Saint-Laurent-en-Royans

Saint-Laurent-en-Royans est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Laurent.

Saint-Laurent-en-Royans

La mairie.
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Royans-Vercors
Maire
Mandat
Olivier Beraldin
2020-2026
Code postal 26190
Code commune 26311
Démographie
Gentilé Saint-Laurentinois, Saint-Laurentinoises
Population
municipale
1 432 hab. (2018 )
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 43″ nord, 5° 19′ 39″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 1 400 m
Superficie 27,39 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Laurent-en-Royans
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Saint-Laurent-en-Royans
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Saint-Laurent-en-Royans
Liens
Site web saintlaurentenroyans.fr

    Géographie

    La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

    Localisation

    Saint-Laurent-en-Royans est situé à 30 km à l'est de Romans-sur-Isère.

    Relief et géologie

    Hydrographie

    • Source du Cholet[2].

    Urbanisme

    Typologie

    Saint-Laurent-en-Royans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (68,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), terres arables (6,7 %), prairies (4,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,9 %), zones urbanisées (2,7 %), cultures permanentes (1,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %)[8].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

    Toponymie

    Attestations

    • 1086 : ecclesia Sancti Laurentii de pago Royano (cartulaire de Romans, 161)[10].
    • 1313 : domus Sancti Laurencii in Royanis (Inventaire des dauphins, 219)[10].
    • 1314 : domum Sancti Laurencii in Roanis, que fuit condam Militie Templi (archives de l'Isère, B 2704)[11].
    • XIVe siècle: preceptoria de Royano (parcellaire)[10].
    • 1449 : mention de la paroisse : ecclesia Sancti Laurentii in Royanis (pouillé hist.)[10].
    • 1662 : Sainct Laurans en Rouyans (parcellaire)[10].
    • 1662 : preceptoria de Royano (parcellaire)[10].
    • 1789 : Saint Laurans en Roïans (Instr. pour les communautés)[10].
    • 1793 : Montagne de Larps [appellation révolutionnaire][10].
    • 1891 : Saint-Laurent-en-Royans, commune du canton de Saint-Jean-en-Royans[10].

    Histoire

    Protohistoire

    Territoire de la tribu gauloise des Voconces[2].

    Antiquité : les Gallo-romains

    Cippe gallo-romain.
    • Présence gallo-romaine : sarcophages, pierre tombale avec inscription, ascia[2].
    • À l'entrée du cimetière se trouve un pilier quadrangulaire portant des inscriptions latines. Il s'agit d'un cippe funéraire datant du IIe siècle. Plus massif qu'une stèle, il fait office de pierre tombale et d'autel. Des plantes occupent le creux aménagé dans la pierre pour recevoir les offrandes.
    On peut y lire l'épitaphe : « T(ito) Sammio Ter / tiolo scrib(ae) / aerarii defu / ncio ann(orum) XXVI / Connia Con / niola con / iugi optimo / et Sammius / Connius patri. », ce qui signifie : « À Titus Sammius Tertiolus, employé aux écritures de l’aerarium (trésor public), mort à vingt-six ans, Connia Conniola à son excellent mari et Sammius Connius à son père. » (Numéro du petit patrimoine : 26311_1)[réf. nécessaire].

    Du Moyen Âge à la Révolution

    La seigneurie :

    • Possession des dauphins du Viennois puis, au XIIIe siècle, des évêques de Die[2].
    • Au point de vue féodal, Saint-Laurent-en-Royans faisait partie du marquisat du Pont-en-Royans (voir Le Royans)[10].
    • Le commandeur y avait quelques droits seigneuriaux qu'il tenait en fief des dauphins[10].

    1652 (démographie) : il y a 134 chefs de famille[10].

    Avant 1790, Saint-Laurent-en-Royans était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et du bailliage de Saint-Marcellin.
    Elle formait une paroisse du diocèse de Die. Son église dépendait premièrement de l'abbaye de Romans, puis d'une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem établie dans cette paroisse dès le XIVe siècle et unie, dès le début du XVIIe siècle à celle de Saint-Vincent de Charpey qui fut elle-même unie à celle de Valence et dont le titulaire était collateur et décimateur dans la paroisse de Saint-Laurent-en-Royans[10].

