Ordre des Carmes déchaux

L'ordre des Carmes déchaux ou ordre des Frères déchaux et des Moniales déchaussées de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel, abrégé en O.C.D., est un ordre religieux catholique contemplatif et apostolique, appartenant à la catégorie des ordres mendiants. Les frères carmes déchaux partagent avec les sœurs carmélites déchaussées, moniales cloîtrées, le même rythme de prière. S’ils consacrent ainsi deux heures chaque jour à la prière silencieuse, leur mission est plus particulièrement d’annoncer l’Évangile par la prédication à la lumière de la riche tradition spirituelle du Carmel.

Pour les articles homonymes, voir Carmel, Carmes et Ordre du Carmel.

Ordre des Carmes déchaux

Je suis rempli d’un zèle jaloux pour le Seigneur Sabaot ! (1R 19,14). Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens. (1R 18,15)
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 1573, et définitivement en 1591
par Grégoire XIII puis Grégoire XIV
Institut monastique, mendiant
Type Contemplative et apostolique
Spiritualité Carmélitaine
Règle Règle de saint Albert
But contemplation
Structure et histoire
Fondation 1562 (il y a 459 ans)
Fondateur Albert de Jérusalem, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix
Abréviation o.c.d.
Autres noms Carmel thérésien, ordre des Frères déchaux de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel
Patron Élie, Notre-Dame du Mont-Carmel, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix
Branche(s) OCDS, de nombreuses congrégations apostoliques dont Carmélites missionnaires thérésiennes, CMC, MTA, ...
Rattaché à Ordre du Carmel
Site web site officiel site officiel
Liste des ordres religieux
Des carmélites déchaussées.

Cette congrégation religieuse établie à la fin du XVIe siècle, est née d'une réforme de l'ordre du Carmel. Cette réforme fut d'abord appliquée à des couvents de femmes par sainte Thérèse d'Ávila en 1562. Ensuite la réformatrice, secondée par saint Jean de la Croix, l'introduisit dans les couvents d'hommes. Un des signes de la réforme de sainte Thérèse d’Ávila était que les carmes allaient pieds nus dans des sandales (d'où leur nom).

Aujourd'hui, les carmes déchaux et les carmélites déchaussées, issus de la réforme de Thérèse d'Ávila et de Jean de la Croix, sont au nombre d'environ 4 000 frères et 10 000 sœurs sur les cinq continents.

Des laïcs, célibataires ou mariés, prêtres ou diacres séculiers, vivent aussi de la spiritualité du Carmel et se réunissent régulièrement au sein de communautés carmélitaines. Ils forment l'ordre des Carmes déchaux séculier (O.C.D.S.), anciennement nommé le Tiers-Ordre.

Histoire de l'ordre

Les origines

L'ordre des Carmes et Carmélites déchaussés, reconnu comme expression nouvelle de l’ordre du Carmel, joint la fidélité à l’esprit et la tradition du Carmel à la volonté d’un renouveau spirituel introduit par sainte Thérèse d’Avila avec l’aide de saint Jean de la Croix. (cf. Constitutions OCD)

Les origines de l’ordre du Carmel se situent en Terre-Sainte. Vers le milieu du XIIe siècle, les frères vivaient dans des grottes sur les pentes du mont Carmel, d'où l'ordre tire son nom. Le fait est attesté par quelques documents et confirmé par l’architecture très sobre de leur première chapelle, dédiée à Notre-Dame, et par les poteries découvertes aux alentours. Dans la vallée qui, au nord-est du promontoire du mont Carmel, s’ouvre vers la Méditerranée, près d’une source, que les Arabes appellent « Wadi’ aïn es Siah », les ermites habitaient des grottes, creusées dans les flancs de la montagne. Cependant, la naissance de l’ordre du point de vue canonique (reconnaissance officielle par l’Église) date de 1209, quand ces ermites reçoivent une règle de vie, donnée par Albert Avogadro, patriarche latin à Jérusalem, légat du Saint-Siège. Le pape Honorius III approuve cette règle en 1226. Le pape Innocent IV en 1247 rectifie cette règle pour l’adapter à la vie de religieux mendiants, imposée aux ermites après leur arrivée en Europe, à la suite de la perte du royaume de Jérusalem[E 1]. La Règle du Carmel, adaptée par Innocent IV, est mitigée par Eugène IV en 1432 à la suite de la demande de certains moines[E 2].

La réforme thérésienne du Carmel

La mitigation de la règle, causée par la peste noire et par le schisme, valut à l’ordre du Carmel, comme aux autres congrégations religieuses, de nombreux mouvements de réforme. Une réforme italienne, dite de Mantoue, connut aussi près d’un siècle d’épanouissement. Jean Soreth travailla vigoureusement à la Réforme de Touraine[E 2]. Cependant, la grande réforme de l’Ordre, celle qui devait avoir le plus grand impact, fut entreprise par Thérèse d’Avila, aidée de Jean de la Croix, au milieu du XVIe siècle[E 3].

