Bosquel

Bosquel est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Bosquel

La mairie-école.
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Gérard Glorieux
2020-2026
Code postal 80160
Code commune 80114
Démographie
Population
municipale
335 hab. (2018 )
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 23″ nord, 2° 13′ 09″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 157 m
Superficie 9,48 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Noye
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Bosquel
Géolocalisation sur la carte : Somme
Bosquel
Géolocalisation sur la carte : France
Bosquel
Géolocalisation sur la carte : France
Bosquel

    Géographie

    Bosquel est un village rural du plateau picard, situé entre Beauvais et Amiens, sur un petit promontoire formé par les vallées de la Selle et de la Noye, situé sur l'ancienne route nationale 320 (actuelle RD 920) de Dieppe à Moreuil.

    La commune est desservie par la sortie  17 de l'autoroute A16.

    Localisation

    Transports en commun routiers

    La localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche[1].

    Urbanisme

    Typologie

    Bosquel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

    Occupation des sols

    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,4 %), zones urbanisées (4,5 %), forêts (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[7].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

    Toponymie

    Bosquel dérive de Bosc et signifie petit bois.

    Histoire

    Les traces d'une villa gallo-romaine ont été retrouvées près du Mont Martin (en direction de Rogy).

    Vers le VIe siècle, un prieuré s’installe au Bosquel, défriche la forêt de la Selle et crée un domaine agricole.

    Du XIe au XIIIe siècle, les défrichements se poursuivent, menés par des nobles dépendant des seigneurs de Conty. Une paroisse regroupe les habitants autour du prieuré.

    À partir de 1820, le village s'industrialise autour de l'activité textile à domicile, entraînant une forte croissance démographique, puisque le Bosquel passe de 250 habitants en 1800 à 1178 en 1850. L'évolution économique de l'industrie textile amène à une baisse d'activité, qui réduit l'effectif de la commune à 716 habitants en 1867.

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, pendant la bataille de France, le , l'armée française essaie de résister face à l'avancée de l'armée allemande, et le village est défendu par le 50e régiment d'infanterie.

    À l'issue des combats, 95 % du village est détruit[9] : sur 117 maisons, 85 sont anéanties, 21 sont très sinistrées et 4 demandent des travaux de consolidation[10]. Les habitants, évacués le 6 juin, rentrent entre la deuxième quinzaine de juin et septembre 1940. Pour se loger, ils aménagent des caves restées intactes et construisent des baraques avec des planches, des tôles ondulées et des matériaux découverts dans un dépôt voisin. Ils remettent leurs terres en culture, non sans danger en raison des grenades et des obus non explosés[11]

    Dès 1941[12], le village a été concerné par un plan de reconstruction conçu par l'architecte Paul Dufournet[13],[14], assisté de Jean Bossu[15],[16], destiné à permettre de réinstaller les habitants, mais également à permettre le développement agricole du pays, tel que prôné par le gouvernement de Vichy. Ce projet, dont la mise en œuvre a été permise par un remembrement achevé en 1944, s'est poursuivi après la Libération[10].

    Dans ce cadre, ont été réalisés les bâtiments publics (église Saint-Blaise et mairie-école) ainsi que la plupart des fermes. Diverses expériences de constructions économiques ont alors été menées, telles que la réalisation de deux habitations, dont la Ferme Quesnel, une étable et un bâtiment agricole en béton de terre stabilisée[17]. Le résultat de certains essais n'étant pas satisfaisant, la reconstruction se poursuit de manière plus traditionnelle en ciment, béton armé et briques ou parpaings de terre (pour les dépendances).

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

    Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Conty[18]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Noye.

    Intercommunalité

    La commune était membre de la communauté de communes du canton de Conty, créée par un arrêté préfectoral du 23 décembre 1996, et qui s’est substituée aux syndicats préexistants tels que le SIVOM et le SIVU de la coulée verte. Cette intercommunalité est renommée communauté de communes du Contynois en 2015, à la suite de la disparition du canton.

    Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

    Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[19],[20]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[21], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[22].

    La communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [23].

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 En cours
    (au 30 mai 2020)
    Gérard Glorieux
    Réélu pour le mandat 2020-2026[24]
      Réélu pour le mandat 2014-2020[25]

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

    En 2018, la commune comptait 335 habitants[Note 3], en augmentation de 7,03 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    540530615704688742739769796
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    786789716689671587556515468
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    394399361299257249244365276
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    250296254280303293290298324
    2018 - - - - - - - -
    335--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[28].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Les communes du Bosquel et Flers-sur-Noye sont organisées en regroupement pédagogique et relèvent du secteur du collège Jules Ferry de Conty[29].

