Pontivy

Pontivy (/pɔ̃.ti.vi/[Note 1]) est une commune française, chef-lieu d'arrondissement du département du Morbihan en région Bretagne.

Pontivy

Les douves du château des Rohan.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
(sous-préfecture)
Arrondissement Pontivy
(chef-lieu)
Intercommunalité Pontivy Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Christine Le Strat (MoDem)
2020-2026
Code postal 56300
Code commune 56178
Démographie
Gentilé Pontivyen, Pontivyenne[1]
Population
municipale
14 889 hab. (2018 )
Densité 599 hab./km2
Population
agglomération
16 713 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 48° 04′ nord, 2° 59′ ouest
Altitude 60 m
Min. 48 m
Max. 192 m
Superficie 24,85 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Pontivy
(ville-centre)
Aire d'attraction Pontivy
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Pontivy
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Pontivy
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Pontivy
Géolocalisation sur la carte : France
Pontivy
Géolocalisation sur la carte : France
Pontivy
Liens
Site web ville-pontivy.bzh

    En 2018, avec 14 889 habitants[Note 2], elle est la 6e commune la plus peuplée du Morbihan et la 19e de Bretagne[2].

    Géographie

    Les communes limitrophes se nomment : Cléguérec au nord-ouest, Malguénac à l'ouest, Le Sourn au sud-ouest, Saint-Thuriau au sud, Noyal-Pontivy à l'est, et Neulliac au nord.

    Localisation

    Pontivy est située dans le centre de la péninsule bretonne (en Argoat), à l'intérieur des terres, à 48,5 km au nord-ouest de Vannes[3], sa préfecture de rattachement, à 46,5 km au nord-est de Lorient, et à 51,5 km au sud de Saint-Brieuc. La ville la plus proche est Loudéac, distante seulement de 20 km.

    La commune s'étend sur 2 485 hectares, soit approximativement sur 6,2 km du nord au sud et sur 3,3 km d'est en ouest. Elle s'étend sur une superficie bâtie de 12,5 km2[4].

    En plein cœur du plateau de Rohan (appellation discutable car la topographie est marquée par des collines désordonnées où ne se discerne aucune direction nette, et non par une surface plane)[5], la commune appartient à une unité paysagère appelée plateau de Pontivy-Loudéac et qui, comparée au reste du département, montre peu de bocage, à l'état résiduel, avec une végétation s'exprimant le plus souvent sous forme de forêts, boisements ou bosquets[6]. La « plaine » de Pontivy est en effet constituée de paysages monotones qui portent, selon le géographe Pierre-Yves Le Rhun[7], la marque d'une spéculation prédominante qui a éliminé la polyculture vivrière et l'élevage au profit d'une « étendue céréalière qui rappelle maintenant la Beauce, à moins que ce ne soit le Middle-West[8] ».
    Le macro-paysage se compose de 7 unités paysagères principales : au centre, la vallée du Blavet et du canal (urbanisée et cultivée en fond de vallée) ; le vallon du Talin (composé de bois et de cultures) au sud-ouest ; le massif boisé de Stival (paysage de bois et de cultures) au nord-ouest ; au nord, versant ouest du Gros Chêne (composé de cultures extensives), le plateau de Kergrist (composé de cultures et de hameaux) et le versant est de la Haye (composé de cultures) ; le vallon de Saint Niel (paysage de bocage semi-ouvert) à l'est[9].

    Historiquement, Pontivy appartient à la Basse-Bretagne mais la Haute-Bretagne est proche. L'ancienne limite entre le breton et le gallo était en effet située au début du XXe siècle à une quinzaine de kilomètres seulement à l'est de la ville. Pontivy appartient au pays vannetais qui comprend notamment le pays de Vannes proprement dit (Bro Gwened) et le pays de Pontivy (Bro Pondi)[10].

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique

    Hydrographie

    Le canal de Nantes à Brest, à Pontivy.
    Le Blavet canalisé à Pontivy.

    Pontivy est située au confluent des deux principaux canaux du centre Bretagne, le canal du Blavet (Blavet inférieur canalisé) et le canal de Nantes à Brest (Blavet supérieur et Douric, intégré au canal de jonction entre Oust et Blavet) qui se joignent à l'île des Récollets. Le centre historique de l'agglomération est situé sur la rive gauche du Blavet. La ville s'est développée par la suite sur les deux rives.

    Les écluses de Pontivy sont désormais ouvertes à la navigation entre avril et octobre. L'écluse des Récollets, en plein centre-ville, a vu passer 98 bateaux en 2016 et 140 en 2018, confirmant la reprise de la navigation de plaisance[11].

    Climat

    La hauteur des précipitations moyennes annuelles est de l'ordre de 900 mm, ce qui place la commune en situation intermédiaire entre les deux grands domaines climatiques de Bretagne intérieure (la Bretagne occidentale caractérisée par un climat océanique avec des précipitations qui peuvent dépasser 900 mm, et la Bretagne orientale avec son climat non littoral où elles avoisinent les 700 mm). Le nombre de jours de gelée par an (48 jours) et les températures témoignent d'une légère continentalité, avec par exemple des minimales de janvier assez basses (1,6 °), tandis que l'ensoleillement est d'environ 1 700 heures/an, comme dans une grande partie de la Bretagne intérieure. La rose des vents de la station météorologique de Pontivy fait apparaître une large prédominance des vents de secteur ouest/sud-ouest, qui sont également les plus forts. Ces vents dominants se heurtent au massif de Stival qui protège le fond de vallée du Blavet. Les vents de secteur nord-nord-est, qui caractérisent les périodes anticycloniques, sont relativement fréquents. La vallée du canal est par contre très exposée aux vents de par son orientation ouest/sud-ouest[12].

    Statistiques 1981-2010 et records Station PONTIVY (56) Alt: 83m 48° 03′ 48″ N, 2° 56′ 42″ O
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,9 2,5 3,9 4,8 8,2 10,6 12,5 12,2 10,1 8,1 5 3,1 7
    Température moyenne (°C) 5,9 6 8,1 9,7 13,1 16 17,9 17,8 15,4 12,2 8,5 6,2 11,4
    Température maximale moyenne (°C) 8,9 9,5 12,3 14,5 18 21,3 23,3 23,4 20,7 16,4 12,1 9,3 15,8
    Record de froid (°C)
    date du record
    −17
    17.1985
    −15,1
    25.1986
    −7,3
    01.2005
    −4,8
    12.1986
    −2,2
    07.1979
    1,5
    09.1989
    5
    30.2015
    2
    31.1986
    0,5
    28.1990
    −4,6
    30.1997
    −6,5
    22.1998
    −8,5
    29.2005
    −17
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    17,5
    26.1983
    19,8
    04.2004
    22,9
    19.2005
    27,8
    15.2015
    30,3
    30.2003
    34,6
    22.2003
    36,5
    06.1970
    39,2
    09.2003
    31,4
    04.2013
    28,8
    02.2011
    20,9
    10.1977
    16,5
    09.1978
    39,2
    2003
    Précipitations (mm) 117,7 86,9 76,7 73 70,8 49,1 47,9 50,2 72 105,8 100,2 118,1 968,4
    dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 14,5 12 11,8 11,7 11,1 7,7 7,5 7,1 8,6 13,2 13,4 14,6 133,2
    dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 7,6 6,1 5,1 5,3 5,1 3,2 2,7 3 4 6,7 6,7 7,6 63
    dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 3,9 2,9 2,3 2 2,1 1,3 1,4 1,5 2,3 3,7 3,2 3,9 30,4
    Source : [MétéoFrance] « Fiche 56178003 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base

    Les routes

    L'axe routier Pontivy-Loudéac (D 768/D 700) est aménagé en 2 × 2 voies.

