Remparts de Saint-Lô

Les remparts de Saint-Lô sont un ouvrage défensif, du XIIIe siècle, dont les vestiges se dressent sur la commune française de Saint-Lô dans le département de la Manche, en région Normandie.

Les vestiges des remparts font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Localisation

Les remparts enserrent le cœur historique de Saint-Lô, le quartier de l'« Enclos », dominant la vallée de la Vire à l'ouest et les vallons de deux de ses affluents au nord et au sud (la Dollée et le Torteron), dans le département français de la Manche.

Historique

On attribue à Charlemagne la construction des premières fortifications, auxquelles se seraient heurtés les Vikings avant de finalement massacrer les habitants[2]. De nouveaux remparts en bois sont édifiés au XIe siècle, progressivement remplacés par de solides murailles en pierre.

Les remparts qui cernent la ville haute sont l’œuvre des évêques de Coutances, barons de Saint-Lô[3]. Commencés au XIIIe, ils sont achevés au XIVe siècle après le pillage en 1346 de la ville par les troupes d'Édouard III d'Angleterre[4].

Une citadelle est édifiée en 1574 par Jacques II de Matignon, dont il reste la tour des Beaux-Regards et la tour de la Poudrière[2].

Description

Les remparts de Saint-Lô se présente sous la forme d'une longue enceinte quadrangulaire assez bien conservée, sauf sur son flanc est, où elle a disparu. Les destructions de 1944, ont permis de dégager l'enceinte urbaine des bâtiments parasites qui prenaient appuis sur ses murs, permettant d'en rétablir le tracé sur trois de ses côtés. Les murs sont en petit appareil de schiste et l'enceinte était flanquée d'une quinzaine de tours., dont il en subsiste douze : tour de la Rose, de Torteron, de la Teste-Dieu, du Belle, tour Nicques qui sont arasées à hauteur du rempart, à l'exception au sud-ouest, de la tour des Beaux-Regards (ou de la Moulerie) qui a conservée ses mâchicoulis et au nord-est, la tour de la Poudrière, conservée dans toute sa hauteur.

Le rempart était percé de trois portes donnant accès à la ville. À l'est, la porte du Neufbourg, détruite en 1821 avec le front oriental, au nord la porte Dollée avec sa double porte fortifiée, et sur la rue Torteron, la porte au Lait[5].

Notes et références

  1. « Vestiges des remparts », notice no PA00110587, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Philippe Bertin et Jean-Paul Viart, Dicocité illustré de Saint-Lô, R&Co, (ISBN 978-2-36389-007-8), p. 156-157
  3. Beck 1986, p. 137.
  4. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 138.
  5. Beck 1986, p. 138.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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