Louis-Alexandre Berthier

Louis-Alexandre Berthier, prince de Neuchâtel et Valangin, prince de Wagram, né le à Versailles et mort le à Bamberg, est un général français puis maréchal d’Empire.

Pour les autres membres de la famille, voir famille Berthier.

Pour les articles homonymes, voir Alexandre Berthier (homonymie).

Louis-Alexandre Berthier

Berthier en tenue de Grand veneur (détail), Jacques Augustin Catherine Pajou, 1808 : Berthier y porte la Légion d'honneur (écharpe et grand aigle) et l'Ordre de la Couronne de fer.

Naissance
Versailles (Royaume de France)
Décès
Bamberg (Royaume de Bavière)
Origine Français
Allégeance Royaume de France (1764-1791)
 Royaume de France (1791-1792)
 République française (1792-1804)
Empire français (1804-1814)
 Royaume de France (1814-1815)
Arme Génie
Cavalerie
Grade Maréchal d'Empire
Années de service 17641815
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution française
Guerre de Vendée
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille de Saumur
Campagne d'Italie (1796-1797)
Campagne d'Égypte
Bataille de Marengo
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Eylau
Bataille de Friedland
Bataille d'Iéna
Bataille de Wagram
Bataille de la Moskowa
Bataille de Leipzig
Bataille de Brienne
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Ordre de Cincinnatus
Pair de France
Prince de Wagram Ordre de Saint-André
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
(23e colonne)
Autres fonctions Ministre de la Guerre
Vice-connétable de l'Empire
Grand-veneur de la Couronne
Colonel général des Suisses
Prince régnant de Neuchâtel et de Valangin (1806-1814)
Famille Jean-Baptiste Berthier (son père)
César Berthier (son frère)
Victor Léopold Berthier (son frère)
Joseph-Alexandre Berthier (son frère)
Napoléon Alexandre Berthier (son fils)

Prince de l'Empire

Né de parents tous deux au service du roi, il devient ingénieur-géographe comme son père et participe à la guerre d'indépendance américaine. Colonel en 1778, il passe dans la Garde nationale puis remplit les fonctions de chef d'état-major sous divers généraux, le plus notable étant Napoléon Bonaparte. Berthier participe sous ses ordres aux campagnes d'Italie puis d'Égypte et soutient le coup d'État du 18 Brumaire. Sous le Consulat, il reçoit le portefeuille du ministère de la Guerre qu'il conserve jusqu'en 1807. Lors de l'instauration du régime impérial en 1804, Napoléon l'élève à la dignité de maréchal d'Empire puis le fait prince souverain de Neuchâtel et Valangin en 1806.

En qualité de major général de la Grande Armée — l'équivalent de la fonction de chef d'état-major —, Berthier participe à toutes les campagnes de l'Empire : il s'y révèle comme un officier de talent, doté d'une grande capacité de travail et d'une compréhension intuitive des intentions de l'Empereur, dont il est l'un des principaux collaborateurs. Il n'exerce toutefois que rarement un commandement sur le champ de bataille, où il se montre piètre stratège, comme au début de la campagne d'Autriche en 1809. Fait prince de Wagram et colonel général des Suisses la même année, il reste aux côtés de l'Empereur jusqu'à l'abdication de ce dernier en 1814. Il se rallie alors à Louis XVIII qui le fait pair de France. Rentré chez sa famille à Bamberg, il y meurt défenestré, dans des circonstances mal éclaircies, le .

Sa mort survenue peu avant la bataille de Waterloo affecte Napoléon qui dira de lui : « Nul autre n'eût pu le remplacer. »[1]

Biographie

Origines et famille

Son père, Jean-Baptiste Berthier (né en 1721 à Tonnerre, mort en 1804 à Paris), ingénieur-géographe de l'armée, lieutenant-colonel, et avait été anobli par Louis XV pour services rendus. Sa mère, Marie-Françoise Lhuillier de la Serre (née vers 1731, morte le à Versailles), est femme de chambre de Monsieur (futur roi Louis XVIII).

Louis-Alexandre est l'aîné des quatre fils qui survivent à leur père. Tous embrassent l'état militaire. Les deux plus âgés, César Berthier et Victor Léopold Berthier, sont généraux de division et le plus jeune, issu d'un second mariage, Joseph-Alexandre Berthier, 1er vicomte Berthier (1821) est maréchal de camp.

Sous l'Ancien régime

Louis-Alexandre Berthier, maréchal de camp, chef d'état-major en 1792 (1753-1815), François-Gabriel Lépaulle, d'après Antoine Jean Gros (1834).