Thérèse d'Avila entre au Carmel de l’Incarnation d’Avila à 20 ans. À cette date, le monastère de l’Incarnation vit de la Règle mitigée et les lois de la clôture ne sont nullement strictes. Le , Thérèse d'Avila, sous le nom religieux de Thérèse de Jésus, se déchausse, revêt l’habit de bure brune et part fonder avec quatre novices un nouveau monastère dédié à saint Joseph, inaugurant ainsi la réforme de l'Ordre consistant au retour rigoureux à la règle de 1247 définie par le pape Innocent IV (règle de saint Albert de 1209 adaptée à la vie monastique)[1].

Lors de la fondation de son deuxième monastère de Carmélites déchaussées à Medina del Campo, Thérèse de Jésus retrouve le prieur des carmes de cette ville, Antoine de Heredia, qui lui promet aussitôt « d’être le premier religieux de la Réforme ». À Medina encore, Thérèse de Jésus rencontre pour une première fois un jeune carme, alors étudiant à Salamanque, Jean de Saint-Matthias, futur saint Jean de la Croix. Elle le persuade d’embrasser à son tour la réforme, au lieu d'entrer à la chartreuse comme il le désirait. Le , le premier couvent de carmes déchaussés est érigé à Duruelo, dans la plus grande pauvreté[2]. Les pères Antoine de Jésus, Jean de la Croix et frère Joseph, diacre, font leur nouvelle profession selon la Règle primitive.

Saint Jean de la Croix, premier carme déchaussé

La mère Thérèse de Jésus continue de fonder des monastères de carmélites déchaussées. Elle fonde les carmels de Tolède et de Pastrana en 1569, suivent les carmels de Salamanque en 1571 et d’Alba de Tormes un an plus tard. Le , la petite communauté de religieux déchaux à Duruelo peut être transférée dans un couvent régulier à Mancera, où deux grandes figures des premiers carmes déchaussés reçoivent l’habit de l’ordre : Jérôme Gratien et Nicolas Doria[3].

En 1575, une grave crise survient entre Thérèse et les autorités de l'ordre du Carmel. Certains carmes mitigés, craignant de se voir imposer la réforme thérésienne contre leur gré voient d'un mauvais œil l'extension de cette réforme aux frères carmes par la fondation de plusieurs couvents de carmes "réformés". De plus, les couvents du Carmel d'Espagne sont alors tenu sous une double autorité du maitre général de l'Ordre et du nonce apostolique. À cela se rajoute des pressions politiques du roi d'Espagne et du pape[alpha 1]. Dans un contexte tendu, les carmes mitigés demandent des explications à Thérèse d'Avila sur l'extension de sa réforme, mais leur courrier prend beaucoup de temps à arriver (plus de 9 mois). Informée tardivement des critiques, Thérèse répond rapidement à leur courrier, mais sa propre réponse arrive trop tard (après le chapitre de Plaisance). Faute d'information, et soupçonnant une insubordination de Thérèse (à l'ordre du Carmel), les pères carmes mitigés votent l'annulation de la réforme thérèsienne et se lancent dans une violente persécution des tenants de cette réforme[alpha 2]. Après un long conflit (jusqu'aux plus hautes autorités), les malentendus s'éclaircissent, et finalement Thérèse peut reprendre ses fondations[4]. À la mort de sainte Thérèse d’Avila en 1582, la Réforme thérésienne compte, en Espagne, 16 monastères de moniales et 17 couvents de religieux[3].

Une séparation progressive

Très vite, la Réforme thérésienne connait de grands succès. Face aux conflits entre carmes chaussés et carmes déchaux, le pape Grégoire XIII répond en faveur des déchaux (soutenus par le roi Philippe II d'Espagne[E 4]) par le bref du qui rassemble tous les couvents de carmes déchaux dans une nouvelle province directement rattachée au général de l'ordre du Carmel mais ne disposant pas encore de père provincial. Lors du premier chapitre des déchaux, en mars 1581, le père Jérôme Gratien est élu provincial de cette nouvelle province des carmes déchaux[3].

En 1585, le père Gratien cède la place au père Nicolas Doria qui devient le provincial des carmes déchaux qui ne comptent alors qu'une seule province[5]. Mais quelques années plus tard, en 1593, le nouveau provincial des carmes déchaux (P. Doria), obtient du pape la séparation définitive de la province des déchaux d'Espagne leur donnant la liberté de s'étendre dans toute l'Europe et dans le monde[6].

Les couvents « de la réforme thérésienne » sont alors regroupés dans deux congrégations[7] :

  • la congrégation d'Espagne, qui regroupe tous les couvents réformés présents en Espagne et dans l'Empire espagnol
  • la congrégation d'Italie, qui regroupe tous les couvents réformés présents en Italie (dans les royaumes et états de l'Italie actuelle), ainsi que tous les couvents qui viendraient à être ouvert dans le reste du monde (hors Empire espagnol).

Cette séparation restera effective jusqu'en 1875, où le pape Pie IX entérine, à la demande père carme Dominique de Saint-Joseph, la fusion des deux congrégation en une unique structure : « l'ordre des Carmes déchaux »[7].

