Manu Chao

Manu Chao (prononcé en français [many t͡ʃao][1], en espagnol [ˈmanu ˈt͡ʃao]), de son nom complet José Manuel Tomás Arturo Chao, né le à Paris, est un auteur-compositeur-interprète, chanteur et musicien français d'origine espagnole.

Pour les articles homonymes, voir Chao.

Manu Chao
Manu Chao en concert en 2013.
Informations générales
Nom de naissance José Manuel Tomás Arturo Chao Ortega
Naissance
Paris, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, chanteur, musicien
Genre musical Rock alternatif latino, Latino, ska, reggae, world
Instruments Guitare, basse
Années actives Depuis 1984
Labels Virgin Records, Radio Bemba, Because Music
Site officiel www.manuchao.net

Devenu une figure majeure du rock français et de la musique latine avec son groupe Mano Negra, il accomplit depuis plusieurs années une carrière solo internationale à succès et se produit dans le monde entier avec son nouveau groupe : Radio Bemba.

Biographie

Jeunesse (1961–1975)

José Manuel Tomás Arturo Chao Ortega est né le à Paris. Sa mère, Felisa, originaire de Bilbao (Pays basque), est chercheuse et son père, Ramón, originaire de Galice, est écrivain et journaliste à RFI Amérique latine, et à France Inter ; Ramón Chao a reçu une formation de pianiste classique en Espagne, puis a obtenu une bourse d'étude de musique classique pour venir à Paris. Ainsi, durant l'enfance de Manu Chao, de nombreux écrivains d'Amérique latine passeront à la maison, dont certains amis proches de son père comme Gabriel García Márquez, Alejo Carpentier et Juan Carlos Onetti. Manu a un frère de deux ans son cadet, Antoine. Peu après la naissance de Manu, la famille emménage dans la banlieue parisienne (Boulogne-Billancourt puis Sèvres). Il étudia au lycée Jean-Pierre Vernant à Sèvres.

En 1971, le père Ramón initie ses fils au piano, instrument qu'ils abandonnent au profit de la guitare pour Manu et de la batterie pour Antoine. Manu Chao entre au conservatoire[Lequel ?]. Il passe la plupart de son temps avec son cousin « Santi » (Santiago Casariego) dont il partage les goûts musicaux : Chuck Berry, Little Richard, Otis Redding... Les parents de Manu Chao écoutent des disques de musique latine rapportés d'Amérique Latine par le père de Ramón Chao. À dix-huit ans, Manu Chao obtient le baccalauréat et s’oriente vers la musique.

Débuts (1976–1987)

En 1976, avec Antoine à la trompette et Santi à la batterie, ils intègrent les Joint de Culasse, groupe dont le répertoire est avant tout constitué de reprises de standards du rock 'n' roll des années 1950.

Fortement influencé par la scène punk britannique (The Clash, etc.), mais également par Chuck Berry, Bob Marley ou encore Camarón de la Isla, Manu Chao forme en 1984 un groupe de rockabilly anglo-hispanique, Hot Pants (nom tiré d’une chanson de James Brown), avec Santi à la batterie, qui sort une démo contenant Mala Vida et d'autres titres en 1984, ainsi que l'album Loco Mosquito chez le label All or Nothing en 1986. En 1986, Manu Chao, son frère Antoine (qui joue à cette époque avec les Chihuahua), et quelques-uns de ses amis (dont François Hadji-Lazaro, leader des Garçons Bouchers et de Pigalle, et Alain des Wampas) forment ensuite Los Carayos, groupe de rock alternatif. Ils prennent un temps le pseudonyme d'Oscar Tramor, titre d'une de ses chansons (inspirée de Busca Otro Amor d'Irma Serrano) racontant l'histoire d'un toréador alcoolique et malchanceux, sur l'album Persistent et signent de Los Carayos. Manu Chao participe aussi de façon plus ou moins importante dans d'autres groupes tels Joint de culasse (1 album de reprises Superboum Rock and Roll en 1982), Casse-pieds, Kingsnakes (en fait, les Hot Pants, accompagnés du guitariste suisse Daniel Jeanrenaud, au Printemps de Bourges 1986).

Période Mano Negra (1987-1997)

En 1987, les frères Chao et leur cousin, Santiago Casariego, forment Mano Negra (du nom d’une organisation de guérilleros sud-américains trouvé dans une BD, qui elle-même tire son nom de l'organisation terroriste andalouse du XIXe siècle La Mano Negra). Le groupe sort une nouvelle version de Mala Vida, qui devient un tube en France, suivie d'un premier album, Patchanka, chez Boucherie Productions. Le groupe signe chez Virgin et connait de nouveaux succès avec deux nouveaux albums Puta's Fever en 1989 et King of Bongo en 1991. À l'instar de Patchanka, les deux opus suivants sont des réussites tant grâce à ses tubes (Out of Time Man, Pas assez de toi) que le mélange des genres qui donne officiellement naissance au rock alternatif latino. La musique du groupe devient populaire dans les pays hispanophones.

Mano Negra devient un groupe majeur de la scène rock française et fait une tournée en cargo en Amérique du Sud avec l'aventure de la troupe d'artistes de rue Royal de luxe. Après une seconde et éprouvante expédition où ils traversent la Colombie en train (périple relaté par Ramón Chao, dans l'ouvrage Un train de glace et de feu), le groupe décide de se séparer. Le groupe enregistre toutefois un dernier album, Casa Babylon, qui marque la transition musicale entre la fin de Mano Negra et la future carrière solo de Manu Chao. Ce disque est considéré comme l'un des meilleurs albums de tous les temps d'après l'édition hispanophone du magazine Rolling Stone.

Mais après la séparation du groupe, c'est un grand vide pour Manu Chao. Il avouera plus tard qu'il tombera dans une sorte de dépression.

Manu Chao fonde avec d'anciens membres de Mano Negra et plusieurs autres complices, le groupe 13 à table. Alors qu'ils sont installés à Barcelone, le label Island leur donne un an pour finaliser un album. Malgré des maquettes prometteuses l'album ne sera jamais enregistré.

Manu Chao voyagera près de huit ans entre Mexique, Sénégal et Brésil[2]. De cette errance, nait Clandestino, qui marque la renaissance du chanteur.

Clandestino (1998–2000)

Manu Chao à Gijón, dans les Asturies.