    Lieux-dits et écarts

    Stival, aujourd'hui paroisse de Pontivy, est une ancienne commune, annexée à Pontivy par Bonaparte, en 1805[13]. L'ancien bourg de Stival constitue une agglomération à part, située à 3,5 km au nord-ouest du centre de Pontivy. La route départementale D764 relie Stival à Pontivy.

    Cadre géologique

    Carte géologique de la région de Pontivy.

    La région de Pontivy est située dans le domaine centre armoricain qui est un témoin de la tectonique tangentielle hercynienne, avec le cisaillement sud-armoricain (grand décrochement dont le rejet horizontal atteindrait 500 km[14]). Ce décrochement, appelé aussi « zone broyée sud-armoricaine », forme un couloir de failles hercyniennes courant de la pointe du Raz à la Loire, et affecte l'anticlinal de Cornouaille. La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les micaschistes des massifs côtiers et les schistes du domaine centre armoricain, et par une anatexie générant migmatites et granites. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux leucogranites à muscovite et biotite intrusifs à travers les schistes cristallins, concomitamment à ce cisaillement et ce métamorphisme[15].

    Le territoire de Pontivy se situe entre trois domaines géologiques totalement différents : à l'est et au sud, le « plateau de Rohan » (plateau cultivé de Pontivy, cerné par Gouarec, Guémené sur Scorff, Ploërmel et Loudéac), région à dominante schisteuse où les hauteurs alternent entre 200 et 250 m ; au nord, les hauteurs de la forêt de Quénécan ; à l'ouest, un paysage vallonné (le plateau de Guémené) formant un immense pluton granitique, dénommé par les géologues massif de Pontivy, batholite de texture porphyroïde à deux micas (biotite et muscovite)[16]. Ce massif correspond à des venues leucogranitiques qui s'échappent à partir du Carbonifère de la branche nord du cisaillement sud-armoricain, décrochement dextre selon une orientation NW-SE[17]. Ce leucogranite qui domine à l'ouest avec le massif boisé de Stival (massif granitique culminant à 200 m d'altitude) est uranifère en raison de minéralisations uranifères associées à des filons recoupés par des failles transversales porteuses N20 °W et N60 ° W. Il fournit par altération climatique un horizon oxydé caractérisé par une coloration qui va du jaune au roux[18].

    Pontivy est située dans un vaste bassin sédimentaire au relief peu marqué et aux sols riches. Dans ce bassin briovérien, les sédiments issus de l'érosion de la chaîne cadomienne se sont accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur[19] et ont été modifiés par le métamorphisme général ainsi que localement au contact des granites varisques d'origine anatectique (auréole de métamorphisme de contact avec un faciès des amphibolites), en lien avec la zone broyée sud-armoricaine. Les roches rencontrées dans cette cuvette sont des schistes, des siltites et des grès recoupées par des roches intrusives sous forme de filons discrets. Un banc de schistes graphiteux affleure et va du château de Talhoët à la cité du vélodrome[20]. « Les schistes argileux gris-verdâtre ou gris-bleuâtre alternent indéfiniment avec des grès micacés et feldspathiques. Localement, la succession de lits schisteux et gréseux est si régulière que la pierre prend un aspect zébré. Parfois, les niveaux gréseux, plus épais, bien individualisés, fournissent des pierres homogènes[21] ». Le développement de l'agglomération médiévale coïncide avec une auréole de métamorphisme de contact (micaschistes à biotites, schistes tachetés dans lesquels le Blavet a creusé son lit) à la périphérie du pluton granitique. Dans ce terroir de transition, la topographie en pente douce contraste avec les paysages de collines et de talwegs du massif granitique au sein duquel elle délimite un couloir naturel[22]. Le contact entre le granite à l'ouest (roche dure) et la cuvette schisteuse de Pontivy (schiste tendre plus soumis à l'érosion) est marqué par une route à forte dénivellation au niveau du Sourn. Le sablage de l'église du Sourn permet d'examiner à loisir ses belles pierres de taille, associant de manière aléatoire, granite grossier et granite fin[23].

    Le vaste massif granitique de Pontivy correspond au faciès type du « granite de Guern » à texture grenue, à grain moyen et moyen-fin, assez hétérogène, relativement riche en petites paillettes de biotite, la muscovite étant subordonnée[24]. Le pluton est constitué de plusieurs variétés, se différenciant par leur granulométrie  du grain fin au gros grain, voire porphyroïde , par leur texture (isotrope ou orientée), leur composition minéralogique[25]. Ces granites ont naguère été exploités dans de nombreuses carrières mais l'appel aux roches distales a eu pour conséquence leur abandon presque général. La dernière carrière en exploitation, celle de Kerhiec à Guern[26], est arrêtée en 2019[27].

    En dépit de leur façonnement difficile (comme en témoignent les nombreuses marques des outils employés aux tentatives d'équarrissage), les schistes ont été essentiellement exploités pour fournir des moellons assez médiocres[28].

    Urbanisme

    Typologie

    Pontivy est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[29],[30],[31]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pontivy, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[32] et 16 713 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[33],[34].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontivy, dont elle est la commune-centre[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[35],[36].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Tissu urbain continu 1,8 % 46
    Tissu urbain discontinu 26,8 % 671
    Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 8,1 % 203
    Terres arables hors périmètre d'irrigation 27,6 % 691
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,5 % 37
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 25,6 % 643
    Forêts de feuillus 3,3 % 82
    Forêts de conifères 1,4 % 35
    Forêts mélangées 4,0 % 100
    Source : Corine Land Cover[37]

    Toponymie

    Attestations anciennes[38].