    De la Révolution à nos jours

    En 1790, la commune fait partie du canton de Saint-Jean-en-Royans[10].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 mars 2014 Jacques Villard    
    mars 2014 En cours Claude Belle[12] SE fonctionnaire

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

    En 2018, la commune comptait 1 432 habitants[Note 2], en augmentation de 6,23 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0949761 1951 0671 1751 2401 2081 2441 212
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1321 0961 1181 0981 0581 0521 1331 0961 122
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 042971938813867915909831916
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    8641 0321 1101 1371 3301 2181 3151 3271 391
    2018 - - - - - - - -
    1 432--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    • Fête patronale : troisième dimanche après Pâques[2].
    • Fête communale : second dimanche d'août[2].

    Loisirs

    • Randonnées[2].
    • Pêche et chasse[2].

    Économie

    En 1992 : bois, pâturages (bovins, ovins), vergers (fruits), céréales, porcins[2].

    • Produits locaux : ravioles, morilles, écrevisses[2].

    Tourisme

    • Station climatique d'été[2].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • La Bâtie construit au XIVe siècle sur une éminence isolée, abandonné au XVIIIe siècle[réf. nécessaire].
    • Chapelle de l'hospice[2].
    • Eglise du XIXe siècle[2].
    • Fontaine[2].
    • Viaduc du Cholet[2],[17].
    • Statue de la Vierge à l'Enfant sur la colline de l'Abe (ancienne motte féodale), détruite en par la foudre[réf. nécessaire].
    • L'ours sur la place de l'église[réf. nécessaire].

    Le monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand

    Monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand.

    Le Monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand (ru) se trouve dans la reculée de Combe Laval. De culte orthodoxe, il est une dépendance du monastère Simonos Petras (Mont Athos). Il est dirigé par l'archimandrite Placide Deseille, traducteur et écrivain spirituel. Les fresques murales sont l'oeuvre de Yaroslav et Galina Dobrynine[18].

    Patrimoine culturel

    • Artisanat d'art : sculpture sur bois[2].

    Patrimoine naturel

    • Parc naturel régional du Vercors[2].
    • Forêts domaniales de Côte-Belle et de la Sapine[2].
    • Site naturel exceptionnel du cirque de Combe Laval, situé entre le massif du Vercors et la dépression du Royans : les falaises qui enserrent la Combe Laval se referment à l'amont, au col de la Machine, en un large cirque, superbe exemple de « reculée ». La route de Combe Laval (départementale D 76), taillée à flanc de falaise, est spectaculaire et domine la vallée à plus de 800 mètres. Le cirque de Combe Laval et le col de la Machine, qui dominent le sud-ouest de la commune, sont en fait situés sur le territoire de la commune voisine de Saint-Jean-en-Royans. On peut y accéder depuis le sud de la commune par la route départementale D 2 entrant sur quelques centaines de mètres dans la commune de Bouvante, en reprenant alors la D 76 vers le nord et Saint-Jean-en-Royans, ou continuer vers le sud-ouest pour contourner le cirque par le sud afin de traverser la réserve biologique intégrale du Val-Sainte-Marie et rejoindre alors par de petites routes en lacets les villages de Bouvante, Saint-Martin-le-Colonel et Saint-Jean-en-Royans[réf. nécessaire].
    • Vues des rochers de Laval sur la Combe-Laval[2].
    • Grottes[2].
    • Fleurs sauvages[2].

    Personnalités liées à la commune

    La tombe Aubert
    • Suzanne Aubert (1835-1926) dont les parents ont vécu à Saint-Laurent-en-Royans, au château du Cholet. On peut voir leur tombe dans le cimetière. Suzanne Aubert a été surnommée la « Mère Teresa » de Nouvelle-Zélande[19].
    • Paul-Jacques Bonzon (1908-1978), originaire du département de la Manche, rejoint la Drôme en 1935, il y effectuera toute sa carrière. D'abord nommé à Espeluche en 1937, il est affecté à Chabeuil où il reste jusqu'en 1949 avant de s'installer à Saint-Laurent avec son épouse.

    Héraldique, logotype et devise

    Saint-Laurent-en-Royans possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

    Annexes

    Bibliographie

    • Louis Fillet (abbé), Histoire religieuse de Saint-Laurent-en-Royans, 1895.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
    2. Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Saint-Laurent-en-Royans.
    3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
    7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
    8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    10. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 345.
    11. Abbé L. Fillet, Histoire religieuse de Saint-Laurent-en-Royans : Drôme, , p. 12, lire en ligne sur Gallica.
    12. Saint-Laurent-en-Royans sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
    13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    17. https://www.lempreinte.valenceromansagglo.fr/environs-de-saint-jean-en-royans-drome-viaduc-du-cholet,B263626101_CP1005.htm
    18. http://toussaints.free.fr/Antoine.htm
    19. http://www.compassion.org.nz/aubert/aubert.htm
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