an

Voir aussi : AN, An, aN, án, àn, Ân, ân, än, ãn, ån, ān, ăn, ǎn, Ấn, ấn, ẩn, , an’, an-, ąn-, -an-, -an, -án, -än, -añ, .an, A/N, *-an

Conventions internationales

Symbole

an

  1. (Linguistique) Code ISO 639-1 (alpha-2) de l’aragonais.

Français

Étymologie

Du latin annus  cercle, an, âge, récolte de l’année »).

Nom commun

SingulierPluriel
an ans
\ɑ̃\

an \ɑ̃\ masculin

  1. Temps que met la Terre à accomplir une révolution autour du Soleil et qui se divise en douze mois. Année.
    • Je ne suis pas arrivé à l’âge de quatre-vingt ans pour rétracter en rien les convictions de ma vie entière.  (Réponse de M. Raspail père à l’avocat général, lors du procès de François-Vincent Raspail le 12 février 1874)
    • Autour d’une table, un groupe d’hommes étaient rassemblés, et une femme de trente à trente-cinq ans s’accoudait sur le comptoir.  (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, p. 385, Mercure de France, 1921)
    • J’avais neuf ans et j’attrapais avec mon frère des sauterelles que nous faisions griller dans le jardin pour les manger.  (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
    • J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.  (Paul Nizan, Aden Arabie, chap. I., Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960)
    • Céline Thiébault était alors une jeune fille « bienfaisante », une de ces grandes filles brunes qui paraissent vingt ans au lieu de quinze, de celles qu’à la campagne on compare volontiers à une pouliche et que les hommes, vieux et jeunes, détaillent avec une basse envie, un violent désir.  (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
    • C’est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d’ans.  (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Louis le Pieux meurt en 840 sur le Rhin. Un an plus tard, la flotte danoise embouque l’estuaire de la Seine.  (Patrick Louth, La civilisation des Germains et des Vikings, Genève : éd. Famot, 1976, page 141)
    • Au bout de cinquante ans.
    • Il n’a pas encore vingt-cinq ans accomplis.
    • Il a dix ans de service.
    • De l’an de grâce… : Formule dont on se sert pour compter les années par rapport à la naissance de Jésus-Christ.
    • An I, an II, an III, etc. : se dit ainsi des années de l’ère républicaine des Français, commencée le 22 septembre 1792.
    • La Constitution de l’an III, de l’an VIII.
    • Le 16 floréal an IV.
  2. Le temps qui passe.
    • Le poids, le fardeau des ans.
    • L’injure, l’outrage des ans.
  3. (Proverbial) et (Familier)
  4. (Astronomie) (Par extension) Période de révolution d’une autre planète.
    • L’an martien, vénusien, etc.

Notes

La différence entre an et année est que le premier mot sous-entend une période ponctuelle qui va d’un point de départ à un point d’arrivée alors que le second mot fait référence à la durée elle-même. Quand on dit « J’ai vingt-cinq ans », on considère le point de départ (la naissance) par rapport au point d’arrivée (la date à laquelle on parle). Quand on dit « Il a travaillé vingt-cinq années dans cette usine », on insiste sur la durée, sans s’occuper ni du point de départ ni du point d’arrivée.
Le mot an ne s'emploie pas quand sa mesure se termine par au moins six zéro, on emploie alors le terme "(d') années", par exemple un million d'années.

Quasi-synonymes

Dérivés

Proverbes et phrases toutes faites

Holonymes

Méronymes

Traductions

Prononciation

  • (Région à préciser) : écouter « an [ɑ̃] »
  • France : écouter « an »
  • France (Paris) : écouter « an »
  • France (Massy) : écouter « an »
  • France (Toulouse) : écouter « an »
  • France (Muntzenheim) : écouter « an »
  • France (Lyon) : écouter « an »
  • (Région à préciser) : écouter « an »

Homophones

Anagrammes

Voir aussi

Références

  • Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (an), mais l’article a pu être modifié depuis.

Allemand

Étymologie

Du vieux haut allemand ana, du proto-germanique *ana. Cognat du néerlandais aan, de l’anglais on.

Préposition

an \ʔan\ Identification d’un but, suivi de l’accusatif s’il y a déplacement, ou du datif s’il n’y a pas de déplacement.

