Seat

Seat (acronyme de Sociedad Española de Automóviles de Turismo) est un constructeur automobile espagnol, créé le [1] par la volonté du gouvernement espagnol avec l'aide de Fiat qui détenait 7 %. Il fut d'abord géré par l'Instituto Nacional de Industria (propriétaire de 51 % du capital), et fut maintenu jusqu'en 1982 sous le contrôle de Fiat. C'est depuis 1986 une filiale du groupe allemand Volkswagen.

Seat

Logo de Seat

Seat Exeo

Création [1]
Dates clés 1984 : Rachat par le groupe Volkswagen
Fondateurs INI - Fiat
Forme juridique société anonyme
Slogan /
Siège social Martorell, Catalogne
 Espagne
Direction Wayne A. Griffiths, président
Jorge Díez, directeur du design
Actionnaires Volkswagen AG
Activité Construction automobile
Produits Automobile
Société mère Groupe Volkswagen
Effectif 14 663 (2019)
Site web http://www.seat.fr/

Chiffre d'affaires 10,202 milliards d'euros en 2018[2]

Histoire

Jusqu'à la première automobile Seat

Le , la banque espagnole privée Banco Urquijo soutenue par son groupe d'industries fonde la « Sociedad Ibérica de Automóviles de Turismo » (SIAT), le prédécesseur de Seat[3].

L'entreprise Seat est créée le . Celle-ci produira d'abord des automobiles de marque Fiat sous licence, presque similaires aux modèles italiens, mais souvent déclinés de façon originale et propre au marché espagnol, notamment des versions 4-portes ou 5-portes de modèles qui n'existaient qu'en 2-portes ou 3-portes en Italie. De son côté, l'entreprise Fiat apportera son conseil technique et fournira les licences de production de ses modèles italiens jusqu'au début des années 1980. De 1919 jusqu'au début de la Guerre d'Espagne en 1939, Fiat a par ailleurs produit des voitures en Espagne sous le nom de sa filiale Fiat Hispania.

La première automobile vendue sous la marque Seat est la berline 4-portes « 1400 », copie de la Fiat 1400. Elle sort en [1] des chaînes de la nouvelle usine de l'entreprise située dans la zone franche de Barcelone, qui avait été inaugurée en juin de la même année. La 1400 est produite jusqu'en 1963, date à laquelle elle revêt une nouvelle carrosserie, provenant de la 1800 de Fiat, et devient une berline cossue. L'année suivante, la 1400 est dotée d'un moteur de 1 500 cm3 de cylindrée au rendement bien meilleur, conçu par l'ingénieur Aurelio Lampredi, pour devenir, de façon non officielle, la 1400 « C », avant de s'appeler Seat 1500.

La Seat 600, voiture-miracle de l'après-guerre espagnol

Seat 600 Formichetta de 1959

La Seat 600 naît en 1957[1]. Son lancement coïncide avec l'arrêt de production du Biscooter (ou Biscúter (en) en espagnol), une toute petite voiture ou micro-car dessinée par Gabriel Voisin pour les marchés en développement et qui avait connu une popularité importante dans l'Espagne de l'après-guerre. Le parc automobile espagnol est alors composé surtout de camions, de motocyclettes et de moyens de transports publics. La Seat 600 est née du « Plan de développement » lancé à la même époque et devient le symbole officieux de la reconstruction nationale. Elle s'adresse à une clientèle aux moyens modestes, mais qui demande un véhicule économique, capable de se déplacer aisément en ville et de transporter personnes et bagages, et qui soit, surtout, une véritable automobile. À quelques différences mineures près, dont la principale est l'écusson sur la calandre, elle est identique à la Fiat 600 italienne. Elle sera cependant produite en version quatre-portes allongée avec petite vitre de custode arrière, à partir de 1963, sous le nom de Seat 800. Comme la Fiat 600, elle se dote d'un moteur de 767 cm3 et devient la 600D. (Sa version commerciale, la Seat 600 Formichetta, est une petite fourgonnette propre au marché espagnol qui existe en version tôlée ou bâchée. Le principe de son architecture a priori paradoxale - fourgonnette à moteur arrière - reprend celle du VW Combi de la même époque). Dès la première année, les concessionnaires enregistrent 100 000 commandes de la nouvelle voiture et doivent même en refuser. La cadence de production passe de quatre-vingts exemplaires par jour au début de 1961 à 240 à la fin de 1964, contribuant ainsi à faire chuter davantage les coûts de production. La Seat 600 est souvent créditée comme étant l'automobile qui a mis l'Espagne sur roues ; elle possède même sa propre statue à Los Boliches, Fuengirola (Malaga). En 1971, une voiture sur quatre sur les routes espagnoles était une Seat 600. L'écrivain Vazquez Montalban fit observer que : « Le jour où les Espagnols montèrent dans leurs 600, ils laissèrent leur passé derrière eux et partirent en week-end, pour un voyage dont ils ne sont jamais revenus ».