    • Pontivi, hospitale en 1160 ;
    • Moulins de Pontivy et Pontivi en 1184 ;
    • Pontivi en 1194 ;
    • Passagium de Pontiveio et De Pontiveio en 1205 ;
    • Pontivi en 1221 ;
    • Ponctevy en 1291 ;
    • Pontivi en 1387 ;
    • Pontivy en 1420 ;
    • Pontivi en 1427 ;
    • Pontivy en 1448 ;
    • Pontivi en 1453 ;
    • Pontivy en 1464 ;
    • Pontivi en 1516 ;
    • Pontevey en 1554 ;
    • Pontivi en 1815 ;
    • Napoléonville en 1870 ;
    • Pontivy en 1870.

    Pontivy doit son nom à un pont jeté sur le Blavet[39] et du nom du moine celte Ivy, saint semi-légendaire qui y aurait vécu au VIe siècle[40].

    La légende[41] veut qu'un moine de Grande-Bretagne, Ivy ou Ivi, issu de l'émigration bretonne en Armorique[42], s’installe sur le territoire et jette un pont, avec quelques troncs d'arbres, pour relier les deux rives du Blavet, et crée ainsi le village de Pond Ivy (pond étant le mot breton pour « pont »). Le toponyme actuel montre ainsi une composition de « pont » et de l'hagionyme Ivy, et peut se traduire par « pont de Saint-Ivy » autour duquel s'est développée une localité qui grandit, ignorant de plus en plus le passage voisin du site de Castennec plus en aval et jusqu'alors seul point de franchissement sur cette rivière[43]. En réalité, si Pontivy et la vallée du Blavet ont connu dès l'Âge du fer, puis dans l'Antiquité, une occupation humaine liée à la présence d'un gué naturel, l'élévation d'un pont à l’emplacement d’un ancien gué est probablement l'œuvre des Rohan à l'époque où ils construisent le château des Salles à partir de 1128. La construction et l’entretien d’un pont au Moyen Âge représentent en effet un coût important que seules les grandes familles aristocratiques peuvent assumer[44].

    Elle s’est appelée, à plusieurs reprises, Napoléonville[45] au XIXe siècle, de 1804 à 1815[46] et sous le Second Empire[47].

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Tumulus de Nillizien, mégalithe dans le square Lenglier.
    Domaines des Rohan au XVe siècle.

    Le Paléolithique n'a pas laissé de trace dans la région de Pontivy. Le Mésolithique également, cette période étant marquée par une faible pénétration humaine en Bretagne du fait de la prédominance des forêts et de l'absence de possibilités de déplacements. L'agriculture et l'élevage naissants au Néolithique favorisent une véritable implantation humaine dans la région, attestée par la présence de sites mégalithiques (région de Cléguérec, tumulus de Nillizien). Le territoire connaît dès l'âge du Fer, puis dans l'Antiquité, une occupation humaine liée à la présence d'un gué naturel : « situé sur le Blavet à quelques kilomètres en amont de Castennec, le site de Pontivy présente une configuration favorable qui permet de franchir facilement la rivière…. L'existence d’un menhir, daté du Néolithique et se trouvant dans le cimetière municipal en est un premier indice. La présence d'un cimetière du premier âge du fer, et situé au lieu-dit de Coët-Stival au nord-ouest de Pontivy, en témoigne également. Surtout, plusieurs enclos du second âge du fer repérés rue Émile Masson en centre-ville, c’est-à-dire tout près du Blavet, témoignent que ses rives étaient occupées dès cette période[48] ». La tribu gauloise des Vénètes a laissé peu de traces mais la présence humaine est attestée à l'époque romaine, puisqu'en 1829, un trésor archéologique de 122 médailles romaines est trouvé dans l'ancien village de Signan[49].

    Moyen Âge

    Du VIIIe siècle au Xe siècle, les chroniqueurs restent muets sur Pontivy. Au XIe siècle, ce n'est qu'une humble petite bourgade, englobée dans la paroisse de Noaial, qui est à l'époque la première du diocèse de Vannes par l'étendue et l'importance[50]. Elle possède probablement à cette époque une motte castrale qui surplombe le Blavet à proximité d'un ancien gué[51], comme le suggère l'odonymie (rue de La Motte)[52].

    Un premier château est probablement construit par le vicomte Alain II de Rohan après 1128, à environ 150 m au nord-est du site de la motte, et semble-t-il à la même période le pont médiéval de la ville (dans l'axe de la rue du Pont actuel)[53]. Il est pris et démantelé en 1342 par le comte de Northampton Guillaume de Bohun lors de la guerre de Succession de Bretagne[54]. Le château actuel est construit par Jean II de Rohan entre 1479 et 1485 à l'emplacement approximatif d'un ancien château attesté au XIe siècle[40]. La ville médiévale se développe essentiellement rive gauche du Blavet, à l'intérieur des fortifications, autour du point central que constitue la place du Martray. « Le château, au nord, et Notre Dame de Joie, au sud, se situent en limite de l’agglomération qui se développe selon un axe dominant sud-est / nord-ouest défini par la rue du Fil, la rue du Pont, puis de l’ancien pont et, au-delà du Blavet, par la rue des Moulins[55] ».

    Époque moderne

    L'essor au XVIe siècle des fabricants et marchands de toiles de lin dans la région de Pontivy, Moncontour, Uzel, Quintin permet la construction de nombreuses églises paroissiales dans la région, mais peu sont restées, la plupart ayant été reconstruites au XVIIIe siècle[56].

    Aux XVIIe et XVIIIe siècles, une production textile de toiles dites « de Bretagne » se développa dans le quadrilatère Saint-Brieuc - Corlay - Pontivy - Moncontour ; ces toiles étaient exportées en Espagne et dans les colonies espagoles (elles étaient appelées bretanas, quintines ou pondivi) via Cadix principalement, où des marchands français, notamment malouins (par exemple les familles Magon, de la Haye, Éon) étaient installés[57].

    Grâce à une conjoncture économique favorable, au développement d'un espace géographique immédiat, aux moyens d'accès et de sécurité et à ses capacités d'accueil, Pontivy devient un centre commercial important. L'afflux de marchands et de paysans nécessite l'édification d'une cohue[58]. Ville commerçante renommée, elle a le privilège de députer aux États de Bretagne sous l'Ancien Régime[59].

    Lorsque les vicomtes de Rohan ont embrassé la foi réformée (protestante), la chapelle du château est devenue un des rares lieux de culte réformé de Bretagne. Le château a brièvement été occupé par des troupes espagnoles à la fin du XVIe siècle, le gouverneur de Bretagne (Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, membre de la famille des Guise) ayant refusé de reconnaître le protestant Henri IV comme roi de France et fait appel au soutien du roi d'Espagne. La chapelle réformée est redevenue catholique lorsque les Rohan ont cessé d'être protestants (avec le mariage de la duchesse Marguerite, protestante, et du sieur de Chabot, catholique). À la suite des restaurations du XXe siècle, cette chapelle a été rendue en 1972 au culte réformé (Église réformée de France). Un culte y a lieu tous les ans en septembre.

