Plassac-Rouffiac

Plassac-Rouffiac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Pour les articles homonymes, voir Plassac et Rouffiac.

Plassac-Rouffiac

L'église de Plassac.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité GrandAngoulême
Maire
Mandat
Serge David
2020-2026
Code postal 16250
Code commune 16263
Démographie
Population
municipale
403 hab. (2018 )
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 38″ nord, 0° 03′ 57″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 191 m
Superficie 11,97 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Angoulême
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Boëme-Échelle
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Plassac-Rouffiac
Géolocalisation sur la carte : Charente
Plassac-Rouffiac
Géolocalisation sur la carte : France
Plassac-Rouffiac
Géolocalisation sur la carte : France
Plassac-Rouffiac

    Géographie

    Localisation et accès

    Vue de Plassac.

    Plassac-Rouffiac est une commune située à 15 km au sud-ouest d'Angoulême, à km au sud-ouest de Mouthiers-sur-Boëme, à km au nord de Blanzac, le chef-lieu de son canton, et à km au sud-est de Roullet[1].

    Au pied de la cuesta passe la D 22, d'est en ouest, route de Villebois-Lavalette à Châteauneuf, qui fait la limite nord de la commune et qui était le chemin Boisné, ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux.

    Dans la commune en haut de la cuesta passe la D 107, parallèle à la D 22 et qui était aussi un embranchement de cette même voie romaine mais en hauteur, appelé chemin de la Faye. Elle dessert les bourgs de Plassac et Rouffiac. La commune est située à km au sud-est de la N 10 entre Angoulême et Bordeaux[2].

    Hameaux et lieux-dits

    Elle est composée de deux anciennes communes, Plassac à l'ouest et Rouffiac à l'est. Elle comporte aussi de nombreux hameaux : les Coffres, sur la .22, Chez Ribot au nord, le Cluzeau entre Plassac et Rouffiac, les Aireaux à l'ouest, etc.[2].

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    La commune est située dans les coteaux calcaires de type crétacé, sur une cuesta faisant face au nord-est et qui s'étend à l'ouest jusqu'au sud de Cognac et à l'est à Juillaguet, Gurat, Verteillac

    On trouve le Coniacien et le Santonien sur la moitié nord de la commune, le Coniacien à l'extrême nord (Chez Ribot). Le sud de la commune est occupé par le Campanien, qui commence juste au sud des bourgs de Plassac et Rouffiac.

    Les sommets boisés au sud-est (Chez Babot) et à l'extrême nord (forêt de Gersac) de la commune sont recouverts de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composé de galets, sables et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire. On trouve aussi des colluvions du Pléistocène (sables argilo-calcaires) par endroits sur les flancs (bois Souplet, le Cluzeau, Rouffiac, Tillac)[3],[4],[5].

    Le sommet de la cuesta, au sud, est boisé et c'est là où se situe le point culminant de la commune, Chez Babot, 191 m. Le point le plus bas est à 98 m, situé le long de l'Écly à la limite communale au sud du bourg, ainsi qu'en limite nord Chez Ribot, où s'enfonce un vallon qui descend vers la source du Claix dans la commune voisine.

    Le bourg de Plassac, construit sur le flanc de la cuesta, est à 130 m d'altitude, ainsi que Rouffiac qui est à 138 m d'altitude[2].

    Hydrographie

    C'est au sud de la commune, derrière la crête et le point culminant, que l'Écly prend sa source, à la fontaine Boutet. C'est un affluent du et un sous-affluent de la Charente[2].

    Climat

    Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

    Urbanisme

    Typologie

    Plassac-Rouffiac est une commune rurale[Note 1],[6]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[7],[8].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,7 %), zones agricoles hétérogènes (19,8 %), forêts (5,6 %), cultures permanentes (1,9 %)[11].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Toponymie

    Les formes anciennes de Plassac sont Placiaco, Plassiaco en 1265[12], Plaziaco[13]. Les formes anciennes de Rouffiac sont Roffiac, Roffiaco au XIIIe siècle[14].

    L'origine du nom de Plassac remonterait à un nom de personne gallo-romain Placius dérivé de Placidius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Placiacum, « domaine de Placius ». De même, celle du nom de Rouffiac remonterait à un nom de personne gallo-romain Ruffius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Roffiacum, « domaine de Ruffius »[15].

    Histoire

    Plassac et Rouffiac étaient situées à proximité de l'ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux, appelée chemin Boisné en Charente. Comme de nombreux villages, ce devaient être d'anciennes villas. L'ancien chemin de la Faye desservait ces deux bourgs, parallèlement à la voie romaine[2].

    Au Moyen Âge, principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Plassac se trouvait sur une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait par Nanteuil-en-Vallée, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Mouthiers, Blanzac, Puypéroux et Aubeterre[16].

