Saint-Loup (Loir-et-Cher)

Saint-Loup est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

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Saint-Loup

L'église.
Administration
Pays France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Intercommunalité Communauté de communes du Romorantinais et du Monestois
Maire
Mandat
Pierre Barbé
2020-2026
Code postal 41320
Code commune 41222
Démographie
Population
municipale
373 hab. (2018 )
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 58″ nord, 1° 50′ 25″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 151 m
Superficie 14,7 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Romorantin-Lanthenay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Selles-sur-Cher
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Saint-Loup
Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher
Saint-Loup
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Loup
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Loup

    Localisée au sud du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Champagne berrichonne », un vaste plateau calcaire aux ondulations tendues. Elle est drainée par le Cher, la Prée, la Grange et par divers petits cours d'eau.

    L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : un espace protégé, un site natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 46 en 1988, à 9 en 2000, puis à 7 en 2010.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : l'église Saint-Loup de Saint-Loup.

    Géographie

    Localisation et communes limitrophes

    La commune de Saint-Loup se trouve au sud du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Champagne berrichonne[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 52,6 km de Blois[3], préfecture du département, à 12,7 km de Romorantin-Lanthenay[4], sous-préfecture, et à 21,3 km de Selles-sur-Cher, chef-lieu du canton de Selles-sur-Cher dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Romorantin-Lanthenay[6].

    Les communes les plus proches sont[7] : Mennetou-sur-Cher (2,3 km), Langon-sur-Cher (2,5 km), Maray (4,2 km), Châtres-sur-Cher (5,3 km), Saint-Julien-sur-Cher (5,3 km), Villefranche-sur-Cher (km), Thénioux (6,7 km) (Cher), La Chapelle-Montmartin (7,6 km) et Saint-Georges-sur-la-Prée (8,7 km) (Cher).

    Paysages et relief

    Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de deux unités de paysage : les « marges de la Champagne Berrichonne », au sein de l'ensemble des « confins du Berry », et « le Cher des confins de la Sologne », dans « la vallée du Cher »[10].

    Les marges de la Champagne Berrichonne sont constituées d'un plateau calcaire légèrement festonné par le Cher et ses affluents : le relief s'assouplit doucement en suivant une pente légère avant de basculer plus brutalement sur les coteaux proprement dits, formant des croupes aplanies qui s'avancent en doigts de gant vers la vallée[11].

    À l'entrée dans le département, le Cher s'épanouit sur une grande plaine agricole. Les coteaux, éloignés de 2,5 kilomètres entre Châtres-sur-Cher et Maray, offrent des points de vue remarquables qui se répondent d'une rive à l'autre : vers le sud, le regard porte sur les doux reliefs cultivés des confins du Berry et vers le nord, il embrasse l'immense horizon boisé de Sologne. Puis coteaux entre Mennetou-sur-Cher et Gièvres, un couloir régulier d'1,2 km de large en moyenne dessine une courbe puis la vallée s'ouvre à nouveau à l'approche de Gièvres pour former une petite plaine dont la perception est devenue peu sensible visuellement : la vallée très boisée s'avère souvent imperméable au regard[12].

    L'altitude du territoire communal varie de 82 mètres à 151 mètres[13],[14].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique de Saint-Loup.

    La commune est drainée par le Cher (4,209 km), la Prée (1,242 km), la Grange et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 13,94 km de longueur totale[15].

    Le Cher, d'une longueur totale de 365,5 km, prend sa source dans la commune de Mérinchal (Creuse) et se jette dans la Loire à Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire), après avoir traversé 117 communes[16].

    La Prée traverse la commune du sud-est vers le nord-ouest. D'une longueur totale de 16,2 km, elle prend sa source dans la commune de Dampierre-en-Graçay (Cher) et se jette dans le Cher à Saint-Loup, après avoir traversé 5 communes[17].

    Sur le plan piscicole, ces cours d'eau sont classés en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[18].

