Champignolles (Eure)

Champignolles est une ancienne commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie. Depuis le , elle est une commune déléguée de La Vieille-Lyre.

Pour les articles homonymes, voir Champignolles.

Champignolles

L'église Saint-Gilles-Saint-Loup.

Blason
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes Normandie Sud Eure
Statut Commune déléguée
Maire délégué Vincent Debraize
2019-2020
Code postal 27330
Code commune 27143
Démographie
Gentilé Champignollais
Population 36 hab. (2016 )
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 18″ nord, 0° 45′ 37″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 183 m
Superficie 2,62 km2
Élections
Départementales Breteuil
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration La Vieille-Lyre
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Champignolles
Géolocalisation sur la carte : Eure
Champignolles
Géolocalisation sur la carte : France
Champignolles
Géolocalisation sur la carte : France
Champignolles

    Géographie

    Ce village du pays d'Ouche[1] est situé en bordure de la rive droite de la Risle, au pied d'un coteau très pentu (30 m de dénivelé sur 66 m de distance à proximité du bourg)[2]. Il est bordé par la forêt de Conches à l'est, et la superficie de son territoire est inférieure à celles des villages voisins excepté La Ferrière-sur-Risle (0,2 km2).

    « La commune de Champignolles, et plus précisément le bourg central, siège administratif des lieux, se présente comme l'espace rural rêvé. Tous les paramètres de la ruralité sont réunis, la topographie du site qui protège une vaste vallée ouverte où se déroule la Risle, les coteaux encadrés de bois, de futaies et de taillis, les maisons bien rangées aux proportions vernaculaires construites en pans de bois, silex et pierre.

    Ce qui frappe avant tout, c'est la préservation tranquille du site, aucune perturbation liée à la dispense ou à l'intrusion de constructions en décalage avec l'esprit du lieu. La route qui descend à flanc de coteau depuis la départementale, se déroule au travers de la forêt. Le virage brutal découvre la première maison et la perspective sur le fond du vallon.

    L'organisation du front bâti se répartit de part et d'autre de cette voie sans accotement. La mairie et l'église, puis quelques maisons amorcent le tissu. De l'autre côté de la voie une succession de maisons construites à l'alignement en long pan ou en pignon. Au départ du vallon, la route bifurque en deux branches et conduit d'une part vers le fond du tableau et d'autre part remonte à flanc de coteau vers le second hameau. Entre ces deux points, l'espace a été protégé de toute construction.

    Ce point précis est le lieu où le peintre posera son chevalet. Depuis le fond de vallée la vision échelonnée du village montre une composition très fine de l'espace[3]. »

    Communes limitrophes

    Lieux-dits et écarts :

    La Croix Saint-Gilles, la Fatinière, la Hungerie, le Manet.

    Hydrographie

    La commune est traversée par la « Risle » [6], affluent de la Seine.

    Toponymie

    Le nom du village est attesté sous la forme latinisée Campenolis vers 1155[7],[8],[9], Champignolum en 1220[10].

    Il s'agit d'un dérivé de Campaneola, du bas latin campania, plaine, au sens probable de « petite plaine »[11],[12].

    Ce genre de formation toponymique est médiéval.

    Il y a homonymie avec Campagnolles (Calvados, Campeingnolles en 1198) et Campigneulles (Pas-de-Calais, Campanioles en 1100) qui représentent des formes du nord de la ligne Joret, alors que les Champagnolles (17), Champignelles (89), Champigneulles (54), représentent les formes du nom au sud de cette ligne.

    Démographie

    En 1790, Champignolles faisait partie du canton de la Ferrière (district de Verneuil), et comptait alors 210 habitants. Par la suite, le village connait un constant dépeuplement jusqu'en 1970 où il reste moins de 20 habitants dans le village, avec quelques remontées en 1820, 1835, 1850, 1857 et 1946.[réf. souhaitée]

    Champignolles a toujours eu une population restreinte, et a longtemps été la commune la moins peuplée de Normandie[13]. En 1801, Champignolles, qui appartient désormais au canton de Rugles, ne compte plus que 175 habitants. Sous le Concordat, en 1801, elle aurait été réunie avec la Vieille-Lyre. Un procès-verbal de 1808 décrit le transfert d'une statue de Saint-Gilles de l'église de Champignolles à celle de la Vieille-Lyre en raison de cette réunion : « Ceci ne plut guère aux habitants, qui reprochaient encore à la Vieille-Lyre ce « pillage » 50 ans plus tard[14] ».