Destiné à l'état militaire, Louis-Alexandre Berthier bénéficie d'une éducation soignée. Reçu à l’École royale du génie de Mézières en 1764, il est nommé ingénieur-géographe le , à treize ans, et fait la guerre d'indépendance des États-Unis sous les ordres du marquis de La Fayette, y gagnant le grade de colonel en 1778.

La Révolution française

Au début de la Révolution française, comme major général de la garde nationale à Versailles, il facilite l’émigration de diverses personnalités dont le comte d’Artois, les Polignac et les deux tantes du roi, Mesdames Adélaïde et Victoire de France. Il est successivement employé par Rochambeau, La Fayette et Luckner, comme chef d'état-major mais est destitué après le 10 août 1792, les patriotes ayant à lui reprocher la dureté avec laquelle il rétablit l'ordre lors du ravage du palais de Bellevue. En , Berthier est rappelé et nommé chef d’état-major du duc de Biron en Vendée. Trois semaines plus tard, il est à nouveau révoqué.

Le , il est nommé chef d’état-major de l’armée d'Italie sous les ordres de Napoléon Bonaparte[2]. En 1797, il remet au Directoire le traité de Campo-Formio en compagnie de Monge. Lorsque Bonaparte part pour le congrès de Rastatt, il doit accepter, à contrecœur, le commandement de l’armée. Le , il occupe Rome et prend possession du château Saint-Ange, renversant le gouvernement papal pour proclamer la république romaine[3].

Bonaparte l’emmène en Égypte, toujours comme chef d’état-major[4]. Berthier revient en France avec son chef pour préparer le coup d'État du 18 Brumaire. Durant le Consulat, Bonaparte l'emploie comme ministre de la Guerre.

L'Empire

Portrait par Andrea Appiani (1754–1817). Berthier y porte la Légion d'honneur (écharpe et grand aigle) et l'ordre de l'Aigle noir.

Berthier fait partie de la promotion de maréchaux de 1804, et est nommé Grand veneur la même année. Comblé de faveurs, il obtient la principauté de Neuchâtel en 1806[5], occupée en son nom et celui de l'Empereur par le général Nicolas-Charles Oudinot (il ne s'y rendra toutefois jamais, et qu'il rétrocède à la Restauration au royaume de Prusse). Il est ensuite nommé vice-connétable de l'Empire en 1807, et enfin prince de Wagram en 1809.

Le , Napoléon le marie à Marie-Élisabeth en Bavière[6], fille du prince Guillaume de Bavière (arrière-grand-père d'Élisabeth de Wittelsbach ainsi que beau-frère et cousin du roi de Bavière Maximilien Ier, lui-même beau-père du prince Eugène) qui lui donne trois enfants[7], dont un fils : Napoléon Alexandre Berthier.

Il fait toutes les campagnes de Napoléon comme major général de l'armée[8]. À Marengo, Austerlitz et Iéna, il remplit avec le plus grand zèle les importantes fonctions de chef d'état-major[9], et contribue puissamment, en 1809, à la victoire de Wagram. Il représente Napoléon, à Vienne, au mariage avec Marie-Louise. Durant la campagne de Russie, il tente de convaincre Napoléon de ne pas poursuivre vers Moscou. Il donne alors sa démission et est disgracié. Enfin, durant la campagne de France, il est blessé d'un coup de lance sur la tête au combat de Brienne le .

La Restauration

Louis-Alexandre Berthier

Le , il adhère au décret du sénat qui exclut Napoléon du trône. À la Première Restauration, Louis XVIII lui fait bon accueil, en souvenir de son attitude passée à Versailles ; Berthier est fait capitaine de l'une des compagnies des gardes du corps du roi et pair de France le . Au retour de l’île d'Elbe, il suit le roi à Gand, contrairement à d’autres maréchaux.

Il se réfugie ensuite dans son château à Bamberg en Bavière près de son beau-père et y meurt peu après son arrivée, le , en tombant de la fenêtre du troisième étage pendant un accès de fièvre chaude. D'autres sources évoquent un suicide ou encore un assassinat perpétré par des hommes masqués, demeurés depuis inconnus[10]. Son décès précède de quelques jours la bataille de Waterloo, où l'absence de cet excellent chef d'état-major se fait cruellement sentir[11]. Soult, qui le remplace, est en effet largement inférieur à la tâche qui lui est confiée, endossant une part des responsabilités dans la défaite face aux Anglo-Prussiens.

L'organisateur

Première distribution des décorations de la Légion d'honneur dans l'église des Invalides, le , d'après Jean-Baptiste Debret (1812).

