François de Mazières

François de Mazières, né le à Tarbes (Hautes-Pyrénées), est un haut fonctionnaire et homme politique français.[1],[2]

Pour les articles homonymes, voir Mazières.

François de Mazières

François de Mazières en 2013.
Fonctions
Maire de Versailles
En fonction depuis le
(13 ans, 5 mois et 30 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 23 mars 2014
Prédécesseur Étienne Pinte
Président de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
En fonction depuis le
(13 ans, 5 mois et 19 jours)
Prédécesseur Étienne Pinte
Député français

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 1re des Yvelines
Législature XIVe législature
Groupe politique App. LR
Prédécesseur Étienne Pinte
Successeur Didier Baichère
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tarbes (Hautes-Pyrénées)
Nationalité Française
Parti politique Divers droite
Diplômé de IEP de Paris
ENA
Site web fdemazieres.fr

Biographie

Jeunesse et formation

Il est le fils de Philippe de Mazières (1931-2013), sous-préfet d'Argenteuil, d'Aix-en-Provence et de Mulhouse, puis préfet de la Haute-Marne[3], et d'Anne-Claude Perrin, africaniste. François de Mazières suit sa formation secondaire à Versailles, au collège Saint-Jean-de-Béthune, puis au lycée Hoche[4]. À treize ans, il est admis dans la classe d’art dramatique de Marcelle Tassencourt au conservatoire de Versailles, qu'il fréquentera jusqu'à son entrée à l'Institut d'études politiques de Paris[4].

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris[5] en 1982, il obtient la même année une maîtrise de droit à l'université de Paris II. Il effectue son service militaire en 1984.

De 1985 à 1987, il est élève de l'ENA, promotion Fernand Braudel[4].

Vie privée

En 1990, il épouse Christine Cachera, à sa sortie de l'ENA (promotion Liberté-égalité-fraternité). Ils ont une fille, prénommée Marie-Colombe. Christine de Mazières est aujourd'hui conseillère maître à la septième chambre de la Cour des comptes[6], où elle travaille sur les questions agricoles, en particulier les fonds européens. Elle est également écrivain[7].

Carrière dans la fonction publique

De 1987 à mai 1989, il est sous-préfet, directeur du cabinet du préfet de l'Allier. En et juin 1990, il est sous-préfet, directeur du cabinet du préfet de la région Franche-Comté.

De à mai 1991, il est chef du bureau de l'organisation des préfectures au ministère de l'Intérieur.

De à mai 1993, il effectue sa mobilité à l'Inspection générale des finances.

De à 1995, il est chef de cabinet du ministre de l’Économie, Edmond Alphandéry[4], où il suit également les questions de décentralisation.

De 1995 à 2001, il est intégré à l'Inspection générale des finances, où il effectue des missions d’audit.

En 1998 et 1999, il est rapporteur, puis rapporteur général du Conseil des impôts. En juin 1999, il publie La Culture n'est pas un luxe, la fin du jacobinisme culturel, un essai sur l'analyse des politiques culturelles en France. Le mois suivant, il est élu président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC, fédération pluraliste des élus à la culture). Réélu en septembre 2001, il abandonne son mandat en mai 2002 (nommé président d'honneur).

En avril 2001, il est nommé directeur général de la Fondation du patrimoine, où il lance les souscriptions et développe un site internet. Il prend l'initiative de créer le « G8 du patrimoine » rassemblant les huit grandes associations du patrimoine. Il participe ensuite au groupe de travail restreint spécialisé dans les questions culturelles pour Jacques Chirac, alors candidat à l'élection présidentielle.

En mai 2002, il est nommé conseiller pour la culture et la communication du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin[4]. Il suit notamment l'élaboration de la loi sur le mécénat, présentée et défendue par le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, qui sera adoptée en juillet 2003. Fort de son expérience locale, il joue un rôle actif dans les arbitrages sur le train de mesures en faveur de la décentralisation culturelle.

En juillet 2004, il est nommé président de la Cité de l'architecture et du patrimoine (CAPA), proposée en 1994 par Jean-Marie Pérouse de Montclos et Jean-Marie Vincent[8], avec fonction de directeur général. Il relance le chantier arrêté depuis plusieurs mois. Il oriente la programmation vers les questions de l'urbanisme et de la ville et lance un programme de grandes expositions ainsi qu'un cycle de conférences intitulé « Défis de ville », mettant en présence élus et architectes-urbanistes.

En 2005, il est nommé inspecteur général des finances et membre du Haut conseil pour l'éducation artistique et culturelle.

