Cellettes (Loir-et-Cher)

Cellettes est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Ses habitants sont les Cellettois.

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Cellettes

Le château de Beauregard.

Blason
Administration
Pays France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys »
Maire
Mandat
Joël Rutard
2020-2026
Code postal 41120
Code commune 41031
Démographie
Gentilé Cellettois
Population
municipale
2 642 hab. (2018 )
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 45″ nord, 1° 22′ 53″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 107 m
Superficie 20,96 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Blois
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vineuil
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Cellettes
Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher
Cellettes
Géolocalisation sur la carte : France
Cellettes
Géolocalisation sur la carte : France
Cellettes

    Géographie

    Le village de Cellettes est situé au sud du Blaisois, près de la forêt de Russy, sur la rivière Beuvron.

    Cellettes sur la carte de Cassini en 1753.

    Typologie

    Cellettes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blois, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 78 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

    Histoire

    En Sologne, la pénétration humaine, lentement amorcée depuis le premier âge de fer le long des principaux cours d’eau, s’est accentuée par l’arrivée des Carnutes. Ainsi Beuvron, la rivière des bièvres (castors) est un nom gaulois.

    Le site de Cellettes entouré de bois a pu se trouver à l’écart de la pénétration romaine, comme plus tard de l’arrivée des Normands, qui, l’une et l’autre, se sont faites par les vallées de la Loire et du Cher.

    Le nom de Cellettes vient de « cella », la cellule de l’ermite. Ses noms précédents sont « Cella Sancti Mundrici » et « La Celle-Saint-Mondry ».

    En effet, dès le VIe siècle, un ermite, saint Mondry (Mundericus ou Mondéric), se serait installé sur les bords du Beuvron. Des historiens contestent cette existence car certains faits et gestes, attribués aux ermites de cette époque, ont été rédigés à une date incertaine ou très postérieurement aux événements.

    Dans le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve que « Mondry (Mundericus) d'Arisitum aurait été le titulaire d'un évêché fondé vers 570 en Austrasie. Mondry lui-même aurait fondé à Cellettes, diocèse de Blois, une église et un village en mémoire de sa cellule primitive ».

    Dans la forêt de Russy, on peut encore voir la trace d'une voie romaine (pont romain).

    Au Moyen Âge, des moulins à blé ont été construits sur le Beuvron et l'existence de vignobles est attestée aux alentours de Cellettes.

    En 1790, Cellettes était un chef-lieu de canton. Elle a été rattachée au canton de Blois-Ouest en 1801.

    Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[6], dont Cellettes[7]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[8]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[9].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 1977 mars 1989 Claude Monflier    
    mars 1989 juin 1995 Jean-Philippe Grandon   Médecin
    mars 2014 juillet 2020 Michel Contour[10] DVG Retraité agricole, conseiller départemental depuis 2015
    juillet 2020 En cours Joël Rutard[10],[11] LR Professeur, profession scientifique

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

    En 2018, la commune comptait 2 642 habitants[Note 3], en augmentation de 6,15 % par rapport à 2013 (Loir-et-Cher : −0,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0271 0501 0891 0329801 0861 1941 2401 260
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 2121 1191 1291 1211 1481 1251 0781 0761 105
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 1441 0661 039893912888872954910
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    9381 0041 2001 7091 9222 1382 1862 2952 547
    2018 - - - - - - - -
    2 642--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution démographique (Nombre de feux)
    125016651709171317201725172617351741176817741786178717881789
    Feux220238228228228190193249215192175172170168166
    Gabellants610610540435426423
    Anciens comptages en nombre de feux « taillables », les gabellants sont les habitants de plus de huit ans

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 26,1 %, plus de 60 ans = 22,7 %) ;
    • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 10,5 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 26 %).
    Pyramide des âges à Cellettes en 2007 en pourcentage[16]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90  ans ou +
    0,3 
    6,4 
    75 à 89 ans
    8,2 
    16,0 
    60 à 74 ans
    17,5 
    26,1 
    45 à 59 ans
    24,9 
    19,6 
    30 à 44 ans
    21,4 
    12,5 
    15 à 29 ans
    10,5 
    19,2 
    0 à 14 ans
    17,3 
    Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[17]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,6 
    90  ans ou +
    1,6 
    8,3 
    75 à 89 ans
    11,5 
    14,8 
    60 à 74 ans
    15,7 
    21,4 
    45 à 59 ans
    20,6 
    20,3 
    30 à 44 ans
    19,2 
    16,2 
    15 à 29 ans
    14,7 
    18,5 
    0 à 14 ans
    16,7 

    Culture locale et patrimoine

    Patrimoine naturel et agricole

    Voies

    81 odonymes recensés à Cellettes (Loir-et-Cher)
    au 2 février 2014
    Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Sentier Venelle Autres Total
    4 [N 1] 0 0 3 [N 2] 1 [N 3] 7 0 0 3 [N 4] 0 3 [N 5] 33 0 0 27 [N 6] 81
    Notes « N »
    1. Allée de l'Archerie, allée des Étangs, allée du Chêne et allée Verte.
    2. Chemin de Charlemagne, chemin de la Fontaine et chemin de Maison-Vert.
    3. Clos des Meuniers
    4. Place Saint-Mondry, place du 8-Mai-1945 et place du 11-Novembre.
    5. Route d'Aulnières, route de la Bruyère et route de Seur.
    6. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
    Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

    Église Saint-Mondry

    Cette église est placée sous le patronage de saint Mondry.