L’expansion de la réforme

Malgré le refus du général des Carmes déchaussés en Espagne qui ne souhaitaient pas voir la Réforme s’étendre en dehors de l’Espagne, le pape Clément VIII autorise l’établissement de la Réforme mais seulement en Italie. En 1584, le premier monastère des carmes déchaussés est fondé (sous l’invocation de sainte Anne) dans une chapelle située aux portes de l’ancienne ville de Gênes. En 1597, à Rome, le pape met l’Église Notre-Dame de la Scala à la disposition des Carmes déchaussés pour fonder le couvent de la Scala. En 1590, le monastère de carmélites déchaussées de Gênes est également fondé : c'est la première fondation de carmélites déchaussées en dehors de l’Espagne. Par le motu proprio du Clément VIII sépare les carmes déchaux d'Italie de ceux d’Espagne. L’ordre des déchaux est alors divisé en deux congrégations autonomes : celle de Saint-Joseph (pour l’Espagne, le Portugal et le Mexique) et celle de Saint-Élie (pour l’Italie et les autres régions d’Europe et du monde)[8].

Les Carmes déchaux se répandent très vite en Europe[8] :

En 1617, les six premières provinces de la Congrégation d’Italie sont canoniquement érigées : celles de Gênes, Rome (dans l'église Santi Gioacchino e Anna alle Quattro Fontane), Pologne, France, Flandre belge et Lombardie. Neuf ans plus tard, les couvents de Cologne, Vienne et Prague constituent la province d’Allemagne. En 1701 la province d’Autriche est créée. En France, les provinces de Paris, Aquitaine, Bourgogne et Normandie sont érigées respectivement en 1635, 1641, 1653 et 1686. Celle de Lorraine, érigée en 1740, n'est rattachée au royaume de Louis XV qu'en 1766.

Aux Pays-Bas, entre 1610 et 1652, vingt-quatre fondations de couvents de carmes déchaux sont réalisées. Les carmélites établissent sept monastères en douze ans. En 1612, cinq carmélites partent des Pays-Bas fonder le couvent de Cracovie en Pologne. D’autres fondations auront lieu ensuite à Lviv, Varsovie et Cracovie-Wesola[8].

En 1631, les Carmes déchaux vont réaliser une fondation très symbolique pour l'ordre : reconstruire le couvent du mont Carmel, lieu fondateur de l'ordre[alpha 3].

Séparée des Carmes de l'antique observance, cette réforme devint un nouvel ordre religieux autonome et comptait à la fin du XVIIe siècle une vingtaine de provinces pour presque 8 000 religieux.

Persécutions et effondrement de l'Ordre

Durant les guerres de Religion, de nombreux couvents sont détruits et les religieux chassés, voire exécutés[E 4]. Le XVIIIe siècle est une période de décadence pour les abbayes les couvents. Du fait de la baisse des vocations et de la diminution des revenus qui garantissent le fonctionnement des couvents, plusieurs d'entre eux ferment. En 1765 on ne compte plus que 600 carmes déchaux en France, répartis dans 60 couvents (environ)[E 5].

L'empereur Joseph II du Saint-Empire romain germanique, avant même la Révolution française décide de supprimer tous les couvents des ordres religieux contemplatifs (le Carmel, mais également les visitandines). Tous les monastères de son empire (Allemagne, Autriche, Pologne, une partie de l'Italie, les Pays-Bas) sont supprimés, et les religieux et religieuses soit expulsés soit envoyés dans les couvents d'autres ordres. Même l'intervention et la visite du pape Pie VI ne le fait pas changer d'avis. Sous l'impulsion de Louise de France, de nombreux carmels de France accueillent les carmélites expulsées[9].

En France, de 1766 et 1780, une « Commission des réguliers » est chargée de mettre un peu d’ordre dans les maisons religieuses. La commission enregistre 79 couvents de carmes déchaux totalisant 750 religieux ; la Commission estime que quatre couvents n’ont plus de raison d’être et les supprime (contre 21 pour les Grands Carmes). Mais les effectifs continuent de fondre et, en 1790, le recensement des religieux réalisé par la Constituante ne donne plus que 425 carmes déchaux[9].

La Révolution française entraine la fermeture de tous les couvents de carmes et de carmélites (l'Assemblée constituante supprime les congrégations religieuses à vœux solennels le ). Les biens des religieux sont saisis et vendus. Les carmes disparaissent de France jusqu'en 1840 (date de la réinstallation officielle des carmes déchaux en France)[E 5]. Les carmélites françaises entrent en clandestinité, ou partent trouver refuge dans des carmels à l'étranger, auprès de carmélites qu'elles avaient parfois hébergées quelques années auparavant. Mais les expansions des Guerres napoléoniennes entrainent la prise de contrôle par l'État français de nombreuses zones jusqu'alors en territoire étranger. Les couvents alors libres (Pays-Bas, Savoie...) sont fermés, les religieux et religieuses expulsés ou arrêtés[9]. De nombreux carmes et carmélites sont également exécutés et meurent martyrs[alpha 4],[C 1].

En Espagne, au cours du XIXe siècle, plusieurs émeutes et révoltes amènent les populations à brûler des couvents, voire à y massacrer les religieux. En 1835, un gouvernement anticlérical ordonne la suppression des couvents qui comptent moins de 12 membres, nationalise certains biens du clergé et prend des décrets d'exclaustration en 1836. C'est ainsi que plus de 900 couvents sont fermés[9].