    Climat

    Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

    - Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
    - Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 4,4 j
    - Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6 j
    - Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,3 °C
    - Cumuls annuels de précipitation : 668 mm
    - Nombre de jours de précipitation en janvier : 11 j
    - Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

    La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[19].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[19]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

    Espaces protégés

    La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[20].Un espace protégé est présent sur la commune : « les Prés de Saint Loup », un terrain acquis par le Conservatoire d'espaces naturels Centre-Val de Loire. Il présente une superficie de 21,24 ha[21].

    Sites Natura 2000

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[22]. Une partie du territoire communal est incluse dans le site Natura 2000[23] : le « Plateau de Chabris / La Chapelle - Montmartin », d'une superficie de 16 669 ha[24].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Saint-Loup comprend deux ZNIEFF[25] :

    • les « Chênaies-charmaies de Saint-Loup-Sur-Cher » (57,47 ha)[26] ;
    • la « Prairie de Saint Loup » (32,14 ha)[27].

    Urbanisme

    Typologie

    Saint-Loup est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[28],[29],[30].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Romorantin-Lanthenay, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[31],[32].

    Infrastructures et occupation des sols de la commune de Saint-Loup.

    Occupation des sols

    Selon la terminologie définie par l'Insee, Saint-Loup est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 7],[33],[34].

    L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (100 %). La répartition détaillée ressortant en 2012 de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover est la suivante : terres arables (68,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %), prairies (5,8 %), forêts (9,5 %)[15].

    Planification

    En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'une carte communale approuvée[35].

    Habitat et logement

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Loup en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,6 %) inférieure à celle du département (18 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 68,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (66,7 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

    Le logement à Saint-Loup en 2016.
    Saint-Loup[36] Loir-et-Cher[37] France entière[38]
    Résidences principales (en %) 75,9 74,5 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 11,6 18 9,6
    Logements vacants (en %) 12,5 7,5 8,1

    Risques majeurs

    Le territoire communal de Saint-Loup est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Cher), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité faible)[39],[40].

    Zones inondables de la commune de Saint-Loup.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[39]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[41]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[42].

    Les crues du Cher sont moins importantes que celles de la Loire, mais elles peuvent générer des dégâts importants. Les crues historiques sont celles de 1856 (5 m à l'échelle de Noyers-sur-Cher), 1940 (4,03 m) et 1977 (3,58 m). Le débit maximal historique est de 1 560 m3/s et caractérise une crue de retour supérieur à cent ans pour Montrichard Val de Cher[43]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du Cher[44].


    Histoire

    Nouvelle organisation territoriale

    Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[45], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Saint-Loup devient formellement « commune de Saint-Loup »[45],[46].

    En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Mennetou et au district de Romorantin[46]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[47],[48]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[47]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[49]. Saint-Loup est alors rattachée au canton de Mennetou et à l'arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[50],[46],[51]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

    Époque contemporaine



    Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Montauloup[52].

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Saint-Loup est membre de la communauté de communes du Romorantinais et du Monestois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [53].

    Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Selles-sur-Cher depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[54] et à la deuxième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[55].

    Conseil municipal et maire

    Le conseil municipal de Saint-Loup, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[56] avec listes ouvertes et panachage[57]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 11. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[58].

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2014 En cours Pierre Barbé[59],[60]   Ancien agriculteur exploitant
    Les données manquantes sont à compléter.

    Équipements et services

    Eau et assainissement

    L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[61].

    Alimentation en eau potable

    Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[62]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal à vocation multiple du canton de Mennetou-sur-Cher qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Veolia dont le contrat arrive à échéance le [63].

    Assainissement des eaux usées

    En 2019, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Saint-Loup est assurée par le syndicat intercommunal à vocation multiple du canton de Mennetou-sur-Cher. Cet établissement public a délégué le service à une entreprise privée, Veolia, dont le contrat arrive à échéance le [64]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[65] : « Genevieve Du Roulier », un équipement utilisant la technique du lagunage naturel, avec prétraitement, dont la capacité est de 180 EH, mis en service le [66].

    L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[67]. La Syndicat intercommunal à vocation multiple du canton de Mennetou-sur-Cher assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[68].

    Sécurité, justice et secours

    La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Mennetou-sur-Cher qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[69].

    En matière de justice, Saint-Loup relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[70], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[71].

    Population et société

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[72]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[73].

