Saint Hervé

Saint Hervé († vers 568), est un saint breton[1]. Ce saint catholique et orthodoxe de l'époque de l'émigration bretonne en Armorique apparaît dans la vita Hervei, récit tardif du XIIIe siècle qui est un des nombreux exemples de la littérature hagiographique bretonne dans laquelle l'écart entre historiographie et hagiographie est difficilement perceptible[2].

Pour les articles homonymes, voir Saint Hervé (homonymie) et Hervé.

Hervé

Buste de saint Hervé,
Chapelle Saint-Hervé de Gourin.
Saint
Naissance v. 520
Décès v. 568 
Lanhouarneau (Bretagne)
Autres noms Houarneau, Hoarvian, Hoarnec, Houarné, Huaruoé, Houarniaule, Hyvarnion, Mahouarn
Vénéré à Bretagne
Vénéré par Église catholique
Fête 17 juin
Attributs loup attelé
Saint patron Bardes

Saint guérisseur, il est fêté le 17 juin dans des églises et chapelles, essentiellement en Basse-Bretagne, où se déroulent son pardon.

Hagiographie

Retable de Guimiliau avec saint Hervé, son loup et le petit garçon

En l'absence de document historique indépendant à la littérature hagiographique, l'existence de saint Hervé est incertaine car elle apparaît dans une vita tardive[3].

Sa vie est racontée en effet dans la vita Hervei (du XIIIe siècle), le manuscrit connu sous le nom de « Légendaire de Tréguier » datant du XIVe siècle, dans le manuscrit de l'abbaye Saint-Vincent du Mans daté du XVe siècle, et dans un autre manuscrit de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois[4]. Son hagiographie a été reprise dans la première moitié du XVIIe siècle par Albert Le Grand[5]. Sur une mince trame historique, l'imagination des hagiographes a ainsi brodé quantité d'épisodes qui ont gardé fort peu de rapports avec les faits historiques, construisant la légende du saint sur laquelle les travaux des chercheurs modernes cherchent à discerner le souvenir de traditions païennes (mythologie celtique de Lug et de Math) et des topos littéraires issus d'autres vitae (Vie de saint Eusice)[6].

Fils de Hyvarnion (ou Harvian, Hyvarnon ou Houarnon), barde originaire de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) qui aurait vécu un moment à la cour du roi franc Childebert, et de Riwanon (ou Rivanone ou Rivanon)[7], Hervé naît vers 520. Sa mère ayant fait vœu de virginité, il est victime de la malédiction maternelle qui le rend aveugle de naissance[6]. Ses parents auraient vécu au manoir de Lanrioul (dénommé aussi dans les anciens textes Lanrigoul ou Lanrigour) en Plouzévédé. Après la mort de son mari, Rivanone se serait établie sur le territoire de Keran (la trève de Tréflaouénan), où elle aurait élevé son fils encore en bas-âge[8].

Hervé aurait d'abord suivi les leçons de son oncle Saint Urfold à Bourg-Blanc où ce dernier aurait installé un oratoire. Il revient à Lanhouarneau pour accompagner sa mère mourante dans son oratoire, à l'emplacement actuel de l'église paroissiale. Il aurait fondé dans ce village un ermitage mais, rejoint par des disciples, il quitte Lanhourneau et retourne à Bourg-Blanc vivre en ermite. Il se rend ensuite à Saint-Pol-de-Léon où l'évêque, saint Houardon, lui aurait conféré les ordres mineurs. Il devient confesseur tout en refusant par humilité le titre d'abbé. Il refuse aussi de devenir prêtre, car il s'estime indigne de célébrer l'Eucharistie. Il accepte seulement d’être ordonné exorciste. Après une étape à Innoco (en fait probablement Iniau, c'est-à-dire Plouigneau[9], il passe par Plougonven[10], puis par les Monts d'Arrée pour parvenir en Cornouaille, où il aurait collecté des fonds[11]. Revenu en Pays de Léon, il aurait délivré un comte, dénommé Hélénus, d'un diable qui avait pris place dans sa domesticité, puis il assiste à l'assemblée des évêques bretons réunis sur le Méné Bré en Pédernec où est prise la décision d'excommunier le comte Conomor, assassin de sa femme Sainte Triphine (d'où la chapelle Saint-Hervé qui se trouve au sommet du Menez Bré). Les compositions hagiographiques qui déplacent ainsi le saint d'une localité à l'autre afin de relier des légendes topographiques à des hagiotoponymes et microtoponymes locaux, témoignent de la volonté des commanditaires des hagiographies, de marquage ou d'appropriation d'un lieu, mais aussi d'attribution ou de légitimation de ce lieu où le saint n'est pas forcément passé[12].

Saint Hervé et son loup (groupe statuaire, Musée du loup, Le Cloître-Saint-Thégonnec).