    Au XVIIe siècle, Plassac, seigneurie de l'Angoumois, appartenait à la famille Gombaud. Cette famille, originaire de la Saintonge, était venue s'établir à Bouëx par le mariage de Jean Gombaud avec Esther de Livenne. Leur fils, Benoît Gombaud, écuyer, seigneur de Méré, Plassac et autres lieux, suivit le parti de la Ligue. Il mourut en 1616, laissant plusieurs enfants, dont l'un des derniers, Josias, plus connu sous le nom de M. de Plassac, publia en 1648 un livre intitulé Lettres de M. de Plassac.

    Rouffiac était le siège d'un fief important qui appartenait au XVe siècle à Jean des Ruaux, époux de Marie Corgnol[17],[18].

    En 1654, la terre de Rouffiac fut érigée en comté par Jean-Hélie des Ruaux. La paroisse de Plassac fut aussi une seigneurie possédée par cette même famille[19].

    Les deux communes de Plassac et Rouffiac, qui formaient deux paroisses avant la Révolution, ont été réunies en 1844.

    Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Barbezieux par Blanzac appelée le Petit Mairat, et une halte était située au pied du bourg de Plassac[17].

    Administration

    La mairie en 2012.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    2001 2014 Jean-Pierre Barbot SE Retraité SNCF
    2014 2020 Georges Dumet SE Professeur de faculté
    2020 En cours Serge David SE Accompagnateur social

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

    En 2018, la commune comptait 403 habitants[Note 3], en diminution de 0,49 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
    488425512471474633662615640
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    630613587560531501420391382
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    401428377369333324297286282
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
    297307304297321340343404401
    2018 - - - - - - - -
    403--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    Pyramide des âges à Plassac-Rouffiac en 2007 en pourcentage[24].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,0 
    90  ans ou +
    0,6 
    9,6 
    75 à 89 ans
    7,3 
    8,4 
    60 à 74 ans
    15,8 
    23,0 
    45 à 59 ans
    15,2 
    26,4 
    30 à 44 ans
    27,3 
    11,2 
    15 à 29 ans
    18,2 
    21,3 
    0 à 14 ans
    15,8 
    Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[25].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90  ans ou +
    1,6 
    8,2 
    75 à 89 ans
    11,8 
    15,2 
    60 à 74 ans
    15,8 
    22,3 
    45 à 59 ans
    21,5 
    20,0 
    30 à 44 ans
    19,2 
    16,7 
    15 à 29 ans
    14,7 
    17,1 
    0 à 14 ans
    15,4 

    Remarques

    Plassac a absorbé Rouffiac en 1845[22].

    Économie

    Agriculture

    La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[26].

    Polyculture et silo au bord de la D 107.

    Équipements, services et vie locale

    Enseignement

    L'école est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Plassac-Rouffiac et Voulgézac, qui accueillent chacune une école élémentaire. L'école de Plassac est située à la mairie, au bourg, et comporte une seule classe. Le secteur du collège est Blanzac[27].

    Lieux et monuments

    L'église paroissiale Saint-Cybard de Plassac est une église romane du XIIe siècle, caractéristique du style roman saintongeais. Elle abrite une petite chapelle sous l'autel accessible par deux escaliers intérieurs dans la nef. Cette chapelle est à moitié enterrée comme le montrent les vitraux et les puits de lumière qui permettent le léger éclairage naturel de ce sanctuaire. Elle est aussi remarquable par son site, dominant la vallée, sa façade, son clocher et sa nef, et aussi parce qu'elle n'a subi aucune transformation[28]. Elle a été classée monument historique en 1862[29].

    À l'intérieur de la crypte se trouve une statue de la Vierge de Pitié en pierre sculptée, peinte et dorée datant du début du XVIIe siècle, classée monument historique au titre objet depuis 1911[30].

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
    2. Carte IGN sous Géoportail
    3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
    4. Carte du BRGM sous Géoportail
    5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le )
    6. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    7. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    12. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 73,105,283
    13. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 307
    14. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 206,232,238
    15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 533,572.
    16. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne)
    17. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 272
    18. Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de la Charente, famille Gombaud », (consulté le )
    19. Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de la Charente, famille des Ruaux », (consulté le )
    20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    24. « Evolution et structure de la population à Plassac-Rouffiac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
    25. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le )
    26. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le )
    27. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le )
    28. Jean-Hippolyte Michon (préf. Bruno Sépulchre), Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache, (réimpr. 1980), 334 p. (lire en ligne), p. 308
    29. « Église Saint-Cybard de Plassac », notice no PA00104457, base Mérimée, ministère français de la Culture
    30. « Vierge de Pitié », notice no PM16000210, base Palissy, ministère français de la Culture

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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