La renaissance du Carmel

Carmes déchaux de Paris.
Le monastère du Broussey ().

En France après la Révolution

Le retour des carmes se fait lentement au cours du XIXe siècle. Après la fermeture des couvents de France en 1792, des carmélites organisent des couvents clandestins. Mère Thérèse-Camille de l’Enfant-Jésus (Camille de Soyécourt) qui a pu récupérer la fortune familiale va utiliser cet argent pour racheter des anciens couvents saisis et vendus par la république afin de réinstaller des religieuses. En 1797, Mme de Soyecourt rachète le couvent des Carmes de la rue de Vaugirard, et en 1800, elle y organise un premier couvent clandestin qui servira de plaque tournante pour recueillir les carmélites isolées et les renvoyer vers de nouveaux couvents clandestins. Napoléon qui la redoute et l'a fait emprisonner [alpha 5] dira d'elle « Du moment que l’Empire n’est pas en jeu, il n’est pas prudent de discuter avec Madame de Soyecourt. Si tous ceux qui sont pour moi avaient la fidélité de cette femme pour les causes qu’elle soutient, je n’aurais pas tant de soucis. ». C'est ainsi qu'en 1804, vingt-cinq couvents sont déjà reconstitués[9]. Après la chute de Napoléon, les restaurations de couvents de carmélites se poursuivent et de nouvelles fondations voient le jour (cinquante-sept restaurations et fondations jusqu'en 1850)[C 2]. Les carmes déchaux, qui avaient fui la France, reviennent y fonder un premier couvent en 1840 (fondation réalisée par Dominique de Saint-Joseph, Espagnol chassé de son pays par les persécutions dont l'Église y est l'objet), à Rions au hameau de Broussey, non loin de Bordeaux. Les fondations se multiplient alors (en France) jusqu'à la fin du XIXe siècle, et en 1901, on compte alors 132 couvents de carmélites, soit 58 de plus qu'avant la Révolution[9].

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, les carmels français lancent des fondations sur d'autres continents (Inde, Palestine)[10].

Coupole de l'église Saint-Joseph-des-Carmes de Paris

En 1864 seulement, les carmes parvinrent à se réinstaller à Paris, d’abord dans un modeste immeuble de la rue Singer, puis rue David. Un couvent régulier put ensuite être établi rue de la Pompe, où la communauté de Paris se transféra en 1871. En  1901, les lois Combe obligèrent les carmes et bien des carmélites à s’exiler. Ils purent rentrer en France après la Première Guerre mondiale. La France compta alors plus d’une centaine de monastères de carmélites. Quant aux carmes, ils rétablirent tout d’abord la province d’Avignon. En 1932, les couvents français furent groupés en deux semi-provinces, élevées à l’état de provinces en 1947, celle d’Avignon-Aquitaine au sud et celle de Paris au nord. Le premier vicaire provincial de Paris de 1932 à 1940, Louis de la Trinité (l'amiral Georges Thierry d'Argenlieu), lui donna une vigoureuse impulsion ; son successeur de 1940 à 1945, Philippe de la Trinité, participe activement à la Résistance. Signalons encore Jacques de Jésus (1900-1945), dont la charité alla jusqu’au don de la vie et André-Marie de la Croix (1906-1960) au rayonnement spirituel marquant. À Paris, après l'implantation Villa Scheffer puis Villa de la Réunion (XVIe), un nouveau couvent est fondé en 2011 rue Ferrandi, dans le VIe à proximité de l'ancien couvent de la rue de Vaugirard.

En Espagne

En 1936, avant même le début de la Guerre d'Espagne, les milices républicaines attaquent et incendient de nombreux couvents, et vont même jusqu'à massacrer les religieux (voir Terreur rouge : Violences antireligieuses)[11]. En 1937, en pleine guerre civile, sainte María de las Maravillas de Jesús parvient à faire évacuer ses carmélites du secteur républicain et à les amener en France après tout un périple. Après la guerre, elle retourne en Espagne pour restaurer le couvent de Cerro de los Angeles, complètement détruit. Elle sera à l'origine de dix fondations de couvents en Espagne et à l'étranger (un couvent en Équateur). L'ordre des Carmes déchaux se développe rapidement après la guerre pour atteindre les 149 couvents[12].

En Grande-Bretagne et pays anglophones

En 1850, la Grande-Bretagne qui ne comptait plus que trois couvents de carmélites (et aucun de carmes déchaux) voit de nouvelles fondations se réaliser à partir de 1868. Ces couvents anglais deviennent à leur tour fondateurs de nouveaux couvents en Grande-Bretagne, Australie, Irlande, États-Unis. Aux États-Unis, qui ne comptaient qu'un couvent (fondé en 1790), de nouvelles fondations ont lieu au début du XXe siècle en provenance de Grande-Bretagne et d'Espagne. Les États-Unis comptent aujourd'hui trois provinces et 64 couvents. En Australie, de nouvelles fondations ont lieu à partir de la fin du XIXe siècle (plusieurs couvents de carmélites et deux de carmes)[12].

