Pointe-à-Pitre

Pointe-à-Pitre (en créole guadeloupéen : Lapwent) est une commune française située dans le département de la Guadeloupe. Habitée en 2014 par 16 261 personnes, la commune est, avec celle voisine des Abymes, au centre d'une vaste aire urbaine de 314 647 habitants[1], soit la 32e de France.

Pour les articles homonymes, voir Pointe et Pitre.

Pointe-à-Pitre

Vue du port maritime à Jarry (Baie-Mahault).

Blason
Administration
Pays France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
(sous-préfecture)
Arrondissement Pointe-à-Pitre
(chef-lieu)
Intercommunalité Cap Excellence
(siège)
Maire
Mandat
Harry Durimel (EELV)
2020-2026
Code postal 97110
Code commune 97120
Démographie
Gentilé Pointois(es)
Population
municipale
15 410 hab. (2018 )
Densité 5 793 hab./km2
Population
agglomération
252 271 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 16° 14′ 30″ nord, 61° 32′ 09″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 26 m
Superficie 2,66 km2
Élections
Départementales Canton de Pointe-à-Pitre
(bureau centralisateur)
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe
Pointe-à-Pitre
Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe
Pointe-à-Pitre
Liens
Site web ville-pointeapitre.fr

    Pointe-à-Pitre est depuis 2007, l'unique sous-préfecture de la Guadeloupe, elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Pointe-à-Pitre.

    Géographie

    Localisation

    En rouge le territoire communal de Pointe-à-Pitre.

    S'étendant sur seulement 2,7 km2 de superficie totale[2], la commune de Pointe-à-Pitre est située à l'ouest de la Grande-Terre, face à la rade ouverte sur la mer des Caraïbes et idéalement placée au centre de la Guadeloupe à la jointure entre la Grande-Terre et la Basse-Terre. La ville, construite sur des marécages, a gagné du terrain sur la mer. C'est une ville de basse altitude située au bord d'une mangrove. Elle détient son propre port de croisière.

    L'îlet à Cochons est rattaché à la commune.

    Municipalités limitrophes

    Les Abymes
    Baie-Mahault N
    O    Pointe-à-Pitre    E
    S
    Le Gosier

    Quartiers et urbanisme

    En 1780, l'incendie qui la ravage permet de définir un premier plan d'alignement qui donne définitivement à la ville son plan en damier et toutes les caractéristiques des villes coloniales du XVIIIe siècle. Deux nouveaux plans directeurs (1806 et 1817) permettent l'extension de la ville qui atteint ses limites définitives en 1830 avec le creusement du canal Vatable, mené pour évacuer les eaux de pluies vers la mer. Le centre ancien de Pointe-à-Pitre est une ville coloniale type du XVIIIe siècle, bâtie selon un plan en damier, avec des rues se coupant à angle droit, ses espaces publics et ses équipements administratifs et militaires. C'est également une ville qui a été marquée par les catastrophes : incendies, tremblement de terre, ouragans. Ces dernières, au lieu d'affecter la morphologie de la ville, ont, au contraire, permis de faire évoluer le tissu urbain et de favoriser le passage à la modernité de la ville. Le tissu urbain de Pointe-à-Pitre s'est ainsi maintenu jusqu'à nos jours sans modifier la trame orthogonale du damier du XVIIIe siècle.

    Plusieurs fois ravagée par des cyclones tropicaux et des incendies, le centre historique présente une architecture hétéroclite. Les façades de style colonial côtoient des immeubles modernes. Au cœur de la vieille ville, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, date des années 1850. Sa structure métallique fut réalisée par la maison Joly d'Argenteuil, qui conçut celle des Halles de Paris. Grâce à sa charpente, l'édifice résista au séisme de 1897.

    Avec l'expansion démographique des années 1950, le plan d'urbanisme développe de nouveaux quartiers modernes au nord-est de la ville où sont transférées diverses administrations (dans le sillage de la construction en 1973 du nouvel hôtel de ville) et créées de nouvelles habitations sociales. Pointe-à-Pitre bénéficie d'une opération de rénovation urbaine, engagée depuis 2006 avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine[3].

