Famille Parthon de Von

La famille Parthon de Von olim Parton est une famille française et belge d'origine écossaise mentionnée dès 1421 et anoblie par Léopold I[1].

Famille Parthon de Von

Armoiries depuis le XVIe siècle

Blasonnement D'azur à la bande d'argent chargé de trois pommes de pin
Devise « Cedant arma togae »
Branches de Von (seule subsistante),
de Villeneuve,
de Troiffermel,
de Corceloup,
de Boisrameaux,
etc.
Période XVe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Golfe de Solway
Allégeance Royaume d'Écosse
(avant 1421)
Royaume de France
(1421-1830)
Royaume de Belgique
(depuis 1830)
Demeures
Récompenses civiles Légion d'honneur
Ordre de la Couronne
Ordre d'Isabelle la Catholique[6]
Récompenses militaires Décoration du Lys
Médaille de la Reconnaissance française[7]
Ordre national du Mérite[8]

De cette famille sont issus un capitaine de l'armée écossaise, trois maires de Châteauroux, des avocats, conseillers et parlementaires en France, un bourgmestre et deux diplomates en Belgique, etc.

Origine

L'origine anglo-écossaise (avant 1421)

Les Parton ont donné leur nom à deux seigneuries de part et d'autre du golfe de Solway sur la côte britannique[9]. L'une est arrosée par la Parton Bay dans le comté de Cumbrie en Angleterre, l'autre par la rivière Dee à Parton Hamlet dans le comté de Kirkcudbright en Écosse[9].

Près de Parton Bay, parc du Lake District dans le comté de Cumbrie.

Dans le contexte de la Auld Alliance, entre 5 000 et 6 000 écossais débarquèrent à La Rochelle en 1421 pour prêter main-forte aux français pendant la guerre de Cent ans[10]. Selon les généalogistes et médiévistes Tausserat, de Chevilly et le Comte Paul-Alexandre du Chastel de La Howarderie c'est avec ce voyage que les Parton s'établirent en Berry[11].

Le développement à Châteauroux (1421-1830)

Les Parton s'établirent à Châteauroux suite à la remise de la ville d'Aubigny par Charles VII au chef de l'armée écossaise John Stewart of Darnley[12]. Ses membres y ont occupé des fonctions administratives et judiciaires entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. Elle y donna trois maires de Châteauroux, un juge à la table de marbre des Eaux et Forêts, etc.

En 1720, Michel Parthon, un des chefs de la milice bourgeoise de Châteauroux, achète la terre de Von à Saint-Maur[13]. Elle reviendra à Sulpice Parthon qui appartenait à l'administration de cette ville en 1776, et donne son nom à la rue de Von et au chemin du Moulin de Von[14],[15].

Château de Von à Châteauroux.

L'établissement en Belgique (depuis 1830)

Lorsque la révolution de 1830 éclata et ne souhaitant pas prêter allégeance à Louis-Philippe Ier, le Chevalier Parthon de Von (1788-1877) donna sa démission comme vice-consul de France à Ostende et s'établit à Middelheim près d'Anvers pour se consacrer à l'horticulture et l'écriture[3].

Le botaniste belge Charles Morren lui dédie le genre malaxis Parthoni, de la famille des orchidées.

Orchidée malaxis Parthoni, découverte au Brésil par Charles Morren.

La famille s'établit aussi à Soignies, Tournai et Bruxelles. Elle y donna deux diplomates, notamment pour le compte de l'Espagne et de l'Argentine, un bourgmestre de Horrues en 1890, un prisonnier de guerre dès 1939 durant la Seconde Guerre mondiale, etc.

Personnalités

Terres possédées

  • Les Moreaux (paroisse de Tendu), Corceloup et Von, de Troiffermel, de Boisrameaux, etc[29].

Le premier sieur de Von est Michel Parthon, un des chefs de la milice bourgeoise en 1715, et fils de Pierre Parthon, sieur des Moreaux, notaire, procureur du duché, échevin et maire de la ville de Châteauroux en 1664. Mort sans postérité, c'est Sulpice Parthon qui hérite de cette terre[14].

