Saturne (mythologie)

Saturne est un dieu de la religion romaine.

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Saturne
Dieu de la mythologie romaine

Bas-relief romain du IIe siècle apr. J.-C. représentant Saturne tenant une faucille
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Dedra
Nom latin Saturnus
Fonction principale Dieu des Saturnales, civilisateur, puis par assimilation avec Cronos, du temps et de la mort
Résidence Italie
Groupe divin triade capitoline
Parèdre Rhéa
Équivalent(s) par syncrétisme Cronos
Culte
Temple(s) Temple de Saturne
Famille
Père Uranus
Mère Tellus / Terra
Symboles
Attribut(s) Faucille, Sablier
Animal Bélier

Il préside la période qui précède le solstice d'hiver, celle des Saturnales[1]. Pendant le reste de l'année, c'est un deus otiosus, un dieu en sommeil. Sa statue est liée par des bandelettes dont on ne le libère qu'au moment des Saturnales. Le Temple de Saturne dans le Forum romain abrita le trésor public et les archives (aerarium) de la République romaine au début de l'Empire romain.

Il a été assimilé assez tôt par les Romains au titan grec Cronos.

Étymologie

L'étymologie de son nom est discutée. On voyait autrefois dans Saturne une divinité agraire du fait de son attribut, la faucille (on lui attribuait notamment la protection des semailles), et on interprétait son nom par la racine « semer ». Cette étymologie est aujourd'hui abandonnée, ainsi que son statut de dieu agraire qui serait inactif la majeure partie de l'année[2].

Jean Haudry propose de reprendre une ancienne étymologie qui rapproche le nom de Saturne de celui du dieu védique Savitar avec une base *sa(e)tori-no- signifiant « qui se manifeste dans l'impulsion ». Saturne serait originellement comme Savitar un impulseur des biens, aspect que l'on retrouve dans les réjouissances et les cadeaux des Saturnales, d'où son rôle de civilisateur et de fondateur[3]. Ce n'est que secondairement qu'il aurait été lié à l'activité agricole.

Culte

Temples

Le plus ancien Saturne eut, dès les temps royaux, dans la partie sud-ouest du forum, un autel dont l'établissement était attribué aux compagnons d'Hercule et que le dernier roi étrusque aurait décidé de remplacer par un temple. Ce sont finalement les consults qui auraient dédié l'édifice en 497 avant notre ère[4].

Ruines du temple de Saturne (huit colonnes à l'extrême droite) en février 2010, avec trois colonnes du temple de Vespasien et de Titus (à gauche) et l'arc de Septime Sévère (au centre)

À Rome, le temple que ce dieu avait sur le penchant du Capitole fut dépositaire du trésor public, par la raison que, du temps de Saturne, c'est-à-dire durant l'âge d'or, il ne se commettait aucun vol. Sa statue était attachée avec des chaînes qu'on ne lui ôtait qu'au mois de décembre, époque des Saturnales.

Saturne était communément représenté comme un vieillard courbé sous le poids des années, tenant une faux à la main pour marquer qu'il préside au temps. Sur beaucoup de monuments, il est représenté avec un voile, sans doute parce que les temps sont obscurs et couverts d'un voile impénétrable.

Pratiques cultuelles romaines

Les sacrifices à Saturne étaient accomplis selon le « rite grec » (ritus graecus), la tête découverte, contrairement aux rites des autres grandes divinités romaines, qui étaient exécutés capite velato, « avec la tête couverte ». Saturne lui-même, cependant, était représenté comme voilé (involutus), comme dans une peinture murale de Pompéi qui le montre tenant une faucille et recouvert d'un voile blanc.

Cette caractéristique serait en parfait accord avec le caractère d'un dieu souverain et est commune avec le dieu allemand Odin. Dominique Briquel remarque que Servius avait déjà vu que le choix du rite grec était dû au fait que le dieu lui-même est imaginé et représenté comme voilé, d'où son sacrifice ne peut être effectué par un homme voilé: c'est un exemple du renversement de l'ordre actuel des choses typiques de la nature de la divinité telle qu'elle apparaît dans son festival. Plutarque écrit que sa figure est voilée parce qu'il est le père de la vérité[5].

Les Saturnales

Pendant les Saturnales, les Romains offraient des « oscilla », des effigies de têtes humaines, à la place de vraies têtes humaines, Musée d'art et d'histoire de Genève

Macrobe rapporte diverses traditions romaines sur l'origine de cette fête : plusieurs font référence au séjour de Saturne dans le Latium avant la fondation de Rome[6]. Saturne détrôné se serait réfugié en Italie, dans le Latium, où il rassemble les hommes féroces éparpillés dans les montagnes et leur donne des lois. Son règne est un âge d'or, ses paisibles sujets étant gouvernés avec douceur et équité. Les Saturnales contribuent à célébrer la mémoire de cet âge heureux de l'exercice du pouvoir.