  1. (Suivi du datif) :
    1. (Indication de lieu) À, sur, contre.
      • Das Bild hängt an der Wand.
        L’image est accrochée au mur.
      • Bleib an diesem Ort.
        Reste à cet endroit (datif).
      • Ich war am Bahnhof.
        J’étais à la gare (datif).
    2. Près de.
    3. (Indication de temps) Sans traduction en français.
      • Am Dienstag.
        Mardi.
      • Am Wochenende.
        La fin de semaine.
  1. (Suivi de l’accusatif) :
    1. À, sur.
      • Ich hänge das Bild an die Wand.
        J’accroche l’image au mur.
    2. À, pour, destinataire.
      • Kannst du zum Öffnen an die Tür gehen?
        Peux-tu aller ouvrir la porte ? (accusatif).
      • Ich möchte einen Brief an meine Mutter schreiben.
        Je voudrais écrire une lettre à ma mère (accusatif).
      • An:Zeichenfolge, die das Eingabe-Feld für einen Empfänger kennzeichnet (E-Mail, Formular).
        Chaîne de signes identifiant le champ pour le destinataire.

Notes

  • Habituellement utilisé pour se référer à quelque chose qui est sur une surface verticale en opposition à auf, qui fait référence à une surface horizontale.
  • Quand la préposition an est suivie par l’article défini masculin ou neutre au datif (par exemple : dem [« le »]), les deux mots peuvent se contracter en am (« au »).
  • Quand la préposition an est suivie par l’article défini neutre à l’accusatif (par exemple : das [« le »]), les deux mots peuvent se contracter en ans (« au »).

Adverbe

an \ʔan\

  1. (Familier) En marche.
    • Das Licht ist an(geschaltet).
      La lumière est allumée.

Prononciation

  • \ʔan\
  • Allemagne  : écouter « an [an] »
  • (Région à préciser) : écouter « an [an] »
  • Allemagne (Berlin) : écouter « an »
  • Allemagne (Berlin) : écouter « an »

Références

Anagrammes

Ancien français

Étymologie

Du latin annus.

Nom commun

an \Prononciation ?\ masculin

  1. An.
    • Iloc converse issi dis & set anz  (La Vie de Saint Alexis, ms. 19525 de la BnF, f.28v., 1re colonne)

Dérivés dans d’autres langues

  • Français : an

Préposition

an \Prononciation ?\

  1. Variante de en.

Références

Anglais

Étymologie

De l’anglo-saxon ān.

Forme d’article indéfini

an \ən\

  1. Forme alternative de a utilisée avant une voyelle. Un, une.

Notes

On considère \w\ et \j\ toujours comme des consonnes. Les sons, pas les lettres, sont la chose importante. Par exemple :
  • a jet, a union, a house ;
  • an apple, an urn, an honest man.

Prononciation

  • \ən\ (non accentué)
  • \æn\ (accentué)
  • États-Unis  : écouter « an [ɛən] »
  • Suisse (Genève) : écouter « an »

Bambara

Étymologie

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Pronom personnel

an \ɑ̃\ pluriel

  1. Nous.
    • An ka taa so. : Allons à la maison.

Anagrammes

Breton

Étymologie

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Article défini

an \ãn\

  1. Le, la, les (devant les consonnes d, h, n, t et les voyelles).
    • An avel, an deiz, an evn, an heol, an ilin, an neizh, an olifant, an teod, an urzh.
      Le vent, le jour, l’oiseau, le soleil, le coude, le nid, l’éléphant, la langue, l’ordre.

Forme de verbe

an \ãn\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe mont.
    • — Brema ez an dʼam lestr.  (G. Milin, Gwechall-goz e oa..., Kemper, 1924, page 49.)
      — Maintenant je vais à mon vaisseau.
    • Eh an da labourad.  (Jules Gros, Le trésor du breton parlé - Deuxième partie - Dictionnaire breton-français des expressions figurées, 1ère ed. 1970, page 361)
      Je vais travailler.

Anagrammes

Créole guyanais

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Étymologie

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Article défini

an \Prononciation ?\

  1. Le, la.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)

Notes

  • Forme utilisée uniquement après les mots qui finissent par on, an, en ou oun. Elle se précède toujours d’un trait d’union qui la relie au substantif.

Variantes

Créole martiniquais

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Étymologie

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Article indéfini

an \Prononciation ?\

  1. Un, une.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)

Dalécarlien

Étymologie

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Pronom

an \Prononciation ?\

  1. Il.
  2. On.

Références

  • Cet article utilise des informations de l’article du Wiktionnaire en suédois, sous licence CC-BY-SA-3.0 : an.