Comme organisateur, on lui doit : la formation de la garde des consuls () ; l'institution des armes d'honneur (1799) ; la création de la Légion d'honneur () ; la réunion à Metz des écoles d'application de l'artillerie et du génie (1802) ; l'école militaire spéciale de Fontainebleau () ; une loi qui accorde des propriétés territoriales aux vétérans, dans les 20e et 27e divisions militaires () ; la création de dix-huit maréchaux d'Empire (), etc.

S'il a les qualités d'un remarquable chef d'état-major, il se révélera incapable de diriger seul une armée, comme le démontre le catastrophique début de la campagne de 1809, avant que Napoléon n'arrive. Choyé par l'Empereur, il use de son pouvoir au détriment d'autres maréchaux (André Masséna) ou généraux, comme Antoine de Jomini, qui finit par préférer passer aux Russes en 1813.

Il rédige des relations de la Campagne d'Égypte (1800) et de la Bataille de Marengo (1804), et laisse des Mémoires qui sont publiées en 1826.

Décorations

Berthier vers 1814-1815 : Légion d'honneur et Ordre de Saint-Louis.
Royaume de France / Empire français /  Royaume de France
 Royaume d'Italie
Royaume de Bavière
Royaume de Wurtemberg
Royaume de Saxe
 Royaume de Westphalie
Grand-duché de Bade
Grand-duché de Hesse
 Grand-duché de Wurtzbourg
 Archiduché d'Autriche
Royaume de Prusse
Empire russe

Archives

Un fonds d'archives concernant Louis Alexandre Berthier est conservé aux Archives de l'État de Neuchâtel et référencé dans le portail des archives neuchâteloises[13]. Il contient plus de 2 000 pièces inventoriées en 1895-1896 par Albert Dufourcq[14]. Le fonds comporte principalement la correspondance envoyée et reçue par le prince en rapport avec les affaires générales de la Principauté de Neuchâtel ou des affaires particulières. De nombreux documents concernent l'état des finances et des comptes de l'État, les questions fiscales, la monnaie, ainsi que les questions économiques comme la saisie des marchandises anglaises, la situation de l'industrie neuchâteloise, les besoins en travaux publics, etc. Il faut aussi relever la présence de mémoires retraçant l'histoire de la Principauté et de ses institutions.

Bibliographie

  • Louis-Alexandre Berthier, Mémoires du maréchal Berthier…, major-général des armées françaises : Campagne d’Égypte, Paris, Éd. Baudouin frères, coll. « Mémoires des contemporains », , 2 vol. in-8° (lire en ligne). — Rédigés par Isidore Langlois. Comprend aussi : Mémoires du comte Reynier : Campagne d’Égypte (également rédigés par Isidore Langlois).
  • Louis-Alexandre Berthier, Relation des campagnes du général Bonaparte en Égypte et en Syrie, Paris, Impr. de P. Didot l’aîné, an viii 1799-1800, 183 p., in-8° (lire en ligne). — Rééd. en l’an IX [1800-1801] (même éditeur) et en 2004 : Strasbourg, Éd. Hirlé (ISBN 2-914729-25-1).
  • Général Derrecagaix, Le maréchal Berthier, prince de Wagram et de Neuchâtel, Paris, 1904-1905.
  • Jean Courvoisier, Le maréchal Berthier et sa principauté de Neuchâtel, Neuchâtel, 1959.
  • Jérôme Ziseniss, Berthier, frère d'armes de Napoléon, Paris, 1985.
  • François Lalliard, La fortune des Wagram, de Napoléon à Proust, Perrin, Paris, 2002.
  • Bachelin, Auguste, Alexandre Berthier, prince et duc souverain de Neuchâtel, prince de Wagram, maréchal de France : la Principauté de Neuchâtel (1806-1814) et le bataillon de Neuchâtel : notice historique, chez S. Delachaux, Neuchâtel, 1863.
  • Hulot, Frédéric, Le maréchal Berthier, Pygmalion, Paris, 2007.
  • Jéquier, Hugues, « Le prince Berthier et les chevrons », dans Musée neuchâtelois. - Neuchâtel. - 1951, p. 97-104.
  • Jéquier, Hugues, « Le prince Berthier et les chevrons », dans Archives héraldiques suisses. - 1952, no 1, p. 1-6.
  • Borel, Frédéric-Guillaume, "Neuchâtel sous le prince Berthier : le blocus continental et le bataillon des Canaris, 1806 à 1814" Neuchâtel, H. Messeiller, 1898.
  • Favier Franck, Berthier, l'ombre de Napoléon, Perrin, Paris , 2015.