    En 1830, elle compte 180 habitants. Entre 1790 et 1850, le village a perdu plus de 50 % de sa population, contrairement à ses voisins qui ont vu leur population augmenter, à l'exception d'Ambenay, de Bois-Normand-près-Lyre, de la Neuve-Lyre, de Saint-Antonin-de-Sommaire et de la Vieille-Lyre qui eux aussi ont perdu en population, mais dans une moindre proportion (7 à 16 %). Aux mêmes dates, le canton de Rugles a gagné 440 habitants. De son côté, le département de l'Eure a augmenté sa population, jusqu'en 1840[15].

    Les chiffres du recensement de 1836 montrent que la part la plus importante des activités des habitants de Champignolles est tournée vers le textile (54 fileuses et 2 tisserands). Les révolutions technique et industrielle et de la conversion d'une grande partie de la Normandie à l'élevage au cours du XIXe siècle et du déclin des systèmes hydrauliques et de l'éclatement des systèmes valléens pourraient donc être la raison de cet exode.

    En 1853, une nouvelle tentative de fusion est tentée par le préfet. Les habitants de Champignolles la rejettent : « Considérant enfin cette inimitié formelle qui existe entre nous et les habitants de la Vieille-Lyre depuis notre réunion […] qui a été faite malgré nous, que notre église a été entièrement pillée par ces derniers[14] ».

    Le 18 décembre 1867, le conseil général prononce la réunion avec la Ferrière-sur-Risle. Apparemment, cette réunion fut de courte durée. La commune apparaît autonome dans tous les documents ultérieurs.[réf. souhaitée]

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

    En 2016, la commune comptait 36 habitants[Note 1], en diminution de 12,2 % par rapport à 2011 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    203170170175180157127130104
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    110113109827063716653
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    503442303432314533
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    261719202728303938
    2016 - - - - - - - -
    36--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Histoire

    De nombreux mégalithes parsèment d’une façon assez régulière la campagne normande, notamment à quelques kilomètres de Champignolles : le dolmen de Rugles à Ambenay et le menhir à Neaufles-Auvergny. La découverte d'une hache de pierre « très grossièrement polie », outil emblématique des premiers défrichements[20] témoigne d'une implantation humaine à Champignolles dès le Néolithique, l'âge de la pierre nouvelle, qui est considéré comme la période des débuts de l’agriculture. Ces traces montrent un peuplement à cette époque reculée.

    La romanisation de la région passe par la construction de routes et par une politique d'urbanisation. Une voie romaine, qui permettait de relier Lisieux à Dreux et dont le tracé correspondrait[21] à l'actuelle route de La Barre-en-Ouche (D833) et à la route de Guernanville (D 45) passe à la Vieille-Lyre, à proximité de Champignolles. Dans le pays d'Ouche, à la frontière du pays d'Auge, à vingt kilomètres de Champignolles, le village de Broglie, d'origine celtique, est situé au carrefour des voies romaines, des routes du sel et du fer.

    Située sur la rive droite de la Risle, la paroisse de Champignolles a probablement été fondée durant le haut Moyen Âge, mais le lieu est occupé par l'homme depuis des temps beaucoup plus reculés.[réf. souhaitée]

    Champignolles est devenue possession des seigneurs de Tosny vers le milieu du XIIe siècle, puis, à partir de 1202, de Robert Ier de Courtenay, cousin germain de Philippe Auguste.

    Le , la commune est absorbée par La Vieille-Lyre suivant l'arrêté préfectoral du [22].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs

    Mairie de Champignolles.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1792   Jacques Bucaille Premier maire Meunier
        François Bucaille   Fermier
    1936 après 1943 Louis Wenger   Nommé conseiller départemental en 1943[23]
    Les données manquantes sont à compléter.
    1983 2001 Claude Poulain Sans étiquette Éleveur
    2001 2003 Guy Bernard Sans étiquette  ?
    2003 2008 Jean-Michel Raynaud Sans étiquette Enseignant
    2008 31/12/2018 Vincent Debraize DVD Cadre du secteur privé

    Budget et fiscalité 2015

    En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[24] :

    • total des produits de fonctionnement : 22 000 , soit 520  par habitant ;
    • total des charges de fonctionnement : 21 000 , soit 495  par habitant ;
    • total des ressources d'investissement : 4 000 , soit 87  par habitant ;
    • total des emplois d'investissement : , soit par habitant ;
    • endettement : , soit par habitant.

