Miguel Devèze

Miguel Devèze est un artiste peintre et sculpteur sur bois français né à Arles le et mort le à Bandol. Il vécut au no 5 de la rue Émile-Gilbert dans le 12e arrondissement de Paris, puis à Bandol.

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Biographie

Arles, les Alyscamps

Artiste franco-catalan (ses ascendances familiales se situent à Tarragone), Miguel Devèze naît en 1909 dans une maison toute proche des Alyscamps à Arles[1].

Il évoque en des réminiscences de sa jeunesse les images qui inspireront les thèmes de son œuvre, se souvenant « de ses courses folles dans les garrigues – tout est enchantement, la taille des racines d'oliviers ou des pins maritimes, la cavalcade des gardians en Camargue, le pèlerinage des gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les robes chatoyantes des Arlésiennes, la liesse des corridas qu'il suivra avec enthousiasme aussi bien à Nîmes qu'en Arles »[1] – participant lui-même aux jeux de cirque lors des lâchers de taureaux dans la rue[1].

Il est joueur de saxophone accompli sur la scène de jazz de Paris jusqu'à ce qu'une rencontre avec un tableau de Rubens au Louvre lui fasse découvrir sa véritable vocation[2]. Il se tourne alors vers la peinture, avec des thèmes variés, tels que les trains à grande vitesse ou la tauromachie, mais sa préférence pour les récits colorés de la Bible tels que développés en Espagne et en Provence lui fait privilégier l'art sacré[2]. Autodidacte, il adopte un style post-cubiste[2] : « l'architecture classique de ses peintures aux aplats lisses est soulignée par des arabesques secondaires qui découpent la scène en un puzzle vivement teinté »[1].

Œuvre

Thèmes dans l'œuvre peint

Sculptures

  • Sculptures sur bois (racines de pins maritimes, bois d'olivier) : Arbre tourmenté, Bizarreries d'une racine, La Samothrace, Le serpent d'airain.

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Expositions

Réception critique

« Un tableau de Miguel Devèze, jaillissement de formes, de rythmes, de couleurs. Bonds, danses, envols inscrits dans l'espace : nous voilà soustraits à la fatalité de la pesanteur. Ces plans qui s'affrontent ont été choisis pour jouer le rôle assigné par une longue méditation : ces allusions à la réalité sont là, comme de magiques déclics qui orienteront l'imagination du spectateur, les couleurs feront le choc prévu pour l'enchanteresse hallucination. Nous comprenons alors l'origine de la singulière portée de cet art qui transmue le dynamisme des élans, des lumières en une longue extase mystique... Parmi les meilleurs conciliateurs entre l'abstraction et la réalité, je cite tout de suite l'effort intelligent de Miguel Devèze. Procédant par taches géométriques dont les rapports chromatiques sont très étudiés, cet artiste parvient vraiment à réaliser ce qu'ont tenté, sans succès, beaucoup d'autres : exprimer la beauté spécifique d'un paysage industriel. C'est ainsi que les charpentes d'un forage, d'un puits de pétrole et d'un cracking catalytique offrent sous son pinceau des effets saisissants et cependant harmonisés avec d'autres jeux colorés où Devèze se plaît à évoquer, de la même manière, une très émouvante petite église de campagne et une admirable Enfant à la mandoline »

 Jean des Vignes Rouges[1]

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Conservation

  • Église Saint-Pierre-de-Trinquetaille, Arles : Saint Genest, peinture sur bois ; quatorze stations de chemin de Croix[9],[10].
  • Musée Réattu, Arles : Arlésienne sortant de l'église Saint-Trophime, La cocarde, peintures.
  • Musée de La Poste, Paris : Projets originaux du timbre-poste « Arphila 75 » (thème : illustration du rapport entre la philatélie et les arts), trois compositions abstraites, techniques mixtes gouache, crayon et encre[5],[6],[7],[11].

Références

Annexes

Bibliographie

  • Claude Robert, commissaire-priseur, 5, avenue d'Eylau, Catalogue de l'atelier Miguel Devèze, hôtel Drouot, .
  • Ouvrage collectif, Le Patrimoine de La Poste, Éditions Flohic, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Liens externes

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