    Pontivy, tout comme Carhaix, Landerneau et Guingamp, est prise pour cible par des bandes de paysans au cours de la Révolte des Bonnets rouges en 1675. Dans l'après-midi du , des paysans venant des paroisses voisines de Malguénac, Stival, Bieuzy et Noyal-Pontivy, pénètrent dans la ville de Pontivy. Ils investissent et pillent la maison de Mathieu La Pierre, receveur des devoirs. Ils font notamment main basse sur les barriques de la réserve de vin. Ils les éventrent pour en boire le contenu. Ils reviennent dans la ville le lendemain jour de marché. Ils poursuivent le pillage de la maison de Mathieu La Pierre. Ils s'en prennent aussi au bureau du papier timbré, à la maison du sénéchal et à celle du frère du syndic de la ville [60]. Le père Julien Maunoir, après le retrait des troupes du roi de Basse-Bretagne, se rendit à Pontivy pour prêcher une mission. Au dire des missionnaires, cette mission fut un succès, les paysans embrassant la piété avec une grande ardeur, après avoir été affligés.

    La Révolution

    Pontivy, gravure de Thomas Drake, 1860.

    Grâce aux toiles de Bretagne, Pontivy est une ville bourgeoise. « Ces bourgeois, acquis à la Révolution, accueillent avec enthousiasme les premières nouvelles qui suivent la réunion des États généraux : réunion du Tiers et du clergé en Assemblée nationale constituante, puis la prise de la Bastille. Cet enthousiasme atteint son apogée le , jour de la fête de la Fédération[61]. C'est elle qui sera à l'origine de la grande fédération nationale du , au Champ-de-Mars, à Paris. ».

    À partir de 1790, Pontivy est le chef-lieu d'un des districts créés dans le cadre du département du Morbihan et deviendra par la suite chef-lieu d'arrondissement.

    Pendant toute la décennie révolutionnaire, elle reste un îlot républicain cernée par des campagnes et des bourgs acquis aux Chouans, sous la direction, notamment, de Pierre Guillemot, surnommé « le roi de Bignan ». Le , elle est attaquée par les insurgés, mais défendue par les républicains, notamment l'administrateur du district, Victor Guépin : pour cette victoire, Pontivy est citée à l'ordre du jour de la Convention. Des exécutions capitales ont eu lieu pendant la période de la Terreur, la guillotine étant installée sur la place du Martray[Note 5]. À partir de , Victor Guépin et plusieurs de ses collègues prennent parti pour les Girondins et sont arrêtés en 1794. La ville est alors sous le contrôle du représentant en mission Prieur de la Marne. Ils échappent cependant à la guillotine et sont libérés en .

    De par sa position géographique, Pontivy est un centre agricole environné de terres riches et qui connaît encore à cette époque des marchés importants, avec cependant, au fur et à mesure du déclin de certaines foires, une désaffection progressive en raison de son enclavement[62].

    La période napoléonienne : Napoléonville

    Inscription « NAPOLEONVILLE » sur le pignon nord de la gare SNCF.

    Napoléon envisage de donner à Pontivy une grande importance en Bretagne centrale (cf. le cas analogue de La Roche-sur-Yon, Napoléon, en Vendée) : il veut faire de la cité de 3 000 habitants « dans la paix, le centre d'un grand commerce, et dans la guerre, un centre militaire important ». Par deux arrêtés (30 fructidor an X, ), le Premier Consul prescrit la canalisation du Blavet entre Pontivy et Hennebont et la construction de plusieurs bâtiments administratifs. Face à la menace des Anglais de bloquer à nouveau les principaux ports bretons (menace mise à exécution en mai 1803 lors de la rupture de la paix d'Amiens), l'objectif premier, stratégique, est de relier la ville de garnison de Pontivy aux trois principaux ports militaires bretons, Lorient, Nantes et Brest. La position centrale de Pontivy en Bretagne inspire à Napoléon l'idée de canaliser le Blavet vers Lorient, et de le raccorder à un canal de Nantes à Brest[63].

    Par arrêté du préfet Jullien du 18 brumaire an XII (), Pontivy, l'ancienne place forte des « bleus[Note 6] », prend pour nom « Napoléonville ». Pour le premier consul, il s'agit de mettre en œuvre un dessein pacificateur et civilisateur dans une région en proie aux troubles civils depuis près de dix ans. Napoléon confie à l'ingénieur Jean-Baptiste Pichot[Note 7] puis à Gaspard de Chabrol le projet de construire la ville nouvelle au sud de la vieille ville avec un plan géométrique d'architecture impériale[64]. La première pierre est officiellement posée le , en présence du préfet. Pontivy devient une ville moderne, parcourue de larges artères pavées et agrémentée de jardins. Beaucoup de rues reçoivent alors le nom de faits marquants ou de personnages de l'Empire. Les premières réalisations entreprises concernent des bâtiments publics représentant le pouvoir impérial : caserne, prison (détruite en 1960 pour faire place à l'actuel bureau de poste), tribunal et sous-préfecture. Par la volonté impériale, la ville s'honore d'être la troisième ville de Bretagne, avec Rennes et Nantes, à posséder un lycée d'État (lycée impérial breton créé en 1808 après ceux de Rennes en 1803 et Nantes créé en 1803, mais ouvert en 1808) ; le lycée de Pontivy a alors pour zone de recrutement les départements du Morbihan et du Finistère. Le quartier de cavalerie est fini en 1811, la maison d’arrêt en 1813, la mairie place du Martray sera terminée en 1834, la sous-préfecture en 1839, le palais de justice commencé en 1807 est achevé en 1846, comme le bâtiment halle-théâtre. La gare de Pontivy est édifiée par la compagnie d'Orléans en 1864[65]. Aux édifices monumentaux répondent progressivement de vastes demeures bourgeoises. La commune, très peu étendue, est agrandie grâce à l'annexion de Stival et de parties d'autres communes limitrophes.

    Le XIXe siècle

    La ville demande (sans l'obtenir) à s'appeler « Bourbonville » sous la première Restauration (1814-1815). Elle reprend le nom de Pontivy après le retour définitif de Louis XVIII, puis de nouveau « Napoléonville » sous Napoléon III. Depuis 1870 la ville a retrouvé son nom originel.

    La canalisation du Blavet ouverte en 1832 et de celle de l'Oust terminée en 1838, complétée par l'exécution du canal de Nantes à Brest (ouvert pour Pontivy en 1842), permet en partie de désenclaver l'Argoat en l'ouvrant sur l'Armor. L'arrivée du chemin de fer, en 1864, marque une nouvelle étape du développement de la ville[62]. « Au cours de cette période d'histoire de 1807 à 1872, sa population réussit pratiquement à doubler et à atteindre 8 000 habitants[66] ».