Ne voyant plus les membres de Mano Negra, le chanteur s'entoure vite de nouveaux amis à travers les villes et les pays qu'il traverse, enregistrant petit à petit de nouveaux sons, mélangeant de nouveaux styles. À l'époque où il vivait à Rio de Janeiro, Manu Chao s'était tourné vers ce qu'il appelle lui-même la « techno hardcore ». Il décide alors d'enregistrer un dernier disque, Clandestino, qui devait clôturer sa carrière musicale. Au début, il y insère un style du moment, la techno. Même si ses amis et sa famille lui disent que la techno n'est pas toujours très appropriée à sa musique, Manu Chao persiste. Cependant, un bug informatique supprime tous les rythmes technos des enregistrements, et la musique de Clandestino apparaît beaucoup plus prenante, dépouillée et moins chargée. Renaud Letang (ingénieur du son qui a déjà travaillé avec Alain Souchon) peaufine le disque. Manu Chao dira « Je l'ai enregistré comme une thérapie personnelle. C'était comme dire : ma carrière musicale s'achève là. C'est terminé et je chercherai autre chose (à faire). Mais avant d'en finir avec la musique, je sentais que je devais encore sortir ce disque. Je m'en fichais que le disque plaise à 10 000 ou 15 000 personnes. Qu'il plaise à plus de 200 000 personnes me paraissait impossible. Je venais d'un style rock et je ne pensais pas que je pouvais plaire à un autre type de public. Peu avant la sortie du disque, j'ai fait mes adieux en disant : je m'en vais ailleurs et j'irai sans ma guitare. Mais ce disque m'a fait débuter (autre chose) et m'a lié à la musique[3]. »

En effet, encore quelques jours avant la sortie du disque, en , il disait aux gens qu'il croisait que « Clandestino est juste une maquette ». Mais à sa grande surprise, le disque est un énorme succès et sa carrière prend un tour nouveau. Clandestino devient une des références majeures de la musique latine des années 2000 et le symbole de la musique fusion et métissée.

Avec ce disque, Manu Chao surprend ses fans et va à la rencontre d'un autre public, plus porté vers la musique latine. En réalité, les titres du dernier album de Mano Negra, Casa Babylon, annonçaient très clairement le passage du rock des débuts aux ballades reggae de Clandestino. Dans un style carnet de route, l'album Clandestino mélange tour à tour, reggae, rock, musique latine traditionnelle, rumbas, rythmes brésiliens, le tout entrecoupé de petits textes radiophoniques dont un extrait du discours du sous-commandant Marcos. L'album connaît un énorme succès en France, en Espagne, en Italie, au Québec et en Amérique du Sud. Les titres les plus célèbres sont Je ne t'aime plus, Bongo Bong, Clandestino et Desaparecido. Il s'écoule à plus de trois millions d'exemplaires dont deux millions à l'étranger, malgré les refus initiaux de NRJ, de RTL2 et d'Europe 2 de programmer Clandestino, trouvant que « les chansons ne rentraient pas dans leur format ». Pour la première fois depuis des années, Manu Chao arrive à poser ses valises quelque part et se fixe alors à Barcelone, répétant beaucoup avec son groupe Radio Bemba.

Próxima Estación: Esperanza (2001)

Le deuxième album solo de Manu Chao Próxima Estación: Esperanza sort en . Il reprend le style musical de Clandestino. Manu Chao n'hésite pas à qualifier lui-même ce disque de « petite sœur de Clandestino ». Cependant, le disque est plus joyeux, agrémenté des cuivres et des trombones du Sicilien Roy Paci. Le disque mélangeant à nouveau le reggae, la musique latine, le rock et même un soupçon de jazz.

L'album contient notamment le succès Me Gustas Tu. Il contient aussi le titre Denia, une chanson algérienne composée et écrite par Manu Chao, dont il fera aussi une autre version en duo avec le célèbre chanteur algérien de musique kabyle Idir sous le titre A Tulawin (Une Algérienne Debout), sur lequel les deux hommes chantent la douleur de ce pays « Cette vie est hantée de mensonges, Pauvre Algérie, Mon cœur palpite de tes regards, Pauvre Algérie ».

Radio Bemba Sound System & Babylonia En Guagua (2002-2003)

Après ces deux albums, Manu Chao continue de se produire sur scène avec son groupe Radio Bemba à travers le monde. « Radio Bemba » était le nom donné par les révolutionnaires cubains au système du « bouche à oreille » (ou « téléphone arabe »). La musique de Manu Chao (et Radio Bemba) sur scène rompt totalement avec l'esprit acoustique de ses albums studio et se rapproche plus de la musique de Mano Negra. Le public retrouve en concert l'énergie de l'ex-leader de Mano Negra.

Le succès est au rendez-vous et Manu Chao sort en un disque live, Radio Bemba Sound System, enregistré à Paris (Grande halle de la Villette) en . Le disque confirme la réputation qu'il traîne depuis les années 1980, Manu Chao est fait pour la scène. Ce live comprend des succès de la période Mano Negra, des chansons des albums Clandestino et Próxima Estación: Esperanza qui sont entièrement revisitées à la sauce ska, reggae, punk, rock, salsa, et des inédits. De plus la musique de Radio Bemba se trouve sublimée par la présence du jeune chanteur rastafari Bidji, alias Lyricson. En , sort le DVD Babylonia en Guagua, il contient un live (la version vidéo de l'album live Radio Bemba Sound System), un documentaire sur la tournée 2001 et trois autres petits films personnels sur ses voyages à travers le monde. La grande tournée Radio Bemba de 2000, 2001 et 2002, s’achève en août 2002.

En 2003, Manu Chao fait une nouvelle tournée nommée jai alai katumbi express.

Sibérie m'était contée (2004–2006)

Manu Chao à Prospect Park, Brooklyn, le 27 juin 2007.

Manu Chao revient en automne 2004, avec le livre-CD Sibérie m'était contée[4], paru uniquement en librairie et en kiosque. Il est distribué à seulement 150 000 exemplaires et rapidement épuisé. Le CD est aujourd'hui entièrement téléchargeable, gratuitement, sur le site du chanteur.