    Avec les taux de fiscalité suivants :

    • taxe d'habitation : 10,03 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés bâties : 10,03 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 37,26 % ;
    • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 46,33 % ;
    • cotisation foncière des entreprises : 11,57 %.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Gilles–Saint-Loup (XIIe et XVIe siècles[25].
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    L'église paroissiale Saint-Gilles-Saint-Loup est représentative de l'architecture médiévale normande.

    L'église se présente en terrasse, au bas de la route en pente qui plonge sur le dévers de la colline et rejoint la Risle. Des arbres entourent son cimetière clos d'un muret d'époque.

    Sa construction, vraisemblablement initiée dans la première moitié du XIIe siècle, commença, pour progresser d'abord à l'est, puis au nord et au sud, par le chevet en blocage de silex et grison surmonté d'un beffroi carré et recouvert d’essentes, à flèche polygonale.

    Sa charpente médiévale utilise les techniques de construction navale en carène. Cette charpente de chêne est en excellent état de conservation. Sur son piedouche, la console supporte tous les éléments décoratifs : girouette, boule représentant la sphère céleste et coq, symbole du reniement de saint Pierre.

    L'équarrissage de ses bois vraisemblablement employés verts, la nature de certains assemblages, sa voûte en merrain monochrome, ses piliers cannelés sur chacune de leur face jusqu'à la base des doubleaux qui scandent le berceau brisé de la voûte et sa lancette ébrasée, suivent un style que l'on retrouve dans un assez grand nombre d'églises d'Angleterre.

    La seconde campagne de construction a lieu probablement au début du XIIIe siècle. Elle conduit à la construction de l'abside, du transept, du chœur et de la croisée en reprenant le même parti que celui de la nef avec des distinctions qui s'observent notamment à l'extérieur (contreforts primitifs sans ressauts).

    L'autre ou les autres campagnes de construction ont lieu au début et milieu du XVIe siècle. Un porche en charpente à sablières moulurées du XVIe est érigé. Il donne accès à l'église par une porte en pli de serviette (refaite au XVIIIe siècle). La sacristie avec sa lancette est également bâtie. Une chapelle carrée en silex est ajoutée au début du XVIe siècle, à l’extrémité orientale de la nef, au sud. Elle est habilement appareillée avec un pignon en damier noir et blanc, de silex gris et de craie avec angles et baies en pierre, et contrefort en grès. La fenêtre du pignon, « flamboyante et lancéolée, de grand style et sans doute œuvre d'un savant architecte bien loin des tâcherons »[26] est en tiers-point et à meneau. Il possède un remplage et des moulures gothiques. Le gable du pignon, couronné par un fleuron circulaire et une croix antéfixe décorée de festons gothiques, offre un échiquier de silex taillés et de pierres disposées en damier. Les rampants sont en pierre, flanqués de deux acrotères : des lions ou mâtins chevelés et rampants, tourné à dextre, vers la lumière.

    Église Saint-Gilles–Saint-Loup - Champignolles.

    L'église est consacrée à saint Gilles, représenté en ermite avec la biche pour attribut, et à saint Loup représenté en archevêque mitré tenant la crosse ou la croix à deux traverses.

    À l'intérieur, un tronc de six pieds est percé de huit bouches à liards : présomption de pèlerinage à Saint-Gilles, à Saint-Loup (saint Gilles et saint Loup sont réputés guérir de la peur) ou étape vers le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle par la via Podiensis (Conches - Le Puy 577 km, Saint-Jacques 1 333 km).

    Un haut-relief représente la Transfiguration (classé MH, au titre objet le ) avec ses statues de style maniériste, en pierres polychromes du XVIe siècle[27]. Il figure le Christ, Moïse, Élie, saint Jacques, saint Pierre et saint Jean. Certains éléments particuliers du corps de chacun des personnages sont déformés : tête, yeux, mains… pour intensifier la stupéfaction des Apôtres à la vue de la blancheur éblouissante de Jésus : […] « Jésus, prenant avec lui Pierre, Jacques et Jean, alla sur la montagne pour prier. Or, tandis qu'il priait, l'aspect de son visage changea, ses vêtements devinrent d'une blancheur éblouissante, et voici que deux hommes parlaient avec lui. C'étaient Moïse et Elle, qui, apparus dans la gloire, parlaient de son départ, qui allait s'accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient lourds de sommeil. Mais, restés éveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient là avec lui »[28][…].

    La poutre de gloire sépare la nef du chœur et montre le Christ en croix, la Vierge et saint Jean, en bois polychrome du XVIe siècle.