Flamand occidental

Étymologie

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Préposition

an \Prononciation ?\

  1. À.

Références

  • Hergé, D'aveteurn van Kuiftsje, Et Doenker Ejland, Casterman, 2015 ISBN 9789030327479

Francoprovençal

Étymologie

du latin annus.

Nom commun

an \Prononciation ?\ masculin

  1. An.

Notes

Forme du valdôtain des communes d’Arnad,Brusson, Charvensod, Courmayeur, Introd, Montjovet, Valgrisenche, Valtournenche. Forme du francoprovençal de la commune de Barmes dans le Val d’Ala, Piémont.

Références

Gaélique irlandais

Étymologie

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Article défini

an \Prononciation ?\

  1. Le, la.

Particule

an

  1. Particule interrogative avec un sens semblable au français « est-ce que ».

Gaélique écossais

Étymologie

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Adjectif

an \Prononciation ?\

  1. Leur.

Article défini

an \Prononciation ?\

  1. Le, la.

Gallo

Étymologie

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Nom commun

SingulierPluriel
an ans
\ɑ̃\
ou \ɛ̃w\

an \ɑ̃\ masculin et féminin identiques (graphie ABCD)

  1. An, année.

Prononciation

Références

  • Régis Auffray, Le petit Matao, Rue des Scribes, 2007 ISBN 978-2-906064-64-5, p. 84

Gaulois

Étymologie

(Abréviation) Contraction de anmatu- présente sur le calendrier de Coligny[1].

Nom commun

an

  1. Abréviation de anmatu- désignant un mois incomplet, défavorable (29 jours) du calendrier gaulois[1].

Abréviations

Antonymes

Références

  • [1] : Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, préf. de Pierre-Yves Lambert, Errance, Paris, 2003, 2e éd. ISBN 2-87772-237-6 (ISSN 0982-2720), p. 49-50

Créole haïtien

Étymologie

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(Nom) Du français an.

Article défini

an \ã\

  1. Article défini singulier : le, la.

Notes

  • Article suivant le nom qu’il détermine.
  • Forme utilisée seulement pour modifier un substantif singulier et quand elle est précédée par un mot qui finit par :
    • soit un voyelle nasale ;
    • soit une consonne nasale et une voyelle orale (non nasale), dans cet ordre.

Variantes

Nom commun

an \ã\

  1. An.

Quasi-synonymes

Latin

Étymologie

Le Dictionnaire étymologique latin [1] explique :
An s’oppose ordinairement à utrum ou à num. Quelquefois l’adverbe exprimant l’interrogation dans le premier membre de phrase peut être sous-entendu. Enfin, les deux membres de phrase peuvent commencer l’un et l’autre par an. An se trouvant toujours exprimé dans les interrogations de ce genre, tandis que utrum, num, ne, -ne, peuvent être sous-entendus, an est arrivé à être le signe spécial du doute. Dans les locutions nescio an, haud scio an, le doute revêt une nuance proche de l’affirmation. De là les tours comme : Liv., XXIII, 16. Ingens eo die res, ac nescio an maxima illo bello gesta sit. Ainsi s’explique forsitan (pour fors sit an), locution qui marque la possibilité de l’idée qui suit, primitivement opposée sans doute à une autre alternative. Forsitan avec le verbe sous-entendu donne forsan. Parallèlement à forsan on a fortan (forte an). Fortassis est pour fortan sis = forte an, si vis. De là fortasse (→ voir magiset mage, amaris et amare), et en ajoutant encore une fois le signe du doute, fortassan.
Lewis & Short [2] le donnent d’origine « très obscure ». Impossible de dire s’il est apparenté au sanscrit anjas, à l’allemand ander, oder, l’anglais other, or. Pour Julius Pokorny [3] aussi, il est « douteux » d’affirmer que les particules indo-européennes exprimant le doute appartiennent (pour résumer en donnant leurs équivalents latins) à ne, en-im ou bien in, ēn, les deux pouvant, sémantiquement parlant, aboutir au même résultat.