À l'origine, Manu Chao ne devait sortir que le livre, un recueil de poésies en français habillées par les dessins de Woźniak, dessinateur polonais[5]. Puis, le chanteur déclare s'être rapidement fait rattraper par l'envie de mettre ses textes en chansons, résultat : un livre de 132 pages de dessins et de poésie, accompagné d'un CD de 23 chansons. C'est la première fois que Manu Chao sort un disque complètement en français : la musique et les chansons sont plus sombres, évoquant la relation de Manu Chao avec ce que lui-même a surnommé sa « Sibérie » : Paris. Il y parle également de son amour profond et douloureux pour les femmes qu'il a rencontrées tout au long de sa vie, des sans-abris, de la disparition de son ami Helno (le chanteur des Négresses Vertes), mais aussi de l'espoir, de ses rêves...

Toujours en 2004, Manu Chao produit et réalise l'album Dimanche à Bamako d'Amadou et Mariam dont il est fan. Manu Chao les avait rencontrés au Mali auparavant. L'album est un grand succès de l'été 2005. Manu Chao retourne au Mali pour conseiller Sam, un des fils d'Amadou et Mariam, qui se lance dans la musique. Le fils d'Amadou et Mariam crée le groupe SMOD qui réalisera la première partie de Radio Bemba lors de sa tournée française en 2009. Au Mali, Manu Chao rencontre aussi Tiken Jah Fakoly, avec qui il donne un concert au Brésil, dans la banlieue de São Paulo lors de la fête de la musique en . Manu Chao est également invité en guest star sur l'album True Love de Toots and the Maytals [6].

Continuant les tournées à travers l'Amérique du Sud, Manu Chao se produit du Brésil au Mexique, en passant par Cuba et la Colombie. Durant l'été 2006, le chanteur et son groupe Radio Bemba traversent l'Europe et les États-Unis, en passant par le très célèbre festival Rock Werchter en Belgique ou par San Diego ou Los Angeles. Aux États-Unis, le chanteur a largement critiqué la politique d'immigration des États-Unis et a rendu hommage aux émigrants clandestins, et cela devant un public largement hispanophone. Par ailleurs, Manu Chao signe la bande originale du film Princesas de Fernando León de Aranoa. Le film a connu un large succès en Espagne, et a gagné trois Goya en 2006, dont celui de la meilleure chanson avec Me llaman calle de Manu Chao. Celui-ci déclara dans l'Humanité, en « On a gagné un Goya de la meilleure chanson et ce sont les filles qui sont allées chercher le prix, qui s’est baladé dans tous les bordels de Madrid et de Barcelone. Quelle force elles ont, ces filles ! Je suis vraiment heureux de cette rencontre. C’est une histoire d’amitié. Je me suis fait des frangines et des amitiés superfortes[7] ».

La Radiolina & Baionarena (2007–2009)

Concert gratuit à Bondy, le 21 juin 2008, pour la fête de la musique et la 20e édition du festival « Ya d'la banlieue dans l'air ». Avec le maillot de l'équipe de l'Université centrale du Venezuela

Le , Manu Chao sort un nouveau disque, intitulé La Radiolina, en Europe et le en Amérique. Ce nouvel opus a été commercialisé sous le label indépendant Because Music. Ce nouveau disque est composé de vingt-et-une chansons dans un style musical plus électrique, avec la guitare de Madjid Fahem, la batterie de David (Bourguignon), la basse de Gambeat, les trompettes du napolitain Angelo Mancini, déjà présent sur le disque Clandestino. Ces musiciens font tous partie du groupe de Manu Chao, Radio Bemba, influençant largement, le nouveau disque vers une optique plus scénique, délaissant le style simpliste de Clandestino.

Le disque est mixé par Mario Caldato (Beastie Boys, Jack Johnson), Andrew Scheps (Red Hot Chili Peppers, Mars Volta) et Charlie VDE (Farra Vox Studio, Paris) et comprend des chansons en français, en espagnol, en italien, en anglais et en portuñol. On y retrouve Mala Fama déjà entendu dans des concerts donnés aux radios Ouï FM, France Inter et RTL2 qui est déjà une chanson reprise par des artistes locaux de Barcelone ; Mama Cuchara, écrite un jour de pluie à Quito (capitale de l'Équateur) ; Me llaman Calle, la chanson composée pour le film espagnol Princesas et dédiée aux prostituées de la Calle del desengaño de Madrid ; Tombola, la bande originale enregistrée pour le film d'Emir Kusturica, Maradona[8] ; El Hoyo, un dub reggae déjà joué en concert ; et Tristeza, une chanson qui dénonce la politique migratoire des États-Unis, avec les paroles de Beatnik de la Colifata (radio animée par des patients d'un hôpital psychiatrique de Buenos Aires).

D'autres titres surprennent davantage comme 13 Dias, une chanson qui mélange le style country de J.J. Cale et l'influence latine et rock de Manu Chao, Bleedin Clown (l'histoire du clown qui saigne), un titre datant d'il y a 20 ans. Par ailleurs, on trouve dans ce disque des ballades : Otro Mundo, Mundo Revés ou Amalucada Vida, un reggae latino en portuñol (mélange de portugais et de castillan « espagnol »).

Durant l'été 2007, Manu Chao donne une série de concerts en Amérique latine, aux États-Unis (notamment au Coachella Valley Music and Arts Festival en Californie), au Canada et en Europe passant par les festivals Tempo latino (France) et Esperanzah (Belgique). Du au , se tient à la médiathèque de Perpignan, la première exposition itinérante, née de la fusion de l'imaginaire de Manu Chao et du dessinateur Jacek Woźniak au travers de tableaux relatant le voyage d'un personnage imaginaire, ManWoz, qui fuit son Ukraine natale pour chercher toutes « ces vies perdues ». L'exposition se décompose en trois grands thèmes : un premier qui traite de l'Afrique et deux autres qui présentent La Colifata (un hôpital psychiatrique de Buenos Aires où les deux artistes ont tenté de capter l'imaginaire des patients qui y résident) et l'Amérique latine. Enfin, en , il contribue à la bande originale enregistrée[9] pour le film d'Emir Kusturica, Maradona[8] qui sort en 2008.