Les succès des années 1960

La Seat 850 est lancée en 1966 et sera accompagnée de la 850 Sport, toutes deux identiques (à la calandre près) aux modèles Fiat 850. La Seat 850 espagnole sera cependant produite en version 4-portes de 1966 à 1974, avec un toit angulaire qui évoque celui de la future 124.

La Seat 124 commencera sa carrière en 1968[1], deux ans après son homologue italienne, alors que Seat emploie 20 000 personnes et produit désormais 200 000 voitures par an. En 1969, elle sera accompagnée d'une version espagnole du 124 Coupé de Fiat ; la millionième Seat sort de chaîne, une 124 jaune. Initialement produite avec un moteur de 1 197 cm3, la 124 terminera sa carrière avec des cylindrées de 1 600, 1 800 et 2 000 cm3 lancées en 1976. Elle sera également restylée avec des optiques rectangulaires et des feux arrière allongés de même forme rappelant ceux de la Seat 1430, qui date de 1969. Cette berline familiale aux performances sportives, équipée du moteur de 1 438 cm3 à double-arbre à cames en tête de la Fiat 124 S, est reconnaissable à ses doubles optiques carrées (différentes de celles de la Fiat 125 de la même époque), et parfois une calandre noir mat comme la bande qui relie les feux arrière. Elle connaîtra une vraie popularité auprès des pilotes espagnols et obtiendra de nombreux succès en compétition dans l'Espagne de cette époque.

La 1430 sera lancée en 1971 par le Département « Seat Véhicules Spéciaux », qui deviendra Seat Sport à partir de 1985. Chargé d'assurer la participation de la marque aux championnats de rallye, celui-ci engage deux Seat 1430/124D Especial 1800 au Rallye automobile Monte-Carlo de 1977 avec pour pilotes Antonio Zanini et Salvador Cañellas qui se classent respectivement 3e et 4e.

L'exportation, sous la tutelle de Fiat

En 1967, Seat est devenu le premier constructeur automobile en Espagne, marques étrangères implantées localement comprises. L'État a réduit sa part dans le capital de la marque à 32 %, mais Fiat, dont la participation est passée à 36 % du capital, a pris le contrôle de la marque et de son développement. Six banques continuent de se partager les 32 % de capital restant. Le constructeur espagnol continuera ensuite de dominer le marché national. 282 698 voitures sont produites en 1971, soit 58 % de la production nationale, malgré des grèves et d'importantes inondations du site de production, situé en bord de mer.

La Seat 127, nouvelle réplique de la Fiat 127, sort en 1972. Caractéristique typiquement locale, la 127 existe également en 4-portes. 50 000 véhicules vont être vendus en l'espace de six mois. Les versions deux et quatre-portes de la 127 seront ensuite équipées d'un hayon ; une version Samba, façon beach-car décapotable, verra aussi le jour. C'est aussi la fin d'une époque : la production de la mythique 600 s'arrête ; une dernière 600 L Especial quitte les chaînes de montage le après que 800 000 ont été produites, c'est un événement national dans tous les médias du pays. La Seat 127, elle, sera produite au total à 1,3 million d'exemplaires.

Malgré la crise due au choc pétrolier l'année suivante, Seat dépasse le cap des deux millions de véhicules produits tout en continuant ses exportations, vers l'Amérique du Sud notamment, les marchés européens restant la chasse gardée de Fiat.

Les modèles se succèdent rapidement. La Seat 132, clone espagnol de la Fiat 132 italienne, est lancée en 1973. Cette année, avec la 1430, grâce à l'aide de Fiat, ces deux voitures compteront parmi les importations automobiles les plus importantes de la Grèce et de la Finlande. En 1974, c'est au tour de la 133 de voir le jour. Il s'agit d'une voiture originale qui combine un arrière de 127, une plateforme de 850 et un avant de Fiat 126. Elle sera exportée sous le nom de Fiat 133.