    La colonne de la Fédération bretonne-angevine, œuvre des architectes Deperthes père & fils, est inaugurée le par le président Félix Faure. Ce monument place Bourdonnaye commémore le serment des jeunes volontaires du , qui témoigne à la fois du mouvement pour la défense de la constitution de l'État et de l'adhésion aux décrets de l'Assemblée nationale : « Nous déclarons solennellement que n'étant ni Bretons ni Angevins, mais Français et Citoyens du même empire, nous renonçons à tous nos privilèges locaux et particuliers. »

    La Première Guerre mondiale

    Pontivy était alors une ville de garnison (le 2e régiment de chasseurs y était basé).

    Le monument aux morts de Pontivy porte les noms de 548 soldats et civils morts pour la France au cours des différentes guerres de la seconde moitié du XIXe siècle et du XXe siècle[67], la plupart pendant la Première Guerre mondiale[68]. Une plaque commémorative qui se trouve dans l'église Notre-Dame-de-la-Joie recense 249 noms de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale[69]. Le carré militaire du cimetière de Pontivy abrite 113 morts, la plupart des soldats blessés de la Première Guerre mondiale hospitalisés à l'hôpital de Pontivy (hôpital temporaire n°18) où ils sont morts[70].

    L'entre-deux-guerres

    Le , un dynamitage a partiellement détruit le monument de la Fédération bretonne-angevine. L'attentat a été revendiqué par le groupe clandestin autonomiste breton Gwenn-ha-du (Blanc et noir, couleurs de la Bretagne) - qui avait aussi détruit une statue devant la mairie de Rennes en 1932 et perturbé une visite du président de la République en posant une bombe sur la voie de chemin de fer où devait passer son train. C'est la phrase figurant dans le texte gravé sur le monument, et qui disait : « Ni Bretons ni Angevins, mais Français », qui a provoqué l'ire des nationalistes. Le monument a été restauré - contrairement à la statue rennaise. Des rassemblements sont régulièrement organisés devant ce monument par les partisans de « la République une, indivisible et laïque ».

    La Seconde Guerre mondiale

    En , Célestin Lainé profite de la déroute française pour s'emparer du château de Rohan et en faire le quartier général du Lu Brezhon, mouvement indépendantiste breton. Les habitants loyalistes de Pontivy le chassent dès le .

    Le général allemand Fahrmbacher installa à Pontivy le poste de commandement de son 25e corps d'armée. De nombreux résistants, maquisards FFI ou FTP, et des parachutistes SAS furent torturés par la Gestapo ou par la Milice dans les prisons de Pontivy (notamment dans les locaux de l’École primaire supérieure de jeunes filles, réquisitionnée par la Gestapo) avant d'être exécutés ou déportés[71]. La stèle de Stival honore leur mémoire[72].

    Joseph Martin de Kergurione, né le à Auray, professeur d'histoire-géographie, résistant, arrêté par la Gestapo le à Pontivy, déporté à Auschwitz, Buchenwald et Flossenbürg, est mort le à Mülsen[73].

    Un soldat aviateur américain, Charles Khern, est enterré à Pontivy[74].

    Hervé Le Helloco, militant nationaliste breton gravement compromis dans la collaboration avec l'Allemagne, fut condamné à mort par contumace par la Cour de justice de Rennes lors de la Libération[75].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    À partir de 1948, l'urbanisation de Pontivy se fait tout d'abord « en direction de l'est et de l'ouest sur les coteaux dominant la vallée du Blavet : Château-Gaillard sur la rive gauche, le Faubourg de Verdun sur la rive droite. Dans les années soixante, la construction de logements HLM insuffle une dynamique nouvelle, l'urbanisation gagne alors les hauteurs de Bolumet, Château-Gaillard, Keropert. Puis, avec le développement de l'habitat individuel, elle se propage aux secteurs de Bellevue, Kerimaux, Kerjalotte, du Four à Chaux[76] ».

    Entre 1959 et 1984, la SIMURA (société industrielle et minière de l'uranium), possédée par la famille Monpas, de Lignol, a exploité 18 gisements d'uranium de faible importance dans la région de Pontivy, produisant en tout 1 074 tonnes d'uranium[77].

    C'est à Pontivy qu'est apparu pour la première fois, le , le sigle FLB (Front de libération de la Bretagne), inscrit en signature d'inscriptions autonomistes sur la chaussée[78].

    La mobilisation des élus de Centre Bretagne pour la mise en place d'un plan routier breton de modernisation des voies routières dans les années 1970, permet l'aménagement, mais à trois voies seulement, de l'axe Châteaulin - Carhaix - Rostrenen - Loudéac - Rennes (route nationale 164). Cet axe routier privilégie Loudéac et renforce la polarisation exercée par Rennes, aussi le syndicat intercommunal de Pontivy tente de se doter de réels outils de désenclavement et d'éviter la désertification avec l'aménagement à la même époque d'un aérodrome pour l'aviation d'affaires (aérodrome qui a essentiellement pour vocation aujourd'hui le sport et les loisirs) et le développement de l'axe Triskell (liaison Pontivy-Baud-Lorient, Pontivy-Locminé-Vannes, Pontivy-Loudéac-Saint-Brieuc)[79].

    Le , d'importantes précipitations causent l'effondrement d'une partie de la courtine sud du château[80].

    Héraldique

    De gueules aux neuf macles d'or, trois, trois, trois (le blason de la ville est le même que celui de la famille de Rohan)

    d'azur au pont d'argent à trois arches maçonnées de sable, accompagné en chef de deux macles de même et en pointe d'une moucheture d'hermine de sable (Dessiné dans l'encyclopédie Larousse 1949)

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790   Bourdonnay du Clézio[81]    
    Novembre 1791 1792 Jean-Pierre Boullé   Avocat
      fin XIXe siècle Jules Le Fur   Avoué
      1878 Benjamin Lenglier   Commandeur de la Légion d'Honneur
      1903 Pierre-Charles Langlais   Député en 1898
    1923 1927 Charles Fagot    
    1927 1935 Hubert Jegourel    
    1935 1944 Eugène Frotté    
    1944 1945 Edmond Gousset    
    1945 1947 Hubert Jegourel    
    1947 1971 Marcel Lambert RI Industriel
    Sénateur du Morbihan (1959-1974)
    mars 1971 mars 1983 Michel Masson PS  
    mars 1983 juin 1995 Joseph Lécuyer UDF-CDS Assureur
    Conseiller régional
    juillet 1995 juin 2012 Jean-Pierre Le Roch PS Professeur de mathématiques retraité
    Conseiller régional (1998-2015)
    Président de Pontivy Communauté (2003-2012)
    juillet 2012 avril 2014 Henri Le Dorze[82] PS Retraité de France Télécom
    Conseiller général (2004-2015)
    avril 2014
    Réélue en 2020[83]
    En cours
    (au 5 juillet 2020)
    Christine Le Strat MoDem DGS retraitée
    Présidente de Pontivy Communauté (2014-juillet 2020)

