Le Plessis-Belleville

Le Plessis-Belleville est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Pour les articles homonymes, voir Le Plessis.

Le Plessis-Belleville

La mairie et l'église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Dominique Smaguine
2020-2026
Code postal 60330
Code commune 60500
Démographie
Population
municipale
3 620 hab. (2018 )
Densité 528 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 51″ nord, 2° 45′ 14″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 122 m
Superficie 6,86 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Le Plessis-Belleville
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nanteuil-le-Haudouin
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Le Plessis-Belleville
Géolocalisation sur la carte : Oise
Le Plessis-Belleville
Géolocalisation sur la carte : France
Le Plessis-Belleville
Géolocalisation sur la carte : France
Le Plessis-Belleville

    Géographie

    La commune est desservie par la gare du Plessis-Belleville, située sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) et desservie par les trains de la ligne K du Transilien (Paris-Nord - Crépy-en-Valois) ainsi que par ceux du TER Picardie (Paris - Laon).

    Elle dispose par ailleurs d'un aérodrome.

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

    • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,4 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,2 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 710 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1964 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

    Statistiques 1981-2010 et records LE-PLESSIS-BELLEVILLE (60) - alt : 117m, lat : 49°05'48"N, lon : 02°45'24"E
    Statistiques établies sur la période 1981-1990 - Records établis sur la période du 01-01-1964 au 31-12-1990
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 0,3 −0,1 3,1 4,7 8,6 11,4 13 12,9 10,3 8 3,7 2,1 6,5
    Température moyenne (°C) 2,8 3,1 6,8 9,3 13,5 16,3 18,6 18,2 15,3 11,8 6,7 4,4 10,6
    Température maximale moyenne (°C) 5,4 6,4 10,4 13,9 18,4 21,1 24,1 23,6 20,2 15,6 9,6 6,8 14,7
    Record de froid (°C)
    date du record
    −19,4
    17.01.1985
    −12,3
    10.02.1986
    −11
    07.03.1971
    −4
    13.04.1986
    −1,5
    03.05.1967
    4
    13.06.1978
    4
    05.07.1964
    4,5
    28.08.1979
    2
    19.09.1977
    −4,2
    30.10.1985
    −7,5
    26.11.1989
    −14
    31.12.1970
    −19,4
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    14
    05.01.1983
    19
    24.02.1990
    23,3
    29.03.1989
    26
    30.04.1966
    31
    13.05.1965
    35
    11.06.1964
    37
    17.07.1964
    38,5
    25.08.1964
    34
    13.09.1964
    30
    02.10.1964
    19
    09.11.1983
    16,6
    16.12.1989
    38,5
    1964
    Précipitations (mm) 64,5 51,2 60,7 55,7 67,6 65,1 60,7 58,4 60,5 70,5 61,9 73,7 750,5
    Source : « Fiche 60500003 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base

    Urbanisme

    Typologie

    Le Plessis-Belleville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[7],[8],[9]. Elle appartient à l'unité urbaine du Plessis-Belleville, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[10] et 5 470 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[11],[12].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire regroupe 1 929 communes[13],[14].

    Occupation des sols

    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (78,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,1 %), zones urbanisées (11,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,8 %)[15].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[16].

    Toponymie

    Attestée sous les formes De Plexato en 1082, Plexetum vers 1200, Plesseium vers 1210, Plessis en 1251, Dou Plesier en 1277, Plessetum en 1294 [17].

    Le Plessis : forteresse défendue par des arbres attachés les uns aux autres[17].

    Belleville : il s'agit d'une Bella Villa, un « beau domaine ».

    Histoire

    L'ancien château.

    En 1476, Jacques de Conflans se dit seigneur du Plessis-le-Vicomte-en-Multien[18].

    Le fief relevait de la seigneurie d'Ermenonville. Il appartenait en 1663 au trésorier de France, Claude Guénégaud, qui y construisit un château dont il ne reste plus de trace.

    Le Groupe des divisions d'entraînement (GDE) de l'aviation se trouvait sur la commune lors de la Première Guerre mondiale.

    Héraldique

    Blason
    Parti : au 1er de gueules à l'écrou d'argent ombré de sable posé en perspective et traversé par trois épis de blé d'or, au 2e d'or au plan cadastral de la commune de sinople et de tenné ; le tout sommé d’un chef d'azur chargé du château du lieu d'argent ouvert et ajouré de sable[19].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1977 mars 2001 Daniel Wattier PS  
    mars 2001 En cours
    (au 10 juillet 2020)
    Dominique Smaguine DVG Cadre d'exploitation
    Réélu pour le mandat 2020-2026[20]

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

    En 2018, la commune comptait 3 620 habitants[Note 5], en augmentation de 10,81 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    364338324297292277278297301
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    281303326385312319314337370
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    365377380421440474432467560
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    1 0161 1771 4741 8162 5802 8063 0613 2083 230
    2018 - - - - - - - -
    3 620--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 11,2 %) ;
    • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 25,2 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 13,3 %).
    Pyramide des âges à Le Plessis-Belleville en 2007 en pourcentage[25]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,1 
    90  ans ou +
    0,2 
    2,7 
    75 à 89 ans
    4,5 
    8,4 
    60 à 74 ans
    8,6 
    20,4 
    45 à 59 ans
    19,6 
    24,7 
    30 à 44 ans
    25,2 
    20,6 
    15 à 29 ans
    19,2 
    23,2 
    0 à 14 ans
    22,8 
    Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[26]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90  ans ou +
    0,8 
    4,5 
    75 à 89 ans
    7,1 
    11,0 
    60 à 74 ans
    11,5 
    21,1 
    45 à 59 ans
    20,7 
    22,0 
    30 à 44 ans
    21,6 
    20,0 
    15 à 29 ans
    18,5 
    21,3 
    0 à 14 ans
    19,9 

    Économie

    À partir des années 1950 le développement de la firme Poclain associera le nom du Plessis-Belleville à la construction de pelles hydrauliques dont la renommée sera mondiale.

    Lieux de mémoire et monuments

    Ville fleurie : trois fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[28].

    Personnalités liées à la commune

    Littérature

    L'écrivain Pierre Gamarra a situé une nouvelle au Plessis-Bellevile : Mort d'un bouvier, histoire conçue en 1956 après un reportage qu'il avait fait dans la région[29].

    Notes et références

    Notes

    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
    3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
    7. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    8. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    10. « Unité urbaine 2020 du Le Plessis-Belleville », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
    11. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
    12. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
    13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction duParis », sur insee.fr (consulté le ).
    14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    16. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, p. 1476.
    18. Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, t. 35, (lire en ligne), p. 24.
    19. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4360
    20. « Plessis-Belleville », Cartes de France (consulté le ).
    21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    25. « Évolution et structure de la population à Le Plessis-Belleville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
    26. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
    27. Fiche sur l'église
    28. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise, .
    29. « Mort d'un bouvier », in Le Village, Montreuil, Éditions Henry, coll. « La Vie, comme elle va », 2012, p. 73 (ISBN 978-2-36469-027-1).

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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