lui-même - s'ajoute un sens exceptionnel des nouvelles matières. »
  14. Anne-Marie Fevre, « Quand un objet me plaît, je suis en transe », Next, sur liberation.fr, Libération, (consulté le ).
  15. Galliera - Saillard 2013, p. 13.
  16. Françoise Wagener, Je suis née inconsolable : Louise de Vilmorin (1902-1969), Paris, Albin Michel, , 548 p. (ISBN 978-2-226-18083-4), « L'affaire est dans le sac ! ».
  17. Marie Leblay, « Azzedine Alaïa », sur connaissancedesarts.com, (consulté le ).
  18. AFP, « Azzedine Alaïa, grand couturier au travail peu exposé, se montre aux Pays-Bas », Styles, sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ) : « Adulé dans le monde entier depuis les années 1980, le couturier qui dessine peu [...] est un "homme libre" qui n'a besoin ni des grands magazines de mode ni du calendrier des défilés pour exister. ».
  19. Laurence Benaïm 2013, p. 75.
  20. Michel Cressole, « Deux solitaires à la recherche de la mode retrouvée », Libération, .
  21. Hélène Hazera, « Michel Cressole, journaliste à « Libération », est mort hier du sida. Le journal de Michel s'est achevé. », Libération, (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le )
    « Michel était fier d'avoir écrit le premier article jamais paru sur Azzedine Alaïa, quand celui-ci était juste une bonne adresse que se refilaient les rédactrices de mode en se gardant bien d'en parler. »
  22. (en) Suzy Menkes, « 10 Years Ago, Alaïa Launched His Revolution: Landmark for King of Curves », Style, sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ) : « I had used the stretch materials for years to shape the inside of garments I made for private clients. Then I just started using them on their own. And look at the corset effects I have done [...] Alaïa [...] launched his clingy line in 1981 - at the moment when fashion was entering the oversized, androgynous era. His body-conscious clothes seemed a deliberate challenge. ».
  23. Charlotte Brunel, « Alaïa, l'homme qui chérit les femmes », L'Express Styles, no 3244, , p. 92 à 97 (ISSN 0014-5270).
  24. (en) Azzedine Alaia, « Carlyne Cerf de Dudzeele », Fashion, sur interviewmagazine.com, Interview (consulté le ).
  25. (en) Joan Juliet Buck, « Little Big Man », Style, sur nytimes.com, The New York Times Magazine, (consulté le ).
  26. (en) Cathy Horyn, « Genius Has a Habit of Showing Up Every So Often », Style, sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ).
  27. (en) Sasha Charnin Morrison, Secrets of Stylists : An Insider's Guide to Styling the Stars, Chronicle Books, , 176 p. (ISBN 978-0-8118-7465-6), chap. 4 (« Influences, icons, and inspiration »), p. 93
    « Azzedine Alaïa [...] was the first person to take sex and make it chic [...] Chic women would never dress in an overtly sexual way. And then, in the early '80s, Azzedine arrived. Azzedine created sexy, alluring clothing which was so sophisticated that it was impossible to see it as anything other than chic [...] unimpeachably chic eroticism. »
  28. (en) Anne-Marie Schiro, « Azzedine Alaïa: New sophistication », The New York Times, , p. 34 (ISSN 0362-4331)
    « All the excitement in Paris did not happen at the recent formal showings in the mammoth tents in the Tuileries. Some designers had small shows in their ateliers where you could see clothes that did not resemble everyone else's. Azzedine Ala"ia was one of them. He managed to fill his small, all-gray showroom in the Marais twice a day during the fall collections with people who were willing to go off the beaten track. »
  29. (en) Bob Colacello, « A League of Their Own », Style, sur vanityfair.com, Condé Nast, (consulté le ).
  30. (en) Cathy Horyn, « Alaïa Pulls His Dresses From the Met Gala », Fashion & Style, sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ).
  31. (en) Ian Phillips, « Naomi Campbell and Azzedine Alaïa », sur independent.co.uk, The Independent, (consulté le ) : « I first met Azzedine when I was 16. It was my first day working in Paris [...] My relationship with Azzedine is different from those I have with other designers, because he is the only one I've lived with. I call him "Papa" and we really do have a father-daughter relationship. ».