    Démographie

    Évolution démographique

    Selon les définitions de l'INSEE, Pontivy est une commune urbaine qui constitue, avec la commune de Le Sourn, l'unité urbaine de Pontivy ; l'aire urbaine de Pontivy qui comprend 7 communes est la quatrième aire urbaine du Morbihan, après Lorient, Vannes et Auray[4] ; elle fait partie de l'espace urbain de Pontivy-Loudéac. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[84],[Note 8]

    En 2018, la commune comptait 14 889 habitants[Note 9], en augmentation de 7 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 0563 0904 9294 9805 9566 3787 0187 9297 792
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    8 0497 6028 1467 8868 2528 1649 4669 1759 292
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    9 3599 5069 4249 4429 4408 8179 30010 87810 516
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    10 41011 41212 57812 67513 14013 50813 51814 01114 491
    2018 - - - - - - - -
    14 889--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[85] puis Insee à partir de 2006[86].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2016, on recensait 6 853 hommes et 7 638 femmes à Pontivy. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était la suivante :

    • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 22,9 %, 30 à 44 ans = 15,2 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 26,0 %) ;
    • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 14,7 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 32,5 %).
    Pyramide des âges en nombre d'individus à Pontivy en 2016 [87].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    63 
    90 ou plus
    176 
    574 
    75 à 90
    1 015 
    1 148 
    60 à 74
    1 291 
    1 381 
    45 à 59
    1 462 
    1 044 
    30 à 44
    1 121 
    1 570 
    15 à 29
    1 411 
    1 073 
    0 à 14
    1 165 

    Culture

    Le bagad de la Kerlenn Pondi évolue en première catégorie du championnat national des bagadoù.
    • Conservatoire de musique et de danse de Pontivy communauté.
    • Kerlenn Pondi : Cours de musique et de danse bretonne. Orchestre (bagad) et ensemble chorégraphique (cercle) traditionnel.
    • Le label Breton des gîtes, chambres d'hôtes et locations à thème Kertourisme est originaire de Pontivy[88].

    Langue bretonne

    • La langue bretonne en usage dans la commune, avant le basculement linguistique survenu au cours du siècle dernier[Lequel ?], était de type haut-vannetais.
    • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le .
    • Le label de niveau 2 de la charte a été remis à la commune le .
    • À la rentrée 2018, 172 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 11,4 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[89].
    • L'école Diwan Pondi accueille 69 élèves à la rentrée 2018.

    Architecture

    Icônes de la ville de Pontivy

    La ville compte plusieurs monuments historiques, un cinéma, une salle des fêtes, une discothèque, un bowling, une bibliothèque et bien d'autres lieux culturels. De plus, chaque année ont lieu plusieurs festivals de musique. Mais on peut tout aussi bien préférer à ces activités diverses une promenade paisible, le long des rives du Blavet.

    L'été, la ville s'ouvre aux touristes, intéressés par le château médiéval de la fin du XVe siècle, partiellement restauré, abritant chaque année une exposition estivale, et tout au long de l'année une œuvre d'un artiste japonais, Koki Watanabe, œuvre d'art contemporain qui s'inscrit dans le cadre du festival de L'Art dans les chapelles.

    L'architecture de Pontivy est caractérisée par deux époques : la place du Martray, la rue du Fil et la rue du Pont sont au cœur de l'axe médiéval, où se trouvent, le long de ruelles pavées, quelques maisons à colombages datant du Moyen Âge. La partie de ville construite sous l’Empire contraste fortement avec le quartier médiéval, avec ses rues tracées au cordeau et ses bâtiments institutionnels, tels que la caserne, le lycée Joseph Loth[Note 10] (1803), la mairie en 1834[Note 11] et le tribunal en 1846[Note 12], qui tous deux se font face de part et d'autre de la place d'armes (actuellement la place Aristide-Briand, appelée couramment la Plaine), reflète une architecture classique. Ce patrimoine vaut à Pontivy de faire partie des 55 villes que regroupe la Fédération européenne des cités napoléoniennes[90]. La ville souhaite valoriser cet héritage patrimonial en obtenant le label d'itinéraire culturel européen « destination Napoléon » et en faisant inscrire le canal et le patrimoine napoléonien au patrimoine mondial de l'Unesco[91].

    Lieux et monuments

    Plan de la ville de Pontivy.

    Pontivy adopte une structure fréquente dans les villes bretonnes qui se développent aux XIe et XIIe siècles et qui est liée à l'encellulement : un château, une église dédiée à son saint fondateur légendaire, une enceinte urbaine et, dans les différents faubourgs, des fondations monastiques[92].

    Pontivy présente un patrimoine bâti important. 98 édifices sont en effet recensés sur la base Mérimée dont 18 monuments historiques.

    • le château des Rohan et ses douves : chef-d'œuvre de l'art militaire de la fin du XVe siècle, classé MH[93].
    • la basilique Notre-Dame-de-Joie, gothique, du XVe siècle, abritant un orgue Cavaillé-Coll ; l'église était primitivement dédiée à saint Ivy, patron de la cité ; c'est au XVIIe siècle, à la suite d'un vœu fait à la Vierge par la ville pour demander la fin d'une grave épidémie, que l'église a été dédiée principalement à Notre-Dame-de-Joie ; l'église a été élevée au rang de basilique en 1950 (un vitrail rappelle ce couronnement).
    • la chapelle Saint-Ivy (sant Ivi en breton) ou de la Congrégation, à proximité de la basilique. Construite en 1770[94] par la corporation (congrégation) des artisans de la ville, elle a remplacé un précédent édifice bâti en 1672 (tombé en ruines) qui aurait été l'église paroissiale de Pontivy, supplanté vers la fin du XVe siècle par l'église Notre-Dame-de-la-Joie de Pontivy. La chapelle offre une façade en pierre de taille ayant fait appel au granite porphyroïde du batholite de Pontivy[23]. Selon la tradition, c'est sur ce site que saint Ivy aurait établi son oratoire à la fin du VIIe siècle. La chapelle a été restaurée de 1984 à 1989.
    • l'église Saint-Joseph, construite au XIXe siècle en néo-gothique, financée par un don personnel de Napoléon III ; la somme n'ayant pas suffi, l'église est partiellement inachevée (le clocher manque, des piliers n'ont pas de décor, de simples vitraux neutres ont été mis en place) ; de magnifiques vitraux contemporains remplacent désormais les vitraux neutres.
    • l'église Saint-Mériadec (sant Meriadeg en breton) à Stival (peintures murales du XVIe siècle), classée MH[95].
      • Dans la chapelle de Stival, une fresque du XVe siècle donne le mode d'emploi de l'objet qu'elle garde avec ferveur : une clochette en cuivre appelée le bonnet de saint Mériadec. On secoue la cloche au-dessus de la tête du fidèle pour le guérir de sa surdité ou améliorer l'audition.
    • la chapelle de Sainte-Tréphine (santez Trifin en breton) : beau plafond peint en style naïf racontant l'histoire de la sainte, classée MH[96].
    • la chapelle de la Houssaye : retable en pierre peinte (la Passion du Christ), inscrite MH[97].
    • la croix de la Houssaye.
    • l'architecture médiévale dans le vieux quartier.
    • l'architecture Napoléonville, autour de l'ancienne place d'Armes, dont la caserne Clisson.
    • le monument de la Fédération bretonne-angevine (voir plus haut - rubrique "Époque contemporaine").
    • la péniche Duchesse Anne, un chaland ponté gabarit breton rénové, de 26,80 m[Note 13], datant de 1929, acquise en 2007 par Pontivy communauté aux fins d'accueillir l'office intercommunal de tourisme et amarrée au 2, quai Niemen dès le début de la saison 2010[98].
    • la gare de Pontivy s'appelle Napoléonville lorsqu'elle est mise en service en 1864 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (P.O.).
    • Le château du Talhoüet domine la vallée du Blavet ; Un premier château à appartenu à la famille Rolland à partir de 1480, puis à la famille de Lantivy (branche des seigneurs de Talhoüet[99]) qui fit construire un autre château en 1583 et y demeura jusqu'en 1790[100]. Il appartient depuis à la famille de l'Escale Jouan de Kervénoaël qui le fit remplacer à partir de 1860 par le château actuel, qui est de style Napoléon III (construit en 1868 sur les plans de M. Leray, prix de Rome) ; son parc est vaste de 187 hectares[101].