Finalement, le saint revient vivre à Lanhouarneau où, selon une tradition hagiographique, il meurt le entouré de ses disciples Hardian, Gozhuran, de sa nièce (ou tante) Sainte Christine[13], etc. Saint Pol aurait assisté à ses funérailles et une partie de ses reliques est conservée à Lanhourneau où il est inhumé[14].

En 878, face aux raids vikings en France, sa dépouille est mise à l’abri dans la chapelle du château de Brest puis transférée à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes. Son culte se diffuse assez rapidement comme en atteste les multiples translations de reliques qui accompagnent les déplacements de ses restes : sa tête, peut-être don du duc Geoffroy, se trouve à Rennes, dans la cathédrale, où en 1743, elle est placée dans la châsse contenant les reliques de saint Goulven ; « des ossements, peut-être prélevés avant le transfert du corps à Nantes, sont gardés à Lanhouarneau dans un bras-reliquaire en argent, du début du XVIe siècle ; une omoplate et une vertèbre du cou, rapportées de Nantes vers 1750, sont conservées à Saint-Pol-de-Léon ; l'église du Faouët, dont saint Hervé est le patron, possède aussi depuis 1773 une vertèbre du cou ; on signale aussi un bras, dont on ignore la provenance, à Louvigné-du-Désert, et une petite relique au couvent de la Retraite à Quimperlé. L'église de Saint-Coulitz détient également, depuis 1894, une petite relique du saint[15] ». Comme pour beaucoup de saints, ses reliques disparaissent à la Révolution. Oublié pendant des années, le crâne qui lui est attribué est retrouvé à la fin du XXe siècle dans une arrière-sacristie de l’église Saint-Sauveur de Rennes, et son retour solennel à Lanhouarneau est fêté en 1998[16].

Saint patron et attributs

Ermite aveugle et musicien, il aurait œuvré pour l'éducation des enfants et l'accueil des pauvres sur le Menez-Bré. La légende raconte que le chien avec lequel Hervé se guidait fut mangé par un loup ; le saint contraignit alors le loup à le remplacer ; c'est pourquoi à Trédaniel Saint Hervé est représenté tenant un loup en laisse, et est invoqué surtout par les peuples voisins des forêts pour protéger leurs troupeaux, et en reçoit de la laine par reconnaissance. Une autre légende rapporte qu'un jour Hervé perdit une dent en éternuant et la ficha dans une fente de rocher. Une grande clarté en jaillit et frappa un jeune garçon qui faillit en mourir. Une autre tradition locale rapporte qu'un loup dévora l'âne de son mentor avec lequel Hervé labourait, mais il s'agenouilla pour prier et sur son injonction le loup vint s'atteler lui-même à la charrette. Aussi est-il souvent représenté en compagnie d'un loup apprivoisé. Sa réputation gagne toute la Bretagne.

Saint Hervé est le patron des bardes bretons. Il est invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons et protéger[17] les chevaux[18]. En Bretagne, saint Hervé a aussi la réputation de faire cesser les coassements des grenouilles. Cette réputation vient d'un épisode de sa vie relaté dans la vita hervei[19] : accueilli chez le prince Wigon, un des "chevaliers" (« milites) de l'hôte s'avisa de demander au thaumaturge s'il avait assez d'autorité pour imposer silence aux grenouilles du lac qui chaque nuit d'été avaient l'habitude de coasser. Le saint exécuta le miracle demandé[20].

Saint Hervé est-il aussi saint Mahouarn ?

Le nom "Mahouarn" provient probablement d'une déformation du nom brittonique Marc'h-Tiern ou machtiern « grand chef », du nom de Marc'h-Houarn ("chef au cheval de fer", c'est-à-dire cheval caparaçonné de bardes d'acier), sanctifié sous le nom de saint Mahouarn, qui est d'ailleurs le saint patron de la paroisse[21].

Saint Mahouarn est vénéré uniquement sur le pourtour du Porzay où des chapelles, fontaines et croix lui sont dédiées : une chapelle Loc-Mahouarn a existé au lieu-dit désormais dénommé Loc'h en Cast, en ruine dès le début du XIXe siècle, mais la fontaine située à proximité faisait encore l'objet de processions de dévotion vers 1950 ; une chapelle (en ruine vers 1900) et une fontaine Saint-Mahouarn existaient à Landanet au Juch (également disparues) ; une chapelle (disparue dès le XVIe siècle), une fontaine et un calvaire Saint-Mahouarn se trouvaient aussi à Lesvren en Plonévez-Porzay ; enfin et surtout l'église paroissiale, ainsi qu'une fontaine, portent le nom de Saint-Mahouarn à Plomodiern. Mais, saint breton trop obscur ou local, la plupart des lieux de vénération ont été renommés par l'église catholique, dédiés désormais à saint Magloire ou à saint Hervé. Mahouarn fut aussi un prénom porté dans le Porzay jusqu'au milieu du XIXe siècle[22].