  32. Julia Robson, « Paris Haute Couture: Azzedine Alaia's couture debut shrouded in secrecy », Fashion, sur telegraph.co.uk, The Daily Telegraph, (consulté le ) : « You would have thought Azzedine Alaïa, the legendary fashion designer, was poised to reinvent the wheel given the fuss surrounding gaining entry to his first ever haute couture show in Paris today. ».
  33. Vogue Paris, « Azzedine Alaïa », The Vogue List, sur vogue.fr, Condé Nast, (consulté le ) : « En 1985, Le créateur s'installe au 17, rue du Parc-Royal à Paris. Andrée Putman aménage le nouvel espace où se croisent le temps d'un essayage, d'un déjeuner ou d'une séance photo, mannequins, clientes, romanciers ou artistes. ».
  34. Judith Benhamou-Huet, « Dans la « factory » d'Alaïa », Les Échos, Groupe Les Échos, no 20818, , p. 12 (ISSN 0153-4831, lire en ligne) « C'est un homme hors système. Mélange savant d'une nature animale et d'un extrême raffinement. Ce qui attire chez lui d'abord, c'est son talent. Il est devenu un "classique". ».
  35. « À l'Opéra, 1re nuit des Oscars de la mode », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, Éditions Jalou, no 718, , p. 89 (ISSN 0030-0403).
  36. « Jack Lang et des femmes éblouissantes », L'Impartial, , p. 2 « Claude Montana et Azzedine Alaïa, l'un et l'autre passés maîtres dans la manipulation du cuir, ainsi que Pierre Cardin et Yves Saint Laurent, [...] ont reçu chacun un Oscar. ».
  37. « Rue des Rosiers et alentour », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, Éditions Jalou, no 804, , p. 75 (ISSN 0030-0403).
  38. « Paris succès des nouveaux classiques », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, Éditions Jalou, no 709, , p. 218 (ISSN 0030-0403).
  39. (en) « The Azzedine Alchemy », sur elle.com, Hearst Corporation, (consulté le ).
  40. Gilles de Bure, « Jean-Paul Goude, l'homme qui corrige », sur technikart.com, Technikart, (consulté le ) : « On restera au Palladium. Il fait construire un arc de triomphe et le colore avec des spots bleu, blanc et rouge. Sur l'arc, trois chanteurs palestiniens et, en musique de fond, des bruits de cigales pour suggérer le soleil, la moiteur, la terre rouge. Farida paraît, resplendissante et le défilé commence. Finalement, les grands manteaux du génial petit Tunisien sont présentés par des derviches tourneurs. ».
  41. « Tina Turner en Azzedine Alaïa », Diaporama, sur vogue.fr, Condé Nast, (consulté le ) : « En 1984, [Tina Turner] porte l'une de ses créations sur la pochette de son cinquième album solo, Private Dancer, et parcours les plateaux télé et les scènes de concert vêtue de la célèbre robe en perle et or dessinée spécialement pour elle par le couturier. Amie intime d'Azzedine Alaïa, Tina Turner fait également appel à lui pour dessiner les costumes du Foreign Affair : The Farewell Tour en 1990. ».
  42. (en) Michael Gross, « The evolution of Alaïa: a new ease takes over », sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ).
  43. « Azzedine et Farida, tirage photographique découpé et ruban adhésif, 1984 » [image], sur puretrend.com, (consulté le ).
  44. « Paris - Rue des Rosiers », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, Éditions Jalou, no 755, , p. 46 (ISSN 0030-0403).
  45. [vidéo] La nouvelle acquisition immobilière d'Azzedine Alaia, de Franck Lords, de Thierry Ardisson, La Cinq, coll. « Bains de Minuit », 27 mai 1988 [présentation en ligne] : 3 min 4 s.
  46. Laurence Benaïm 2013, p. 11.
  47. Laurence Beurdeley, « Azzedine Alaïa vit en tribu », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, Éditions Jalou, no 768, , p. 128 à 129 (ISSN 0030-0403).
  48. (en) Ingrid Sischy, « The outsider », The New Yorker, vol. In the Workroom, , p. 169 (ISSN 0028-792X).
  49. Barbara Schwarm, « Méli-Mélo », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, Éditions Jalou, no 809, , p. 54 (ISSN 0030-0403)
    « À la demande d'Azzedine Alaïa, chouchou de Pressmann le patron de Barney's, ce grand magasin de New York, a laissé tomber Hervé Léger. Alaïa avait tout simplement menacé de ne plus vendre à Barney's, estimant avoir été spolié par Léger. Alors Barney's n'a plus rien commandé chez Léger pour l'hiver 1996/97. »