    Les quartiers de Pointe-à-Pitre :

    • Lauricisque
    • Bergevin (y compris gare routière et gare maritime)
    • Assainissement
    • Les Cités Unies
    • Cité Mortenol
    • Morne-la-Loge
    • Centre-ville
    • Vatable
    • Massabielle
    • Darboussier
    • Cour Zamia
    • Rues Chemin-Neuf et Raspail
    • Carénage
    • Fouillole
    • La Marina

    Partagés avec Les Abymes :

    • Cour Volet
    • Morne Lacrosse
    • Cour Forbin
    • Impasse Four à Chaux
    • Rue de l'Université
    • Rue Louisy Mathieu
    • Cité Louisy-Mathieu
    • Morne L'Hermitage

    Climat

    Pointe-à-Pitre a un climat équatorial selon la classification de Köppen (Af) mais a en réalité un climat tropical humide d'alizé soumis aux cyclones tropicaux.

    Relevés météorologiques de l'Aéroport Guadeloupe - Pôle Caraïbes, moyennes de 1981–2010, extrêmes de 1950 à nos jours
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 20,7 20,6 21 22,2 23,6 24,3 24,3 24,1 23,8 23,3 22,4 21,3 22,6
    Température moyenne (°C) 24,9 24,9 25,3 26,3 27,2 27,9 28 28 27,8 27,3 26,5 25,5 26,6
    Température maximale moyenne (°C) 29,2 29,2 29,7 30,3 30,9 31,4 31,6 31,9 31,7 31,3 30,5 29,7 30,6
    Record de froid (°C) 13,5 13 13,9 15,8 16,4 18,9 19,6 19,8 19,5 19 16,8 14,4 13
    Record de chaleur (°C) 31,8 32,1 32,8 33,3 33,3 33,4 34,2 34,2 34,1 34,1 33,4 32,4 34,2
    Ensoleillement (h) 192,4 182,7 217,5 211,4 212,7 206,5 198,3 221,5 200,6 181,7 181,4 189,1 2 395,7
    Précipitations (mm) 83 60 67,9 96,5 134,1 107,8 129,6 169,1 206,2 214,5 213,9 134 1 616,6
    Nombre de jours avec précipitations 15,83 12,3 11,1 10,73 13,07 13,2 15,2 16,43 16,27 17,5 17,4 16,47 175,5
    Source : Meteo France[4],[5],[6]

    Toponymie

    L'origine du nom de la commune est incertaine ; la carte de l’ingénieur François Blondel, de 1667, mentionne certes un « morne de Pitre », un « marigot de Pitre » ; sur d’autres cartes figurent un « îlet à Pitre » ou une « rivière à Pitre » [7].

    Il pourrait provenir d'un anthroponyme. Peter, juif hollandais exilé du Brésil[8] et pêcheur[9], à moins qu'il n'ait été cultivateur de canne à sucre[10], se serait installé au XVIIe siècle sur un bout de terre perdue en pleine végétation sur la pointe de la Grande-Terre. Commençant par la vente de poissons, il aurait, selon certaines interprétations, développé son commerce. Alors que nombre de bateaux marchands et autres corsaires voguaient dans les eaux guadeloupéennes, Peter aurait créé un négoce pour les navires de passage dans la rade. L'endroit serait vite devenu incontournable pour tous les navigateurs qui y trouvaient de quoi acheter ou échanger des biens, vivres ou munitions. Tous les marins allaient chez Pitre à la pointe.

    Cette origine est contestée, l'existence de ce personnage étant jugée improbable compte tenu des références antérieures à l'arrivée des Hollandais en Guadeloupe[11]. L'hypothèse privilégiée tend à rapprocher le terme Pitre (ou Pit) d'une plante, possiblement Agave americana L.[12] car pitera en espagnol évoque une sorte de corde tirée d’un agave[13], le karata langue de bœuf »), assimilée au chanvre par les Européens[7].