Autres figures du renouveau

Sœurs carmélites au Brésil.

D'autres figures contribuent à la restauration du Carmel déchaussés : l'Espagnol Francisco Palau y Quer qui fonde deux instituts de carmélites missionnaires, l'officier polonais Joseph Kalinowski qui restaure les couvents en Pologne, le pianiste et carme allemand Hermann Cohen qui aide également à la fondation de divers couvents.

Sainte Thérèse de Lisieux et sainte Élisabeth de la Trinité renouvellent le message spirituel du Carmel. La lecture d'Histoire d'une âme de sainte Thérèse a un immense retentissement[alpha 6], de même que sa canonisation en 1925. La philosophe juive réputée, Edith Stein, entrée au Carmel de Cologne en 1933 sous le nom de « sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix », réalise une œuvre théologique et philosophique qui influence beaucoup le siècle.

En 1831, trois prêtres indiens, Kuriakose Elias Chavara, Thomas Porukara et Thomas Palakal, fondent à Mannanam la Congrégation des « Serviteurs de Marie Immaculée du Mont-Carmel », communément appelés « Carmes de Marie Immaculée », affiliés aux Carmes déchaux en 1831. Le bienheureux Elias Chavara, prêtre de l'Église syro-malabare (unie à Rome), a également fondé la congrégation féminine de la « Congrégation de la Mère du Carmel » en 1866. Ces deux congrégations se sont également implantées en Afrique et en Europe.

En 1948, le père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus fonde le premier Institut séculier carmélitain[alpha 7]: Notre-Dame de Vie, faisant partie du Tiers-Ordre carmélitain. Dans les années 1970, le Brésilien José Cardoso Sobrinho, farouchement opposé à la théologie de la libération, a été conseiller général et procureur général des carmélites, avant d'être nommé archevêque d'Olinda et de Recife.

Évolution des effectifs au cours de l'histoire

La réforme est lancée en 1562 avec un premier couvent. En 1582 (à la mort de sainte Thérèse d’Avila), on compte en Espagne, 16 monastères de moniales et 17 couvents de religieux[3]. En 1591, ce sont 24 couvents de carmélites totalisant 200 religieuses, et 33 couvents de frères carmes rassemblant 300 frères déchaux, tous répartis en Espagne et au Portugal[13]. À la fin du XVIe siècle les couvents de carmes et carmélites déchaux sont limités à l'Espagne, plus deux en Italie (Rome et Gênes)[8]. En 1635, 22 couvents ont été fondés en France, et au milieu du XVIIe siècle, l'Italie compte six provinces, la France cinq, auxquelles s'ajoute une province d'Allemagne-Autriche qui sera scindée en deux au début du siècle suivant[8].

À la fin du XVIIe siècle, l'ordre des Carmes déchaux (séparé des Grands Carmes) compte une vingtaine de provinces et presque 8 000 religieux. En France, de 1766 à 1780, la "Commission des réguliers" enregistrait 79 couvents de carmes déchaux totalisant 750 religieux [9] (autres chiffres sur une autre source : en 1765 on ne compterait plus que 600 carmes déchaux en France, répartis dans 60 couvents (environ)[E 5]. En 1790, le recensement des religieux réalisé par la Constituante ne donne plus que 425 carmes déchaux[9]. Les carmélites, à la veille de la Révolution sont un peu plus de 1 700, réparties dans 74 couvents[C 3]. En 1804, après la dissolution et la disparition de tous les couvents, 25 couvents de carmélites sont rouverts[C 4]. En 1850, il y a 72 couvents de carmélites en France et 132 en 1901[C 5].

En 1961, l'ordre comptait (dans le monde entier) 4 200 carmes répartis dans 28 provinces et 382 couvents, ainsi que 15 000 réparties dans 727 monastères (sur les cinq continents). À ces chiffres, s'ajoutent 63 congrégations religieuses rattachées à l'ordre des carmes déchaux, ainsi que deux instituts séculiers (instituts composés de laïcs)[14].

En 1994, en France, on comptait 113 couvents avec environ 2 000 moniales[C 3] et, en 2013, le nombre de monastères de carmélites est porté à 85 (plus deux en Suisse francophone)[15]. En Espagne, on compte six provinces et 149 couvents de carmélites[12]. La zone « Grande-Bretagne/Irlande » est érigée en province en 1929. Les États-Unis comptent trois provinces et 64 couvents. En Australie, on compte plusieurs couvents de carmélites et deux de carmes[12].

En France, le carmel de Pontoise, fondé en 1605, est le plus ancien carmel de carmélites déchaussées à être toujours en activité[alpha 8],[C 6].

Composition de l'Ordre aujourd'hui

La famille carmélitaine des déchaux comprend aujourd'hui[16] :

  • Les carmes et les carmélites déchaussés, issus de la réforme de Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix, qui sont au nombre (en 2014) d'environ 4 000 frères (répartis dans 500 couvents), et 10 000 sœurs (dans 750 monastères), le tout répartis sur les cinq continents[17]. Si 1/4 des frères sont basés en Inde, les religieuses sont majoritairement en Europe (4 600 religieuses) et en Amérique (3 200 religieuses)[alpha 9].
  • Des laïcs vivent aussi au sein de communautés carmélitaines. Ils forment l’O.C.D.S. : ordre des Carmes déchaux séculier, anciennement nommé le Tiers-Ordre. On compte 25 000 laïcs séculiers répartis dans 74 pays[17].