Manu Chao commence une nouvelle tournée en 2008 le Tombola Tour avec son groupe, Radio Bemba. Manu Chao vend les places à 29  et déclare « un concert doit rester populaire. En ce moment, il y a des tarifs exorbitants un peu partout. C'est tout à fait possible de rester à des prix abordables malgré le coût important des locations de salle »[10]. Commencée à Toulouse en , la tournée s'enchaine avec plusieurs dates en France puis en Europe (Pologne, Roumanie, Croatie, Suisse), avant de se poursuivre aux États-Unis, puis au Mexique (Guadalajara, Monterrey, Mexico DF). Radio Bemba enchaîne pas moins de 40 dates entre mai et début . En février 2009, le Tombola Tour part pour une tournée Brésilienne (de Sao Paulo à Recife) et Argentine qui prend fin en au Luna Park de Buenos Aires. De retour en Europe avec des concerts à Solidays (60 000 personnes), à la Fête de l'Humanité (90 000 personnes), au festival EHZ (à Hélette, Pays basque), il participe à différentes dates françaises (Amiens, Limoges, Pau, Chambéry, etc.)

En septembre 2009, sortie du double album live de 2h30 : Baionarena, enregistré lors des fêtes de Bayonne en 2008 (coproduit, enregistré et mixé par Charlie VDE). Ce double album live est accompagné d'un DVD contenant la vidéo du concert et en bonus des extraits du Tombola Tour, ainsi que des clips vidéos.

Après sa tournée française, il repart en novembre 2009 en Amérique du Sud pour des concerts au Chili, en Argentine et au Brésil.

Depuis 2010

Manu Chao au Festival Internacional de Cine en Guadalajara (24 mars 2009).

Manu Chao commence en 2010 une nouvelle tournée avec son groupe allégé et renommé La Ventura. Le groupe est réduit à 2 musiciens : le guitariste (Madjid Fahem) et le batteur (Garbancito). Mais au fil de la tournée le groupe va être parfois renforcé par d'autres instruments et musiciens, avec un retour de la basse (Gambeat) et de cuivres. Il débute par plusieurs dates en au Brésil (Santos, Brasilia, Belem).

En sort en France, le disque éponyme du groupe SMOD, qu'il a produit. Il s'agit d'un groupe formé de Sam (le fils d’Amadou et Mariam), Ousco et Donski qui mélange folk et rap malien.

La Ventura continue sa tournée en 2011 : États-Unis, Baléares (Majorque), Brésil (Sao Paulo, Recife), Europe de l'Est (Ljubjana, Zagreb, Sofia, Istanbul…), France (festival Mix Up à Creil le ), Luxembourg, Japon (Tokyo, Nagoya, le Fuji Rock Festival …)

Manu Chao termine l'année pour un show à Buenos Aires (Argentine), le , pour fêter les 20 ans de la Colifata, une radio animée par les patients d'un hôpital psychiatrique. Manu Chao fait venir les colifatos (fous en argentin) sur scène.

Été 2012 : participation à l'Aluna Festival de Ruoms en Ardèche le , un concert le à Marquette-lez-Lille, près de Lille, devant 8000 personnes[11] Puis le il entame une nouvelle édition du cabaret vert à Charleville-Mézières devant plus de 14 000 personnes venues de partout pour le voir. La dernière date de la tournée Estivale 2012 a lieu à Oslo (Norvège) deux jours plus tard au MelaFestival devant près de 110 000 personnes[12].

Durant les années 2010, Manu Chao ne sort pas de nouvel album et prolonge la tournée La Ventura plusieurs fois[13]. Il se fait aussi très discret dans les interviews. En 2015, lors d'une de ses rares interviews, il indiquait ne plus prévoir sortir d'album : « Je ne prépare rien du tout, je vis. J’enregistre beaucoup. J’ai plein de nouvelles chansons. Il y a une vie créative assez saine, je pense, mieux que jamais. Mais sortir un album, non. On sortait des albums il y a dix ans, vingt ans. C’est un vieux concept ça[14]. »

En 2016, sort l'album Far from Home de la chanteuse Calypso Rose. L'album est co-produit par Manu Chao, qui y apporte des arrangements musicaux, des compositions et des duos. Des musiciens du groupe de Manu Chao, La Ventura, vont accompagner Calypso Rose sur scène sur certaines dates de sa tournée[15]. Manu Chao continue au même moment à se produire sur scène avec son groupe La Ventura. Lors de la 32e cérémonie des Victoires de la musique, le , Calypso Rose remporte la victoire de l'album de musiques du monde de l'année, pour son album Far from home[16].

Le , Manu Chao réforme son site internet qui n'avait pas évolué depuis plus d'une dizaine d'années et y propose trois chansons inédites, accessibles en téléchargement gratuit et en format haute qualité (Words of Truth, Moonlight Avenue et No solo en China hay futuro)[17]. Ces nouveaux titres sont une première depuis la sortie de son dernier album en 2007. Manu Chao déclare dans sa rubrique internet news en qu'il a enregistré depuis 2 ans de nombreuses chansons, de manière artisanale et qu'il souhaite les partager avec ses fans « lot of songs recorded this last two years, home made project, little mic, 3 cables, one heart, that we want to share with you »[18]. Ces sorties font partie d'un projet nommé TI.PO.TA : Transe Indie Progressiv Organik Trash Amor mené en duo avec l'actrice grecque Klelia Renesi[19] qui semble avoir été sa compagne selon des photos et articles de journaux people grecs[20]. Manu Chao et Klelia Renesi ont enregistré ensemble le clip de la chanson Moonlight Avenue[21].

En parallèle, Manu Chao donne des concerts à l'été 2017, notamment au Festival Europavox de Clermont-Ferrand[22], au Festival de Nîmes, au festival El Clandestino à Saint Laurent, au Festival Au fil du son à Civray, à Arcachon. On peut noter que depuis quelques années, Manu Chao joue du ukulélé en instrument d'accompagnement, notamment lors de sa collaboration avec Calypso Rose. On peut le voir sur une vidéo de 2015 enregistré avec l'artiste à Trinidad Port of Spain[23] mais aussi en tant qu'arrangement dans l'album Far from home et aussi dans la chanson Moonlight Avenue. A noter que son fils, Kira qui vit au Brésil l'a accompagné sur scène fin 2017 lors de sa tournée notamment à Sarlat ou à la Boule Noire à Paris.

En 2019, Manu Chao fait une mini tournée acoustique, accompagné de Lucky Luciano (guitare) et Mauro Metralla (percussion) avec des dates en France, Espagne, Bosnie, Serbie, Bulgarie, Macédoine. Cette tournée n'a pas de promotion, les salles sont petites et la billetterie est parfois ouverte 72 h avant le concert. En novembre 2019, cette tournée se prolonge en Amérique Latine.

