Anouk Aimée

Nicole Dreyfus, dite Anouk Aimée, est une actrice française, née le à Paris[1].

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Anouk Aimée
Anouk Aimée au festival de Cannes 2019.
Nom de naissance Nicole Françoise Florence Dreyfus
Naissance
Paris, France
Nationalité  Française
Profession Actrice
Films notables La dolce vita
Lola
Huit et demi
Un homme et une femme

Biographie

Nicole Dreyfus[2] est la fille du comédien Henry Murray  dont le vrai nom est Henri Dreyfus  et de la comédienne Geneviève Sorya  née Geneviève Durand [3]. Son père joue au théâtre sous le pseudonyme d'Henry Murray[4]. Elle grandit entre Paris et Barbezieux-Saint-Hilaire (Charente) où elle est envoyée par ses parents pour fuir les rafles de juifs à Paris. Pour échapper au port de l'étoile jaune, Nicole adopte son second prénom et prend le nom de sa mère, devenant ainsi Françoise Durand (ou Françoise Soreas selon France-soir qui relate l'anecdote)[5]. Inscrite en pensionnat à Morzine, elle y rencontre Roger Vadim[6]. Repérée pour sa beauté par Henri Calef, dans un restaurant chinois à Paris où elle dîne avec sa mère, elle débute au cinéma à l'âge de 14 ans[7]. Il lui donne le rôle d'Anouk dans La Maison sous la mer (1947). Marcel Carné l'engage ensuite pour La Fleur de l'âge (1947). Le film demeure inachevé, mais sur le tournage, elle fait la rencontre de Jacques Prévert, scénariste du film. Elle choisit de prendre pour pseudonyme le prénom de son premier personnage, Anouk, auquel Prévert lui suggère d'ajouter le nom d'Aimée. Après des études secondaires en Angleterre, elle suit des cours d'art dramatique et de danse, le métier qu'elle aurait voulu faire, avec Andrée Bauer-Thérond[8]. Elle joue dans Les Amants de Vérone (1948) d'André Cayatte, face à Serge Reggiani, sur un scénario de Jacques Prévert[6] puis prête sa voix à la bergère dans Le Roi et l'Oiseau de Paul Grimault, puis tourne dans deux films d'Alexandre Astruc qui achèvent de la lancer. Par la suite elle participe à des films prestigieux tels Pot-Bouille de Julien Duvivier et Montparnasse 19 de Jacques Becker au côté de Gérard Philipe ainsi qu'au premier film réalisé par Jean-Pierre Mocky. Très tôt, elle travaille en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Italie. Dans ce pays elle tourne avec les plus grands, Vittorio De Sica, Alberto Lattuada, Alessandro Blasetti, Sergio Leone, Dino Risi, plus tard Marco Bellocchio ou encore Bernardo Bertolucci.

Sur le tournage de Dangerous Meeting sur la Côte d'Azur, elle fait la rencontre de Nico Papatakis, le patron du cabaret La Rose rouge à Saint-Germain-des-Prés. Pour la séduire, il lui fait rencontrer Picasso et Jean Genet. Elle l'épouse un peu plus tard[6].

Anouk Aimée dans Huit et demi (1963).

Jean Genet écrit pour elle le scénario Les Rêves interdits. Il a souhaité réaliser le film lui-même, mais n'a pas trouvé de financement. Ayant besoin d'argent il vend son scénario à Tony Richardson qui le met en scène en 1966 sous le titre Mademoiselle avec Jeanne Moreau[6].

Federico Fellini l'engage pour jouer le rôle central de Maddalena dans La dolce vita (1960), puis lui donne le rôle tout aussi important de Luisa dans Huit et demi[6] avec Marcello Mastroianni pour partenaire. À la même période, elle interprète une mythique Lola dans le film de Jacques Demy du même nom  elle retrouve le même personnage en 1969 dans Model Shop tourné en Amérique[6]  et joue dans Le Farceur, une comédie de Philippe de Broca, associée à Jean-Pierre Cassel.