  50. (en) Godfrey Deeny, « Alaia threatens to pull out of Barneys if Leger stays », Women's Wear Daily, no 35, , p. 2 (ISSN 0149-5380).
  51. Rachèle Bevilacqua, « Qu'est-ce que tu fais ? Je bosse dans la mode », Jalouse, Éditions Jalou, no 58, , p. 151 (ISSN 1281-0282).
  52. Paquita Paquin, Cédric Saint-Aandré Perrin, « OPA sur la mode et l'art », Culture, sur liberation.fr, Libération, (consulté le ).
  53. (en) Cathy Horyn, « For Alaia, a Retrospective and a New Deal », sur nytimes.com, The New York Times Company, (consulté le ).
  54. (en) Rosemary Feitelberg, « Honoring Bettina Graziani », sur wwd.com, WWD, (consulté le ) : « Graziani donated her collection of photographs to Alaïa. ».
  55. Katell Pouliquen, « Azzedine Alaïa défile pour la première fois », Styles, sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le )
    « À 71 ans, le voici associé pour la première fois au calendrier officiel de la couture, au titre de « membre correspondant », lui qui aux diktats des podiums a toujours préféré des présentations intimistes. »
  56. (en) Michael Gross, « Hotel Couture from Christian Lacroix », sur travelandleisure.com, (consulté le ) : « Before the Milan location had even opened, Sozzani teamed up with her friend Alaïa to open a second 3 Rooms, in his complex in the Marais district of Paris. ».
  57. Mathieu Lebreton, « Hôtel 3 Rooms par Azzedine Alaïa, Paris » [image], sur materialiste.com, (consulté le ) : « Situé dans un immeuble du XVIIe siècle à quelques pas de ses ateliers couture, au 5 rue de Moussy, c'est en plein Marais que le créateur a imaginé cet hôtel de 300 mètres carrés, réparti en 3 appartements. ».
  58. (en) Louise Neri, « Bed, Bath and Alaïa », Design, sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ) : « Alaïa's [...] collects, from André Sornay's simple armoire to the opulent undulations of de Sede's endless sofa and Pierre Paulin's ABCD seat to Jean Prouvé's sinewy dining table, Marc Newson's Embryo chair and so on. ».
  59. (en) Cathy Horyn, « Alaïa without Prada », On the Runway, sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le )
    « Prada a annoncé la semaine dernière qu'Azzedine Alaïa va racheter 100 % de sa société au groupe de mode milanais. Alaïa continuera à travailler avec Prada sur les sacs et les chaussures […] Prada a aidé Alaïa à mettre ses affaires en ordre, et ça a été fait. Il a toujours été indépendant. »
  60. « Azzedine Alaïa s'adosse à Richemont », Luxe, sur lesechos.fr, Groupe Les Échos, (consulté le )
    « Richemont a indiqué avoir donné son accord pour "investir" dans la marque Azzedine Alaïa […] L'opération ne devrait pas faire l'objet d'une annonce formelle dans la mesure où son montant est réduit […] Elle reste toutefois exceptionnelle en termes qualitatifs, au regard des investissements traditionnellement consentis dans le cœur de métier de Richemont, les montres. »
  61. Décret du 21 mars 2008 portant nomination, JORF no 71 du 23 mars 2008, p. 5037, texte no 5, NOR PREX0804600D
  62. « Azzedine Alaïa, après Anna Wintour, tourne aussi le dos à Nicolas Sarkozy », sur purepeople.com, (consulté le ).
  63. (en) Cathy Horyn, « Michelle Wears Alaia to the NATO Dinner », Style, sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ) : « Breaking the tradition of American first ladies typically, though not exclusively, wearing American fashion, Michelle Obama wore a sleeveless knit dress by the Paris legend Azzedine Alaia. ».
  64. « Sarkozy à l'assaut de la crise » [image], Actu, sur parismatch.com, Hachette, (consulté le ) : « Emmenés par Carla Bruni-Sarkozy, en robe de soirée Azzedine Alaïa, le président de la République et son homologue [...], se dirigent vers la salle des fêtes de l'Élysée. ».
  65. « Sarkozy en visite d'Etat en Espagne », Monde, sur challenges.fr, Challenges, (consulté le ) : « Pour la cérémonie d'accueil, l'épouse du président portait une robe noire moulante signée Azzedine Alaïa et un boléro blanc. ».
  66. « Azzedine Alaïa s'attaque à violemment à Anna Wintour et Karl Lagerfeld », News, sur purepeople.com, (consulté le ).
  67. (en) Ella Alexander, « Full Of Faults - Alaïa criticises Karl Lagerfld and Anna Wintour », News, sur vogue.co.uk, Condé Nast, (consulté le )