Ces fêtes dont l'institution remontait dans le passé bien au-delà de la fondation de la ville, consistaient principalement à représenter l'égalité qui régnait primitivement parmi les hommes. Elles commençaient le 16 décembre de chaque année : d'abord elles ne durèrent qu'un jour, mais l'empereur Auguste ordonna qu'elles se célèbreraient pendant trois jours auxquels plus tard Caligula en ajouta un quatrième. Pendant ces fêtes, on suspendait la puissance des maîtres sur leurs esclaves, et ceux-ci avaient le droit de parler et d'agir en toute liberté. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie : les tribunaux et les écoles étaient en vacances ; il n'était permis ni d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine ; on s'envoyait des présents, et l'on se donnait de somptueux repas. De plus tous les habitants de la ville cessaient leurs travaux : la population se portait en masse vers le mont Aventin, comme pour y prendre l'air de la campagne. Les esclaves pouvaient critiquer les défauts de leurs maîtres, jouer contre eux, et ceux-ci les servaient à table, sans compter les plats et les morceaux. Tous les Romains criaient dans la rue : « Bonnes Saturnales ».

Pour la recherche moderne, les Saturnales sont une fête typique du « crépuscule de l'année » comme la fête celtique de Samain, période qui voit des pratiques de potlatch, de banquets et magnificence, pendant laquelle la paix règne et la communication avec le monde des morts est établie[7].

Le jour de Saturne est celui que l'on appelle samedi (Saturni dies)

Offrandes de gladiateurs

Dans les sources du IIIe siècle et plus tard, il est indiqué que Saturne recevait des offrandes de gladiateurs (munera) pendant ou près des Saturnales. Ces combats de gladiateurs, d'une durée totale de dix jours tout au long du mois de décembre, étaient présentés par les questeurs et parrainés par les fonds du trésor de Saturne[8].

La pratique de la munera de gladiateurs fut critiquée par les apologistes chrétiens comme une forme de sacrifice humain bien qu'il n'y ait aucune preuve de cette pratique à l'époque républicaine. Macrobe affirme que Saturne était apaisé avec des victimes sacrificielles composées d'hommes (virorum victimis). Les figurines qui étaient échangées en cadeau (sigillaria) pendant les Saturnales peuvent avoir représenté des substituts[9].

Mythologie et assimilation à Cronos

Saturne, la tête protégée par un manteau d'hiver, tenant une faucille dans la main droite (fresque de la maison des Dioscures à Pompéi, musée archéologique de Naples)

Originellement, Saturne intervient peu avant le solstice d'hiver, moment où les jours atteignent leur durée minimale, où « le cosmos entier [...] est menacé », mais en même temps, moment de « régénérescence du monde par ce retour bénéfique à l'état originel ». Ces aspects de destruction de l'ordre actuel permettent d'expliquer les Saturnales. Saturne est présenté comme un roi civilisateur, inventeur des lois et de l'agriculture[5].

Très tôt, les Romains ont identifié Saturne au grec Cronos, dont les mythes ont été adaptés à la littérature latine et à l'art romain. En particulier, le rôle de Cronos dans la généalogie des dieux grecs a été transféré à Saturne. Dès Livius Andronicus (IIIe siècle av. J.-C.), Jupiter est désigné comme le fils de Saturne.

Avec son assimilation à Cronos, Saturne récupère les liens de parenté de ce dernier. Il est donc, dans la tradition de l'époque impériale, le fils cadet de la Terre Gaia/Tellus/Vesta, et du Ciel Uranus. Il est l'époux de Rhéa/Cybèle/Ops. Il est aussi le père de Jupiter (Zeus en grec), Pluton (Hadès en grec), Neptune (Poséidon en grec), Junon (Héra en grec), Vesta (Hestia, en grec), et Cérès (Déméter en grec).