Au premier trimestre 2020, Manu fait quelques dates en Inde, soutenu par l'Alliance française. Durant le confinement imposé par la pandémie du COVID19, Manu Chao est contraint de rentrer chez lui à Barcelone. Chaque jour, dans l’après-midi, il publie des chansons/vidéos sur les réseaux sociaux sous le nom de "CORONARICTUS SMILY KILLER SESSIONS". Cette habitude durera jusqu'à la date du déconfinement soit plus d'une trentaine d'enregistrement. On découvre des classiques de sa discographie mais aussi des inédits notamment en espagnol et portugais/brésilien. Chaque jour, les vidéos montrent des pièces différentes de son appartement qui semble être plus un atelier où s'accumule les souvenirs de ses voyages et de ses rencontres qu'un logement.

En juin 2020 il sort un titre qui semble lui tenir beaucoup à cœur comme il le démontre sur son site internet avec également la publication d'un film en lien avec cette chanson nommé "SUEÑOS TIKUNA" . Le titre se nomme "Acontecer" et est chanté en duo avec Dani Lança pour la défense d'un peuple d'Amazonie. En chantant "Mamazonia", Manu Chao reprend les images du documentaire "El origen del pueblo Tikuna" filmé par son ami Gustavo de la Hoz pour la préservation de ce peuple de la forêt amazonienne colombienne. Il évoque avec beaucoup de détails les liens qui unissent ce peuple avec la terre, les animaux, la forêt et le fleuve, notamment à travers ces chants et sa langue.

Radio La Colifata

Manu Chao est partie prenante d'un projet mené à Buenos Aires, la Colifata. Il s'agit d'une radio qui émet depuis la cour de l'hôpital psychiatrique José T. Borda. Celle-ci a été mise en œuvre par Alfredo Olivera (es). Dans les années 1980, il est éducateur dans les quartiers populaires de la capitale argentine où il participe au plan national d'alphabétisation. Après des études de psychologie, il entre à l'hôpital Borda. Peu après, il crée une radio à laquelle il fait participer les patients. Née le , la Colifata est un succès dans tout le pays. Elle est aujourd'hui écoutée par près de sept millions d'argentins. Plus qu'une radio, la Colifata est « au carrefour du travail clinique avec les malades et du travail social », d'après son créateur. Désignée en 1994 comme « première radio du monde à émettre depuis un hôpital psychiatrique » par l'Organisation panaméricaine de la santé, la Colifata reçoit diverse récompenses et distinctions. Aujourd'hui, Alfredo Olivera participe régulièrement à des conférences internationales aussi bien médicales que sur la communication afin d'expliquer l'intérêt et le succès d'une telle radio, qui dépasse aujourd'hui les frontières de son pays d'origine.

En mai 2008, le reportage 66 minutes sur M6, a permis de relever le rapport très fort qui unissait Manu Chao et les patients de cet hôpital. En , le site Internet www.vivalacolifata.org permet de télécharger gratuitement un album des interventions des malades de l'hôpital mixé sur des thèmes musicaux de l'album de La Radiolina. Le site permet en outre de faire des donations intégralement reversées à l'hôpital. C'est Manu Chao qui est venu directement à l'hôpital pour enregistrer à de nombreuses reprises les voix de ces patients.

Vision de l'industrie du disque

En 2007, le premier single de l'album La Radiolina, Rainin in Paradize a été disponible en ligne gratuitement et téléchargeable sur le site officiel de l'artiste. Par ailleurs, l'album Sibérie m'était contée est aujourd'hui en libre téléchargement sur le site Internet de l'artiste et ne sera donc jamais commercialisé. Rapidement épuisé lors de sa sortie physique, Manu a souhaité rendre ce disque le plus disponible possible.

Le chanteur a par ailleurs, déclaré dans l'éditorial du magazine Courrier international, sorti la dernière semaine de , « Il y a de fortes chances pour que La Radiolina soit mon dernier CD. Je n’arrêterai pas la musique, mais, vue l’évolution technologique, peut-être que, par la suite, dès que j’aurai une nouvelle chanson, je la mettrai en ligne. J’utiliserai mon site Internet comme une station de radio[24] ». Il déclare également : « Que les gens piratent les « gros » comme moi, ça ne me gêne pas. Mais qu’ils fassent l’effort d’acheter la musique des petits labels (…) La solution ? Je ne l’ai pas. Je parie pourtant sur une certaine éthique du public ».

Controverses et engagement politique

Bien qu'il n'appartienne à aucun parti politique, Manu Chao est un artiste clairement engagé à gauche, de tendance altermondialiste, se disant désormais « citoyen du présent ». En 2007, il résumait dans le journal Le Monde : « J'ai la chance d'avoir un passeport en règle, de pouvoir voyager partout. J'aime ça, c'est comme une drogue. (…) Je me sens comme à la maison n'importe où. Avant, j'avais l'habitude de dire que j'étais un citoyen du monde. Aujourd'hui, je me sens plutôt citoyen du présent. »[25] Au début des années 1990, il catalogue, au travers d'une émission présentée par Michel Denisot en compagnie de Mano Negra, les membres du groupe slovène Laibach d'extrémistes et de fascistes. Cependant, ce groupe utilise volontairement l’esthétique des régimes totalitaires justement pour dénoncer ce type de système sans pour autant en être partisan[réf. souhaitée].

Il soutient par ailleurs le mouvement zapatiste (E.Z.L.N) et a enregistré dans deux de ses morceaux (Luna Y sol et Por el suelo sur l'album Clandestino) les paroles du sous-commandant Marcos, qu'il a rencontré lors d'un événement organisé dans le Chiapas, dans le Sud du Mexique[26]. Il a fait partie des personnalités qui ont garanti l'orientation de l'organisation Attac lors de sa fondation en 1998[27]. Il participe depuis épisodiquement à son Conseil des fondateurs. Il a joué et chanté lors de rassemblements altermondialistes comme le contre-sommet du G8 de Gênes en [28], d'Annemasse en ou le rassemblement du Larzac en . Il chante aussi à plusieurs reprises à la Fête de l'Humanité, comme en 2001 ou en 2009 où il joua devant 90 000 personnes.