Le château de Von est placé à la limite des communes de Châteauroux et Saint-Maur. Sébastien Ruby, général français de la Révolution et de l'Empire, vint y habiter et s'y éteint en 1809[30].

Généalogie

Descendance agnatique depuis 1575, par ordre de primogéniture :

  • Estienne Parton (1575-16..) ∞ Marguerite de Billon (15..–16..)
    • Estienne Parton (1610-1644) ∞ Catherine de Villechaise (16..–1...)
      • Pierre Parthon (1649-1727) ∞ Marie de Basset (16..–1...)
        • François Parthon (1683-1723) ∞ Jeanne de Belay (16..–1...)
          • Sulpice Parthon de Von (1714-1793) ∞ Marie de Martainville (17..–1...)
            • François Parthon de Von (1753-18..) ∞ Andrée de La Turmelière (1761–1...)
              • Édouard Parthon de Von (1788-1877) ∞ Dame Jeanne Van de Velde (1796–1847)
                • Émile, 2e Chevalier Parthon de Von (1814-1897) ∞ Comtesse Amélie de Coopmans-Yoldi y Aguirre (1828–1890)
                  • Henri, 3e Chevalier Parthon de Von Parthon de Von (1858-1932) ∞ Dame Marie de Ghélin (1859–1931)
                    • Alphonse, 4e Chevalier Parthon de Von (1881-1945) ∞ Dame Yvonne de Séjournet (1885–1971)
                      • Étienne, 5e Chevalier Parthon de Von (1916-1989) ∞ Dame Françoise de Bonnières (1925–2000)
                        • François, 6e Chevalier Parthon de Von (1964-) ∞ Dame Sophie de La Peschardière (1964-)

Son chef de nom et d'armes est François, 6e Chevalier Parthon de Von depuis 1989, et l'héritier apparent Gautier, 7e Écuyer Parthon de Von depuis 1996.

Armorial

Anoblissement

La famille fait l'objet d'une confirmation de noblesse et d'un anoblissement autant que de besoin[n 1] par lettres patentes en Belgique en 1845. Deux titres de chevalier[33] transmissibles en ligne masculine[34] par ordre de primogéniture sont concédés à la famille (en 1845 par Léopold I et en 1871 par Léopold II) dont le plus ancien subsiste aujourd'hui. Les titres portés sont écuyer, dame et chevalier.

Blasonnement

Armoiries Blasonnement Devise
Couronne : de chevalier surmontée d'un heaume d'argent grillé, colleté et liseré d'or.

Écu :' dazur à la bande d'argent chargé de trois pommes de pin au naturel posées dans le sens de la bande, les queues en haut.

« Cedant arma togae », « Que les armes cèdent à la toge », ou traditionnellement rendue par l'expression : « L'épée le cède à la toge », premier hémistiche d'un vers de Cicéron en souvenir de son consulat. Cette sentence s'emploie pour signifier la supériorité du pouvoir civil sur le pouvoir militaire, le gouvernement militaire, représenté par les armes, cédant le pas au gouvernement civil, qui arbore la toge.

Cette locution est issue du traité politique De officiis paru en 44 av. J.-C.

Sépulture

La concession perpétuelle de la famille en Belgique est au cimetière de Laeken, aqcuise en 1840 à proximité de la crypte royale et de Notre-Dame de Laeken.

Alliances

de Billon, Catherinot de Villechaise, Le Pelletier de Martainville (1749)[35], de Basset, Guymont de Brelay, Thoinnet de La Turmelière (1779)[36], Van de Velde (1813)[37], de Coopmans-Yoldi y Aguirre de Bouligny (1849)[35], Cogels (1871)[38], Fontaine de Ghélin (nl) (1880)[35], du Bois (1880)[35], de Séjournet de Rameignies (1905)[35], de La Kethulle de Ryhove (nl) (1928)[35], de Bonnières (1962)[35], Béchet de La Peschardière (1984), d'Eimar de Jabrun.