Conjonction

ăn \Prononciation ?\

  1. Est-ce que, hein ? conjonction, qui sert à interroger.
    1. Interrogation directe simple.
      1. (Pour reprendre ce qui vient d’être dit et en demander une confirmation) Mais est-ce que ?
        • vin appellem hunc Punice ? — an scis ?  (Plaute, Pœn. 990)
          veux-tu que je lui parle en carthaginois ? — mais est-ce que tu sais ?
        • adeone me delirare censes, ut ista esse credam ? — an tu haec non creais ?  (Cicéron, Tusc. 1, 10)
          me juges-tu assez extravagant pour croire à tout cela ? — Tu n’y crois-tu pas, hein ?
      2. (Pour interroger sur la réalité d’une chose) Est-ce que vraiment ? Est-il vrai que ? Chez les comiques an est souvent accompagné de eho, die, obsecro, « dis-moi, je te prie » ; on trouve aussi anne pour opposer une protestation et solliciter une réponse négative, « mais est-ce que ? »
        • nam quod rogas, ut respiciam generum meum, an dubitas quin ea me cura sollicitet  (Cicéron, Epistulae ad familiares [Lettres aux amis], 2, 16, 5)
          quant à la prière que tu m’adresses, d’avoir égard à mon gendre, est-ce que vraiment tu doutes que je ne sois pour lui en souci ?
        • flagitium facimus — an id flagitiums, si...?  (Ter. Eun. 383)
          nous faisons un scandale — hé ! Est-ce un scandale que de...
        • contra rem suam me venisse questus est; an ego non venissem contra alienum pro familiari et necessario ?  (Cicéron, PhU. 2,3)
          il s’est plaint que je sois intervenu contre ses intérêts ; mais ne devais-je pas intervenir contre un étranger en faveur d’un ami et d’un parent ?
      3. (Pour fortifier, appuyer ce qu’on vient de dire) Est-ce que vraiment ?
        • nescio ecquid ipsi nos fortiter in re publica fecerimus ; si quid fecimus, certe irati non fecimus; an est quicquam similius insaniœ quam va?  (Cicéron, Tusc. 4, 52)
          je ne sais si j’ai accompli moi-même quelque acte courageux dans ma vie politique ; si j’en ai accompli, à coup sûr il n’y entrait nulle colère ; d’ailleurs est-il rien vraiment qui ressemble plus à la folie que la colère ?
        • oratorem irasci minime decet, simulare non dedecet ; an tibi irasci tum videmur, cum quid in causis acrius dicimus?  (Cicéron, Tusc. 4,55)
          se mettre en colère ne sied pas du tout à l’orateur, mais le feindre ne lui messied point ; par ex., crois-tu vraiment que je sois en colère toutes les fois que dans une plaidoirie je parle avec plus de vivacité que d’ordinaire ?
      4. (Pour exprimer une réserve) Ou bien, par hasard est-ce que ?
        • mane : turbast nunc apud arum; an te ibi vis inter istas vorsarier prosedas?  (Plaute, Pœn. 265)
          attends, il y a foule maintenant auprès de l’autel; ou bien par hasard veux-tu te mêler à toutes ces prostituées ?
        • nisi hoc indignum pictas quod...; an quod diligenter defenditur, id tibi indignum facinus videtur ?  (Cicéron, Amer. 148)
          peut-être trouves-tu indigne le fait que... ; ou bien par hasard est-ce le soin qu’on met à le défendre qui te paraît un crime indigne ?
        • an existimas?  (Cicéron, Att. 10,11, 2)
          ou bien par hasard crois-tu ?
      5. (Pour fournir la réponse à une interrogation) Serait-ce que ? Ne serait-ce pas que ? C’est sans doute que.
        • nolo me in via cum hac veste videat — quamobrem tandem ? an quia pudet ? — id ipsum.  (Ter. Eun. 907)
          je ne veux pas qu’il me voie dans la rue avec cet accoutrement — pourquoi donc ? serait-ce parce que tu as honte ? — précisément.
        • quando ista vis evanuit ? an postquam homines minus creduli esse cœperunt ?  (Cicéron, Div. 2, 117)
          quand cette propriété (vertu) s’est-elle évanouie ? ne serait-ce pas depuis que les hommes sont devenus moins crédules ?
        • quid ad se venirent ? an speculandi causa ?  (César, G. 1, 47, 6)
          pourquoi venaient-ils vers lui ? n’était-ce pas pour espionner ?
        • cujum pecus ? an Melibcei?  (Virgile, B. 3, 1)
          à qui le troupeau ? n’est-ce pas à Mélibée ?
        • quid exspectas ? an dura ab inferis exsistat?  (Cicéron, Verr. 1, 94)
          qu’attends-tu ? qu’il sorte des enfers ?
      6. (Suivi de la parataxe) Il porte sur deux propos, juxtaposées dont la première s’oppose à la seconde.
        • an Scythes Anacharsis potuit pro nihilo pecuniam ducere, nostrates philosophi facere non poterunt?  (Cicéron, Tusc. 5, 90)
          est-ce que le Scythe Anacharsis pourrait considérer l’argent comme rien alors que nos philosophes non ?
    2. Interrogation directe double.
      1. Le premier membre est fait avec -ne, num, uter : est-ce que... ou bien ?, souvent le second membre introduisant l’idée la plus probable : est-ce que... ne... pas, au contraire, plutôt.
        • visne tolum hune locum accuratius eliam explicemus quam itti ipsi qui et hœc et alia nobis traduierunt, an iis contenti esse, qum ab illis dicta surit, possumus?  (Cicéron, Or. 174)
          veux-tu que nous traitions ce point entièrement avec plus de soin encore que ceux-là mêmes qui nous ont transmis ces idées parmi d’autres, ou pouvons-nous nous contenter de ce qu’ils ont dit ?
        • num... Cleanthem aut Diogenem Stoicum coegit in suis studiis obmutescere senedus ? an in omnibus his studiorum agilatiovitœ œqualis fuit ?  (Cicéron, CM 23)