    On ne connaît pas les plans de l’église primitive qui existait probablement dès le XIe siècle. Par une bulle du pape Lucius II datée du 15 avril 1144, on sait qu’elle dépendait de l’abbaye de Pontlevoy qui nommait son curé et ce jusqu’à la création du diocèse de Blois le 1er juillet 1697.

    L’église actuelle remonte au XIIIe siècle et comprenait à l’origine une nef centrale, le chœur et le transept. Au XVIe siècle on lui adjoint deux bas côtés au nord et au sud et au XIXe siècle, sous la direction de l’architecte Jules de la Morandière, la grande nef est prolongée d’une tribune et d’un porche flanqué de chaque côté d’un petit escalier de pierre permettant d’accéder à la tribune et au clocher.

    La voûte de la nef est une charpente en forme de coque de navire renversé. Au milieu du XVe siècle un orage déclencha un incendie qui la détruit, ainsi que la toiture de l’édifice.

    Charles d'Orléans, par lettre du 13 septembre 1447, donne, par grâce spéciale au curé et aux paroissiens de l’église, l’autorisation de couper et prendre dans sa forêt de Russy tout le bois nécessaire à la réfection de l’édifice.

    En 1850, l’abbé Belin qui avait été curé pendant 59 ans est remplacé par l’abbé Mollard âgé de 38 ans, plein de zèle et de projets, il entreprend avec le concours des paroissiens de remettre l’église en l’état et de la moderniser.

    Il fait refaire tous les vitraux entre 1860 et 1880 et repeindre les murs. N’étant pas satisfait de l’éclairage du chœur, il fait détruire les deux vitraux latéraux et murer l’emplacement puis fait ouvrir le fond du chœur pour y placer un grand vitrail représentant le Calvaire ; au pied de ce dernier il se fait représenter en souvenir de son voyage en Terre Sainte.

    Les reliques de saint Mondry sont conservées dans un curieux petit coffret de bois revêtu de plaques d’os décorées de dessins géométriques que l’on date de l’époque carolingienne. Devant sa fragilité, il fut pourvu au Moyen Âge de pentures en fer étamé pour assurer sa conservation.

    L’intérieur de l’église a été entièrement restauré en 1989. Les travaux ont duré six mois. Les peintures murales ont été retirées à l’exception de celles du chœur qui forment un décor autour des fresques. L’idée directrice étant de conserver et restaurer tout ce qui pouvait l’être et de le mettre en valeur.

    Châteaux

    Cellettes compte dix-huit châteaux ou maisons de maître sur son territoire, ce qui en fait une des communes de France les plus riches en ce domaine. Le charme des vallées du Beuvron et de son affluent le Conon a attiré à Cellettes les familles nobles du XVIe siècle, puis les bourgeois de Blois et enfin des familles parisiennes.

    Voici la liste de ces châteaux :

    • Le château de l'Angevinière, appelé également Mon repos ou le Gord ;
    • Le château de lArcherie ;
    • Le château des Aulnières, une closerie du XVIIe siècle ;
    • Le château de Beauregard, du XVIe siècle, le plus important, célèbre par sa galerie des portraits et son cabinet des grelots ; il est ouvert à la visite et comporte un parc de près de 70 hectares ;
    • Le château de la Blancardière ;
    • Le Boisselas qui date du milieu du XVIIe siècle ;
    • Le château de la Boissière ;
    • Le château de Bousseuil ;
    • Le château de Conon, qui a été transformé en ferme, et dont on peut encore voir le mur d'enceinte ;
    • La Fresnaye ;
    • Le château de la Gagnotterie, appelé également la Feuillée ou les Rosiers ;
    • L'Hydoinière ;
    • Le château de Lutaine, adossé à la forêt de Russy, qui s'enorgueillit d'avoir abrité quelque temps l'académicien Paul Claudel qui y écrivit en 1923 Les conversations en Loir-et-Cher ;
    • La Maison Vert ou château de la Vaugelay ;
    • Le château de Montrion ;
    • Le château d'Ornay ;
    • Le château des Rochères ;
    • Le château de la Rozelle ;

    à laquelle on peut ajouter :

    • Le château de la Coque qui est plus proche de Cellettes que de Cormeray sa commune d'appartenance.

    Héraldique

    Les armoiries de Cellettes se blasonnent ainsi :

    De sinople à la celle (ou cellule de moine) sommée d'une croisette d'or, adextrée d'un cep de vigne pampré du même et fruité de sable, le tout posé sur une terrasse aussi d'or chargée d'une burèle ondée du champ ; au chef aussi d'or chargé d'un castor au naturel, accosté de deux glands du champ.

    Création A. Garneau - J.-P. Fernon (1987).

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
    7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
    8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
    9. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
    10. « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
    11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
    12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    16. « Évolution et structure de la population à Cellettes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
    17. « Résultats du recensement de la population de Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

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