    « [Anna Wintour] runs the business very well, but not the fashion part. When I see how she is dressed, I don't believe in her tastes one second. I can say it loudly! She hasn't photographed my work in years even if I am a best seller in the US and I have 140 square meters at Barneys. American women love me; I don't need her support at all. »
  68. (en) Melissa Whitworth, « Azzedine Alaia turned down Dior », Fashion, sur telegraph.co.uk, The Daily Telegraph, (consulté le ).
  69. « John Galliano attendu chez Dior », sur liberation.fr, Libération, (consulté le ).
  70. Edson Pannier, « Alaïa et Dior, une longue histoire », sur lofficielmode.com, Éditions Jalou, (consulté le ) : « Alors que les spéculations au sujet du successeur de John Galliano chez Dior faisaient rage, Azzedine Alaïa déclarait avoir refusé le poste. ».
  71. Patrick Cabasset, « L'expertise Alaïa », sur lofficielmode.com, Éditions Jalou, (consulté le ).
  72. Xavier de Jarcy, « Fraîches collections », sur telerama.fr, Télérama, (consulté le )
    « À l'exemple du discret Azzedine Alaïa. L'un des derniers géants, qui défile quand il veut, et dont chaque robe, indémodable, est un hommage aux courbes féminines. »
  73. (en) « Demi Couture is on the Rise », sur fashionologie.com, SugarInc, (consulté le ).
  74. (en) Natalie Hormilla, « Alaïa to the Runway », News, sur elle.com, (consulté le ).
  75. Pascal Mourier, « Dans les coulisses d'Azzedine Alaia » [vidéo], Chroniques culturelles, France 24, (consulté le ).
  76. Anna-Laure Quilleriet, « L'esprit du corps », Le Monde, (ISSN 0395-2037) « C'est vrai que dans son éternel costume chinois - il en a trois cents -, ce couturier […] ».
  77. Laurence Benaïm 2013, p. 38.
  78. (en) Ella Alexander, « Alaia Opening », News, sur vogue.co.uk, Condé Nast, (consulté le ).
  79. (en) Zack Etheart, « Alaïa Moves to Paris », Fashion, sur interviewmagazine.com (consulté le ).
  80. Marie-Louise Lyssandra, « Azzedine Alaïa se met au parfum avec Beauté Prestige », Styles, sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ).
  81. Laurie-Anne Lecerf, « Rossy de Palma révèle les conditions « absurdes » de la mort d'Azzedine Alaïa », sur gala.fr, Gala, .
  82. « Mort d'Azzedine Alaïa : Rossy de Palma pleure « un ami de plus de trente ans » », sur europe1.fr, Europe 1, .
  83. « Funérailles de Azzedine Alaïa à Sidi Bou Said », sur kapitalis.com, .
  84. Laurence Benaïm 2013, p. 17.
  85. Laurence Benaïm 2013, p. 53.
  86. Laurence Benaïm 2013, p. 57.
  87. Interview d'Olivier Saillard à propos de l'exposition Azzedine Alaïa au Palais Galliera dans Patrick Cabasset, « Vertige sculptural », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, Éditions Jalou, no 978, , p. 146 (ISSN 0030-0403).
  88. Le journaliste Michel Cressole cité dans Laurence Benaïm 2013, p. 15.
  89. Interview d'Olivier Saillard dans Yann Siliec, « Modes d'expression », Vogue Paris, no 941, , p. 209 (ISSN 0750-3628)
    « Azzedine Alaïa est un créateur hors norme. Son talent est tel qu'il est l'un des derniers grands couturiers de cette généalogie d'architectes ou de sculpteurs de mode tels que Balenciaga ou Vionnet. »
  90. Catherine Schwaab, « Azzedine Alaïa, il avait tout d'un grand », Paris Match, , p. 68-73 (ISSN 0397-1635, lire en ligne, consulté le ).
  91. « Le script de La Classe américaine », sur cyclim.se (consulté le ).
  92. « Clueless (1995) », sur springfieldspringfield.co.uk (consulté le ).
  93. (en) Lynn Hirschberg, « 'At Eternity's Gate': Julian Schnabel Explains His Vincent Van Gogh Movie », sur wmagazine.com (consulté le )
  94. « Un couturier s'expose », Archives, sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le ).
  95. Marie-Caroline Bougère, « Azzedine Alaïa exposé au musée Galliera à Paris », Styles, sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ) : « Pour la réouverture du Musée Galliera en septembre 2013, et ce jusqu'en janvier 2014, c'est Azzedine Alaïa qui sera mis à l'honneur par une exposition de ses modèles emblématiques. ».
  96. « Sidi Bou Said : exposition-hommage à Azzedine Alaia », sur kapitalis.com, (consulté le ).
  97. (en) Stephanie Seymour Brant, « Azzedine Alaïa », interview=, sur interviewmagazine.com.

