22e division d'infanterie (France)

La 22e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale.

Pour les articles homonymes, voir 22e division.

22e division d'infanterie
Pays France
Branche Armée de terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Fait partie de XIe corps d'armée
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Meuse
1914 - bataille de la Marne
(bataille des Marais de Saint-Gond)
1914- Bataille de l'Aisne
1914 - 1re Bataille de Picardie
1915 - 2e Bataille de Champagne
1916 - Bataille de Verdun
1917 - Bataille du Chemin des Dames
1918 - seconde bataille de Picardie
(Bataille de l'Avre)
1918 - Bataille de l'Aisne
1918 - Offensive des Cent-Jours
(Bataille de Somme-Py)
(Offensive Meuse-Argonne)
(Bataille du Chesne)
(Poussée vers la Meuse)

Commandants

  • 1861 - 1869 : général de Monet
  • -  : général Bonnet
  • -  : général Duez
  • -  : général Gallimard
  •  : général Colonieu
  • -  : général Rollet
  • -  : général Lanes
  • 1895 - 1898: général de Longuemar
  • -  : général de Benoist
  • -  : général Vigy
  •  : général Pambet
  •  : général Pierre Bouyssou
  •  : général François Henri Robert Jules Capdepont
  • -  : général Renouard
  • - général Spire…
  • -  : général de Saint-Just
  • -  : général Giraud
  • 1939 - 1940 : général Hassler
  • - … : général Béziers-Lafosse (temporairement)

La Première Guerre mondiale

Les archives de la division (journaux des marches et des opérations, notamment) ont été détruites lors des combats du Chemin des Dames.

Mobilisation à novembre 1917

  • 43e brigade d'infanterie
62e régiment d'infanterie
116e régiment d'infanterie
  • 44e brigade d'infanterie
19e régiment d'infanterie
118e régiment d'infanterie

Novembre 1917à novembre 1918

  • infanterie :
19e régiment d'infanterie
62e régiment d'infanterie
118e régiment d'infanterie
  • 3 groupes de 75 du 35e régiment d'artillerie

Historique

Mobilisée dans la 11e région.

1914

 : combats de Tourteron.
16 -  : attaque française sur le front Ovillers-la-Boisselle.
 : attaque française sur La Boisselle.
 : nouvelle action locale française sur La Boisselle[6].
 : attaque allemande devant La Boisselle.

1915

 : prise de Tahure[8].
  • - 1er novembre : retrait du front, repos vers Somme-Bionne.
  • -  : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre le nord de Tahure et le nord des Mamelles. Le , front étendu à droite jusque vers La Courtine.

1916

  • -  : retrait du front, mouvement vers la région sud-est de Châlons-sur-Marne et à partir du vers le camp de Mailly ; instructions. À partir du , transport dans la région de Dampierre-le-Château ; repos. À partir du , mouvement vers Vaubecourt.
La région de Verdun en 1916.
  • -  : transport par camions à Verdun. À partir du , engagée dans la bataille de Verdun vers la ferme de Thiaumont et le bois d'Haudromont.
 : attaque allemande.
  • -  : retrait du front et repos vers Bar-le-Duc. À partir du , transport par V.F. dans la région de Fère-en-Tardenois. À partir du , instruction au camp de Ville-en-Tardenois.
  • -  : mouvement vers le nord et occupation d'un secteur vers Berry-au-Bac et Loivre[9].
  • -  : retrait du front et instruction au camp de Dravegny. À partir du , repos dans la région de Château-Thierry. À partir du , transport par V.F. dans la région de Saint-Dizier ; repos. À partir du , mouvement vers Vavincourt ; repos.
  • -  : transport à Verdun. À partir du , occupation d'un secteur dans la région Vaux-devant-Damloup[10], ferme de Dicourt (éléments en secteur depuis le ).
 : extension du front, à droite jusqu'au nord de Châtillon-sous-les-Côtes.

1917

  • -  : retrait du front ; le transport par V.F. dans la région de La Ferté-Gaucher et de Coulommiers ; repos et instruction. À partir du , mouvement par étapes et transport par camions vers la région de Soissons ; travaux.
  • -  : poursuite des troupes allemandes, lors de leur retrait stratégique durant l'opération Alberich vers la ligne Hindenburg, occupation des positions conquises entre la Vesle et Laffaux.
  • 8 -  : retrait du front ; repos au sud de Soissons et à partir du vers Oulchy-le-Château.
  • -  : occupation d'un secteur entre la ferme Hurtebise et la route de Paissy à Ailles, défense et organisation des positions conquises antérieurement :
5 et  : combats violents (bataille du Chemin des Dames)[11].
 : extension du front, à gauche, jusqu'à la ferme de la Bovelle.
  • -  : retrait du front, mouvement vers Lassigny, puis repos dans la région de Montdidier.
  • -  : occupation d'un secteur entre Francilly-Selency et Pontruet (en liaison avec l'armée britannique).
  • -  : retrait du front, transport par V.F. de Montdidier à Versailles, repos dans la vallée de Chevreuse. À partir du , transport par V.F., de Versailles, dans la région de Villers-Cotterêts.
  • -  : occupation d'un secteur vers le Panthéon et la ferme de Colombe, réduit à droite à l'ouest du Panthéon ; préparatifs d'offensive.
  • -  : retrait du front, mouvement vers Chassemy ; repos.
 : mouvement vers Ecuiry.
  • 5 -  : occupation d'un secteur vers la ferme Rosay et le bois de Mortier.
  • -  : retrait du front, mouvement vers Ecuiry ; repos.
  • -  : occupation d'un secteur vers le bois de Mortier et Quincy-Basse.