Sources partielles

Les papiers personnels de Louis-Alexandre Berthier sont conservés aux Archives nationales sous la cote 173AP[15].

noms des navires (karonymica)

En 20 et 21 dans les deux navires révélés, nommés en l'honneur du maréchal Berthier, comme un objet du patrimoine immatériel qui préserve la mémoire historique.[16]

Liens externes

Notes et références

  1. Capelle et Demory 2008, p. 8.
  2. Il sait rendre leur collaboration fructueuse par son abnégation complète, se tenant toujours en réserve au deuxième rang ; sa modestie, sa discrétion séduisirent Bonaparte, qui l’utilise à la fois comme agenda vivant pour diriger son bureau et comme technicien des cartes capable de traduire les conceptions du chef. Berthier se montre cependant toujours incapable de rédiger les ordres du jour et les proclamations pompeuses.
  3. Berthier y tombe amoureux de Madame Visconti. Ne supportant plus les protestations de l’opinion publique contre les exactions françaises, il remet son commandement à Masséna et rejoint la femme de ses rêves.
  4. Berthier est en Égypte à la tête de ceux qu'on appelle la faction des amoureux. Quand le général en chef est sur le point d'appareiller de Toulon, Berthier accourt de Paris en poste, voyageant jour et nuit, pour lui dire qu'il est malade et qu'il ne peut le suivre, bien qu'il soit son chef d'état-major. Le général en chef n'y fait seulement pas attention. Berthier n'est plus aux pieds de celle qui l'a dépêché : aussi s'embarque-t-il ; mais, arrivé en Égypte, ses souvenirs lui reviennent. Il demande et obtient de retourner en France ; il prend congé de Napoléon, lui fait ses adieux ; mais il revient bientôt après, fondant en larmes, disant qu'il ne veut pas, après tout, se déshonorer, ni séparer sa vie de celle de son général…
  5. Où il ne mettra jamais les pieds bien qu'il anoblit à ce titre les banquiers Neuflize et Mallet. Cf. Courvoisier, Jean, Le maréchal Berthier et sa principauté (1806-1814), Neuchâtel : Société d’histoire et d’archéologie, 1959.
  6. À la suite de ce mariage avec une Bavaroise, il est surnommé Berbav.
  7. Cette descendance est alliée à plusieurs maisons souveraines ou ducales d'Europe : Murat, Lambertini, Durfort Civrac, Beauvau-Craon, La Rochefoucauld, La Tour d'Auvergne, Broglie, Lannes (duc de Montebello, prince de Sievers), Caumont La Force, Noailles, Polignac, etc.
  8. « Berthier a une grande activité et il est d'un caractère indécis, peu propre à commander en chef, mais possédant toutes les qualités d'un bon chef d'état-major. Il connait bien la carte, est rompu à présenter avec simplicité les mouvements les plus composés d'une armée » (Montholon, tome III).
  9. À Sainte-Hélène, Napoléon se montre dur pour Berthier. Citons le Mémorial : Note du jeudi 16 novembre 1815 :
    « c’est que Berthier, après tout, n’est pas sans talents, mais ses talents, son mérite, sont spéciaux et techniques (…) l’Empereur ; je suis loin de renier sa personne et mes sentiments ; mais ses talents, son mérite, sont spéciaux et techniques, et hors de là sans nul esprit quelconque, et puis si faible. »
    mais, plus loin :
    « Voilà quel était le mérite de spécial de Berthier ; il est des plus grands et des plus précieux pour moi, observe l’Empereur ; nul autre n’eût pu le remplacer. »
    L'Empereur, dans ses campagnes, a Berthier dans sa voiture. C'était pendant la route, que l'Empereur, parcourant les livres d'ordres et les états de situation, arrête ses plans et ordonne ses manœuvres. Berthier exécute les ordres et les différents détails avec une régularité, une précision et une promptitude admirables. (Las Cases, tome Ier).
  10. C. Mullié affirme qu'il a persécuté les sociétés secrètes, dans sa petite principauté de Neufchâtel. Elles s'en vengent, comme se vengent les sociétés secrètes
  11. Napoléon dira : « Si j’avais eu Berthier, je n’aurais pas eu ce malheur ».
  12. Alexandre Mazas et Théodore Anne, Histoire de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis : depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830, vol. 2, Firmin Didot frères, fils et Cie, , 2e éd. (lire en ligne).
  13. « Pages - Accueil » (consulté le ).
  14. (1872-1952) Historien, normalien et agrégé d'histoire et professeur à la Faculté des lettres de Bordeaux.
  15. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales.
  16. Sources. Les monuments. Problèmes. Matériel de la XXIIIe Conférence internationale du 3 au 5 septembre 2019 Borodino. 2020 // S. Yu. Rychkov. Mémoire historique des participants à la bataille de Borodino au nom des navires. P. 302-328
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