Auguste Alexandre Ducrot

Auguste Alexandre Ducrot, né à Nevers (Nièvre) le et mort à Versailles le , est un général français.

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Général de division, il a commandé le 1er corps d'armée à Sedan. Prisonnier, il s'est évadé[1], a regagné Paris où il a commandé la sortie des armées de Paris du au (Bry-sur-Marne et Villiers-sur-Marne). Sa dernière bataille est celle de Buzenval, le .

Le , il est élu député de la Nièvre à l'Assemblée nationale.

Biographie

Famille

Il est le fils de Guillaume Jacques Ducrot, major au 12e régiment de chasseurs de l'Isère en garnison à Nevers, et de Marie, Julie, Louise Dupleix, nièce du gouverneur des Indes[2]. Son grand père maternel se charge de son éducation et le fait entrer à Saint-Cyr. Il épouse à Nevers, le Marie-Ursule de Champs du Creuset , née le , domiciliée à Varennes-lès-Nevers, fille de Ferdinand, François Joseph de Champs, ancien officier et de Françoise Agathe Dollet de Chassenet, le . Ils auront huit enfants.

Carrière militaire

Carrière militaire
Date Grades Affectations
Élève-officier École spéciale militaire de Saint-Cyr Numéro de mérite obtenu aux examens de sortie de l’école : 69
Sous-lieutenant 1er régiment d'infanterie de ligne
24e régiment d'infanterie de ligne
Lieutenant
Capitaine
64e régiment d’infanterie de ligne
Chef de bataillon 32e régiment d’infanterie de ligne
Chef du bureau arabe à Aumale, il obtient la soumission du chef Ben Salem
1er régiment de Légion étrangère
Lieutenant-colonel 49e régiment d'infanterie de ligne
Colonel 3e régiment d'infanterie de ligne
3e régiment de grenadiers de la Garde impériale
Général de brigade
Commandant la subdivision du Loir-et-Cher
Commandant la subdivision d’Indre-et-Loire
Commandant la 2e brigade de la 3e division du 3e corps d’armée devenue 2e brigade de la 5e division de l’Armée d'Italie
Commandant de la subdivision de l’Allier
Commandant la brigade d’infanterie du corps expéditionnaire de Syrie
Commandant la subdivision de la Nièvre
Mis à la disposition du gouverneur général de l’Algérie et commandant la subdivision de Médéa
Général de division Disponible
Commandant la 6e division militaire à Strasbourg
Nommé commandant de la 1re division du 1er corps d’armée
Commandant des 13e et 14e corps d'armée
Commandant en chef de la 2e armée de la défense de Paris
Élu député de la Nièvre
Commande le camp de Cherbourg
Commande le 4e corps de l’Armée de Versailles
Disponible
Commandant le 8e corps d'armée
Membre du Comité de Défense
Réunit à son commandement celui de la 19e division militaire territoriale
Ne conserve que le commandement du 8e corps d’armée.
Membre de la commission mixte des Travaux publics
Admis dans la section de réserve
Décédé à Versailles

Guerre de 1870

Le général Ducrot, alors qu'ils était prisonnier sur l'honneur de l'Empire allemand, s'échappe et obtient un commandement du gouvernement de la Défense nationale. Après guerre, s'indignant contre ce parjure, Otto von Bismarck rédige une circulaire flétrissant les autorités françaises qui autorisent des hommes ayant manqué à leur parole à servir de nouveau sous les drapeaux, circulaire qui rencontrent un certain écho dans les chancelleries européennes, ainsi qu'au sein même du corps des officiers français[3].

Mise à la retraite

Les prises de position du général Ducrot en tant que député dans la question monarchique fait qu’il est admis dans la réserve de l’état-major général le alors que la loi du permettaient de son maintien en activité sans limite d’âge pour avoir rendu des services éminents et en exerçant avec distinction devant l’ennemi les fonctions de :

  • Commandant en chef d’une armée composée de plusieurs corps d’armée (journée du 1er septembre à Sedan) combats devant Paris lors de la bataille de Champigny.
  • Commandant en chef d’un corps d’armée composé de plusieurs divisions de différentes armées (1er corps de l’armée de Chalons du au , les 13e et 14e corps d’armée du au )

Il ne bénéficiera pas de cette mesure et sera placé dans la réserve de l’état-major général comme tous les autres généraux. Le général Billot, ministre de la Guerre indique que son avis n’a pas été suivi par le conseil des ministres de février 1882

Décorations

Décorations françaises
Décorations étrangères

Campagnes et blessures

Pourparlers de capitulation à Sedan le . Le général Ducrot (debout au centre à gauche s'appuyant sur une chaise) et le comte von Bismarck (assis à la table) mènent les deux délégations[4].

Campagnes

Blessures

Publications

  • La Journée de Sedan avec le 1er corps de l'Armée de Chalon, Paris, Dentu, 1871
  • Wissembourg, Paris, Dentu, 1873
  • La Défense de Paris (1870-1871), Paris, Dentu, 1875
Correspondance
  • La Vie militaire du général Ducrot d'après sa correspondance (1839-1871) par ses enfants, Paris, Plon et Nourrit, 1895
  • De l’État-major et des différentes armes - Paris, Henri Plon imprimeur en 1871.

Tableau

Il apparait dans le tableau panoramique La Bataille de Champigny (1882) peints par Édouard Detaille et Alphonse de Neuville (fragment 27. La Batterie blanche, peint par Detaille, lors de la découpe du tableau en 1892).

Sources

Références

  1. Journal des débats politiques et littéraires, 19 septembre 1870, page 3
  2. Paul de Loye, « - La belle carrière militaire du Général DUCROT (1817-1882) », Bulletin de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, , p. 185-210
  3. Jasper Heinzen (trad. Emmanuel Roudault), « Une question d’honneur entre gentilshommes ? Les officiers français prisonniers et l’usage politique de la parole d’honneur pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871 », Revue d’histoire du XIXe siècle, , p. 107-122 (lire en ligne).
  4. Planche en noir et blanc inspirée d'un tableau d'Anton von Werner, tirée du livre de T.H. Lindner Der Krieg gegen Frankreich 1870-1871, nach einem Gemälde von
  5. Archives nationales

Liens externes

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