    Près de l'entrée, à droite, se situe un bénitier en grès datant du XVe siècle. Sur le mur de gauche, une inscription est datée de 1621 : « Ici gist la personne de Pierre de la Croix lequel deceda le jour Saint Vincent Mil sis cens vint et une vous qui ceci lize pries Dieu pour les trepasses ». Au nord, les fonts baptismaux octogonaux sont rehaussés d’une margelle (pierre du XVe siècle). Le coq du clocher y est posé : il a été descendu en 1985. Plus loin, à droite, une Vierge à l'Enfant en bois polychrome date du XVIIe siècle.

    Une seconde statue de Vierge à l’Enfant, en pierre polychrome, est datée du XIVe siècle (classée MH au titre objet le )[29]. La Vierge est couronnée, légèrement hanchée, vêtue d'un manteau qui finit en plis et dont le bord se replie comme un tablier. Elle tient le bâton fleuri dans la main droite et porte à gauche l'Enfant vêtu d'une chemise et tenant un oiseau dans ses mains. Cette statue répond au canon du gothique rayonnant (début du XIVe siècle jusqu'en 1380).

    Elle est décorée à l'origine de nombreux éclats d'émail de plique-à-jour. Les émaux de plique employés dans l'orfèvrerie de prestige s'échangeaient au prix de l'or ce qui explique sans doute la disparition[30] de toutes les plaquettes qui parsèment la surface de cette Vierge à l'Enfant.

    Dans le chœur, un autel en bois du XIXe siècle peint en faux marbre est décoré sur le devant de deux vases de fleurs encadrant un écusson avec la colombe du Saint Esprit. Le tabernacle est en bois polychrome, avec une statuette du Christ glorieux de style, avec une inscription Ecce Panis Angelorum du XVIIe siècle. Le tableau du XIXe siècle (restauré), au-dessus de l’autel, représente le Sacré Cœur.

    Patrimoine naturel

    Champignolles est entouré de champs et de prés enclos, conquis sur la forêt et posés sur des levées de pierres, portant des haies ou des rangées d'arbres qui témoignent d'une culture bocagère visant à contrer la dégradation de l'humus et l'érosion des sols lœssiques. Malgré les opérations d'aménagement foncier rural, les 262 hectares de la commune sont encore partagés en 221 parcelles dont beaucoup sont retournées à la nature, constituant un véritable « corridor biologique » favorisant la biodiversité.[réf. nécessaire]

    Natura 2000

    Elle fait partie du dispositif Natura 2000[31] dont l'objectif est la restauration et la préservation de sites écologiques, dits remarquables du fait des habitats et espèces qu’ils abritent.

    ZNIEFF

    Champignolles est située dans une zone de biodiversité forte où l'objectif est de valoriser les ressources patrimoniales pour sauvegarder le cadre de vie et mettre en valeur l’image du Pays. C'est pourquoi elle figure dans deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

    ZNIEFF de type 1
    • Le vallon du moulin à tan, no 230000823[32]
    ZNIEFF de type 2

    Site inscrit

    • L'église, le cimetière et le lierre font l'objet d'une protection au titre du patrimoine naturel et paysager depuis le 22 avril 1932[34]. Site inscrit (1932).

    Héraldique

    Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

    coupé : au 1) de sinople à la biche couchée regardant au naturel, onglée d’argent, au 2) d’or à la roue de moulin de sable ; à la fasce de cinq fusées de gueules brochant sur la partition.

    Dans la littérature

    Champignolles est évoquée par Jean de La Varende qui fait du pays d'Ouche le lieu privilégié de ses œuvres : « Voici les grâces secrètes de cette contrée. Le petit fleuve s'accoude à gauche sur une forte colline chargée d'arbres, mais cerne, à droite, une haute et lente moquette qui s'exhausse vers le Sud. L'eau l'entoure d'un trait pur et chantant[35]. »

    Dans Promenades poétiques, Philippe Delerm la décrit ainsi : « Eh bien Champignolles existe, je l’ai rencontré, et me demande comment j’avais pu l’ignorer aussi longtemps. […] il me semble qu'il y a là comme un bout du monde, assez d'espace et de secret pour enclore la vie[36]. »

    Faits divers

    Le , Vincent Debraize, maire de la commune, fut placé en garde à vue pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public. Identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance, il fut soupçonné d'avoir insulté puis agressé deux jours auparavant Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate dans la deuxième circonscription de Paris alors que celle-ci, en campagne pour son élection, distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert. Il avait ensuite pris la fuite en pénétrant dans une station de métro[37],[38].