1918

  • 12 -  : retrait du front, mouvement vers Lagny ; à partir du travaux.
  • -  : transport par camions dans la région de Nesle. Engagée dans la bataille de l'Avre, (seconde bataille de Picardie), combats à Nesle, Roye et Rollot, repli jusque dans la région est de Rollot.
  • 2 -  : retrait du front et mouvement vers la région Oulchy-le-Château, Braine ; repos.
  • -  : mouvement vers le front et occupation d'un secteur sur le chemin des Dames, vers la ferme Vauclerc et les Vaumaires.
  • 27 mai -  : engagée dans la bataille de l'Aisne, subit le choc de l'offensive allemande[12]. À partir du , reconstitution dans la région de Marcilly-sur-Seine
  • - 1er septembre : transport par V.F. en Alsace ; puis à partir du occupation d'un secteur entre Leimbach et Metzeral.
 : front réduit à gauche jusqu'au Ballon de Guebwiller.
 : front étendu à gauche, le jusqu'à la vallée de la Lauch.
  • 1er -  : retrait du front, transport par V.F. en Champagne. Repos et instruction dans la région de Changy, puis dans celle de La Cheppe ; puis mouvement vers le front.
  • -  : engagée dans la bataille de Somme-Py, (Offensive Meuse-Argonne) et son exploitation. Offensive sur la ferme Navarin, vers la butte de Souain, SommePy et la rive nord de la Py.
 : passage de l'Arnes.
5 -  : combats entre la Retourne et l'Aisne.
  • -  : retrait du front, repos vers Trépail. À partir du , mouvement par Baconnes, vers le front, relève d'éléments américains dans la région Voncq, Attigny. À partir du 1er novembre engagée dans la bataille du Chesne, puis à partir du dans la poussée vers la Meuse.
10 -  : combats dans la région de Mézières.

Affectation organique

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2 -
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16 -
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2 -
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21 -
2 -
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2 -
  • Détachement d'Armée Foch
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  • Groupement Pétain
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La Seconde Guerre mondiale

Drôle de guerre

La 22e division d'infanterie (22e DI), de série A et de type nord-est, du général Hassler, est prévue pour être engagée dans la manœuvre Dyle décidée en novembre 1939. Division du XIe corps d'armée qui dépend de la 9e armée, elle doit pour la manœuvre Dyle constituer l'aile droite de son corps d'armée sur la Meuse, entre Hastière et Vireux-Molhain, en liaison au nord avec la 18e division d'infanterie et au sud avec la 61e division d'infanterie du XLIe corps d'armée de forteresse. Elle doit pour cela parcourir 50 km depuis sa base de départ, dans la région de Maubert-Fontaine[14]. Ses moyens de déplacements sont lacunaires, ses moyens de liaisons n'existent pas et elle ne possède pas de compagnie divisionnaire antichar[14]. Bien que la portion qu'elle doit occuper sur la Meuse soit en grande partie en France, elle n'occupe pas cette partie avant l'offensive allemande en Belgique, seul un détachement dit « de Givet » tente de préparer et organiser la position à l'avance[14].

Parallèlement, son groupe de reconnaissance de division d'infanterie, le 24e GRDI, doit participer à la manœuvre retardatrice dans les Ardennes du plan Dyle : avec les 30e GRDI et 17e GRCA (respectivement de la 18e division d'infanterie et du XIe corps d'armée) il forme un groupement qui renforce la 1re division légère de cavalerie (1re DLC) qui participe à la couverture de la progression de la 9e armée vers la Meuse en contrôlant dans un premier temps le fleuve entre Houx et Hastière[15]. Le groupement, évoluant sur la gauche de la 1re DLC, doit ensuite passer la Meuse et progresser sur l'axe GivetBeauraingForrièresChamplonHouffalize[15].

À partir du , le général Béziers-Lafosse, commandant l'infanterie de la division, remplace temporairement le général Hassler[14].

Composition

Au [16] :
Cavalerie :

Infanterie :

Artillerie :

  • 18e régiment d'artillerie divisionnaire
  • 218e régiment d'artillerie lourde divisionnaire
  • 10e batterie divisionnaire antichar du 18e RAD
  • 22e parc d'artillerie divisionnaire
  • 22e compagnie d’ouvriers d'artillerie
  • 22e section de munitions hippomobile
  • 222e section de munitions automobile

Génie

  • compagnie de sapeurs mineurs 22/1
  • compagnie de sapeurs mineurs 22/2

Transmissions

  • compagnie télégraphique 22/81
  • compagnie radio 22/82

Train

  • compagnie hippomobile 22/11
  • compagnie automobile 122/18

Intendance

  • groupe d’exploitation divisionnaire 22/11

Santé

  • 22e groupe sanitaire divisionnaire

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal, , 462 p. (ISBN 978-2-84048-270-3 et 2-84048-270-3).
  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

Liens externes

  • Armée et histoire militaire françaises
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