Dans un article publié en 2010, Cornelia Gräbner a mentionné les paroles de Chao dans une discussion sur la façon avec laquelle le travail de quatre auteurs différents, dont Chao, contribue au mouvement altermondialiste. Gräbner explique comment Manu Chao, Eduardo Galeano, Subcomandante Marcos, et José Saramago présentent une pratique alternative de la politique sous différents angles[29]. Gräbner déclare que le travail de Chao met l’accent sur le lien entre «l’Europe rebelle» contemporaine et les luttes passées, en particulier à travers ses paroles et ses combinaisons de styles musicaux[réf. nécessaire]. Elle pense que l'histoire de la famille de Chao joue un rôle crucial dans ses opinions politiques et comment cela a façonné la manière dont il crée sa musique[réf. souhaitée]. Elle déclare également que dans les années 1990, Mano Negra a pris une position anticapitaliste et antiraciste, et que Chao continue d'utiliser ces messages dans sa musique même après la dissolution de Mano Negra[réf. souhaitée].

Le , Manu Chao rencontre Didier Riaud, Président d'Amnesty international-Evreux lors du festival Le rock dans tous ses états. Manu Chao soutient le traité international réglementant le commerce des armes, pour protéger les droits humains, laissant également un moment au groupe pour s'exprimer sur scène au départ du concert. [réf. nécessaire]

Il affirme, dans le journal Courrier international, « On m'a collé cette étiquette de porte-drapeau du mouvement altermondialiste parce que je suis allé manifester à Gênes et que les « alter » aiment bien mes chansons. La presse avait besoin de trouver une tête d'affiche et c'est tombé sur moi, mais je ne suis ni un symbole ni un porte-parole. Je suis musicien. » Il regrettera donc longtemps la confusion entretenue entre cette réalité qu'il constate dans ses voyages en Amérique du Sud et en Afrique et qui le porte à souvent dénoncer des situations difficiles et la médiatisation poussée qui en ferait l'un des meneurs d'un mouvement dont il n'a jamais voulu être le représentant[30]. Son contrat avec la major Virgin a expiré en 2003, et Manu Chao a décidé de travailler avec les sociétés de production et d’édition Radio Bemba et Mille Paillettes. Pour la sortie de son album La Radiolina en , Manu Chao a signé avec le label indépendant Because Music où il dit avoir une liberté totale.

Origines des engagements

Son grand-père maternel, Tomás Ortega, ancien champion de pelote basque, est un communiste espagnol qui a fui Franco avec sa famille. Ce grand-père est pour Manu Chao[31] un modèle d'engagement. En effet, il combat lors de la Guerre civile espagnole en sabotant les liaisons téléphoniques des villes prêtes à tomber aux mains des franquistes. Recherché, il prend le dernier bateau partant de Valence (Espagne) et se retrouve en France dans les camps de réfugiés. Sa femme et ses deux filles veulent le rejoindre. Elles quittent alors Bilbao et connaissent à leur tour les camps d'hébergements. La famille se rend ensuite en Algérie pendant 10 ans avant de venir s'installer en région parisienne. Tomás ne souhaitera jamais revenir en Espagne même après la mort de Franco, n'ayant pas confiance. Manu Chao déclarera : « Quand j’étais petit, mon grand-père me racontait toute cette période en long et en large, la guerre civile, son départ d'Espagne, l'Algérie. Maintenant, il est parti. C’est quelqu’un d’important dans ma vie. Un mec honnête qui a défendu ses idées jusqu’au bout »[32].

Du côté paternel, on comprend mieux le lien de Manu Chao avec l'Amérique latine. En effet, à la fin du XIXe siècle, Dolores, l'arrière grand-mère paternelle de Manu Chao, quitte Vilalba (petite ville de Galice) pour Cuba, fuyant les coups que lui portait son mari alcoolique, Nazario. À Cuba, Dolores travaille comme servante dans la maison de García Kolhy, chef de la police locale. Puis, Nazario, le mari, débarque de Galice afin de récupérer sa femme. On le retrouvera un peu plus tard assassiné dans un coin du vieux Havane, une balle dans la tête. Quelques mois après, elle tombe enceinte, García Kolhy ayant abusé de son droit de cuissage[33], et retourne en Galice pour élever son fils[34]. Ce dernier, violent et tyrannique à son tour[35], voyagera longuement à Cuba et reviendra avec une idée forte, un de ses enfants deviendra un musicien célèbre : ce sera Ramón Chao. Pianiste prodige, il se libérera de la pression de son père en abandonnant le piano pour la plume une fois arrivé à Paris, acte que son père ne lui pardonnera jamais.

Ramón Chao a écrit un livre relatant l'épopée familiale à Cuba, il dira à sa sortie : « Pour moi Cuba a toujours été le paradis et j'ai toujours eu de l'amour pour cette île, depuis l'époque de Batista à celle de Fidel Castro et jusqu'à ma mort, je serai fidèle à cette passion. Cet héritage latino-américain, mon fils Manu Chao l'a assumé[36] ». Ces différents héritages ont façonné l'engagement de Manu Chao ainsi que son goût pour l'Amérique latine et les voyages.

Discographie

Albums studio

Albums live

  • 2002 : Radio Bemba Sound System (live intitulé The Live Album aux États-Unis), version DVD : Babylonia en Guagua
  • 2009 : Baionarena Album live enregistré dans les arènes de Bayonne pendant l'été 2008 (2 CD + DVD)

Single/EP et inédits

1998-1999 :

2001-2002 :

  • Me Gustas Tu
  • Merry Blues
  • Mr Bobby (single/EP) : Mr bobby (politik kills version), Mr Bobby (Wyskyfacile - acoustic version), Mr bobby

2004-2005 :

  • Senegal fast food (feat. Amadou & Mariam)
  • Kyoto song

2007-2008 :

  • Rainin in Paradize
  • La Vida Tombola
  • Me llaman Calle
  • Me llaman Calle (Princesas OST Version)
  • 5 razones
  • 5 razones (Princesas OST Version)
  • Windy Alley
  • Politik Kills
  • Politik Kills (Prince Fatty Remix)
  • Politik Kills (Dennis Bovell Remix feat. LKJ - Linton Kwesi Johnson)
  • A Cosa (Prince Fatty Remix)
  • Llamame solo (feat Scrova Dub & Prince Fatty)
  • Petit petit blues