    Le , Vincent Debraize comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris en présence de sa victime présumée ; il a été requis contre lui une peine de 4 mois d'emprisonnement avec sursis et 1 500 euros d'amende.

    Le 2017, Vincent Debraize fut condamné à 3 mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende, décision dont il fait appel.[39]

    Le 6 mars 2020, Vincent Debraize a été relaxé de l'outrage. La cour a requalifié le délit de violence volontaire en contravention et l'a condamné à 1 000 euros d'amende[40].

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Lien externe

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

    Références

    1. « Le pays d'Ouche », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
    2. Géoportail - IGN.
    3. Service départemental de l’Architecture et du Patrimoine de l’Eure, Champignolles, avis de l'ABF sur l'ouverture à l'urbanisation de terrains, certificat d'urbanisme no 14305L0013, mars 2006.
    4. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
    5. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
    6. SANDRE, « Fiche La Risle (H6--0200) » (consulté le )
    7. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 88 (ANS 1968).
    8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France Librairie Droz, Genève 1990. p. 314.
    9. Dans une charte datée de 1155, Raoul de Tosny confirme les donations faites par son père, Roger de Tosny, aux moines de l'Abbaye de l'Estrée à Muzy, et qu'il maintient et autorise les coutumes de tous ceux qui habitent ses terres. Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de l'Estrée, Archives départementales de l'Eure (Evreux Cedex), H 0319, original, in Répertoire des cartulaires médiévaux et modernes. Paul Bertrand, Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2006. Ædilis, Publications scientifiques, 3.
    10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979. p. 137.
    11. François de Beaurepaire, op. cit.
    12. Ernest Nègre, op. cit.
    13. Aujourd'hui il semblerait que ce soit Le Mesnil-Durdent qui compte 24 habitants
    14. Archives départementales de l'Eure.
    15. Source : École des hautes études en sciences sociales (EHESS), en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France (BNF), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le Laboratoire de Démographie historique (LDH) et l'Institut national d'études démographiques (INED).
    16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
    20. Relation de la découverte par la société normande d'études préhistoriques, page 13 du bulletin de 1903 - Ancelle fils imprimeur à Évreux.
    21. Selon l'historien local Laurent Ridel.
    22. Thierry Coudert, « Arrêté préfectoral portant création d'une commune nouvelle La Vieille-Lyre », Recueil des actes administratifs no 27-2018-179, , p. 160-163 (lire en ligne [PDF])
    23. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, parution 2 mai 1943, (en ligne).
    24. Les comptes de la commune
    25. Fondation La Sauvegarde de l'art français.
    26. Jean de La Varende, Les Promenades, Champignolles, La Nation française, le .
    27. « Haut-relief : la Transfiguration », notice no PM27000481, base Palissy, ministère français de la Culture.
    28. Évangile selon saint Luc, 9, 28-33.
    29. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM27000480.
    30. Un recueil des travaux de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure de 1844 signale […] : « que trop souvent on est obligé de négliger les offres ou de refuser les donations faute d'un local […] Bernay néglige les débris du passé […]. Monsieur Chassant Alphonse Chassant sur data.bnf.fr signale aussi la vente d'émaux intéressants consentie par l'église de La Vieille Lyre. »
    31. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
    32. ZNIEFF 230000823 - Le vallon du moulin à tan sur le site de l’INPN..
    33. ZNIEFF 230031131 - La vallée de la Risle de Rugles à Ferrière-sur-Risle sur le site de l’INPN..
    34. « L'église, le cimetière et le lierre », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le )
    35. Jean de La Varende, La Nation française no 82 / 2 mai 1957 / Les Promenades / Champignolles.
    36. Philippe Delerm, Promenades poétiques, Champignolles / De France, ou d’Angleterre, novembre 1993
    37. Benoît Hasse et V. H., « Qui est Vincent Debraize, ce maire accusé de l'agression de NKM ? », sur Le Parisien,
    38. Louis Chahuneau, « Agression de NKM : Vincent Debraize, l'homme qui n'aimait pas les bobos », sur Le Point,
    39. Rédaction Le HuffPost avec AFP, « Vincent Debraize, l'agresseur de NKM, condamné à 3 mois de prison avec sursis », sur https://www.huffingtonpost.fr/,
    40. Béatrice Rabelle, « Eure : le maire de Champignolles condamné en appel pour l'agression de NKM en 2017 », sur France info,
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