Gainsbourg (vie héroïque)

Gainsbourg (vie héroïque) est un film français[1] écrit et réalisé par Joann Sfar, sorti en 2010.

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Gainsbourg (vie héroïque)
Logotype du film.
Réalisation Joann Sfar
Scénario Joann Sfar
Acteurs principaux
Sociétés de production One World Films
Pays d’origine France
Genre Conte musical
Durée 130 minutes
Sortie 2010


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Synopsis

Du jeune Parisien arborant l’étoile de David (qu'il appelait « son étoile de shérif ») imposée aux juifs durant l'Occupation allemande jusqu'à l'apogée de l'auteur-compositeur-interprète des années 1980, le film est une biographie fantasmagorique de Serge Gainsbourg, créateur qui défraya la chronique et laissa son empreinte dans le monde de la chanson avec de nombreuses œuvres poétiques et subversives.

Il retrace la vie de Gainsbourg à travers la plupart de ses tendances artistiques, de son apprentissage de peintre jusqu'au « Gainsbarre » (et son avatar de « La Gueule » en carton/latex avec un long nez et des doigts immenses griffus) des dernières années en passant par le jazz de Saint-Germain-des-Prés et les yéyés.

Fiche technique

Distribution

Sauf mention contraire ou complémentaire, les données de cette section sont issues du site IMDb[3].

Production

Genèse du projet

Joann Sfar[4] : « Je ne fais pas une biographie romancée classique style La Vie en rose. […] J'apporte mon univers de BD dans le film — avec des marionnettes, des chansons, de la poésie et des costumes — pour illustrer ma vision personnelle des fantasmes de Gainsbourg. »

Casting

Anna Mouglalis, interprète de Juliette Gréco, l'année de sortie du film.

Sfar commence à travailler le film avec Charlotte Gainsbourg pour jouer le rôle de son père[5]. Mais elle renonce à jouer et il finit par trouver un acteur pour jouer Gainsbourg.

— Comment avez-vous décroché le rôle de Gainsbourg ?
ÉE. J’ai rencontré Joann Sfar au Café de la Paix. […] Il m’a demandé si je chantais, si j’étais musicien. Je lui ai répondu que non. Il m’a quand même proposé de travailler une scène avec Juliette Gréco. Je devais lui chanter La Javanaise. C’était drôle. Avec le trac qui me rattrapait, je leur ai fait penser au Gainsbourg des années 60, lorsqu’il est arrivé chez Gréco ; il était dans ses petits souliers, et il lui avait chanté La Javanaise.
— Étiez-vous fan du chanteur ?
ÉE. Non, je ne le découvre qu’aujourd’hui. Surtout la première période.
— Ressentez-vous une pression particulière ?
ÉE. J’ai ressenti cette pression après la publication des premières photos. J’ai reçu un nombre incroyable de messages. Les gens étaient troublés. C’était comme si, pour eux, Gainsbourg réapparaissait. Mais je dois me dégager de ça.
— Gainsbourg, c’est un rôle qui peut changer une vie ?
ÉE. Une vie d’acteur, peut-être. Je vais devenir repérable. C’est casse-gueule aussi. Je ne veux pas penser aux conséquences. Sinon, je suis mal barré.
  • Le , la comédienne Lucy Gordon (Jane Birkin dans le film) a été retrouvée pendue dans son appartement de Paris, seulement deux jours avant son anniversaire. Elle aurait eu 29 ans. Joann Sfar a d'ailleurs dit : « Il y aura des nuits fragiles, guipure blanche et grande dame de papier d'or, pour un baiser sur la pointe des pieds. C'est tel que je voyais la scène. C'était émouvant de voir la complicité entre Lucy et Éric pour la scène du premier baiser. On avait mis 200 kw d'éclairage sur Notre-Dame, mais c'était blanc avec toute la beauté du blanc, avec toute la délicatesse de ce que peut faire une lumière blanche sur un tel visage lumineux. Et Gainsbourg d'un coup sort de l'ombre et va vers elle. »
  • Le réalisateur Claude Chabrol fait également sa toute dernière apparition dans ce film.

Musique du film

Tournage

Accueil

  • Au Festival de Cannes 2009, durant le week-end du 16 au , une bande-annonce du film, d’une durée de dix minutes, a été présentée à quelque 200 professionnels du marché international du film. Joann Sfar précise : « En fait, ce que j'ai montré ici est un concentré des séquences les plus fortes. […] J'avais surtout envie de montrer le résultat devant un public impartial. Autant j'ai une vraie légitimité dans le monde de la bande dessinée, autant j'arrive dans le cinéma par un trou de souris. Mais je voudrais faire une mise au point : Serge Gainsbourg (vie héroïque) n'est pas un biopic à l'américaine. Ce n'est ni un film hagiographique ni même un travail qui suivrait chronologiquement la vie et la carrière de l'« homme à la tête de chou ». Il s'agit plutôt de ma vision personnelle de Serge Gainsbourg. Son rapport aux modèles féminins français. » Cette projection a été favorablement accueillie par les acheteurs étrangers potentiels[7] qui, selon le réalisateur : « ont vu une histoire d'amour dans la tradition des films romantiques parisiens. »[8]

Distinctions

Récompenses

Nominations

Notes et références

  1. Production 100 % française. Source Unifrance
  2. Éric Libiot, L'Express.fr, .
  3. (fr) (en) « Gainsbourg (vie héroïque) », Internet Movie Database. Consulté le 10 juillet 2012.
  4. Propos recueillis par Elsa Keslassy pour le magazine Variety du .
  5. « Charlotte Gainsbourg : "Joann Sfar voulait que j'incarne mon père dans son Gainsbourg..." »
  6. Extrait de son interview par David Le Bailly, parue dans le no 3081 de Paris Match du 5 juin au .
  7. Ceux qui ne connaissent pas Gainsbourg.
  8. Extrait de l’interview, Le Figaro.fr, .

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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