    L'école primaire Les 20 000 Pierres compte 90 élèves à la rentrée 2019. Elle est située en zone B, dans l'académie d'Amiens[30].

    Économie

    Le village a essentiellement une activité agricole, mais on note également la présence des Constructions Métalliques Bosquelloises.

    L'ex-communauté de communes du Contynois a commencé à aménager une zone d'aménagement concerté (ZAC) à vocation économique près de la sortie d'autoroute, mais n'a pas les moyens d'achever ce projet. Il devrait être mis en œuvre par la nouvelle communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont la taille et les moyens sont supérieurs[31].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Par suite de la destruction de la commune en 1940, il n'y subsiste pas de constructions anciennes. De nombreux bâtiments datent de la reconstruction.

    • Église Saint-Blaise, toute en brique, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale.
    • Vierge de Lourdes dans le bois de la Rayoire[32].

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie

    • Aux Armes (no 19 - juin 1946) - Revue du peuple français et de son armée : l'expérience du Bosquel (Somme) - 6 pages illustrées (article sur la reconstruction à la suite de la Seconde Guerre mondiale).
    • Louis Miquel, Paul Dufournet, Jean Boussu, Maurice Grandjean, Christian Trudon et Robert Le Ricolais, MRU, Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, Le village du Bosquel, Liège, Institut francais d'architecture & Mardaga, , 271, 283-284 p..
    • Film réalisé par Paul Dufournet (1941-1946) : [vidéo] Le Bosquel, un village renaît sur Dailymotion.
    • Marie-Christine Zelem, 1991, « Reconstruction ou modernisation ? Un village après la tempête : le Bosquel en Picardie ». Paris, Mission du Patrimoine ethnologique, 93 p.
    • Xavier Dousson, « La reconstruction du village témoin du Bosquel dans la Somme après 1940. Récit, ambitions et paradoxes d’une opération singulière », In Situ, revue des patrimoines, no 21 « De l'art de bâtir aux champs à la ferme moderne », (lire en ligne).

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Trans80, Abbeville », sur trans80.hautsdefrance.fr.
    2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
    6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    9. (en) « Resurrection », Time, (lire en ligne).
    10. Source : panneaux touristiques du Pays Somme Sud Ouest implantés dans le village.
    11. « Le Bosquel : un projet rural urbaniste d'après guerre » [vidéo], sur ina.fr, France 3, (consulté le ).
    12. « La reconstruction du Bosquel », Le progrès de la Somme, .
    13. « Fonds Dufournet, Paul (1905-1994). 293 AA », sur le site de la Cité de l'Architecture et du patrimoine (consulté le ).
    14. [PDF] Dimitri Claudéon, Jean-Yves Kind, Ludovic Klawinski, « Archives départementales de la Somme : Plans de reconstruction et d'urbanisme (Inventaire de la sous série 70W_CP) », (consulté le ).
    15. « Fonds Bossu, Jean (1912-1983). 368 AA », sur le site de la Cité de l'Architecture et du patrimoine (consulté le ).
    16. « Village de Bosquel (Somme) : reconstruction. 1941-1953 », Fonds Bossu, Jean (1912-1983). 192 Ifa, Archiwebture, Cité de l'architecture et du patrimoine (consulté le ).
    17. « Construction en pisé », sur le site d'écotopie (consulté le ).
    18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    19. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
    20. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard, (lire en ligne).
    21. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région, (lire en ligne).
    22. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031, , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
    23. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le ).
    24. https://reader.cafeyn.co/fr/1926696/21599649
    25. « Gérard Glorieux élu sans souci au poste de maire », Le Courrier picard, édition de l'Oise, no 22190, , p. 17.
    26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    29. Monique Biéri, « Plus d'enfants en 6è à la rentrée », Courrier picard, , p. 22.
    30. « L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale » (consulté le ).
    31. « Le Bosquel : Plus de 600 000 € dépensés pour une ZAC désespérément vide : Le néant de la zone d’aménagement concerté du Contynois alimente la discorde entre un administré et les élus, qui eux, défendent le projet bec et ongles », Le Courrier picard, (lire en ligne).
    32. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 160 (ASIN B000WR15W8).
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