À ces branches, s'ajoutent différentes communautés de carmélites apostoliques (ou de carmes) :

La faculté pontificale de théologie Teresianum, basée à Rome, fondée en 1935, est rattachée à l'Ordre[32].

La famille du Carmel comprend également l'institut Notre Dame de Vie qui est un Institut séculier destiné aux laïcs, hommes et femmes, et aux prêtres diocésains désirant vivre la spiritualité du Carmel dans le monde.

En 2014, on dénombrait environ 4 000 frères carmes et 10 000 carmélites sur les cinq continents, auxquels s'ajoutent 25 000 membres de l'OCDS, présents dans 74 pays[33].

Personnalités dans l'ordre des Carmes déchaux

Bénédiction du Saint-Sacrement au couvent des Carmes déchaux de Gand.

Voir aussi la Liste des saints du Carmel.

Carmes déchaux

  • Saint Jean de la Croix (1542-1591). Réformateur du carmel et docteur de l'église.
  • Laurent de la Résurrection (1614-1691), frère carme au Couvent de Paris rue de Vaugirard, connu par un petit recueil de lettres et d'entretiens dans lesquels il raconte ses expériences spirituelles, tout entières centrées sur la pratique de la présence de Dieu.
  • Hermann Cohen (1820-1871), issu d'une famille juive, il se convertit au catholicisme en 1847 et entre dans l'ordre des Carmes déchaux sous le nom d'« Augustin-Marie du Saint-Sacrement ».
  • Saint Raphaël Kalinowski (1835 - 1907), en religion Raphaël de Saint-Joseph, religieux carme déchaux polonais, considéré comme le « restaurateur du Carmel polonais ».
  • Père Jacques de Jésus (1900-1945), fondateur du Petit collège d'Avon en 1934, arrêté en 1944 pour avoir caché trois enfants juifs. Il est honoré à Yad Vashem comme un Juste parmi les nations. Il est déclaré comme Serviteur de Dieu par l'Église en 1997.
  • Père Louis de la Trinité (1889-1964), marin, religieux carme et résistant français.
  • Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), définiteur général puis vicaire général de l'ordre des Carmes déchaux (1937-1955), fondateur de l'Institut Notre-Dame de Vie.
  • Mgr Guy Gaucher (1930-2014), évêque auxiliaire émérite de Bayeux et Lisieux, écrivain spirituel et grand connaisseur de la figure et spiritualité de sainte Thérèse de Lisieux.

Carmélites déchaussées

Moniales carmélites déchaussées à Nogoyá, Argentine.

OCDS

L'ordre des Carmes déchaux séculier est le Tiers-Ordre carmélite de la branche des déchaussés. Il regroupe des laïcs.

  • Maria Petyt (1623-1677) ou Marie de sainte Thérèse. Mystique flamande.
  • Bienheureuse Josefa Naval Girbés (1820-1893). Mystique, elle donne des enseignements de vie spirituelle. Par son apostolat elle se révèle en avance sur les textes de Concile Vatican II.
  • Saint Georges Preca (1880-1962, prêtre et fondateur), Fondateur de la « Société de la Doctrine Chrétienne » (MUSEUM).

Prieurs généraux de l’Ordre

Congrégation d'Espagne
Congrégation d'Italie
  • 1604- : Pierre de la Mère de Dieu[34]
  • 1611-1614 : Jean de Jésus-Marie, dit Calaguritain (1564-1615)[35]
  • 1617-1620 : Dominique de Jésus-Marie Ruzzola (1559-1630)[36]
  • 1635-1638 : Jean de Saint Jérôme[35]
  • 1659-1665 : Dominique de la Très Sainte Trinité (Antoine Tardy 1616-?)[37]
  • 1665-1671 : Philippe de la Très Sainte Trinité (Esprit Julien 1603-1671)[37]
  • 1671-1674 :
  • 1674-1677 : Jean-Chrysostome de Saint Paul (Étienne Ribitol)[37]
  • 1683-1686 : Charles de Saint-Bruno (Claude-Louis Boichard +1697)[37]
  • 1686-1689 : Martial de Saint-Paulin (Paul Henry 1622-1687)[37]
  • 1692-1695 : Ambroise de Saint-Ange (Pierre Gayot +1695)[37]
  • 1701-1704 : Eugène de Saint-Joseph (Pierre Henry +1713)[37]
  • 1707-1707 : François-Marie de Sainte-Thérèse (François de Sméry 1656-1734)[37]
  • 1716-1719 : Epiphane de Sainte-Marie (François Serre +1722)[37]
  • 1719-1722 : Philippe-Thérésius de Sainte-Anne (Chifflet +1736)[37]
  • 1734-1737 : Marcel de Sainte-Anne (+1752)[37]
  • 1737-1740 :
  • 1740-1743 : Symphorien de Saint-André (Balley +1775)[37]
  • 1755-1760 : Hilarion de Sainte-Réparate (Alexandre Fighiera 1723-1787)[37]
  • 1779-1785 : Hilarion de tous les Saints (Jean de Gaillardie +1787)[37]
  • 1785-1787 : Hilarion de tous les Saints (Jean de Gaillardie +1787)[37]* 1865-1868 : Dominique de Saint Joseph[38]
Ordre des Carmes déchaux (à partir de 1875)
  • 1931-? : Père Anselm de saint André Corsini
  •  ? - 1946 : père Pier Thomas de la Vierge du Carmel (1896-1946)
  • 1947-1954 : Silverio de Sainte Thérèse (1878-1954)
  • 1955-1968 : Père Anastasio du Saint-Rosaire
  • 1968-1991 : ?
  • 1991-2003 : Camilo Maccise
  • 2003-2009 : Luis Arostegui Gamboa
  • 2009-(2021) : Saverio Cannistrà du Sacré Cœur