En septembre 2007, la Cité de l'architecture et du patrimoine est inaugurée par Nicolas Sarkozy en compagnie de personnalités de l'architecture mondiale. Dans son discours, le président de la République reprend la proposition avancée par François de Mazières d'une grande consultation sur l'avenir du Grand Paris ouverte à dix groupements d'architectes. En mars 2009, à l'occasion de l'exposition où sont présentés les travaux des dix équipes, Nicolas Sarkozy reviendra à la Cité en présence de Bertrand Delanoë, maire de Paris, et de Jean-Paul Huchon, président de la Région Île-de-France, pour présenter à la presse le projet du métro du grand Paris et de ses gares. Cette exposition sur « le Grand Paris », en accès gratuit, accueille plus de 200 000 visiteurs.

En octobre 2009, François de Mazières est reconduit à la présidence de l'établissement public de la Cité de l'architecture et du patrimoine[9]. Il lance deux expositions sur les questions de développement durable (« Habiter écologique », 2009, et « La Ville fertile », 2011). Durant sa présidence sont également programmées les expositions suivantes : « Architecture et BD », 2010 (108 000 visiteurs)[10] - « Les Hôtels particuliers parisiens », 2011 (101 000 visiteurs)[11] - « Quand l'art déco, séduit le monde » (205 000 visiteurs)[11]. Concernant cette dernière exposition, François de Mazières la décide et en désigne le commissaire, puis démissionne en juin 2012 après avoir été élu député de la première circonscription des Yvelines.

Engagements politiques et culturels

Entre 1995 et 2008, il est adjoint au maire de Versailles (Étienne Pinte, UDF), chargé de la Culture.

En 1996, avec l'aide de deux cents bénévoles, il crée Le Mois Molière, festival de théâtre et de musique qui se déroule chaque année au mois de juin et dont il assure depuis lors la programmation théâtrale.

En 2008, il se présente aux élections municipales à Versailles, à la tête d'une liste formée de membres de la société civile, de militants de l'UMP, du Modem et du Nouveau Centre. L'une des motivations qu'il avance pour la constitution de cette liste est le choc qu'il aurait ressenti devant le mauvais accueil fait l'année précédente au nouveau président du château de Versailles, Jean-Jacques Aillagon, une nomination qu'Étienne Pinte, alors maire de la ville, avait qualifiée de « funeste »[12].

Arrivée en tête au premier tour (39 % contre 24 % à celle de l'équipe sortante, également de droite, de Bertrand Devys[13] affaiblie par une campagne d'image[14]), la liste de Mazières obtient au second tour 63,4 % des suffrages[15]. Il est élu maire par le nouveau conseil municipal le 21 mars 2008[16].

En 2012, il se présente aux élections législatives dans la première circonscription des Yvelines en tant que candidat sans étiquette, mais avec le soutien de l'UMP et du Nouveau Centre. Sa suppléante est Suzanne Blanc, premier adjoint du maire centriste de Montigny-le-Bretonneux. Il est élu député avec 56,75 % des suffrages[17] et démissionne de la présidence de la CAPA.

Lors des élections municipales de 2014, sa liste obtient au premier tour 55,03 % des suffrages[18] ; il est réélu maire lors du conseil municipal du 28 mars 2014[19],[20].

Deux ans plus tard, il soutient la candidature d'Alain Juppé, lors de l'élection primaire organisée pour désigner le candidat commun représentant la droite et le centre à l'élection présidentielle française de 2017.

En 2014, il se prononce en faveur de la continuation du cumul des mandats[21],[22]. Pour lui, sans expérience locale, il est très difficile d'être un parlementaire efficace[23]. Après le vote de la loi, en janvier 2017, il indique qu'il ne se représente pas aux élections législatives, souhaitant conserver la mairie de Versailles.

Il est réélu en 2016 président de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc[24], mandat qu'il exerce depuis 2008.

Son intérêt pour la préservation du patrimoine l'engage, en septembre 2017, à plaider pour qu'un tirage exceptionnel du loto soit organisé à l’occasion des Journées européennes du patrimoine et que les bénéfices en soient affectés à la restauration du patrimoine par l'entremise du Centre des monuments nationaux ou de la Fondation du patrimoine[25]. Pour ce faire, lorsqu'il était député de la XIVe législature, il a proposé un amendement, voté[26], dans le cadre de la loi de finances 2015[27], pour demander qu'un rapport sur ce tirage exceptionnel soit remis au gouvernement.