Le marché s'ouvre

En 1975, à la mort du Général Franco, une nouvelle ère pleine de promesses débute, qui laisse entrevoir l'ouverture du marché espagnol aux importations étrangères, longtemps rendues impossibles par le verrouillage des frontières. Les constructeurs automobiles sont tapis en embuscade ; Fiat, qui espère reprendre la main sur la société espagnole, monte à hauteur de 50 % du capital de l'entreprise espagnole. Le centre technique de Martorell est inauguré et Seat lance sa version éponyme de la Fiat 131 Mirafiori.

En 1976, sur ordre de son actionnaire majoritaire étatique, INI, Seat acquiert, au prix fort et afin de sauvegarder les emplois, les installations d'Authi, coentreprise fondée en 1965 entre NMQ et British Motor Corporation devenue British Leyland. Celle-ci produisait des évolutions de modèles britanniques sous licence à Landaben, dans la banlieue de Pampelune et est désormais en faillite. Il est convenu que Seat construise sur ce site la Lancia Beta sous licence pour le marché espagnol en pleine expansion, mais encore fortement protégé. Seront finalement produites, dans les usines de Landaben, la 124 Pamplona, la 131 Mirafiori, ainsi que la Lancia Beta Coupé et Beta HPE (à la carrosserie « break de chasse ») avec des systèmes de suspension simplifiés et des motorisations moins puissantes pour bénéficier d'une taxation favorable.

La période des ambitions

Mais en 1976 toujours, la marque crée la surprise en lançant la Seat 1200 Sport, une voiture totalement originale, inspirée par un projet de la défunte marque NSU et non par Fiat. Cette traction avant 2-portes a été entièrement dessinée au centre technique de Martorell en Catalogne. Elle se distingue par ses boucliers noirs (qui lui valent le surnom de « Bocanegra » en espagnol, qui se traduirait en français par « bouche noire »), ses optiques en meurtrière horizontale et des lignes modernes un peu dans le style de la Volkswagen Scirocco de la même époque. Les ouïes sur les ailes arrière rappellent que le projet orignal de NSU devait être une propulsion à moteur arrière. Elle sera exportée dans toute l'Europe, mais ne connaîtra pas tout le succès escompté : elle est malheureusement sous-motorisée car équipée d'un ancien moteur Fiat de 1 197 cm3 et possède un freinage jugé insuffisant. L'adoption du moteur de la berline sportive 1430 et de la dénomination « 1430 Sport », et des modifications au dessin du carburateur créent de fait la 1200 Sport deuxième-série, mais n'enrayent pas la désaffection des acheteurs. Avec ce modèle cependant s'opère une prise de conscience que Seat et l'industrie espagnole tout entière ont désormais la capacité de fabriquer des produits originaux sans devoir faire appel à des licences ou des technologies étrangères. Les feux arrière de la 1200 Sport préfigurent d'ailleurs ceux de la Fiat Ritmo qui sera lancée en 1978 ; la Seat du même nom sortira en 1979.

À l'aube des années 1980, Seat a produit quatre millions de véhicules. Malgré des ventes honorables, sa stratégie d'expansion, au demeurant très coûteuse, et le deuxième choc pétrolier de 1979 finissent par porter un coup sévère aux comptes de la marque espagnole.

Séparation de Fiat

Après la mort de Franco, l'INI, actionnaire des anciennes compagnies nationales, avait reçu la mission de vendre les entreprises déficitaires dans lesquelles l'État espagnol détenait une participation. Depuis sa création, Seat avait majoritairement produit des modèles Fiat étudiés à Turin. La négociation pour le rachat complet de la société par le groupe italien s'annonçait favorable. Mais un audit commandé pour l'occasion mit en évidence, à la grande surprise des dirigeants de Fiat, une dette qui dépassait les 20 milliards de pesetas. La société employait 32 000 salariés, soit 30 % de trop selon les critères italiens, et sa situation financière avait été aggravée par le rachat forcé de la marque et des installations d'Authi lorsque celle-ci avait fait faillite. Fiat exigea donc que l'État espagnol procède à l’épuration des comptes de Seat avant de racheter la totalité de la société dans laquelle la firme italienne indiquait avoir déjà beaucoup investi.