Couvents de carmes

Allemagne

Belgique

France

Italie

Pays-Bas

Portugal

Suisse

Canada

Israël

Sénégal

Monastères de carmélites

Belgique

France

Lituanie

Portugal

Royaume-Uni

Suisse

Israël et Palestine

Canada

Annexes

Voir Aussi

Bibliographie

  • Francisco de Santa María et Gabriel de la Croix, Histoire générale [seconde partie de l'histoire générale] des Carmes déchaussés et des Carmélites déchaussées, contenant les miracles que Dieu a faits en la personne de la séraphique Mère sainte Thérèse de Jésus pour la réforme de l'ancien ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel,...composée en espagnol par le R. P. François de Sainte-Marie, et traduite en français par le R. P. Gabriel de la Croix, Paris, Gilles Blaiseau, , 731 p. (lire en ligne).
  • Marie Dominique Poinsenet, Par un sentier à pic : Saint Jean de la Croix, Paris, Éditions du Dialogue, , 200 p..
  • Anne-Elisabeth Steinmann, Carmel vivant, Paris, St Paul, coll. « Terre et Louange », , 384 p..
  • Carmel : Carmes déchaux de France, quatre siècles d'histoire (1617-2017), vol. 165, Éditions du Carmel, coll. « Carmel », , 127 p. (ISBN 978-2847-135367).

Liens externes

Les sites officiels des carmes déchaux

Autres sites et informations sur les Carmes déchaux

Notes et références

Notes

  1. Le roi Philippe II souhaite que les couvents de religieux espagnols soient sous l'autorité de responsables espagnols (et non d'autres états). Il impose donc pour les carmes déchaux des religieux espagnols, mais de l'ordre des Dominicains. Le pape lui, souhaite faire respecter son autorité, et imposer des visiteurs carmélitains pour ces couvents. Il impose des moines de l'ordre du Carmel, mais venant d'autres états. Les conflits politiques créent des jeux d'alliance et brouillent la gestion des conflits locaux.
  2. Jean de la Croix sera arrêté et emprisonné durant 9 mois, Thérèse d'Avila est suspendue de ses fonctions et consignée durant plusieurs années dans un couvent.
  3. Ce couvent sera détruit en 1761 et les carmes chassés. Reconstruit en 1767, il est à nouveau détruit en 1821. Une reconstruction définitive est lancée en 1827. Ce monastère joue un rôle central dans l'ordre du Carmel. Voir l'article dédié au Monastère Stella Maris (Haïfa).
  4. Voir l'article Pontons de Rochefort, ou les carmélites de Compiègne.
  5. En 1809, Napoléon Ier est excommunié par le pape. Mère Thérèse-Camille répand des copies de la bulle d’excommunication que l'empereur ne voulait surtout pas voir diffuser en France. Elle est suspectée, arrêtée puis exilée à Guise (1811-1813).
  6. Plusieurs religieuses diront être entrées au Carmel après avoir lu sa biographie. Voir Marie Ange de Saint Joseph, Thérèse de l'Enfant Jésus et de Saint Jean-de-la-Croix, Maria Candida dell’Eucaristia. Voir aussi Marcel Van.
  7. La première communauté est fondée en 1932 et regroupe des femmes professeurs de l'enseignement. Le groupe est approuvé en 1937, agrégé à l'Ordre en 1947 et transformé en institut séculier l'année suivante.
  8. Carmel en activité sans interruption depuis sa fondation, hors période révolutionnaire (fermé en 1790 et restauré en 1803).
  9. À noter que les frères carmes sont également présents en Afrique (450 frères dans 21 pays) et que l'installation des carmélites, sur ce continent, remonte à la fin du XIXe siècle. Elles sont présentes dans 19 pays d'Afrique, avec 35 monastères.
  10. Lors de leur fondation, la congrégation est nommée « Congrégation religieuse autochtone pour les hommes ». C'est plus tard qu'elle prendra le nom de Carmes de Marie Immaculée (ou CMI).