Notes et références

Notes

  1. Il s'agit d'une sorte de garantie supplémentaire. Sur base des documents présentés; la noblesse d'ancien régime d'une personne est confirmée, mais dans la situation où l'autorité se pose néanmoins certaines questions sur la qualité de noblesse antérieure, elle y ajoute que pour autant que nécessaire, la noblesse est également concédée, pour le cas où il apparaitrait plus tard que la confirmation avait reposé sur des données insuffisamment fiables. Ceci n'était pas exceptionnel et a été rencontré à plusieurs occasions. En effet une concession de noblesse faite sous l'ancien régime, prêtait parfois le flanc à des doutes. Si elle avait été concédée par le Saint Empire Romain, avait-elle ou non été confirmée par la Chambre héraldique des Pays-Bas autrichiens, à défaut de quoi elle ne serait pas valable, idem pour les concessions octroyées par l'un ou l'autre chef d'un des petits états allemands, ou par le roi de France ou d'Espagne. Afin d'éviter tant à l'impétrant qu'à l'autorité concédante toute déconvenue, c'était dès lors une manière de garantir l'état de noblesse en ajoutant ce '’pour autant que de besoin".

Références

  1. Archives départementales du Cher et de l'ancienne province du Berri E 1628.
  2. Jean-Marie Pérouse de Montclos, Conseil régional du Centre, page 35, (1988)
  3. Bulletin de la Société royale belge de géographie, Volume 10, 1886, page 667 (lire en ligne).
  4. Ministère de la région wallonne / division du patrimoine, Notice J.D., Le patrimoine monumental de la Belgique, Hainaut, Arrondissement de Soignies, Éditions Mardaga, 1997, p. 752 (lire en ligne).
  5. « FAIRE PART MARIAGE BARON DU BOIS PARTHON DE VON OTHON ANTOINETTE GAIFFIER D'EMEVILLE CHATEAU DE LA POUDRIERE MAISIERES " », sur Delcampe (consulté le ).
  6. L. Verriest, Un livre de raison des Séjournet, notable lignée féodale du pays d'Ath, in: Annales du Cercle d'archéologie de Soignies, 1946.
  7. Journal officiel, 21 décembre 1919. (lire en ligne sur Gallica).
  8. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035980015
  9. Mike Rapport, « Laidlaw (ed.), The Auld Alliance: France and Scotland over 700 Years », The Scottish Historical Review, vol. 80, no 2, , p. 272–273 (ISSN 0036-9241 et 1750-0222, DOI 10.3366/shr.2001.80.2.272, lire en ligne, consulté le )
  10. Elizabeth Bonner, « Charles VII's dynastic policy and the 'Auld Alliance': the marriage of James II and Marie de Gueldres », The Innes Review, vol. 54, no 2, , p. 142–185 (ISSN 0020-157X et 1745-5219, DOI 10.3366/inr.2003.54.2.142, lire en ligne, consulté le )
  11. Frédéric Loridant, « Escobecques (Nord), « La Fin de la Guerre » : un silo de La Tène ancienne », Revue du Nord, vol. 91, no 333, , p. 177–182 (ISSN 0035-2624, DOI 10.3406/rnord.1999.2972, lire en ligne, consulté le )
  12. Alastair J. Macdonald, Stewart [Stuart], Sir John, of Darnley (c. 1380–1429), soldier, Oxford University Press, coll. « Oxford Dictionary of National Biography », (lire en ligne)
  13. Victor Albans Fauconneau Dufresne Histoire de Déols et de Châteauroux, Res Universis, Volume 2, 2000 (première édition 1873 chez A. Nuret), 599 pages, page 674 (lire en ligne
  14. Grands notables du Premier Empire : Indre, Centre national de la recherche scientifique, 1994, page 203 (lire en ligne).
  15. Elizabeth Bonner, « Scotland's 'Auld Alliance' with France, 1295-1560 », History, vol. 84, no 273, , p. 5–30 (ISSN 0018-2648 et 1468-229X, DOI 10.1111/1468-229x.00097, lire en ligne, consulté le )