En , un « projet d'accord d'intégration préliminaire » fut signé confiant le contrôle de la société Seat aux mains des dirigeants italiens et son intégration dans le groupe Fiat était prévue à partir de , date d'expiration du contrat trentenaire d'origine entre Fiat et l'INI. De son côté, la multinationale italienne faisait face à des tensions sociales graves en Italie et affrontait les syndicats et le PCI qui menaient campagne contre cet investissement craignant des délocalisations. Fiat décida de ne pas poursuivre dans les délais fixés par le projet d'accord tant que la situation financière ne serait pas réglée. Le groupe italien avait déjà versé 3 milliards de pesetas pour une première augmentation de capital et s'apprêtait à verser la même somme pour la seconde et dernière tranche. Mais le gouvernement espagnol refusa toute intervention. Aussi, ce fut une surprise générale lorsque Fiat, partenaire tutélaire de Seat depuis les années 1950, annonça céder toutes ses actions Seat à l'INI pour la somme symbolique de 1 peseta par action.

L'INI détenait désormais 95 % de Seat. Un accord de coopération « léger » fut cependant signé entre Seat et Fiat le . Par cet accord, Seat fut autorisé à poursuivre la production sous licence des modèles en cours en procédant immédiatement à un restyling des modèles italiens 127, Ritmo et Panda, sans se limiter aux éléments visibles intérieurs et extérieurs, mais en prenant également en compte des éléments « significatifs ».

L'arrivée de Volkswagen, la griffe de Porsche et de Giugiaro

En 1982, un changement crucial intervient dans la vie de l'entreprise. Depuis l'arrêt de la coopération avec Fiat, plus aucun projet nouveau n'est étudié. Les ventes chutent inexorablement et le constructeur espagnol cherche des contrats pour produire des automobiles pour le compte d'autres constructeurs afin de ne pas faire faillite. Volkswagen devient partenaire industriel et commercial de Seat : la marque allemande assistera Seat dans la vente de ses modèles hors de son marché d’origine tandis que certains modèles Audi et Volkswagen seront fabriqués en Espagne dans les usines Seat. Le gouvernement espagnol a choisi de renflouer Seat avec 180 milliards de pesetas sous forme de subventions, puis de vendre une première tranche de 50 % de Seat à Volkswagen pour 40 milliards de pesetas. À cette occasion, Fiat exprime largement son désaccord, faisant remarquer une différence de traitement manifeste par le refus en 1980 du gouvernement espagnol de couvrir les 20 milliards de dettes de l'entreprise en échange du prix de vente de ses parts.

La même année, le constructeur espagnol lance la Seat Ronda, basée sur la Fiat Ritmo, avec un avant et un arrière très légèrement remodelés. La Ronda, qui inaugure chez Seat une nomenclature de modèles basée sur des noms de villes espagnoles, sera d’ailleurs à l’origine d’un nouveau contentieux avec Fiat. Elle était identique à la version restylée de la Ritmo que le groupe italien s'apprêtait à lancer (et dont les équipes espagnoles avaient eu connaissance), qui se voyait ainsi couper l'herbe sous le pied. Fiat accuse Seat de plagiat et lui intente un procès. De son côté, pour montrer la différence, le PDG de Seat, Juan Miguel Antoñanzas, fera une habile présentation comparative à la presse d’une Ronda où toutes les pièces originales de la voiture espagnole sont peintes en jaune vif.

L’année suivante, naît la Seat Fura, extrapolation de la Fiat 127. Elle se distingue par des faces avant et arrière intégrées aux boucliers, qui se prolongent sur les flancs et les entourages de roue.

La Seat Ibiza, lancée en 1984[4] à partir d’un projet refusé de Volkswagen Golf II, constitue le premier modèle entièrement original de Seat. Elle a tout pour créer l'événement : dessinée par les équipes d'Italdesign du styliste italien Giorgetto Giugiaro sur la plateforme de l'ancienne 127, ses moteurs essence sont conçus par Porsche comme l'indique un monogramme de la marque allemande sur les ailes de la voiture sauf le moteur diesel qui est celui de l'ancienne Seat Ritmo d'origine Fiat. Sa version 3-volumes, la Seat Malaga, qui reprend la structure de l'ancienne Ritmo, sortira l’année suivante. Toutes deux seront handicapées par des problèmes de qualité, notamment les premières versions diesel insuffisamment isolées, alors que Volkswagen n’était pas encore véritablement impliqué dans la conception des modèles. Cela montre également les limites de Seat à fonctionner de façon autonome sans l'appui d'un autre constructeur et d'un système où ses « nouveaux » modèles sont obligés de reprendre de nombreuses pièces et l'architecture des modèles plus anciens.