Références

  1. « Les origines sur le mont Carmel », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France, par l'ordre des Carmes déchaux (France) : provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine (consulté le ).
  2. « La réforme thérésienne au XVIe siècle en Espagne », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France, par l’ordre des Carmes déchaux (France) : provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine (consulté le ).
  3. « Historique de la réforme thérésienne », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France, par l’ordre des Carmes déchaux (France) : provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine (consulté le ).
  4. Poinsenet 1968, p. 78-88.
  5. Poissenet 1968, p. 148-150.
  6. Poinsenet 1968, p. 156 (note de bas de page).
  7. Frère Elie-Joseph du Sacré-Coeur de Jésus, « Le R.P. Dominique de Saint-Joseph et la restauration des carmes en France au XIXème siècle », Carmel, no 165, 3e t 2017, p. 95-113 (ISSN 0528-1539).
  8. « Extension du Carmel réformé en Europe », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France, par l’ordre des Carmes déchaux (France) : provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine (consulté le ).
  9. « Révolution et persécutions religieuses (XVIIIe – XIXe siècles) », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France, par l’ordre des Carmes déchaux (France) : provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine (consulté le ).
  10. Amédée Brunot, Mariam, la petite arabe, 2009, (ISBN 2-706-70668-6)
  11. « Trois carmélites martyres de Guadalajara (Espagne) (1936) », sur abbaye-saint-benoit.ch, Abbaye Saint-Benoit de Port-Valais (consulté le ).
  12. « Renaissance du Carmel en Europe », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France (consulté le ).
  13. Poinsenet 1968, p. 171.
  14. Steinmann 1963, p. 377-380.
  15. « Présentation des monastères », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France (consulté le ).
  16. La liste ci-dessous n'est pas exhaustive. Pour une liste complète, se reporter au site des Carmes déchaux, en particulier :(es) OCD General House, « Religious congregations ( 1 ) », sur Carmelitas Descalsos, (consulté le ), plus les pages Congrégations 2, Congrégations 3, Congrégations 4, Congrégations 5.
  17. « Le Carmel en quelques chiffres », La lettre aux amis des frères carmes (province Avignon-Aquitaine), , p. 11.
  18. « Nos trois congrégations : hier et aujourd’hui », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France (consulté le ).
  19. « Sœurs carmélites de la Charité, CCV », sur vd.pcn.net, Vidimus Dominum (consulté le )
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  24. (en) « About Us », sur cmcsisters.org, Congregation of Mother of Carmel (consulté le ).
  25. « Qui sommes nous ? », sur carmelitesdesaintjoseph.com, Carmélites de Saint Joseph (consulté le ).
  26. (es) « NUESTRO FUNDADOR: ENRIQUE DE OSSÓ », sur vd.pcn.net, Movimiento Tereiano Apostolico - Espana (consulté le )
  27. OCD General House, « Religious congregations ( 1 ) », Carmelitas Descalsos, (consulté le ).
  28. « La Congrégation des Sœurs carmélites de l'Enfant-Jésus », sur carmel.asso.fr, Le Carmel en France (consulté le ).
  29. « RELIGIOUS CONGREGATIONS (chap APOSTOLIC CARMEL (A.C.)) », sur carmelitaniscalzi.com, Curie générale des Carmes déchaux, (consulté le ).
  30. « Mother Luisita », sur carmelitesistersocd.com, Carmelite Sisters of the Most Sacred Heart of Los Angeles (consulté le ).
  31. (pl) « Historia Zgromadzenia », sur terezjanki.pl, Terezjanki (consulté le ).
  32. Ambassade auprès du Saint Siège, « Fiche Saint Siège » [PDF], sur diplomatie.gouv.fr, Ministre des Affaires étrangères et européennes, (consulté le ), p. 6.
  33. « Le Carmel en quelques chiffres », La lettre aux amis des frères carmes (Province d'Avignon-Aquitaine, .
  34. Carmel n° 165, p. 72.
  35. Carmel n° 165, p. 57.
  36. Carmel n° 165, p. 28.
  37. Carmel n° 165, p. 41-42.
  38. Carmel n° 165, p. 112.
  39. .
  40. https://www.carmelites-france-sud.fr/carmel-de-figeac/
  41. Situé dans la région lyonnaise cf service-des-moniales.cef.fr

Source : De l'érémitisme chrétien

« De l'érémitisme chrétien aux Carmes », sur abbaye-saint-hilaire-vaucluse.com, Abbaye St Hilaire du Vaucluse (consulté le ).

  1. Chapitre « Les Carmes au XIIIe siècle ».
  2. Chapitre « Les carmes au XVe siècle ».
  3. Chapitre « Les carmes au XVIe siècle ».
  4. Chapitre « Carmes déchaux ou déchaussés - (1593) ».
  5. Chapitre « Les Carmes au XVIIIe siècle ».

Source : Carmel féminin français

Frère Louis Marie de Jésus, « Mort et Résurrection du Carmel féminin français, 1789-1850 », sur histoire-compiegne.com, Société historique de Compiègne, (consulté le ).

  1. Voir la première partie du document Mort et résurrection du Carmel féminin, p. 157-161, en particulier, le chapitre « Un lourd bilan », p. 161.
  2. p. 163-169
  3. p. 154
  4. p. 165
  5. p. 169-170
  6. Tableau synthétique des fondations, p. 174-177
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