    Devenant ainsi la pointe à Pitre, la ville reçoit officiellement son nom en 1772.[réf. nécessaire] Elle prend le nom de Port-de-la-Liberté durant la Révolution française.

    Histoire

    Un plan du port de Pointe-à-Pitre (période 1750-1789), Librairie du Congrès américain, Washington D.C.
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    Dès le début de la colonisation de la Guadeloupe, le site de Pointe-à-Pitre retient l'attention des agents royaux. Il présente de nombreux avantages naturels, qui en fait d'emblée une alternative à la ville de Basse-Terre. Pourtant à cause de l'insalubrité du site les autorités hésitent longtemps à établir un centre de peuplement. La ville de Pointe-à-Pitre est fondée au milieu du XVIIIe siècle sur les rives marécageuses de la baie du Petit Cul-de-sac marin en raison de sa position géographique et des mouillages possibles. L'origine de la ville remonte pourtant à l'occupation anglaise de la Guadeloupe (1759 à 1763). Le bourg n'occupe alors qu'une petite partie du site dit du « morne Renfermé ». Après le retour de la Guadeloupe à la France, lors du traité de Paris (1763) la ville prend son essor avec les premiers aménagements.

    Lors de la révolution française, la ville est rebaptisée « Port-la-Liberté »[14].

    Plan de Pointe-à-Pitre en 1843[15].

    Le , la ville de Pointe-à-Pitre est en grande partie détruite par un très violent tremblement de terre (d'une magnitude d'environ 8 à 8,8 sur l'échelle de Richter). D'autres villes sont endommagées, en particulier Le Moule, mais à Pointe-à-Pitre un incendie entraîne la destruction des bâtiments subsistants, et fait de nouvelles victimes avec un total de 3 000 morts et 1 500 blessés[16]. Une grande campagne de souscription nationale lancée en métropole permet la reconstruction de la commune pointoise.

    L'abolition de l'esclavage en 1848 favorise l'arrivée en ville d'une main d’œuvre à la recherche de travail. Des milliers d'Indiens arrivent par convois, ainsi que des Cap-verdiens ou d'autres Caribéens, quelques centaines de travailleurs chinois et japonais, et des exilés politiques indochinois. Dans les usines, la ségrégation est de mise. Traditionnellement, dans les anciennes colonies esclavagistes françaises, il existe une gradation de couleur, du plus sombre au plus clair[17].

    Les 26, 27 et sont des jours sanglants pour l'histoire de la ville et de la Guadeloupe en général. Des CRS (les "Képis rouge") répriment lourdement un mouvement de grève ouvrier visant une augmentation salariale de 2,5 % et mené par le GONG, un mouvement indépendantiste guadeloupéen dont le leader, Jacques Nestor sera l'un des premiers à tomber sous les balles. Le bilan des émeutes de mai 1967 est encore aujourd'hui sujet à controverses. Les autorités reconnaissent officiellement huit morts ; en 1985, le secrétaire d’État aux DOM-TOM, Georges Lemoine, retient le chiffre de 87 morts. L'Historien Benjamin Stora souligne que la massacre a été « ordonné sciemment sur le terrain et approuvé par le gouvernement sous la présidence du général de Gaulle »[18].

    Démographie

    L'unité urbaine de Pointe-à-Pitre - Les Abymes est le pôle urbain de la Guadeloupe qui réunit les îles de Basse-Terre et de Grande-Terre grâce à sa position centrale dans l'archipel. Cette concentration urbaine regroupe 11 communes, dans la nouvelle délimitation de 2010[19], dont les plus peuplées sont Les Abymes, Baie-Mahault et Le Gosier. Elle rassemble ainsi 64,2 % des Guadeloupéens, soit 256 888 habitants en 2014[20], se situant au 25e rang des agglomérations françaises. Au cours de ces dernières années, le poids démographique de la commune de Pointe-à-Pitre au sein de l'agglomération n'a pas cessé de décroître au profit de la banlieue pavillonnaire, d'autant plus que l'unité urbaine s'est agrandie en absorbant des communes périphériques. Ainsi, de 4 communes en 1982, l'unité urbaine est passée à 7 communes en 1999 puis à 11 communes dans la dernière délimitation.