Volkswagen majoritaire au capital

Le pavillon Seat d'Autostadt à Wolfsbourg

Mais en , le groupe Volkswagen rachète 51 % des actions de Seat, puis monte à hauteur de 75 % du capital quelques mois plus tard. Seat devient la troisième marque du groupe allemand. La production atteint un record historique de 400 000 unités par an, tandis que les exportations atteignent 250 000 véhicules. La Seat Marbella, copie fortement restylée de la première version de la Seat Panda d'origine Fiat, voit le jour. Voiture économique dont la fiabilité résulte de l'expérience accumulée depuis le lancement de la Fiat Panda en 1980, elle constitue un succès commercial et sera produite jusqu'en 1998.

En 1988, pour la première fois depuis longtemps, les comptes de Seat sortent du rouge grâce notamment au succès de l'Ibiza, produite à 500 000 exemplaires, qui devient le modèle phare de la marque et dont le millionième exemplaire sort des chaînes en 1991. Synonyme du renouveau de Seat, elle sera restylée et refondue plusieurs fois et poursuit sa carrière aujourd'hui.

La même année, la Toledo, premier modèle issu de la coopération directe avec Volkswagen, vient remplacer la Málaga qui n'a jamais vraiment séduit en Europe. Modèle aux lignes modernes et « méditerranéennes » avec une préférence pour les trois volumes, disposant d'une gamme de motorisation 4-cylindres de 68 à 150 ch, la Toledo devient rapidement un succès sur son segment en Espagne. Elle est le fruit d'une étroite collaboration avec Volkswagen, qui détient désormais 99,99 % du capital, le 0,01 % restant appartenant à des banques. Ce sont près de 2 000 Toledo qui équipent la flotte officielle des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, dont Seat est le fournisseur officiel de véhicules[4].

En 1993, Seat lance la nouvelle Ibiza construite sur la base de la Volkswagen Polo, avec des motorisations de 50 à 150 ch issues de la gamme Polo et Golf. En février, le roi Juan Carlos Ier inaugure les nouvelles usines de Martorell, construites pour un coût de 30 000 millions de pesetas. Présentée comme « l'usine automobile la plus moderne d'Europe », Martorell occupe 3 millions de m², dont 700 000 construits, et emploie 8 500 personnes, capables de produire 1 500 véhicules par jour. Les installations historiques de la Zone Franche deviennent un centre d'étude et d'essais.

En 2015, Seat est une des quatre marques du groupe impliquées dans l'affaire Volkswagen liée au trucage de tests d’émissions polluantes.

Identité visuelle

Chiffres de vente

Année Ventes mondiales du constructeur Seat
100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000
2011[5] 353 000  
2012[6] 321 000  
2013 355 000  
2014[7] 390 500  
2015[6] 400 037  
2016[8] 410 200  
2017[9] 468 400  
2018[10] 517 600  
2019[11] 574 100  
2020[12] 399 600  

Lieux de production

En , le constructeur annonce la production de son dix millionième véhicule dans son usine espagnole de Martorell, inaugurée en 1993[13].

PAYSLIEURÉGION
EspagneMartorellBarcelone
EspagneZona FrancaBarcelone
PortugalPalmelaLisbonne
SlovaquieBratislavaBratislava
TchéquieKvasinyBohême
AllemagneWolfsburgBasse-Saxe
AlgérieZone industrielle de Sidi KhettabRelizane

Source : site motorsport[14]

Gamme

Cupra

Cupra est à l'origine la division sportive de la marque Seat. Les versions sportives des modèles Seat reçoivent une version Cupra, comme la León ou l'Ibiza.

Le , Cupra devient une marque à part entière[15].