Christianisation de motifs mythologiques anciens

Statue d'Hervé dans la Vallée des Saints. Le saint est représente appuyé sur son bâton d'aveugle[23], et conduit par un loup apprivoisé. Le bandeau sur les yeux du canidé rappelle que c'est lui qui est guidé par le saint, aveugle de naissance et qui est devenu un « voyant » à la dent lumineuse.

Tous les comme les autres hagiographies du haut Moyen Âge, la vie de saint Hervé transmet des motifs mythologiques plus anciens. Ainsi, dans le récit, la cécité du saint a pour contrepartie le don de double vue. Dans la tradition celtique, celle-ci est un corollaire possible de la divination et de la voyance. Les hagiographes font d'Hervé un « voyant » à la dent lumineuse, motif hagiographique renvoyant au rite incantatoire païen du teinn laegda issu de la mythologie celtique L'illumination par le chant »), et qui consiste à appliquer le pouce sur une dent de sagesse (rite employé par les druides pour acquérir la connaissance). Enfant, Hervé se rend à l'église de Quéran lorsque selon la légende, il perd une dent de sagesse dans une fente de rocher. Après son départ, les villageois y voient une grande lumière, faisant du saint un « voyant » doté d'une lumière intérieure[24]. Hervé est également un « meneur de loups ». Pour Bernard Merdrignac, il ne s’agit pas pour Hervé ou d'autres saints « de se substituer à une divinité païenne, mais de faire preuve de leur efficacité sur un terrain où les attendent les fidèles »[25].

Les représentations artistiques du saint, notamment la statuaire, semblent conserver les éléments principaux de ces motifs mythologiques antérieurs au christianisme : Hervé est présenté avec « des yeux clos ou vides », tenant le bâton avec lequel il avait fait jaillir une source et accompagné d'un jeune guide[26] et de son loup apprivoisé.

Culte dans la Bretagne actuelle

Sainte-Marie du Ménez-Hom : statue de saint Hervé aveugle et son loup apprivoisé

Voir aussi

Bibliographie

  • Tanguy, B., Irien, J. an, et Falhun, S., Sant-Hervé. Vie et culte, Tréflévenez, éditions Minihi Levenez, 1990, 144 p. (avec traduction en breton et français de la "Vita sancti Hervei (vel Hoarvei)", p. 108-131), (livre bilingue) (ISBN 2-908230-02-X).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Dénommé aussi en breton Houarneau, Hoarvian, Hoarnec, Houarné, Huaruoé, Houarniaule, Houarniault, Hyvarnion, Mahouarn, ou en français « M'Hervé ».
  2. Bernard Merdrignac, Les saints bretons entre légendes et histoire. Le glaive à deux tranchants, Presses universitaires de Rennes, , p. 87
  3. Michel de Certeau, « Une variante : l'édification hagiographique », dans L'Écriture de l'histoire, Bordas, , p. 318
  4. Publié en 1892 par Arthur de La Borderie, et en 1893 par Dom Plaine : Arthur de La Borderie, Saint Hervé, texte latin de la vie la plus ancienne de ce saint publié avec notes et commentaires, Rennes, 1892 (extrait des Mémoires de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, tome XXIX, 1892, p. 251-305) ; Dom François Plaine, Saint Hervé, sa vie et son culte, Vannes, 1893 (extrait de la Revue Historique de l'Ouest, tome IX, 1893, p. 67-90 ; p. 367-382. La Vita sancti Hervei (vel Hoarvei) a été traduite en français et breton dans l'ouvrage Sant-Hervé. Vie et culte, Tréflévenez, éd. Minihi Levenez, 1990, p. 108-131).
  5. Albert le Grand, " Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle...", réédition 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f270.image.r=Divy.langFR
  6. Bernard Robreau, Hagiographie et Mabinogi. La Vie de saint Eusice, La Sologne et son passé, 33, 2003, p. 23-52
  7. http://arkaevraz.net/wiki/index.php?title=Santez_Riwanon
  8. J. de La Passardière, "Topologie des paroisses du Léon", Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, janvier-février 1911, volumes 45 à 46, pages 179-180, consultable https://books.google.fr/books?id=uJAVAAAAYAAJ&pg=RA1-PA179&lpg=RA1-PA179&dq=Albert+Le+Grand+Kerdanet&source=bl&ots=suCPVjzMV-&sig=0vHoR7CpXTw3sL514Zzc0lc5D5E&hl=fr&sa=X&ei=3x74TsfhPI7J8gOrz9CVDA&sqi=2&ved=0CEYQ6AEwBw#v=onepage&q=Albert%20Le%20Grand%20Kerdanet&f=false
  9. Un lieu-dit Kerhervé existe dans cette commune à 4 km au nord du bourg.
  10. Un autre lieu-dit Kerhervé existe à 2 km au sud de ce bourg.
  11. Arthur de La Borderie, Saint Hervé. Vie latine ancienne et inédite publiée avec notes et commentaire historique, dans Mémoires de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord, t. 29 (1891), p. 295-296.
  12. Bernard Merdrignac, Recherches sur l'hagiographie armoricaine du VIIème au XVème siècle. Les hagiographes et leurs publics en Bretagne au Moyen Age, Centre régional archéologique d'Alet, , p. 96
  13. Guy-Alexis Lobineau, Vies des saints de Bretagne, , 442 p. (lire en ligne), p. 267.
  14. J. de La Passardière, "Topologie des paroisses du Léon", Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, janvier-février 1911, volumes 45 à 46, page 182, consultable https://books.google.fr/books?id=uJAVAAAAYAAJ&pg=RA1-PA179&lpg=RA1-PA179&dq=Albert+Le+Grand+Kerdanet&source=bl&ots=suCPVjzMV-&sig=0vHoR7CpXTw3sL514Zzc0lc5D5E&hl=fr&sa=X&ei=3x74TsfhPI7J8gOrz9CVDA&sqi=2&ved=0CEYQ6AEwBw#v=onepage&q=Albert%20Le%20Grand%20Kerdanet&f=false
  15. B. Tanguy, op. cit., p.13
  16. « Louharneau fête le pardon de Saint Hervé », sur letelegramme.fr,
  17. Comme l'illustre cet extrait de cantique :