    Évolution 1961 - 2014
    Année Total
    Commune
    Total
    Agglomération
    Pourcentage
    (%)
    1961 27 966 76 200 36,70
    1967 29 522 89 856 32,85
    1974 23 889 99 748 23,95
    1982 25 310 107 331 23,58
    1990 26 029 124 358 20,93
    1999 20 948 171 773 12,20
    2007 17 408 252 869 6,88
    2014 16 261 256 888 6,33

    Par ailleurs, l'Insee a désormais délimité une aire urbaine de Pointe-à-Pitre - Les Abymes, qui comporte 16 communes en 2010[21]. Avec 314 647 habitants au , elle se situe 32e rang des aires urbaines françaises par sa population.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[22],[Note 1]

    En 2018, la commune comptait 15 410 habitants[Note 2], en diminution de 2,63 % par rapport à 2013 (Guadeloupe : −3,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    27 96629 52223 88925 31026 02920 94817 54116 06316 035
    2018 - - - - - - - -
    15 410--------
    De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Insee de 1968 à 2006[23] puis à partir de 2006[24])
    Histogramme de l'évolution démographique

    Politique et administration

    La sous-préfecture établie à Pointe-à-Pitre.

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune est une sous-préfecture du département de la Guadeloupe et le chef-lieu d'un canton unique depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, elle était divisée en trois cantons : Pointe-à-Pitre-1, Pointe-à-Pitre-2 et Pointe-à-Pitre-3. Un quatrième exista de 1955 à 1985.

    Pour l'élection des députés, Pointe-à-Pitre fait partie depuis 1988 de la première circonscription de la Guadeloupe.

    Intercommunalité

    La commune de Pointe-à-Pitre appartient à communauté d'agglomération Cap Excellence, dans laquelle elle est représentée par huit conseillers.

    Liste des maires

    Liste des maires successifs[25]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Paul Valentino SFIO Agent commercial
    Député de l'Assemblée constituante (1945 et 1946)
    Député de la Guadeloupe (1946 → 1955)
    Adrien Bourgarel UNR Médecin
    Amédée Fengarol PCG Instituteur
    Paul Valentino SFIO Agent commercial
    Député de la Guadeloupe (1946 → 1955)
    Hector Dessout PCG Professeur de lycée
    Henri Bangou PCG puis PPDG Cardiologue
    Sénateur de la Guadeloupe (1986 → 1995)
    Conseiller régional de la Guadeloupe (1975 → 1986)
    Conseiller général du canton de Pointe-à-Pitre-4 (1967 → 1985)
    Conseiller général du canton de Pointe-à-Pitre-3 (1985 → 1989)
    Jacques Bangou
    Révocation administrative[27]
    PPDG Gynécologue-obstétricien
    Conseiller général du canton de Pointe-à-Pitre-1 (2004 → 2015)
    Président de la CA Cap Excellence (2009 → 2014)
    Josiane Gatibelza[28]    
    en cours Harry Durimel[29] CELV Avocat
    Conseiller régional de la Guadeloupe (2010 → )[30]
    Conseiller municipal de Pointe-à-Pitre (2010 → 2020)[30]
    Les données manquantes sont à compléter.

    Jumelages

    Économie

    Scènes de marché à Pointe-à-Pitre en 1919. Université de l'Iowa.

    L'économie de Pointe-à-Pitre s'organise autour de trois axes du secteur tertiaire : le commerce de proximité est très développé dans le centre-ville autour de nombreux magasins (avec une part importante de boutiques liées à l'habillement) ; le tourisme lié au trafic de l'aéroport voisin ainsi que l'activité associée aux différents lieux historiques et musées de la ville ; enfin les services publics avec notamment les différents services de la sous-préfecture de l'île, l'université des Antilles et le principal centre hospitalo-universitaire de la Guadeloupe (le CHU de Pointe-à-Pitre/Les Abymes).

