Hambers

Hambers est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 612 habitants[Note 1].

Hambers

L'église paroissiale Saint-Gervais-et-Saint-Protais.

Blason
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Maire
Mandat
Bertrand Chesnay
2020-2026
Code postal 53160
Code commune 53113
Démographie
Population
municipale
612 hab. (2018 )
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 15″ nord, 0° 25′ 06″ ouest
Altitude 260 m
Min. 112 m
Max. 291 m
Superficie 25,93 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Évron
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Évron
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Hambers
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Hambers
Géolocalisation sur la carte : France
Hambers
Géolocalisation sur la carte : France
Hambers

    La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.

    Géographie

    Géologie

    Daniel Œhlert indique pour la description de la géologie sur Hambers : Granite avec nombreuses veinules d'aplite. Schistes précambriens métamorphiques, sur la rive gauche de l'Aron, avec filon de microgranulite près du moulin du Teil et aux Aulnais. A la limite Nord-Ouest de la commune, un important filon de quartz, dirigé Nord-Ouest Sud-Est joue un rôle topographique dans la crête de la Bousselière et de la Foucherie. A la Losse, on exploite pour l'empierrement des routes un intéressant porphyroïde. Tout le coin Sud-Ouest de la commune est couvert par des sables et des grès éocènes particulièrement bien développés dans les landes de Chelé, où l'on trouve, associées à ces roches, des silex meulières.

    Territoire

    Deux massifs montagneux[2] constituent le territoire. Entre les deux, le bourg occupe une large vallée transversale[3] d'où s'échappent à l'Est, remontant vers le Nord, les sources de l'Aron, tandis que celles des Deux-Évailles s'alimentent à l'Ouest et s'en vont vers le Sud.

    De Jublains, une voie romaine atteignait le territoire au Sud, dans la direction d'Étiveau. La carte de Jaillot indique une route du bourg à Évron par Mézangers.

    La superficie, cadastrée en 1831 par M. Ramier, est de 2 593 hectares. Miroménil indique une Terre à seigle et menus grains ; 800 arpents de taillis et de landes ; 25 métairies et 50 bordages..

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

    • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,3 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 829 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,7 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,5 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Evron », sur la commune d'Évron, mise en service en 1945[10] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 784,2 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Alençon - Valframbert », sur la commune d'Alençon, dans le département de l'Orne, mise en service en 1946 et à 42 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 10,8 °C pour la période 1971-2000[14], à 10,9 °C pour 1981-2010[15], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[16].

    Urbanisme

    Typologie

    Hambers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[17],[18],[19].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évron, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,9 %), terres arables (32,2 %), zones agricoles hétérogènes (13,9 %), forêts (8 %), zones urbanisées (1 %)[22].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

    Toponymie

    Attestations anciennes

    Les attestations anciennes référencés par Alphonse-Victor Angot sont :

    • Hambers, 1199 (bulle d'Innocent III).
    • Parrochia de Hambers, 1210 (cartulaire de Champagne).
    • Hambez, 1312 (Bibliothèque nationale de France, fr. 8.736).
    • Saint-Pierre de Hambers, 1400 (Revue du Maine, t. XIII, p. 88).
    • Clericus de Hamberto, 1418. (Archives de la Sarthe, fonds municipaux 836).
    • Parrochia de Hamberto, 1450 (cartulaire d'Évron).
    • Hambais, 1456 (Archives nationales, R/5. 383).
    • L'église Saint-Gervais de Hambère, 1534 (Lib. fundat., t. V, f. 183).
    • Ecclesia de Hambertis, … de Hamberts, 1551 (Insinuations ecclésiastiques).
    • Hambers (carte de Jaillot, carte cénomane, carte de Cassini).

    Étymologie

    Hambers à Alexain (35 km) est attesté sous la forme Hambais[24] sur la carte de Cassini entre autres, Hambers est peut-être d'une formation analogue.