    « ô Saint Hervé, saint béni
    du mal et de la maladie
    protège-nous et nos chevaux. »

  18. Gloadou Millour, Les Saints vétérinaires, Revue Skol Vreizh, oct. 1990, consultable http://www.1000questions.net/fr/Qui-sont/veterinaires.html
  19. Cet épisode est vraisemblablement un conte qui se retrouve dans l'hagiographie tel qu'il apparaît dans les coutumes ou dans le folklore puisqu'il se retrouve chez des écrivains antiques (Antigone de Caryste raconte la même chose d'Hercule ou Claude Élien de Persée) et dans les vitae d'une vingtaine de saints : saint Ouen, saint Rieul, saint Antoine de Padoue, saint Jacques de la Marche, saint Bennon de Meissen, sainte Seignorine et sainte Ulphe. Cf.Bernard Merdrignac, Recherches sur l'hagiographie armoricaine du VIIème au XVème siècle, Centre régional archéologique d'Alet, , p. 33.
  20. Bernard Merdrignac, Recherches sur l'hagiographie armoricaine du VIIème au XVème siècle, Centre régional archéologique d'Alet, , p. 32.
  21. Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère, éditions Chasse-Marée ArMen, Tours, 1990.
  22. Yves Queffélec, Saint-Mahouarn, revue "Le Lien du Centre généalogique du Finistère", n°153, mars 2020.
  23. Selon la légende, le saint aurait frappé sur le sol avec ce bâton pour faire miraculeusement jaillir la source de la fontaine de la chapelle Saint-Hervé de Menez Bré.
  24. Jean-Robert Maréchal, Les saints patrons protecteurs, Cheminements, , p. 165
  25. Bernard Medrignac, Les Saints bretons entre légendes et histoire : Le glaive à deux tranchants, PU Rennes, 2008, p. 45 et suiv.
  26. Jean-Yves Eveillard, Aux origines de la sculpture bretonne : la satuette gallo-romaine ( ?) à double face de Laz (Finistère), Revue Archéologique de l'Ouest, Année 1992, 9, pp. 171-178
  27. B. Tanguy, op. cit., p.17
  28. « Le retable de saint Hervé dans l'église de Locmélar prend l'aspect d'une bande dessinée évoquant plusieurs épisodes de sa légende : saint Hervé obtient par ses prière[s] une fontaine au sommet [sommet] de la montagne de Bre ; Saint Hervé voyant lam [l'âme] de sa mère allant au ciel portée par des anges ; Vision de Saint Paul et Saint Hervé, leurs yeux vire[nt] le ciel ouvert ; le loup ayant mangé lasne [l'âne] de saint Hervé et mis en sa place à la charette [charrette] ». Cf François de Beaulieu, "Quand on parle du loup en Bretagne", éditions Le Télégramme, 2004, (ISBN 2-84833-096-1)
  29. Statue sous le nom de "saint Hourniaule".
  30. Louis Chauris, « Hagiographie et géologie : saint Hervé et les éclogites de Plounévez-Lochrist (Finistère) », Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, t. CXIX, , p. 167-168
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