    La ville accueille le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Pointe-à-Pitre. Elle gère l’aéroport de Pôle Caraïbes, situé aux Abymes et le port autonome de Pointe-à-Pitre qui dispose d'une gare maritime à proximité du centre-ville (croisière, cabotage, marchandises diverses).

    Un développement de la zone de Bergevin est programmé avec la construction d'un hôtel Première classe du Groupe Louvres Hôtels[32].

    Société et services publics

    Enseignement

    Comme toutes les communes de l'archipel de la Guadeloupe, la ville de Pointe-à-Pitre est rattachée à l'Académie de la Guadeloupe. Elle possède sur son territoire neuf écoles maternelles (Bébian, Dubouchage, Félix-Edinval, Fernande-Bonchamps, Frantz-Ralion, Lauricisque, Rafaël-Jolivière, Raymonde-Bambuck et Salvatore-Cideme) et douze écoles primaires (Amédée-Fengarol 1 et 2, Félix-Edinval, Fernande-Bonchamps, Lauricisque, Léon-Feix, Rafaël-Cipolin, Rafaël-Jolivière, Raymonde-Bambuck, Sacré-Cœur (privée), externat Saint-Joseph-de-Cluny (privée) et Salvator-Cideme).

    En ce qui concerne l'enseignement secondaire, la ville accueille les collèges Front-de-Mer, Jules-Michelet, La Persévérance (privé), Maitrise-de-Massabielle (privé), Nestor-de-Kermadec et Sadi-Carnot. Le principal et historique lycée public d'enseignement général de la Guadeloupe est le lycée Carnot, tandis que l'enseignement privé est assuré par le lycée d'enseignement général de Massabielle et le lycée privé d'enseignement professionnel Boc-Calmet, fondé en 1954 et fermé en 2020[33].

    La ville de Pointe-à-Pitre accueille le grand campus de Fouillole de l'université des Antilles, qui est le principal centre d'enseignement supérieur de l'île.

    Santé

    Le centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre/Les Abymes est le plus important hôpital de l'île regroupant en 2013 une quarantaine de services, couvrant tous les domaines médicaux, d'une capacité totale d'accueil de 862 lits fonctionnant avec 319 médecins, 120 internes et 3 000 agents hospitaliers[34]. Le CHU doit être reconstruit à Perrin, aux Abymes, (à partir de 2016, pour une livraison en 2019), alors qu'un important incendie a endommagé ses services d'urgence en 2017.

    Justice

    La commune accueille un Palais de justice qui abrite le tribunal de Grande Instance et un tribunal de commerce, ainsi qu'un tribunal d'Instance et un conseil des prud’hommes. Une nouvelle cité judiciaire a été construite et livrée en 2017[35].

    Voies routières

    La darse de Pointe-à-Pitre.

    Les accès principaux à la ville sont :

    De plus, la ville est contournée par deux rocades.

    Karu'Lis

    La commune de Pointe-à-Pitre est desservie par le réseau Karu'Lis.

    Gares routières

    Des bus privés font la liaison entre Pointe-à-Pitre et les autres communes de la Guadeloupe depuis les gares routières pointoises :

    • la gare routière de Bergevin, d'où partent les bus qui desservent les destinations de la Basse-Terre ;
    • la gare routière devant l'École normale, d'où partent les bus qui desservent les destinations de la Grande Terre[36].

    Aéroport

    L'aéroport Pôle Caraïbes, situé en banlieue pointoise, est le principal aéroport de l'archipel guadeloupéen. Lui seul est capable d'accueillir des avions long courrier. Il était auparavant nommé « Aéroport de Pointe-à-Pitre Le Raizet », du nom du lieu-dit de la commune des Abymes où se situait l'aéroport (aujourd'hui Terminal Sud), avant le déménagement de l'aérogare au nord de la piste. Certaines compagnies aériennes y assurent des liaisons directes vers les autres îles de la Guadeloupe.