    Le centre-ville de Pontivy a conservé de nombreuses maisons à colombages datant du Moyen Âge et de la Renaissance. Elles sont situées place du Martray et dans les rues adjacentes (rue du Fil et rue du Pont).

    La ville possède deux arbres remarquables[102].

    Événements

    Quelques manifestations ont lieu chaque année :

    • la finale du Kan ar Bobl (chant du Peuple), un concours de musique bretonne ;
    • le festival Rock a Vista qui rassemblait 4 000 personnes par an entre 2000 et 2009 ;
    • le festival « En Voie d'Expression » attire environ 5 000 personnes par an ;
    • la Foire aux oiseaux qui est la plus grande de France avec ses 12 000 visiteurs et ses 15 000 volatiles[103] ;
    • Novembre : Les fêtes de Kerlenn Pondi ;
    • Ohh la vache ! ;
    • Équipondi, qui attire environ 8 000 spectateurs par an ;
    • le salon Jap and Co, qui réunit des exposants et animations autour de la culture asiatique et plus particulièrement sur le Japon.

    Économie

    La ville se trouve au centre du principal axe routier nord-sud de la Bretagne, reliant les zones côtières du Morbihan à celles des Côtes-d'Armor. Elle est desservie par le service de transport urbain PondiBUS.

    Une importante industrie agro-alimentaire s'est développée autour des villes de Pontivy et Loudéac.

    Pontivy est en outre un pôle administratif et commercial.

    À noter enfin l'importance des établissements d'enseignement secondaire, ainsi que des établissements d'enseignement supérieur.

    La ville dispose d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan.

    Vie locale

    Enseignement

    Pontivy dispose en 2010 de 10 écoles primaires et maternelles, 3 collèges, 4 lycées et un IUT (Site Universitaire de Pontivy)[104]. La commune a un faible taux d'activité (43,9 % de la population totale en 2007), en raison de la proportion importante d'élèves ou étudiants (13,8 % en 2007)[105].

    Sports

    Fin 2018, les deux clubs réussissent l'exploit de se qualifier pour les 32es de finale de la Coupe de France, faisant de Pontivy la première ville de moins de 15 000 habitants à posséder deux équipes disputant la même année les 32es de finale[106],[107]. La GSI affronte le PSG au stade du Moustoir de Lorient tandis que le Stade affronte l'EA Guingamp au stade du Roudourou.

    • Un club de rugby, le Rugby Club Pontivyen (RCP), dont l'équipe sénior évolue en 2e série au niveau régional.
    • Pontivy accueille l'arrivée de la 3e étape du tour de France 2021, remportée par Tim Merlier.

    Vie culturelle et loisirs

    La ville est pourvue de trois salles de spectacles dont le théâtre des halles[108], d'un palais des congrès, d'une médiathèque (l'espace KENERE[109]), d'un conservatoire de musique et de danse à rayonnement départemental (Pontivy Communauté) et d'un parc d'expositions[110].

    Pontivy accueille plusieurs spectacles : le festival des Gamineries créé en 2007, le festival Arz Pobl créé en 2007, le festival de la Kerlenn Pondi, le concours de Kan ar Bobl organisé par la commune depuis 1993[110].

    L'art dans les chapelles (ADLC), association créée en 1991 à Bieuzy-les-Eaux, déménage à Pontivy en 2005[111]. Elle présente chaque été les œuvres d'artistes contemporains sur des sites religieux[112]. La foire aux oiseaux, créée en 1981 par Luis Mayora, imprimeur pontivyen et premier président de l’Oiseau-club de Pontivy, est l’une des plus importantes d’Europe[113].

    Personnalités liées à la commune

    Nées sur la commune
    • Julien Guégan, recteur de Pontivy au début de la Révolution, député à la Constituante. Lors de la création des départements, c'est lui qui proposa la dénomination de « Morbihan » au lieu de « Côtes du Midi » que certains avaient proposé.
    • Ange Guépin (1805-1873), médecin et homme politique.
    Monument au général Le Normand de Lourmel, place Aristide-Briand à Pontivy.
    Ont vécu sur la commune

    Ville de garnison

    Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Pontivy :

    • 2e régiment de chasseurs, 1831(?)-1927 ;
    • Bezen Perrot, une unité para-militaire nationaliste bretonne pendant la Seconde Guerre mondiale, intégrée en 1943 dans le Sicherheitsdienst (SD) allemand. 