          est-ce que Cléanthe ou Diogène, le Stoïcien, ont été forcés par la vieillesse de renoncer à leurs études ? chez tous ces gens-là au contraire l’activité intellectuelle n’a-t-elle pas duré autant que leur vie ?
        • uter tandem rex est, isne, cui... an is qui... ?  (Cicéron, Sull. 22)
          lequel des deux enfin agit en roi, celui à qui.., ou celui qui... ?
      2. (Aucune particule au premier membre)
        • etiam red-ditis nobis filios et servom ? an ego experior... ?  (Pl. JBoc. 1167)
          nous rendez-vous enfin nos fils et mon esclave ou vais-je avoir recours...?
      3. Interrogation formant parenthèse :
        • oblrectatum esse Gabinio dicam anne Pompeio an utrique.  (Cicéron, Pomp. 57)
          on a dénigré, dirai-je, Gabinius ou Pompée ou tous les deux.
        • Hortensius me quoque, jocansne an ita sentiens, coepit hortari ut.  (Cicéron, Ac. 2,63)
          Hortensius se mit aussi, par badinage ou sérieusement? à m’exhorter à...
        • ego utrum nave ferar magna an parva, ferar unus et idem.  (Horace, Ep. 2, 2, 199)
          pour moi, que je sois porté sur un grand ou sur un petit navire [riche on pauvre] je serai toujours le même.
        • paucis ante quam mortuus est an diebus an mensibus.  (Cicéron, Br. 89)
          ou peu de jours ou peu de mois avant sa mort.
        • Cn. Octavius est an Cn. Cornélius quidam.  (Cicéron, Epistulae ad familiares [Lettres aux amis], 7, 9, 2)
          il y a un certain Gn. Octavius ou Cn. Cornélius.
    3. Interrogation indirecte simple.
      1. Après nescio, haud scio, « je ne sais pas » ; qui scio ? comment sais-je ? dubito, je doute ; incertum est, il n’est pas sûr, an signifie « si ne... pas ».
        • qui scis an tibi istuc evenial prias quam mihi?  (Plaute, Most. S8)
          comment sais-tu si cela ne t’arrivera pas plus tôt qu’à moi ?
        • qui scis an quœ jubeam sine vi faciat.  (Ter. Eun. 790)
          il se pourrait qu’il fasse sans contrainte ce que j’ordonne.
        • haud scio an aliter sentias.  (Cicéron, de Or. 1, 263)
          peut-être bien as-tu une autre opinion.
        • de L. Brulo dubitarim an propter odium lyranni ecfrenatius in Aruntem invaserit.  (Cic. Tusc. 4, 50)
          concernant L. Brutus, je serais porté à croire qu’il s’est jeté sur Aruns avec plus d’emportement à cause de sa haine du tyran.
        • haud scio an nulla beatior (senectus) possit esse.  (Cicéron, CM 56)
          il se pourrait qu’il n’y ait pas de vieillesse plus heureuse.
        • id haud scio an non possis.  (Cicéron, Ac. 2, 81)
          peut-être ne le peux-tu pas.
        • temptas an sciamus.  (Plaute, Pœn. 557)
          tu essaies de voir si nous savons.
        • quid refert an alia mutis dissimilia habeat.  (Sen. Ir. 3, 27, 2)
          qu’importe (s’il a) qu’il ait d’autres points de différence avec les animaux.
        • an accincti forent rogitantes.  (Tacite, H. 2, 88)
          leur demandant s’ils avaient leurs épées.
        • spectare an.  (Live, 31, 48, 6) ; quaerere an.  (Live. 40, 14, 7)
          rechercher si ; demander si.
        • consulti an dorent.  (Live, 45, 20, 6)
          consultés sur le point de savoir s’ils accordaient.
        • M. Curtium castigasse ferunt dubitantes, an ullum magis Romanum bonum quam arma virtusque esset.  (Live, 7, 6, 3)
          M. Curtius leur reprocha, dit-on, leurs hésitations en demandant si pour les Romains il y avait un bien avant les armes et le courage.
    4. Interrogation indirecte double. Il se construit avec ne, si, num, uter.
        • si a natura deus aliqui requirat, contentane sit suis integris sensibus an postulet melius aliquid…  (Cicéron, Ac. 2, 19)
          en supposant que quelque dieu demande à la nature si elle se contente des sens comme elle les possède, mais en bon état, ou si elle réclame quelque chose de mieux…
        • rectene an secus, nihil ad nos.  (Cic. Pis. 68)
          ont-ils raison ou non, cela ne nous importe pas.
        • utrum esset utilius suisne servire an...  (Cicéron, Verr. 4, 73)
          [se demander] laquelle des deux situations était la plus avantageuse, être sous le joug de leurs compatriotes, ou...
      1. (Aucune particule dans le 1er membre) An est parfois suivi de non ou -ne.
        • nihil interest nostra vacemus an cruciemur dolore.  (Cicéron, Fin. 4, 69)
          pour nous, il n’y a pas d’importance (si nous sommes exempts ou si...) que nous soyons exempts ou accablés de douleur.
        • non crediderit facium an tantum animo roboris fuerit, non traditur certum.  (Live, 2, 8, 8)
          ne crut-il pas à l’événement ou eut-il une telle force d’âme, la tradition est incertaine sur ne point.
        • nescio tu ex me hoc audiveris an non.  (Plaute, Mil. 1265)
          je ne sais si tu m’as entendu dire ceci ou non.
        • nec sequom an-ne iniquom imperet, cogitabit.  (Plaute, Amp. 173)
          il ne songera pas si ses ordres sont justes ou injustes.
        • rogitando sanus sim anne insaniam.  (Ter, Eun. 656)
          à force de demander si je suis de bon sens ou insensé.
        • quid de consulatu toquar, porto vis anne gesto?  (Cicéron, Pis. 3)
          que dire du consulat? parlerai-je de l’acquisition ou de la gestion ? à ton choix.