    La marina pointoise.

    L'aéroport est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Pointe-à-Pitre.

    Port

    Le port autonome de Pointe-à-Pitre dispose de neuf postes à quais situés à proximité du centre-ville (croisière, cabotage, marchandises diverses).

    Culture

    • Cinéma Rex
    • Salle Georges-Tarer à Lauricisque
    • Centre des arts et de la culture (en cours de rénovation, livraison prévue en )

    Sports

    L'équipement sportif de la commune comprend :

    • le centre sportif et culturel Paul-Chonchon à Bergevin (1 800 places)
    • le stade Pierre-Antonius (300 places assises)
    • la piscine municipale
    • des courts de tennis

    La ville accueille les clubs sportifs :

    • la Red Star de Pointe-à-Pitre (football)
    • l'ASC Carénage (football)
    • le New Star de Pointe-à-Pitre (basket-ball)
    • l'Union sportive cycliste culturelle pointoise (USCCP) (cyclisme)

    Tous les quatre ans, la ville reçoit l'arrivée de la Route du Rhum, course transatlantique en solitaire qui part de Saint-Malo. Pointe-à-Pitre a pour code PP selon la liste des quartiers maritimes.

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Personnalités natives de Pointe-à-Pitre
    Autres personnalités

    Elles ne sont pas forcément nées à Pointe-à-Pitre mais leur histoire est attachée à celle de la ville.

    • Charles Catherin Sériziat (1756-1802), général de brigade de la Révolution française, chef de l'armée de Guadeloupe en 1801, mort à Point-à-Pitre.
    • Charles-Anatole Léger (1803-1883) : notaire (de 1826 à 1857), maire de la ville de 1859 à 1861 et président du conseil général en 1859.
    • Jean-Baptiste-Marie-Augustin Gourbeyre : une place de la ville porte son nom, entre palais de justice et l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, il y a sa statue depuis 1848, érigée à la suite d'une souscription populaire. Sur le socle, ces simples mots La Pointe-à-Pitre reconnaissante et une date, VIII février MCCMXLIII, en clair . C'est à l'occasion du tremblement de terre survenu ce jour-là, suivi d'un gigantesque incendie, que cet Auvergnat (né à Riom en 1786, Gouverneur de la Guadeloupe depuis 1841, mort à son poste en 1845), a acquis pour les Pointois le statut d'homme providentiel[45].

