Élisabeth Chabin

Élisabeth Chabin est une artiste peintre française née le à Auxerre (Yonne), active à Paris.

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Biographie

Les exodes de la Seconde Guerre mondiale font naître Élisabeth Chabin de parents parisiens chez ses grands-parents à Auxerre. Elle passe les sept premières années de sa vie chez ces derniers, baignant immédiatement dans un milieu attiré par les lettres, la peinture et la musique, avant de rejoindre ses parents à Paris. Elle fréquente librement l'École nationale supérieure des beaux-arts[1], le concours de la Ville de Paris où elle soutient une thèse sur les arts populaires l'habilitant à enseigner, dès 1965, en tant que professeur d'État d'arts plastiques. En fin des années 1960, elle effectue un stage à la Maison Pellerin (Imagerie d'Épinal) où elle s'adonne à la création dans les arts appliqués.

Figurative dans ses thèmes  notamment le corps humain, les nus, les couples enlacés, les arbres , ses sources d'inspiration peuvent se situer dans plusieurs séjours qu'elle effectue au Maroc où la découverte du désert l'oriente picturalement vers « une matière plus dense venant accrocher le regard »[2], de même que l'été 1984 au plateau d'Albion lui offre la prise de conscience d'analogies formelles entre les troncs d'amandiers morts et les corps humains[3]. Elle se rapproche cependant ensuite de l'abstraction lyrique par une libre exubérance des formes et des couleurs qui, progressivement, l'achemine vers une pure recherche sur les formes et la lumière par quoi elle ne désavoue pas une parenté avec Mark Rothko, pour finalement « revenir vers une figuration essentielle qui se revendique exploration de son rapport aux mondes des vivants, à la nature, à ses aspirations spirituelles »[2].

Galerie

Expositions

Esprit de la forêt, mars 2017, acrylique sur toile, 33x55cm, localisation inconnue.
Les Inspirés, 2017, acrylique sur toile, 61x46cm, localisation inconnue.
Personnelles
Collectives

Réception critique

  • « Des lignes tendrement infléchies suggérant, dans des contours volontairement flous et incertains, des corps passionnément entrelacés. » - Gérald Schurr[4]
  • « Mieux que de la peinture, Élisabeth Chabin nous permet de regarder des tableaux. Et cette fois, la langue est riche. Si riche, d'ailleurs, qu'il paraît présomptueux de s'essayer à accoler des mots à ces déferlements de couleurs, de vigueur, de mouvement et d'émotions. Pourquoi déflorer l'amoureuse brutalité de ces toiles sans afféteries, hors normes, hors cadre ? Délicatement brutales, exténuantes de vie, incapables de compromissions, ces toiles ne sont jamais faites pour plaire, jamais flatteuses. Bien entendu, c'est pour cette raison même que je les aime. » - Joëlle Lobut[15]
  • « Elisabeth Chabin has achieved much success in Paris where her new figuration works are very much in the newest manner. However, they are unique to her and embody qualities of many School of Paris painters. They are the forms of Henri Matisse, the colours of the early fauves, the gleeful spirit and motion of Marc Chagall, the bodies of Fernand Léger, just to begin the litany. Elisabeth Chabin's canvases have both the French energy and its spirit. Her paint and colour join in the pleasure and enjoyment of the dance. » - Artspeak New York[6]
  • « An abstract figurative artist : her works combine the traditional tactics of the classic with the freedom of abstract expression. » - Quek Swee Peng[12]
  • « Un panthéisme joyeux éclate dans les toiles de cette artiste qui manie la couleur et la forme avec une joie sauvage. Chabin nous offre une mythologie très personnelle où humains et chevaux caracolent de concert en des fresques animées. Tout cela est à la fois poétique, brutal, barbare et tendre. » - Marc Hérissé[8]
  • « Épurant plus que jamais son tracé, les œuvres de Chabin consument la matérialité des conventions pour ouvrir un univers de significations plus larges. Les pâtes tout en vibration sont très aérées et les teintes de plus en plus fluides. Soutenu par endroit de quelques traits appuyés, le graphisme se dilue volontairement dans l'espace du tableau. Se fondant ainsi dans une architecture sous-jacente, la composition recouvre des structures plus secrètes d'harmonie. » - Didier Henry[9]

Œuvres dans les collections publiques

Arménie
France

Notes et références

  1. (en) Coral Dendroff et Della Butcher, Parisian artists in Singapore, Éditions Della Butcher Gallery, Singapour, 1988.
  2. « Élisabeth Chabin : communiquer au travers de son art », Chartres Magazine, n°168, juin 1995.
  3. « Élisabeth Chabin », L'Œil, n°352, novembre 1984.
  4. Gérald Schurr, « Élisabeth Chabin à la Galerie Janine Lorcet », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°40, 14 novembre 1986, page 93.
  5. « Élisabeth Chabin », revue Beaux-Arts, n°57, mai 1988.
  6. Artspeak New York, 1er décembre 1989.
  7. La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°43, 8 décembre 1989, page 32.
  8. Marc Hérissé, « Les expositions : Élisabeth Chabin », La Gazette de l'Hôtel, Drouot, n°13, 27 mars 1992, page 99.
  9. Didier Henry, « Élisabeth Chabin », Arts Actualités Magazine, juin 1994, page 18.
  10. Michel Boudaud, « Peintures à l'Espace Saint-Eman - Élisabeth Chabin et Alain Sadania : la nature au-delà des images », La République du Centre, 16 août 1995.
  11. T. Sasitharan (en), « Arts and Leisure - Nine from Paris », The Straits Times, 10 septembre 1988.
  12. Quek Swee Peng, « Ventures into the bold, bizarre and beautiful realms of the Parisian artists : spellbound », Business Times (Singapour), mars 1991.
  13. Renaud Ditte, Du camembert à l'art contemporain, présentation de l'exposition, 1991
  14. Gérard Roger-Gervais, L'esprit du camembert, Éditions Cheminements, 2003.
  15. Joëlle Lobut, Élisabeth Chabin, Suisse Imprimerie, 1990.

Annexes

Bibliographie

  • Coral Dendroff et Della Butcher, Parisian artists in Singapore, Singapour, Éditions Della Butcher Gallery, 1988.
  • Joëlle Lobut, Élisabeth Chabin, Suisse Imprimerie, 1990.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol.3, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001 (lire en ligne).
  • Gérard Roger-Gervais, L'esprit du camembert, Éditions Cheminements, 2003.

Liens externes

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