En 1966, elle tient le rôle principal aux côtés de Jean-Louis Trintignant dans le film Un homme et une femme, de Claude Lelouch, qui fait un triomphe international, et dans lequel les deux comédiens forment l'un des couples les plus fameux du cinéma français. Son rôle lui vaut un Golden Globe de la meilleure actrice dramatique et une nomination à l'Oscar. Quelques années plus tard elle est engagée à Hollywood et collabore avec Sidney Lumet et George Cukor.

Sa beauté et sa classe[citation nécessaire], la qualité de son jeu[citation nécessaire] et de ses choix (citons encore André Delvaux, Jerzy Skolimowski, Robert Altman, Mika Kaurismäki), font assez naturellement d'Anouk Aimée une vedette capable de donner la réplique aux plus grands, de Catherine Deneuve à Yves Montand. Son charme éperdument énigmatique et sa suprême élégance[citation nécessaire] en font la "grande sœur" de Dominique Sanda et de Fanny Ardant.

Au théâtre, où elle débute tardivement, Aimée s'illustre aux côtés de Jean-Louis Trintignant, Philippe Noiret, Jacques Weber, Alain Delon, Gérard Depardieu et Bruno Crémer. À la télévision elle tourne notamment Adrienne Mesurat réalisé par Marcel L'Herbier, tiré du roman de Julien Green, avec pour partenaire Alain Cuny (1953), Une page d'amour d'Élie Chouraqui d'après Émile Zola en compagnie de Crémer (1980), Mon dernier rêve sera pour vous avec Francis Huster en François-René de Chateaubriand (1989), L'Amour maudit de Leisenbohg sous la direction d'Édouard Molinaro d'après Arthur Schnitzler (1991), L'île bleue de Nadine Trintignant (2001).

Vie privée

Elle s'est mariée trois fois : avec Nico Papatakis, avec Pierre Barouh, rencontré sur le film Un homme et une femme[9], puis avec Albert Finney[6]. Elle a vécu avec Élie Chouraqui. Elle a eu une fille, Manuella, avec Papatakis et elle a une petite-fille, Galaad Milinaire. Dans les années 1950, elle fréquente Jean Genet, Jean Cocteau, Raymond Queneau. Elle a eu une brève relation avec Warren Beatty et une autre avec Omar Sharif, juste avant d'épouser Albert Finney.

Engagement

Anouk Aimée est également une femme engagée pour la protection de la nature et des animaux. Elle est une amie fidèle du Dr Jane Goodall et membre de l'Institut Jane Goodall France.

Filmographie

Cinéma

Années 1940

Années 1950

Années 1960

Anouk Aimée et Marcello Mastroianni dans La dolce vita (1960).

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Télévision

Théâtre

Distinctions

Récompenses

Nominations

Annexes

Notes et références

  1. « Anouk Aimée », sur Les gens du cinéma (consulté le )
  2. « Anouk Aimée ) », sur L'encinémathèque (consulté le )
  3. « Geneviève Sorya », sur cineartistes.com (consulté le )
  4. Marie-Dominique Lelièvre, « Anouk Aimée. Initiales A.A. », Libération, (lire en ligne)
  5. « La Fortune lui est venue en dinant », France-soir, , p. 1 (lire en ligne)
  6. Michel Ciment et Olivier Curchod, « Entretien avec Anouk Aimée : Au cinéma, je suis chez moi », Positif « 60 ans de comédiens », nos 617-618,
  7. Télé 7 Jours no 72, semaine du 5 au 11 août 1961, page 30, où Anouk Aimée est en couverture du magazine.
  8. « Anouk Aimée », sur Ciné-Ressources (consulté le )
  9. Pierre Barouh et Anouk Aimée jouent tous deux dans le film Un homme et une femme de Claude Lelouch, interprétant les personnages de Pierre Gauthier et de sa veuve Anne Gauthier.

Liens externes

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