D'après une tradition évhémeriste transmise par Ennius[10] et reprise plus tard par Boccace[11], Saturne, fils cadet d'Uranus, le Ciel, et de l'antique Tellus ou Vesta[12], la Terre, après avoir détrôné son père, obtint de son frère aîné Titan la faveur de régner à sa place. Titan toutefois y mit une condition, c'est que Saturne ferait périr toute sa postérité, afin que la succession au trône fût réservée aux propres fils de Titan. Saturne épousa sa sœur Ops ou Opis (équivalent latin de la Crétoise Rhéa et de la Phrygienne Cybèle), dont il eut successivement cinq enfants. Sachant qu'un jour il serait lui aussi renversé du trône par un de ses fils et pour tenir la promesse faite à Titan, il exigeait de son épouse qu'elle lui livrât les nouveau-nés mâles (dans cette version, contrairement à celle d'Hésiode, les filles de Saturne n'avaient rien eu à craindre de leur père). De fait, Ops présenta à son époux Junon et Glauca, nées la première en même temps que Jupiter, la seconde en même temps que Pluton, qu'elle parvint ainsi à sauver tous deux, un autre stratagème lui ayant permis de dissimuler à Saturne la naissance de Neptune, qui contrairement à ses deux frères, n'avait pas eu de sœur jumelle. Ayant découvert le subterfuge, Titan emprisonna Saturne et Ops, après quoi Jupiter, devenu adulte, déclara la guerre à Titan et à ses fils, les vainquit, libéra ses parents et rétablit son père sur le trône. Mais ayant découvert que Saturne, peu reconnaissant, complotait contre lui, Jupiter finit par traiter ce dernier comme Uranus avait été autrefois traité par ses propres fils, après quoi il le chassa du ciel. Ainsi la dynastie de Saturne se continua au détriment de celle de Titan.

Selon une autre tradition, calquée sur le mythe grec de Cronos, pour éviter que ne s'accomplisse la prédiction selon laquelle il serait détrôné par l'un de ses enfants, Saturne dévora chacun d'eux à leur naissance. Mais un jour, son épouse Cybèle et sa mère Tellus réussirent à sauver Jupiter en faisant avaler à Saturne une pierre enveloppée dans des langes à la place de son fils. Plus tard, ce dernier réussit effectivement à chasser son père du pouvoir et l'obligea à régurgiter ses frères et sœurs (Neptune, Pluton, Cérès, Junon et Vesta).

Sa vie après la divinité

D'après les poètes latins (Ovide, Fastes, Virgile, Énéide) Cronos/Saturne, détrôné par son fils Zeus/Jupiter, et réduit à la condition de simple mortel, vint se réfugier en Italie, dans le Latium, où il rencontra le dieu des seuils, des portes et des commencements, Janus. Avec lui, il réinventa l'âge d'or : l'égalité des conditions fut rétablie ; aucun homme n'était au service d'un autre ; personne ne possédait rien en propre ; toutes choses étaient communes, comme si tous n'eussent eu qu'un même héritage. C'était pour rappeler la mémoire de cet âge heureux qu'on célébrait à Rome les Saturnales.

C'est dans le Latium que Saturne engendra son plus jeune fils Picus qu'il maria plus tard à Canens, la fille de Janus. Leur fils Faunus succéda à Picus sur le trône du Latium après la métamorphose en pivert de ce dernier par la magicienne Circé et Faunus engendra à son tour Latinus, ancêtre mythique des rois latins par sa fille Lavinia, épouse d'Énée[13]. Par ailleurs, presque tous les auteurs latins s'accordèrent à attribuer à Saturne la paternité du centaure Chiron par l'Océanide Philyra [14]. Il est aussi père des dieux de l'Olympe avant la fin de sa divinité.

Identifications à d'autres dieux

Brûle-parfum de Carthage représentant Ba'al Hammon avec une tiare à plumes (IIe siècle av. J.-C.), argile, musée national de Carthage

La cruauté potentielle de Saturne a été renforcée par son identification avec Cronos, connu pour avoir dévoré ses propres enfants. Il a été assimilé au dieu carthaginois Ba'al Hammon, à qui des enfants ont été sacrifiés, et à Yahweh, dont le sabbat a été appelé Saturni dies, « le jour de Saturne », dans un poème de Tibullus, qui écrivit pendant le règne d'Auguste. L'identification avec Ba'al Hammon donna naissance plus tard au Saturne africain, un culte qui jouit d'une grande popularité jusqu'au IVe siècle[15]. Dans ce culte, les influences venues d'Orient restaient essentielles. Il est perçu par les Carthaginois comme le dieu suprême et universel[15].

L'essentiel de la doctrine du sacrifice en usage dans le culte de Saturne africain est hérité directement de Carthage. Ainsi, les sacrifices sont des actes individuels dans cette religion qui procède avant tout du sentiment religieux individuel[15]. Les Carthaginois auraient offert au dieu Ba'al Hammon dit Saturne l'Africain des sacrifices humains : ses victimes étaient des enfants nouveau-nés. Rome, depuis Tibère, avait interdit les sacrifices publics d'enfants, mais avait toléré ceux-ci dans le cadre du culte privé, parce qu'ils étaient le rite le plus caractéristique du Ba'al Hammon carthaginois, ce dieu étant avant tout le résultat d'un syncrétisme entre le dieu phénicien et son interprétation africaine. Le culte de Saturne Africain reste avant tout selon Marcel Le Glay l'expression d'« un monothéisme dominateur et fataliste » dans cette région[15].