En octobre 2017, il est désigné, par Valérie Pécresse, pour être commissaire général[28] de la première édition de la biennale d’architecture et de paysage de la Région Ile-de-France (Bap !) qui a pour thème « L'homme, la nature et la ville ». Cette édition réunit deux établissements culturels (le musée du Louvre et le château de Versailles), deux écoles nationales supérieures (l'ENSA-V et l'ENSP-Versailles) et la Société du Grand Paris.

Lors des élections municipales de 2020, sa liste obtient au premier tour 63,11 % des suffrages[29],[30]  ; il est réélu maire lors du conseil municipal du 27 mai 2020[31],[32].

Ouvrages

  • Livres publiés :
    • La Culture n’est pas un luxe, ou la fin du jacobinisme français, préfacé par Jacques Rigaud, éditions ESKA, 2000 (ISBN 2-86911-849-X)
    • Versailles en scène – L’aventure du Mois Molière, éditions Artlys (filiale de la Réunion des musées nationaux), 2006 (ISBN 2-85495-283-9)
    • Le Grand Gâchis culturel : en collaboration avec Olivier Le Naire, Paris, Albin Michel, , 205 p. (ISBN 978-2-226-39612-9, lire en ligne).
  • Pièce de théâtre : « Commedia cathodique », jouée en 2006-2007.

Décorations

Notes et références

  1. « François de Mazières dit François de Mazières - Biographie », sur Le Journal Des Arts (consulté le )
  2. « Le Maire : François de Mazières », sur www.versailles.fr (consulté le )
  3. Article de L'Express
  4. Famille chrétienne no 1830 du 9 au 15 février 2013
  5. « Francois de Mazieres », sur sciences-po.asso.fr.
  6. Voir Nominations au Journal officiel de la République française.
  7. « MAZIÈRES Christine (de) | Auteur • SABINE WESPIESER ÉDITEUR », sur SABINE WESPIESER ÉDITEUR (consulté le )
  8. « Cité de l'architecture et du patrimoine », sur FranceArchives (consulté le ).
  9. François de Mazière est reconduit à la tête de la Cité de l'architecture et du patrimoine
  10. « Dossier de presse des 10 ans - page 24 »
  11. « Dossier de presse des 10 ans - page 24 »
  12. (fr) compte rendu du conseil municipal de Versailles de juin
  13. « L'Express - Actualités Politique, Monde, Economie et Culture », sur L'Express (consulté le ).
  14. http://www.bertranddevys.com/wp-content/uploads/2009/11/procedure-hlq.pdf
  15. « Résultats des élections municipales 2008 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  16. http://essor-de-versailles.fr/wp-content/doc/Mairie/PV-Conseils-Communaux/2008-PV.pdf
  17. « Résultats des élections législatives 2012 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  19. https://www.versailles.fr/fileadmin/user_upload/PV280314.pdf
  20. « Premier conseil municipal du Vendredi 28 mars 2014 : élection de François de Mazières », sur versailles.fr, (consulté le )
  21. http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/francois-de-mazieres-defend-le-cumul-des-mandats
  22. « Non-cumul des mandats : en 2014, 2016 ou 2017 ? - Courrier des maires », sur Courrier des maires (consulté le ).
  23. « Cumul des mandats », sur LCP Assemblée nationale, (consulté le )
  24. https://www.versaillesgrandparc.fr/fileadmin/user_upload/siteAgglo/Agglo/Fonctionnement/2016-06-23_Organigramme_services_VGP.pdf
  25. https://www.ouest-france.fr/culture/patrimoine/le-maire-de-versailles-voudrait-que-le-loto-aide-restaurer-le-patrimoine-5248622
  26. « Amendement de Mazières - rapport loto du patrimoine », sur Assemblée Nationale,
  27. « Un loto pour financer le patrimoine ? », www.cnewsmatin.fr, (lire en ligne, consulté le )
  28. Par Aurélie Foulon Le 4 janvier 2019 à 19h50 et Modifié Le 4 Janvier 2019 À 21h22, « En 2019, Versailles sera la capitale des architectes », sur leparisien.fr, (consulté le )
  29. Sébastien Birden, « Municipales à Versailles : François de Mazières (DVD) met tout le monde d’accord », Le Parisien, (lire en ligne)
  30. ville de versailles, « Résultats élections municipales 2020 », sur versailles.fr,
  31. ville de versailles, « Compte rendu conseil municipal d'installation », sur versailles.fr,
  32. « Yvelines. A Versailles, François de Mazières repart pour un troisième mandat de maire », Toutes les nouvelles, (lire en ligne)
  33. Décret du 31 décembre 2008 portant promotion et nomination
  34. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres - hiver 2019 », sur Ministère de la Culture (consulté le ).

Liens externes

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