    En 2018, la commune comptait 373 habitants[Note 8], en stagnation par rapport à 2013 (Loir-et-Cher : −0,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    330341295355349351354345368
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    378369320327314353356355365
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    369335309285261256238243219
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    223230196231259298307349377
    2018 - - - - - - - -
    373--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[74] puis Insee à partir de 2006[75].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 49 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 25,1 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 24 %) ;
    • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 25,3 %).
    Pyramide des âges à Saint-Loup en 2007 en pourcentage[76]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,0 
    90  ans ou +
    1,1 
    11,1 
    75 à 89 ans
    9,6 
    12,9 
    60 à 74 ans
    14,6 
    18,1 
    45 à 59 ans
    21,3 
    25,1 
    30 à 44 ans
    19,1 
    14,0 
    15 à 29 ans
    15,2 
    18,7 
    0 à 14 ans
    19,1 
    Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[77]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,6 
    90  ans ou +
    1,6 
    8,3 
    75 à 89 ans
    11,5 
    14,8 
    60 à 74 ans
    15,7 
    21,4 
    45 à 59 ans
    20,6 
    20,3 
    30 à 44 ans
    19,2 
    16,2 
    15 à 29 ans
    14,7 
    18,5 
    0 à 14 ans
    16,7 

    Économie

    Secteurs d'activité

    Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Saint-Loup selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[78] :

    Établissements actifs par secteur d'activité au .
    total % com (% dep[79]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
    Ensemble 22 100,0 (100) 15 7 0 0 0
    Agriculture, sylviculture et pêche 6 27,3 (11,8) 5 1 0 0 0
    Industrie 0 0,0 (6,5) 0 0 0 0 0
    Construction 7 31,8 (10,3) 3 4 0 0 0
    Commerce, transports, services divers 4 18,2 (57,9) 4 0 0 0 0
    dont commerce et réparation automobile 3 13,6 (17,5) 3 0 0 0 0
    Administration publique, enseignement, santé, action sociale 5 22,7 (13,5) 3 2 0 0 0
    Champ : ensemble des activités.

    Le secteur agricole est important puisqu'il représente 27,3 % du nombre d'entreprises de la commune (6 sur 22), contre 11,8 % au niveau départemental. Sur les 22 entreprises implantées à Saint-Loup en 2016, 15 ne font appel à aucun salarié et 7 comptent 1 à 9 salariés

    Agriculture

    En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[80]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[81]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 16 en 1988 à 9 en 2000 puis à 7 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 74 ha en 1988 à 119 ha en 2010[80]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Saint-Loup, observées sur une période de 22 ans :

    Évolution de l'agriculture à Saint-Loup (41) entre 1988 et 2010.
    1988 2000 2010
    Dimension économique[80]
    Nombre d'exploitations (u) 16 9 7
    Travail (UTA) 26 13 9
    Surface agricole utilisée (ha) 1 179 942 832
    Cultures[82]
    Terres labourables (ha) 931 841 756
    Céréales (ha) 373 282 516
    dont blé tendre (ha) 93 143 252
    dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 238 s 76
    Tournesol (ha) 265 77 32
    Colza et navette (ha) 45 149 107
    Élevage[80]
    Cheptel (UGBTA[Note 9]) 481 254 135

    .

    Produits labellisés

    La commune de Saint-Loup est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 10] de deux produits[83] : deux fromages (le Selles-sur-cher[84] et le Valençay[85]).

    Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[86], les volailles de l’Orléanais[87] et les volailles du Berry[88],[83].

    Culture et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Château de Sauveterre, siège d'une ancienne baronnie et demeure de la famille Bénard de Sauveterre jusqu'à la fin du XXe siècle, propriété privée.
    • Église Saint-Loup, datée du XIIe siècle, et protégée au titre des Monuments Historiques, par un classement, depuis 1906.

    Notes et références

    Notes

    1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
    4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d'une superficie en général limitée caractérisée par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
    5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    7. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
    8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    9. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
    10. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

    Références

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    Voir aussi

    Bibliographie

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    • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)
    • Liste des communes de Loir-et-Cher

    Liens externes

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