Léon Barsacq

Léon Barsacq est un chef décorateur de cinéma et un créateur de costumes français, né le à Féodosia, (Crimée, Russie), mort le en son domicile dans le 11e arrondissement de Paris[1].

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Enfance

L'enfance de Léon Barsacq, né en Crimée, se déroule au bord de la Mer Noire où son père, Joseph, un ingénieur agronome français, d'une lignée terrienne issue des Landes, introduit de nouvelles techniques de traitement des vignobles.

Le décès prématuré de son mari, à l'âge de 33 ans, oblige sa mère Olga, née dans une famille d'exilés politiques russes, à rentrer en France avec ses deux fils. Léon Barsacq sera toute sa vie très proche de son frère André Barsacq, de deux ans son cadet.

Tous deux choisissent de poursuivre une carrière artistique. André Barsacq deviendra l'un des premiers metteurs-en-scène français de théâtre de son temps, travaillant notamment avec Jean Anouilh, Marcel Aymé ou Françoise Sagan.

Formation

À Paris, Léon Barsacq fait ses études au lycée Henri-IV, puis, à partir de 1922, à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, section architecture. Il se passionne alors pour l'effort de rénovation dramatique conduit par Jacques Copeau. À la même époque, il se passionne aussi pour la section russe du Théâtre de l'Exposition Internationale de 1925 et pour les dernières saisons chorégraphiques et lyriques de la Compagnie de Serge Diaghilev et de son peintre Léon Bakst.

Carrière

De 1931 à 1938, il assiste Robert Gys et André Barsacq.

A ses débuts, Léon Barsacq collabore à divers films, tels que Chansons de Paris (1934) de Jacques de Baroncelli, Touche-à-tout (1935) de Jean Dréville, Le Coupable (1936) de Raymond Bernard.

En 1938, Jean Renoir lui confie les décors de La Marseillaise.

Léon Barsacq affine son style et séduit rapidement par ses créations d'atmosphères teintées d'une touche de fantaisie et par ses justes reconstitutions historiques dans Les Enfants du Paradis (1943) de Marcel Carné et dans Les Mystères de Paris (1943) de Jacques de Baroncelli.

Fidèle parmi les fidèles de René Clair, il crée les décors de tous ses films depuis Le silence est d'or (1947) jusqu'aux Deux pigeons (1962).

Créateur de génie sur des comédies, des drames ou des reconstitutions historiques, il signe l'atmosphère de nombreux films : Boule-de-suif (1945) de Christian-Jaque, L'Idiot (1946) de Georges Lampin, Pattes blanches (1948) de Jean Grémillon, Les Diaboliques (1954) d'Henri-Georges Clouzot ou Les aventures de Till l'espiègle (1955) de Gérard Philipe.

En 1962, il fut nommé aux Oscars pour le film Le Jour le plus long.

Il est l'auteur d'un ouvrage de référence, Le Décor de film : 1895-1969, paru en 1970 aux Éditions Seghers. Il enseigne le décor de cinéma à l'IDHEC jusqu'à sa mort [2].

Léon Barsacq est le père de l'acteur Yves Barsacq, né en 1931 et mort en 2015.

Filmographie

Publication

  • Léon Barsacq, Le Décor de film : 1895-1969, préface de René Clair, Paris, Seghers, 1970 ; réédition Henri Veyrier, 1985

Notes et références

  1. Archives de Paris 11e, acte de décès no 1057, année 1969 (page 7/9)
  2. Jean-Pierre Berthomé, Le décor au cinéma, Paris, Cahiers du Cinéma, , 287 p. (ISBN 2866423607), p. 17

Voir aussi

Bibliographie

  • André Barsacq, Cinquante ans de théâtre, préface de Georges Le Rider, BNF, 1978
  • André Barsacq, un décorateur au carrefour de la réflexion scénique du XXe siècle, préface Jean-Noël Jeanneney, BNF, 2004
  • Jean-Louis Barsacq, Place Dancourt : la Vie, l’œuvre et l’Atelier d’André Barsacq, Gallimard, 2005 (ISBN 207077595X) [présentation en ligne]

Liens externes

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