Bonus

Live audio bonus publiés sur manuchao.net

Titres bonus publiés sur manuchao.net

  • Moonlight Avenue
  • Words of truth
  • Seeds of freedom
  • La vecina del patio
  • No solo en china hay futuro
  • La marea (2017 mix)
  • A la par del amor
  • Do you hear me calling
  • Palabras de verdad
  • Peki Peki Song
  • Athina Vrazi
  • Anatoli
  • Clandestino Version 2019 (feat. Calypso Rose)
  • Clandestino Version 2019 (3 remixes feat. Calypso Rose)
  • Bloody Bloody Border
  • Bloody Border (feat. Chalart58 & Sr. Wilson - 3 mix)
  • Acontecer (feat. Dani Lança)
  • Salary Man
  • Fire Inna streets (feat. Chalart58 & High Paw & Josep Blanes)
  • Promiscuity (2020 mix, feat. Chalart58 & High Paw)
  • Pokito de mi (feat. Chalart58)
  • Algundiavacaer (feat. Chalart58)
  • Todo Llegará (feat. Chalart58)
  • Free the people (feat. Chalart58 & Cedric Myton)

Participations et autres

Quelques compilations où figurent ses titres :

Musique de film / Bandes originales

Vidéographie

DVD

Médias

Télévision

Concerts diffusés sur des chaines TV :

  • extraits : "El viento", Tijuana, 2000
  • extraits : "El viento", live à La Cigale, Paris, France, 2001
  • extraits : "Machine gun", Paris, France 2001
  • live Glastonbury, UK, 2002
  • extraits : live Marseille, France, 2002
  • extraits : live festival Son Latinos, Tenerife, Espagne, 2003
  • extraits : "mr bobby", "welcome to tijuana", Colmar, France 2003
  • live Buenos Aires, Argentine, 2005
  • live Caracas, Venezuela, 2006
  • extraits : "mr bobby", Werchter, Belgique 2006
  • live Ciudad de México, Mexique 2006
  • live festival Coachella, États-Unis 2007
  • live festival Tempo Latino, France 2007
  • live Glastonbury, UK, 2008
  • extraits : "la vida tombola", Paléo Festival Nyon, Suisse 2008
  • live festival EXIT, Serbie 2008
  • extraits : "Romerito verde", Perm, Russie 2011
  • extraits : "Mr bobby", "Dia luna dia pena" , Paléo Festival Nyon, Suisse 2012
  • extraits : live Bogota, Colombie 2012

Émissions musicales :

  • Hora Prima, MTV Latino 1998
  • Nulle Part Ailleurs, Canal+ 1998
  • La Musicale, Canal+ 2005
  • Live concert privé, Canal+ 2007
  • Later... with Jools Holland, BBC 2007
  • The Henry Rollins Show, 2007
  • live Abbey Road, 2008
  • One shot not, Arte 2008
  • Austin City Limits, 2008
  • Le Grand Journal, Canal+ 2008
  • Taratata, France Télévision, 2008

Documentaires TV :

Radio

Concerts retransmis :

  • Live Roskilde festival, Danemark 2001
  • Live, new york, États-Unis 2001
  • extraits : Live Wiesen festival, Autriche 2001
  • Live Gurtenfestival, Suisse 2001
  • Live Paleo festival, Suisse 2001
  • Live (+ interview) Esperanzah festival, Belgique 2007
  • Live Way Out West Festival, Suède 2007

Émissions radios:

  • live, Radio Nova, 1998
  • live, Radio Popolare, 1999
  • interview, Ondes de choc, France inter, 2001
  • live, Club Lek, 3FM, 2002 (+ vidéo streaming)
  • interview, Paroles et musique, RTL, 2002
  • interview, La bande passante, RFI, 2002
  • live, OÜI FM, 2002
  • live, RTL2, 2002
  • live, France Inter, 2002
  • interview, reportage, « Le tambour de Manu Chao », radio têtard (webradio), 2004
  • live, KCRW, 2007
  • live à la boule noire, concert privé, OÜI FM, 2007
  • live studio 104, France inter, 2007
  • live, interview, « Le Contrôle Discal », Radio Nova, 2008 (+ vidéo streaming)
  • live, interview, RTL, 2008
  • live, KCRW, 2010 (+ vidéo streaming)
  • reportage, Pop Etc, France Inter, 2013
  • live, NRK, 2016 (+ vidéo streaming)

Références à Manu Chao et reprises de ses chansons

  • Les Wampas ont écrit la chanson Manu Chao (2003) avec le refrain : « Si j'avais le portefeuille de Manu Chao, j'partirais en vacances au moins jusqu'au Congo... ». Didier Wampas s'est déclaré dérangé par l'attitude de certains artistes (Manu Chao, Noir Désir), qui, tout en se voulant contestataires et proches des défavorisés, mènent la vie réservée à l'élite[37].
  • Renaud, en 2006, cite Manu Chao dans sa chanson Les Bobos qui « … Boivent de la manzana glacée en écoutant Manu Chao ».
  • Le groupe Radio Zumbido a écrit la chanson Everybody Want to Be Manu Chao These Days sur l'album Pequeño Transistor de Feria (2007).

Reprises de Mano Negra

  • Paul Heaton (chanteur de The Housemartins) reprend Bongo Bong/Je Ne T'Aime Plus sur son album de reprises Under the Influence (2004) ; Robbie Williams reprendra ce même titre sur l'album Rudebox (2006), ainsi que Boppin'B sur l'album de reprises Rock 'n' Roll Radio (2008).
  • Clandestino a été reprise de nombreuses fois : par la chanteuse brésilienne Adriana Calcanhotto sur son album Público - (Ao Vivo) (2000), par le groupe brésilien Tihuana (adapté en portugais) sur l'album Ilegal (2000), par la chanteuse italienne Fiorella Mannoia sur son album Concerti (2004), par la chorale belge Scala & Kolacny Brothers en 2004 sur l'album Respire (sorti en single en 2005), par le groupe El Gafla (en duo avec Manu Chao) sur leur album pA/Ris-Casbah (2006), par le chanteur de flamenco espagnol José Mercé, ainsi que par le groupe Les Betteraves.
  • Mano Negra Illegal est un album de reprises de chansons de Mano Negra.
  • Le groupe Gogol Bordello reprend la chanson Mala Vida sur son CD East Infection sorti en 2005.
  • Le groupe Les fatals picards cite le refrain de Mala Vida dans le titre Noir[s] de l'album Coming out.
  • Le groupe Janez Detd a repris la chanson Mala Vida sur son CD Anti Anthems sorti en 2003.
  • Le groupe de rappeurs nîmois VSO en featuring avec le chanteur Maxenss a repris l'instrumental de Bongo Bong pour son titre Été indien (issu de l'album Southcoaster) en .
  • Le groupe DTF dans la chanson Me gusta a repris le refrain de Me gustas tù en le modifiant légèrement.
  • Rodrigo et Gabriela ont repris Clandestino en 2019, disponible sur les plateformes de streaming.
  • FouKi, rappeur Québécois, a inclus un échantillon de Me gustas tù dans sa chanson Bijou (2020).