Anciens modèles sous licence Fiat

Anciens modèles

  • Seat Malaga (sa structure était basée sur la Seat Ronda, une version remodelée de la Fiat Ritmo)
  • Seat Córdoba (remplace la Seat Malaga)
  • Seat Inca (sœur jumelle de la Volkswagen Caddy 9K)
  • Seat Arosa (sœur jumelle de la Volkswagen Lupo)
  • Seat Exeo (berline routière, basée sur l'Audi A4 B7)
  • Seat Altea (monospace compact)

Gamme actuelle

modèle Années Notes Images
Seat Mii Electric[16] Depuis 2019 Mini citadine, basée sur la Volkswagen up!.
Seat Ibiza V Depuis 2017 Citadine compacte. Basée sur le châssis des Volkswagen Polo VI et Audi A1
Seat León IV[17] Depuis 2020 Compacte tricorps en version 5 portes, coupé (SC), break (ST), SUV (X-PERIENCE) et sport (CUPRA, édition limitée CUPRA R). Développée sur la plateforme des VW Golf VII et Audi A3
Seat Arona Depuis 2017 Crossover. Développé sur la plateforme des Volkswagen Polo VI et Seat Ibiza V.
Seat Ateca Depuis 2016 SUV compact basé sur les Groupe Volkswagen (Volkswagen T-Roc, Škoda Karoq et Audi Q3)
Seat Tarraco Depuis 2018 Grand SUV, basé sur le Škoda Kodiaq et le Volkswagen Tiguan. Il est le premier SUV 7 places du constructeur.

Concept-cars

Trottinettes électriques

Le , Seat présente sa première trottinette électrique : la eXS KickScooter. Produite en partenariat avec Segway, cette dernière aura une vitesse limitée à 25 km/h et une autonomie de 25 km. Elle est commercialisée depuis le mois de [18].

Notes et références

  1. 60 ans pour Seat (1/2) - webcarnews.com, 11 mai 2010 (voir archive)
  2. « SEAT réalise le meilleur bénéfice d'exploitation de son histoire en 2018 », sur seat.fr (consulté le ).
  3. (es) Seat: kilómetros más cortos - Rodrigo Fersainz, Autobild.es, 3 août 2010
  4. 60 ans pour Seat (2/2) - webcarnews.com, 12 mai 2010 (voir archive)
  5. Philippe Jacqué, « Seat, le casse-tête de Volkswagen », Le Monde,
  6. Communiqué de presse SEAT, « Les ventes de SEAT montent en flèche : + 25 % en trois ans », Seat,
  7. Matthieu Lauraux, « Les Ventes Automobiles 2014 par constructeurs et marques », TF1,
  8. Communiqué de presse SEAT, « L'Ateca a fait grimper les ventes SEAT de 2016 », Seat,
  9. « Les ventes mondiales de Seat atteignent 468 400 véhicules en 2017 », La Tribune Auto,
  10. Communiqué de presse SEAT, « SEAT bat son record historique de ventes en 2018 au niveau mondial », Seat,
  11. F.I, « Les ventes mondiales de Seat atteignent 574 100 véhicules en 2019 », La Tribune Auto,
  12. F.I, « Les ventes mondiales de Seat atteignent 399 600 véhicules en 2020 », La Tribune Auto,
  13. Communiqué de presse SEAT, « SEAT dépasse les 10 millions de véhicules », Seat,
  14. (es) « ¿Dónde se fabrican los SEAT? Más de la mitad, fuera de España », sur Motor1.com (consulté le )
  15. Benoit Alves, « CUPRA, s'émancipe de SEAT et devient une marque ! », sur https://www.larevueautomobile.com,
  16. « Seat Mii électrique : prix, autonomie, batteries, performances », sur Automobile Propre (consulté le )
  17. Bertrand Bellois, « Essai Seat Leon 1.5 eTSI FR (2020) : notre avis sur la nouvelle Leon », sur L'argus.fr, (consulté le )
  18. « SEAT lance une trottinette électrique en partenariat avec Segway », NexxDrive, (lire en ligne, consulté le )

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • (es) Eulàlia Solé, SEAT 1950-1993, Ediciones de la Tempestad/Actualidad, Barcelone, 1994 (ISBN 84-87561-64-0), 151 pages
  • Emmanuel Delay, SEAT, constructeur espagnol d'automobiles résolument tourné vers l'Europe, IEP, Saint-Martin-d'Hères, 1991, 69 pages (mémoire de Science politique)

Liens externes

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