À ces sacrifices, selon la tradition patristique, le jeu des flûtes et des tympanons ou tambours faisait un si grand bruit que les cris de l'enfant immolé ne pouvaient être entendus (voir Molk). Il est néanmoins nécessaire de rappeler que la question des sacrifices humains à Carthage est loin d'être résolue, du fait de la faiblesse des indices archéologiques et de la nature partisane des sources littéraires.

Saturne dans l'art et la culture

Dans l'alchimie

Il désigne le plomb, considéré comme un métal froid, le soleil noir (sol niger), mais potentiellement convertible en or, comme en témoigne un célèbre traité d’alchimie intitulé Le Règne de Saturne changé en siècle d’or[16]. De même, selon Maïer, « Saturne est la première des planètes, portant les clefs qui donnent accès aux trésors »[17]. Le sens alchimique prêté à Saturne est constaté aussi, en particulier, chez un grand nombre de peintres[18].

Dans la peinture

En peinture, c’est un thème récurrent, basé souvent sur la mythologie de Cronos dévorant ses enfants, illustré en particulier par :

  • Polidoro da Caravaggio (1492-1543) : Saturne dévorant un enfant, dont une copie est visible au Musée du Louvre à Paris ;
  • Le Parmesan (1503-1540) : Saturne dévorant l’un de ses enfants, 1531, Musée du Louvre à Paris ;
  • Pierre-Paul Rubens (1577-1640) : Saturne dévorant ses enfants (cycle de la Torre de la Parada), 1636-7.
  • Andrea Sacchi (1599-1661) : Saturne, musée des Beaux-Arts de Rennes ;
  • Noel Coypel (1628-1707) : Le Triomphe de Saturne sur son char tiré par des dragons, modello pour le plafond du Cabinet de Saturne au château de Versailles ;
  • Franceschini Baldassare dit Volterrano (1611-1689) : La gloire de Louis XIV triomphe du temps, château de Versailles ;
  • Francisco de Goya (1746-1828) : Saturne dévorant un de ses fils, une des Peintures noires peinte entre 1819 et 1823 directement sur les murs de sa maison dans les environs de Madrid, transférée sur une toile après sa mort et exposée depuis au Musée du Prado à Madrid ;
  • Jean-Baptiste Mauzaisse (1784-1844) : Le Temps montrant les ruines qu’il amène, et les chefs-d’œuvre qu’il laisse ensuite découvrir, 1822 ; plafond pour la salle des Bijoux au Louvre.

Dans la sculpture

En sculpture, les œuvres les plus significatives sont certainement le Saturne dévorant l’un de ses enfants de Simon Hurtrelle (1648-1724) exposé au Musée du Louvre (où l’on voit le dieu du Temps, qui est aussi celui des semailles et de la vigne, brandir la faux des moissons qui fauche également les vies) ou, sous un jour plus amène, le Saturne réalisé par François Girardon (1628-1715) pour le ''Bassin de Saturne ou de l’Hiver'' qui appartient à l’ensemble des bassins des Quatre Saisons voulu par Le Nôtre pour les jardins du château de Versailles. On y voit en effet le dieu trôner au centre d’un bassin rond sur un parterre de coquillages, entouré de petits amours.

Dans la littérature

En littérature, on peut citer entre autres :

  • Paul Verlaine, Poèmes saturniens, recueil placé sous le signe de Saturne en rapport avec l'intemporalité voulue par l'auteur quant à son œuvre ;
  • Raymond Klibansky, Erwin Panofsky, Fritz Saxl, Saturne et la mélancolie, études historiques et philosophiques : nature, religion, médecine et art (1989). Vaste étude panoramique qui embrasse l’ensemble de la civilisation occidentale et soutient que tous les hommes exceptionnels sont mélancoliques ;
  • Jean-Paul Enthoven, Les enfants de Saturne (1996), qui convoque de nombreuses figures d’écrivains ayant en commun leur mélancolie ou « bonheur d’être tristes », lequel est toujours associé au « souffle de Saturne » ;
  • Jacek Dehnel, Saturne (2013), drame familial centré autour de la terrible figure de Francisco Goya, qui éclaire la genèse de ses Peintures noires et de son célèbre tableau d’anthropophagie ;
  • Claude Chrétien, Sous le soleil de Saturne, escapade métaphysique dans les arcanes du temps (2014), qui raconte les aventures d’Hebdomeros dans l'univers surréaliste du peintre Giorgio De Chirico et sa quête, auprès des plus grands philosophes et savants, de la nature véritable du temps ;
  • Saturne fait partie des nombreux dieux cités dans la série de bande dessinée Astérix.