Distinctions

Vidéos

  • Manu Chao en live à la fête de l'Humanité en , filmé par les Grands Manitous (voir la vidéo)

Notes et références

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. No 6 Revista Namaste par Guillem FERRER - NOV 2009
  3. Réponse du chanteur dans No 6 Revista Namaste par Guillem Ferrer - novembre 2009
  4. Effectivement orthographié « contéee »
  5. dessinateur qui collabore notamment au journal Le Canard enchaîné.
  6. “True Love - Linear CD Notes." Toots and the Maytals. tootsandthemaytals.net. Web. <http://www.tootsandthemaytals.net/linear-cd-notes/>. Consulté le 9 novembre 2016.
  7. Rock, rumba, chanson, reggae, Venezuela, Cuba, Bush, Sarkozy, perspectives ?, L'Humanité, 10 janvier 2008, Entretien réalisé par Victor Hache.
  8. News des Inrockuptibles.
  9. La chanson "La vida tombola" a été composée par l'artiste spécialement pour le film.
  10. Manu Chao : « Un concert doit rester populaire » - Loisirs & Spectacles - le Parisien.fr
  11. « Manu Chao en concert à Marquette »
  12. « Manu Chao La Ventura au Mela festival Oslo (25/08/12) »
  13. « “Je n'ai rien à me reprocher” : mais où est passé Manu Chao ? », sur nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le ).
  14. « Manu Chao : « Personne ne quitte son pays le sourire aux lèvres » »
  15. « CALYPSO ROSE - Festival Les Escales - Saint-Nazaire », sur Festival Les Escales - Saint-Nazaire (consulté le ).
  16. Louis Mbembe, « VIDEO. Victoires de la musique 2017: Découvrez le palmarès complet », sur le site 20minutes.fr, (consulté le ).
  17. « DOWNLOAD HERE NEWS SONGS », sur manuchao.net
  18. « What it Ti.po.ta », sur WWW.manuchao.net
  19. « Manu Chao revient en duo en compagnie de Klelia Renesi »
  20. « Manu Chao - Clelia Reneses: Les premières photographies conjointes du couple », sur http://www.protothema.gr/
  21. « Clip vidéo Moonlight Avenue »
  22. « Manu Chao à guichets fermés au stade Marcel-Michelin »
  23. « Calypso Rose Lightning Manukirachao »
  24. Éditorial dans le Courrier international no 873.
  25. Manu Chao - Le Monde - https://www.lemonde.fr/voyage/article/2007/09/01/manu-chao_1339267_3546.html
  26. « Je suis allé au Chiapas. J'ai rencontré le sous-commandant Marcos. Un moment inoubliable. Il nous attendait avec une guitare. Il nous a dit : « Je vous prends à la musique. » On a fait un bœuf… Marcos, je soutiens sa cause. Mon engagement politique, tout le monde le connaît. Pas besoin d'en rajouter des tartines dans chaque chanson. » Telerama en 2007 - http://transbenik.free.fr/manu%20chao/telerama.html
  27. http://www.france.attac.org/le-coll-ge-des-fondateurs
  28. Manu Chao à Gênes et en interview : http://www.regardebien.com/spip.php?article326
  29. (en) Cornelia Gräbner, « ‘Four Paths Five Destinations’: Constructing Imaginaries of Alter-globalization Through Literary Texts », Cosmos and History: The Journal of Natural and Social Philosophy, vol. 6, no 2, , p. 93–112 (ISSN 1832-9101, lire en ligne, consulté le )
  30. https://www.lemonde.fr/voyage/article/2007/09/01/manu-chao_1339267_3546.html « C'est une histoire de journalistes. Il fallait trouver un leader, c'est tombé sur moi. » Il ne nie pas être intéressé par la politique, mais ne souhaite pas devenir un symbole ou un porte-parole. Musicien avant tout. « J'aime la discussion, tenter de convaincre des mecs du PP [la droite espagnole] qui vivent dans mon quartier. Je suis partisan de l'action locale. »
  31. Manu Chao et la Mano Negra de Souad Belhaddad
  32. CGT ONNO - Entretien réalisé par Victor Hache, le 8 septembre 2009
  33. Mano Negra en Colombia. Un tren de hielo y fuego. Chao, Ramón
  34. De Ramón Chao (écrivain et père de Manu Chao), Planeta Humano, no 6 (Septiembre 1998).
  35. 01/11/2007 Ramón Chao > Violencia Masculina - http://www.manuchao.net/news/ramon-chao-violencia-masculina/index.php
  36. El Mundo, Ramón Chao reinventa a su abuela meiga y revolucionaria, par P. Ortega Bargueño
  37. Interview sur MusicActu

Annexes

Bibliographie

  • Sibérie m'était contée avec le dessinateur de presse Jacek Woźniak (2004) : (ISBN 2-9522040-1-2)
  • Manu Chao : destinacion Esperanza : Conversations, avec Philippe Manche : (ISBN 2-84261-470-4)
  • Manu Chao et la Mano Negra, livre de Souâd Belhaddad : (ISBN 2-290-34217-3)
  • Manu Chao : biographie par Alessandro Robbechi
  • Manu Chao, le clandestino, biographie par Andy Vérol, Paris, Éditions Pimientos, collection « Pylône », 2009 - (ISBN 978-2-917577-04-2)
  • Manu & Chao avec Jacek Woźniak (2012) : (ISBN 2-36527000X)
  • Manu Chao, un nomade contemporain, par Véronique Mortaigne, critique musicale au journal Le Monde, Editions Don Quichotte (2012) - (ISBN 978-2-35949-018-3)
  • Clandestino - À la recherche de Manu Chao : biographie par Peter Culshaw (2013), journaliste anglais (The Guardian, The Observer, BBC Radio). Sortie française . Collection Castor Music.

Liens externes

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