  16. Siobhan Talbott, « Beyond ‘the Antiseptic Realm of Theoretical Economic Models’: New Perspectives on Franco-Scottish Commerce and the Auld Alliance in the Long Seventeenth Century », Journal of Scottish Historical Studies, vol. 31, no 2, , p. 149–168 (ISSN 1748-538X et 1755-1749, DOI 10.3366/jshs.2011.0019, lire en ligne, consulté le )
  17. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux : Notes and queries français : questions et réponses, communications diverses à l'usage de tous, littérateurs et gens du monde, artistes, bibliophiles, archéologues, généalogistes, etc. / M. Carle de Rash, directeur..., B. Duprat, (lire en ligne)
  18. François Thevenin et Parthon, Les Œuvres de Maitre François Thevenin... recueillies par Maître Guillaume Parthon..., Chez Jean Certe, (lire en ligne)
  19. Histoire de Déols et de Châteauroux, Volume 2, Res Universis, 2000, page 661.
  20. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à MDCCXC, Indre, 1903, pages 18 et 170.
  21. État de la magistrature en France, 1788.
  22. Roger père (17-18 ; libraire) et Roger (fils), Le Champ du repos, ou le Cimetière Mont-Louis, dit du Père Delachaise, ouvrage orné de planches, représentant plus de 2000 mausolées érigés dans ce cimetière, depuis sa création jusqu'au 1er janvier 1816, avec leurs épitaphes ; son plan topographique, tel qu'il existait du temps de père Delachaise, et tel qu'il existe aujourd'hui ; précédé d'un portrait de ce jésuite, d'un abrégé de sa vie ; et suivi de quelques remarques sur la manière dont différens peuples honorent les défunts. Tome 1 / ; auquel on a ajouté, 1° l'Elégie célèbre de Thomas Gray, Written in a country church-yar ; 2° l'imitation libre de cette élégie mise en vers français, par Charrin ; 3° et celle italienne de Torelli. Par MM. Roger père et fils., (lire en ligne)
  23. Worldcat
  24. « Les présidents | RAMCH » (consulté le )
  25. Parthon de Von Henri, chevalier. "Speed regulator for explosive engine". brevet US614,753. 22 novembre 1898
  26. Gazette De Charleroi, 19-12-1898
  27. RAMCH, ramch, P.SCHEPMAN, Paul SCHEPMAN, SCHEPMAN Paul, « RAMCH-Présentation du Club », sur www.ramch.be (consulté le )
  28. Grands notables du Premier Empire: Cher, Centre national de la recherche scientifique, 1978, page 257.
  29. Jean Maurice Verdot et Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur: biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Bureau de l'administration, (lire en ligne)
  30. État présent de la noblesse belge, 2006, t. 2, p. 268
  31. Service des archives de Nantes, Répertoire Municipal, fonds vicomte de Freslon, relevés d'actes paroissiaux de familles notables
  32. Baron Isidore de Stein d'Altenstein, Liste officielle des nobles, in Annuaire de la noblesse de Belgique, 11e année, Bruxelles, 1857, p. 32.
  33. Félix-Victor Goethals, Dictionnaire généalogique et héraldique des familles nobles du royaume de Belgique, Volume 4, 1852.
  34. Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1979, seconde partie P-Pos, Bruxelles, 1979.
  35. Thoinnet de la Turmelière
  36. opac.kbr.be, Messager De Gand (Le) 31-01-1847, nécrologie
  37. Oscar Coomans de Brachène & Georges de Hemptinne, Cogels, in État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1972, seconde partie, Can - Col, Bruxelles, 1972, p. 310.

Annexes

Bibliographie

  • Abbé Louis Babou, "Généalogie de la famille Parthon, de Châteauroux", 1907
  • Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1979, seconde partie P-Pos, Bruxelles, 1979, p. 199-200.
  • Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Recueil LXI de l'Association royale Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 2008, p. 584.
  • Annuaire de la noblesse belge, 1851, p. 248.

Articles connexes

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