Autres

En musique, Georges Brassens, Bénabar et Nekfeu ont intitulé une de leurs chansons Saturne. C'est aussi une œuvre du compositeur philosophe Hugues Dufourt (1979) ou d’un des mouvements des Planètes de Gustav Holst (1918) ou des Mythologies de Philippe Fénelon.

Au cinéma, dans le film La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, le personnage de Catherine de Médicis associe Saturne à la droiture, à la tête, à la loi.

Notes et références

  1. Charles Guittard, « Recherches sur la nature de Saturne des origines à la réforme de 217 av. J.-C. », dans Raymond Bloch (éd.), Recherches sur les religions de l'Italie antique, 1976, p. 65.
  2. Jean Haudry, La religion cosmique des Indo-Européens, Arché/Les Belles Lettres, Milano/Paris, 1987, p. 58 et suiv.
  3. Charles Guittard, « L'étymologie varronienne de Saturne (Varr. LL 5, 64) », in Varron, grammaire antique et stylistique latine (Mélanges Jean Collart), Paris, Les Belles Lettres, 1978, p. 53-56.
  4. Georges Dumézil, La religion romaine archaïque, 2e édition revue et corrigée, Paris : éditions Payot, 1974, réed. 1987, p.281-282
  5. Dominique Briquel, Jupiter, Saturne et le Capitole. Essai de comparaison indo-européenne, Revue de l'histoire des religions, Année 1981. 198-2, pp. 131-162
  6. Macrobe, Saturnales, livre VII.
  7. Jean Haudry, La Religion cosmique des Indo-Européens, Milan et Paris, Archè / Les Belles lettres, « Études indo-européennes », 1987. (ISBN 2-251-35352-6), p. 58-68.
  8. (en) Michele Renee Salzman, On Roman Time: The Codex-Calendar of 354 and the Rhythms of Urban Life in Late Antiquity, University of California Press, 1990, p. 186.
  9. (en) Carlin A. Barton, The Sorrows of the Ancient Romans: The Gladiator and the Monster, Princeton University Press, 1993, p. 166.
  10. Ennius, cité par Lactance, Institutions Divines, livre I, chap. 14.
  11. Boccace, Généalogie des dieux païens.
  12. Dans ce mythe tel que Lactance le rapporte et dont on peut lire la traduction en ligne sur le site des Itinera Electronica, Vesta, généralement considérée comme une fille de Saturne, est identifiée à la Terre et Cérès donnée comme une sœur de Titan, Saturne et Ops, alors qu'habituellement, elle est rangée parmi les Cronides. Glauca semble n'être connue que de Lactance et des auteurs par lui cités.
  13. (Virgile, Énéide, VI ; Ovide, Les Métamorphoses)
  14. (Ovide, ibid. ; pseudo-Hygin, Fables, Préface)
  15. Louis Maurin, Marcel Leglay, Saturne Africain. Histoire, 1966 (compte-rendu), Revue des Études Anciennes, Année 1967, 69-1-2, pp. 162-165
  16. Huginus à Barma, Le Règne de Saturne changé en siècle d'or, Pierre Derieu, 1780.
  17. (la) Michael Maier, Arcana arcanissima (Les Arcanes très secrets), S.l., s.d., 285 p., p. 86.
  18. (en) R. Klibansky, E. Panofsky, F. Saxl, Saturn and Melancholy in the History of Natural Philosophy, Religion and Art, Cambridge, 1964.

Bibliographie

  • Dominique Briquel, « Jupiter, Saturne et le Capitol. Essai de comparaison indo-européenne », Revue de l' histoire des religions, 198-2. 1981, pp. 131–162.
  • Georges Dumézil, La religion romaine archaïque, 2e édition revue et corrigée, Paris : éditions Payot, 1974, réed. 1987
  • Marcel Le Glay, Saturne africain. Histoire, éditions de Boccard, 1966.
  • Charles Guittard, « Recherches sur la nature de Saturne des origines à la réforme de 217 av. J.-C. », dans Raymond Bloch (éd.), Recherches sur les religions de l'Italie antique, Genève-Paris, Droz, 1976, p. 43-71.
  • Pierre Commelin, Mythologie grecque et romaine, 1907, réed. 1986, France Loisirs pages 9 à 12

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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