    Jumelages

    Pontivy est jumelée avec[117] :

    Notes et références

    Notes

    1. Prononciation en français standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
    2. Population municipale 2018, légale en 2021.
    3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    5. Le terme de Martray est apparenté au bas latin martyrium, qui désignait à l’origine un endroit sanctifié par la présence des reliques d'un martyr, lieu généralement rattaché au centre historique d’une localité, souvent associé à la place où étaient appliquées les décisions de justice. Comme les toponymes Marterey, Martroy, il dérive directement de martyretum, dont le suffixe etum indique une réunion d'objets de même espèce, donc un ensemble de martyria, terme dont le sens a évolué pour finir par désigner un grand nombre de tombeaux, un cimetière. Cf. Paul Abeischerr, Linguistique romane et histoire religieuse, Instituto Internacional de Cultura Romanica, , p. 163.
    6. Seul bastion républicain en Centre-Bretagne pendant les Chouanneries, Napoléon choisit également indirectement Pontivy pour son projet, en raison de cette identité révolutionnaire.
    7. Jean-Baptiste Pichot (1752-1810), ingénieur en chef des Ponts et Chaussée du département du Morbihan. Gilles Bienvenu et Géraldine Texier-Rideau, Autour de la ville de Napoléon : Colloque de La Roche-sur-Yon, Presses universitaires de Rennes, , p. 174.
    8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    10. Le lycée rue Saint-Jory abritait un couvent des Ursulines datant du XVIIe siècle puis le tribunal et la prison révolutionnaires à partir de septembre 1793. Napoléon Bonaparte décide, par arrêté en date du 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803), la création d'un Lycée à Pontivy, en plus des deux autres lycées bretons de Rennes et Nantes. Le lycée est ouvert en 1806. Il est nommé lycée ou collège royal en fonction des régimes. Reconstruit complètement en 1885, il prend en 1947 le nom de Joseph Loth qui y fut surveillant. Il est à nouveau restauré de fond en comble en 1986. Cf. Charles Floquet, Michel Langle et Lionel Pilet, Pontivy : Napoléonville, Ville de Pontivy, Maury Imprimeur, , p. 167.
    11. Après avoir quitté la place du Martray, les bureaux de la mairie s'installent dans l'immeuble actuel le . Cf. Charles Floquet, Michel Langle et Lionel Pilet, Pontivy : Napoléonville, Ville de Pontivy, Maury Imprimeur, , p. 32.
    12. Jusqu'à la Révolution française, les vicomtes puis les ducs de Rohan exercent à Pontivy, leur droit de basse, moyenne et haute justice sous la forme d'un tribunal seigneurial, aménagé à l'étage de la Halle aux toiles, située à l'emplacement de l'actuelle place Leperdit. Le tribunal seigneurial ferme ses portes, durant la Révolution, le 8 octobre 1790. La construction du palais de justice débute en 1805. Les travaux sont stoppés, faute de moyens financiers, et reprennent en 1842. Le Tribunal de première instance inauguré en 1846. Cf. Charles Floquet, Michel Langle et Lionel Pilet, Pontivy : Napoléonville, Ville de Pontivy, Maury Imprimeur, , p. 165-167.
    13. Baptisé initialement « L’Idéal », ce chaland transportait du sable, du bois, des denrées, avant d'être rebaptisé « Duchesse Anne » par des armateurs anglais qui le rachètent et en font un hôtel de luxe destiné à une clientèle anglo-saxonne. La péniche mesure 4,60 m de large pour 26,80 m de long et pèse 60 tonnes. Cf. « La Duchesse Anne », Bulletin d’information municipal de Pontivy, no 9, , p. 4.

    Références

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    23. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88, , p. 17.
    24. Sa paragénèse comprend du quartz globuleux (36-38 % en petites et moyennes plages engrenées et cataclasées, isolées ou regroupées en îlots holoquartzeux), du feldspath potassique (25-30 % d'orthose en petites et moyennes plages xénomorphes intimement associées à celles de feldspath plagioclase et plus rarement en plages moyennes  2 × 5 mm  sub-automorphes et présentant éventuellement le macle de Carlsbad ; dans tous les cas, ces plages montrent de fréquentes « bulles » de quartz), du feldspath plagioclase (26-32 % d'albite-oligoclase en petites et moyennes plages xénomorphes ou sub-automorphes  rectangulaires  plus ou moins damouritisées), de la biotite (3-4 % en petites et moyennes paillettes plus ou moins chloritisées, ce qui lui donne des nuances depuis le brun verdâtre jusqu'au violet), de la muscovite (2-3 % généralement en petites et moyennes et plus rarement en grandes paillettes parfois kinkées, c'est-à-dire dotées de bande étroite déterminée par la flexuration du cristal déformé ; au contact du feldspath potassique, elle est aciculaire et disposée en gerbes), rarement de la sillimanite (en fines baguettes regroupées en amas et associées aux micas, ou en aiguilles de type mullite, associées au quartz et à la muscovite) et accessoirement de l’apatite (gros granules, parfois sub-automorphes). cf. BÉCHENNEC F., THIÉBLEMONT D., avec la collaboration de Cocherie A., Mougin B., Notice explicative, Carte géol. France (1/50 000), feuille Bubry (349), éditions du BRGM, 2011, p. 42
    25. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88, , p. 8.
    26. Elle a notamment fourni les dallages de quais à Concarneau, de la Cour Carrée du Louvre, le revêtement et dallage de l'hôtel de région à Bordeaux ou a été employée en restauration de la flèche de la cathédrale de Tréguier. Cf Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88, , p. 29.
    27. « Arrêté préfectoral du 7 janvier 20189 portant levée de garanties financières pour la carrière de Kerhiec », sur morbihan.gouv.fr, .
    28. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88, , p. 7.
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    40. Michèle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 736.
    41. Cette légende est issue d'une tradition locale tardive car aucun auteur ne vient confirmer ce récit légendaire (notamment la vie de saint Yvi rédigée par les moines bénédictin au XVIIe siècle, Acta Sanctorum, octobre T.III, 1770, p.400 et suivantes).
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    58. Le duc de Bretagne autorise le duc de Roahn à y édifier une cohue. Le duc de Bretagne a en effet le privilège d'instituer un marché ou une foire. Il s'y intéresse de très près car on y perçoit des droits variés (droits de cohuage et d'estalage) et ces lieux privilégiés de négoce permettent une surveillance et une juridiction spéciales. Les grands seigneurs, tels les Rohan, avides de profits, sont eux-mêmes désireux d'obtenir concession de foires puis de les gérer au mieux.
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    94. La date 1770 est encore lisible en façade. La petite tourelle accolée à la gauche de la chapelle contient l’escalier en vis permettant l’accès aux étages supérieurs, notamment aux deux niveaux de tribunes et au clocher de plan carré qui couronne la façade en pierre de taille ayant fait appel au faciès de granite porphyroïde.
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    108. Édifice de style classique construit entre 1843 et 1846, il avait une double fonction : halles au rez-de-chaussée, théâtre à l'étage. Il est modernisé en 1934 (le peintre pontivyen Pierre Cadre est alors sollicité et réalise, pour la salle de spectacles, une série de toiles marouflées représentant sur une fresque de 70 m2, une noce bretonne) et entièrement rénové dans les années 2000. Cf « Théâtre et halles ont toujours cohabité », sur ouest-france.fr, .
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    Voir aussi

    Bibliographie

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    Articles connexes

    Liens externes

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