Sources tertiaires

  1. Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles, , 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5), « Azzedine Alaïa », p. 62 à 65.
  2. Fashion !, Golden Eighties de Olivier Nicklaus, INA, octobre 2012, DVD : 55 min.
  3. Stéphane Marchand, Les guerres du luxe, Fayard, , 382 p. (ISBN 978-2-213-60953-9), « La Belle et la Bête : Alaïa signe chez Prada ».

Annexes

Documentaires

  • [vidéo] Azzedine Alaïa, de Jean Rozaud (prod.) et de Robert Réa (réal.), La Sept, coll. « Collection parisienne », 1987 : 28 min
  • [vidéo] Azzedine Alaïa de Joe McKenna, Joesfilm, 2017 [présentation en ligne] : 25 min

Bibliographie

  • François Baudot, Alaïa, Paris, Assouline, coll. « Mémoire de la mode », (1re éd. juin 1996 (Thames & Hudson)), 79 p. (ISBN 978-2-908228-56-4)
  • (en + fr) Azzedine Alaïa et Martine Barrat (préf. Michel Tournier), Alaïa par Azzedine Alaïa, Gœttingue, Steidl Verlag, , 255 p. (ISBN 978-3-88243-536-8)
  • Laurence Benaïm, Azzedine Alaïa, le prince des lignes, Paris, Grasset, coll. « Documents Français », , 160 p. (ISBN 978-2-246-81055-1)
  • Anne Cohen-Solal, Stephanie Seymour Brant et Mark Wilson (trad. Juliane Regler), Alaïa : Azzedine Alaïa au XXIe siècle, Louvain, BAI Publishers, (1re éd. 2011 en anglais), 180 p. (ISBN 978-90-8586-621-3)
  • Palais Galliera et Olivier Saillard (préf. Bertrand Delanoë), Alaïa, Paris, Paris Musées, coll. « Catalogue d'exposition », , 206 p. (ISBN 978-2-7596-0230-8)
  • (en) Design Museum et Paula Reed, Fifty fashion looks that changed the 1980s, Londres, Conran Octopus, coll. « Fifty Fashion Looks », , 107 p. (ISBN 978-1-84091-626-3, présentation en ligne), « Azzedine Alaïa: A unique body of work », p. 64 à 65

Article connexe

Liens externes

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