Anagrammes

Références

Loniu

Étymologie

Du proto-austronésien *daNumeau »).

Nom commun

wai \Prononciation ?\

  1. Eau douce.
  2. (Géographie) Lac.
  3. (Géographie) Rivière.

Références

Occitan

Étymologie

Du latin annus.

Nom commun

an \Prononciation ?\ (graphie normalisée) masculin

  1. An, année.

Prononciation

  • France (Béarn) : écouter « an »

Références

Romanche

Étymologie

Forme et orthographe du dialecte puter.

Nom commun

an \Prononciation ?\ masculin

  1. An.

Variantes dialectales

Roumain

Étymologie

Du latin annus.

Nom commun

masculin Singulier Pluriel
casnon articuléarticulénon articuléarticulé
Nominatif
Accusatif
an anul ani anii
Datif
Génitif
an anului ani anilor
Vocatif anule anilor

an \Prononciation ?\ masculin singulier

  1. Période de temps correspondant à une révolution de la planète autour du soleil, année, an.
  2. (Par extension) Période de temps relative à un corps céleste correspondant à une révolution de ce corps autour de son étoile, année.
  3. Mesure de l’ancienneté dans l’âge, une activité, etc. année.

Voir aussi

  • Le thésaurus temps en roumain

Tok pisin

Étymologie

De l’anglais and  et »).

Conjonction

an \Prononciation ?\

  1. Et.

Vietnamien

Étymologie

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Adjectif

an \an˦\

  1. (Rare) En paix, paisible, tranquille, calme.

Prononciation

  • Nord du Viêt Nam (Hanoï) : [an˦]
  • Sud du Viêt Nam (Ho Chi Minh-Ville) : [aŋ˦]

Paronymes

Références

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