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Population de l'aire urbaine de Pointe-à-Pitre - Les Abymes en 2014, consulté le 10 juillet 2017
    2. Chiffres clés de la commune de Pointe-à-Pitre (97120), INSEE, 21 avril 2021.
    3. Présentation du programme
    4. « Données climatiques de la station de Le Raizet », sur Meteo France (consulté le )
    5. « Climat Guadeloupe », sur Meteo France (consulté le )
    6. « Le Raizet Aero (971) » [archive du ], Fiche Climatologique: Statistiques 1981–2010 et records, Meteo France (consulté le )
    7. Myriam Alamkan, « L'origine de la Pointe-à-Pitre », blog de Myriam Alamkan, (lire en ligne, consulté le )
    8. Auguste Lacour, Histoire de la Guadeloupe, t. 1, Basse-Terre (Guadeloupe), Impr. du Gouvernement, 1855-1858 (lire en ligne), p. 250
    9. « Pointe-à-Pitre », sur Ladograve (consulté le )
    10. Félix-Hilaire Fortuné, La France et l'outre-mer antillais, éditions L'Harmattan, p. 45
    11. Henri Bangou, « Les origines de la ville de Pointe-à-Pitre. Les raisons de cette appellation », Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, , p. 65-76
    12. Bruno Kissoun, Pointe-à-Pitre : Urbanisme et architecture religieuse, publique et militaire XVIIIe – XIXe siècles, Pointe-à-Pitre, Éd. Jasor, coll. « L'Inventaire », , 263 p. (ISBN 978-2-912594-70-9), p. 40
    13. Pierre-Marie-Joseph de Bonnefoux, Dictionnaire de marine à voiles, Éditions du Layeur, , 720 p. (ISBN 978-2-911468-21-6, lire en ligne)
    14. LES ABOLITIONS FRANCAISES DE L'ESCLAVAGE (1789-1848): (…) L'armée républicaine reconquiert la Guadeloupe après que les Anglais aient été massacrés à Pointe-à-Pitre, par les canons français. Hugues installe alors un tribunal révolutionnaire et une guillotine à Pointe-à-Pitre, devenue Port-la-Liberté(…), cndp.fr, consulté le 25 août 2019
    15. L'Illustration, 25 mars 1843. Plan dressé par M Lemonnier de La Croix, ex-architecte-voyer de la ville de la Pointe-à-Pitre - 1. Église-2. Hôpital.-3. Tribunal.-4. Théâtre-5. Caserne d'infanterie de marine.-6. Prisons.-7. Entrepôt.-8. Douane.-9. Arsenal.-10. Caserne de la gendarmerie.-11. Bureaux de la marine.-12. Magasins des pompiers.-13. Mairie.-14. Trésor-15. Halle à la boucherie.-16. Halle aux poissons.-17. Corps-de-garde.-18. Bureaux de la police.-19. Bureaux de l'administration intérieure.-20. Presbytère.
    16. Carole Petit, « Séisme du 8 février 1843 : il y a 177 ans, le premier "Big One" frappait la Guadeloupe », Guadeloupe la 1re, 8 février 2020.
    17. Jacques Denis, « Darboussier, mémoire tenace de l’esclavage », sur Le Monde diplomatique,
    18. « Quand, pour la dernière fois, les forces de l'ordre ont-elles tiré sur une foule en France ? », sur www.liberation.fr,
    19. Insee - Composition communale de l'unité urbaine de Pointe-à-Pitre de 2010, consulté le 28 octobre 2013
    20. Insee – Population de l'unité urbaine de Pointe-à-Pitre - Les Abymes au recensement du 1er janvier 2014, consulté le 10 juillet 2017
    21. Insee - Composition communale de l'aire urbaine de Pointe-à-Pitre - Les Abymes de 2010, consulté le 20 octobre 2011
    22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    23. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
    24. pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018
    25. Ville de Pointe-à-Pitre : Les maires de la ville
    26. Sépulture de Gratien-Fabien Caussade au cimetière Montmartre, 23e division
    27. Carole Petit, « Pointe-à-Pitre : démission de Jacques Bangou de ses fonctions de maire », Guadeloupe La 1re, 20 juillet 2019.
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    31. « Pointe à Pitre », sur site comitejumelageorly (consulté le )
    32. « Bientôt 260 nouvelles chambres », France-Antilles, 24 septembre 2013.
    33. Rémy Senneville et Christelle Théophile, « Liquidation judiciaire : pas de rentrée pour le lycée Boc Calmet », Guadeloupe La Première, 2 septembre 2020.
    34. Site officiel du CHU de Pointe-à-Pitre/Les Abymes.
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    36. « Les transports urbains pointois (TUPP) », sur ville-pointeapitre.fr
    37. Notice no PA00105881, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    38. Notice no PA00105868, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    39. Notice no PA00105869, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    40. Notice no PA97100030, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    41. Le Mémorial ACTe de Guadeloupe présenté à Paris.
    42. Notice no PA00105864, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    43. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.
    44. Base Mistral-Mérimée[réf. incomplète].
    45. Sur les ruines de la Pointe-à-Pitre. Chronique du 8 février 1843. Hommage à l'amiral Gourbeyre, manuscrit conservé à Vincennes, Service historique de la Défense, Département de la marine, 1843-1844 ; Claude Thiébaut, éditions L'Harmattan, 2008.

    Annexes

    Articles connexes

    Bibliographie

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