    Cependant Albert Dauzat, sans citer de forme ancienne, preuve qu'il n'en connaît pas, considère qu'il s'agit de l'anthroponyme germanique Haimbert pris absolument[25]. Ernest Nègre sans citer de forme ancienne se contente de l'explication d'Albert Dauzat[26].

    Dans cette perspective, l'élément Ham- serait une variante de Haim- et -bers serait une altération de -bert, mais Albert Dauzat et Ernest Nègre ne disposent d'aucune forme ancienne pour appuyer cette hypothèse. On remarque en effet que dans les formes anciennes, le -t final n'apparaît pas avant le XVe siècle, auparavant il s'agit d'un -s ou d'un -z. Il convient donc de rapprocher Hambers de Hambers à Alexain. En ce cas, -bers est une corruption de -bais, la forme de Hambez en 1312 va d'ailleurs dans ce sens. Bais est un appellatif toponymique issu du mot gallo-roman *BĀCIS, lui-même du germanique *baki(z) « ruisseau »[27], du proto-germanique *bakiz « ruisseau » (allemand Bach « ruisseau ») et qui explique les terminaisons en -bais, -baix, -bez, etc. du nord de la France (ex. : Gambais, Roubaix, Wambez).

    Le premier élément Ham- a souvent été expliqué par le germanique (francique) *haim « foyer, village » (anglo-saxon hām) que les spécialistes identifient dans certains toponymes terminés par -ham ou associés à l'article défini le : le Ham[28] (cf. hameau). Cependant, Ham-, en tant que premier élément, est souvent en composition avec le mot germanique *baki(z) « ruisseau », exemples : Hambye (Manche), Hembise (Somme, Cambron, et Belgique), Hembeke (Belgique)[29] et certains Hambach (Allemagne). D'autres toponymistes considèrent que Ham- représente en fait le germanique hamma « champ dans un coude de rivière »[30], tous ces toponymes étant en outre situés dans une courbe ou un léger coude de rivière. C'est pourquoi on peut attribuer à ce toponyme le sens global de « ruisseau faisant un coude qui entoure un champ ».

    Hambers est effectivement situé dans la courbe du ruisseau de Bias et le ruisseau du Rocher ou du Pré, affluent de la Jouanne.

    Histoire

    Préhistoire

    De nombreux vestiges attestent d'une présence humaine préhistorique sur le territoire de la commune.

    Les monuments mégalithiques[31]. et les instruments de l'âge de pierre abondaient sur le territoire : à Chelé[32], à la Talbotière, à la Losse, au tertre de la Saulaie. Le dernier a eu sa table principale, de cinq mètres de côté, brisée avant 1815 ; celui de la Losse, dolmen haut de deux mètres, existait encore en 1822, mais a disparu depuis.

    Des entassements de blocs qu'on voit près de Jauzé peuvent provenir de monuments mégalithiques renversés. Plusieurs présentent cette particularité que des rainures profondes y ont été creusées, pour les débiter, mais à une époque moderne.

    Hambers possède des stations préhistoriques (Acheuléen et Moustérien), situées à la Maison-Neuve et à Eugéniville, qui se situent à la limite des communes de Mézangers et d'Hambers. Elles sont découvertes en 1874-1875 par Emile Moreau. M. Maulavé, curé de Mézangers y recueillent de nombreux vestiges préhistoriques[33].

    Antiquité

    Un établissement romain[34] existait dans un champ de la Talbottière, en vue de Jublains. Dans le village même, des restes importants d'une muraille romaine étaient apparents et dans plusieurs pièces de terre aux environs des substructions ont été constatées et les débris de briques tégulaires et autres étaient abondants.

    Une fontaine se déverse dans le ruisseau de Biars, au fond de la vallée. L'établissement était considérable. On signale aussi dans les champs de la Romayère, sur la route de Lingé, des vestiges gallo-romains existent entre le champ dit de la Petite-Martinière et le champ Bouscault[35].

    Les localités de noms anciens sont aussi très nombreuses : Origné, Chelé, Lingé, Jauzé, le Teil, Montaigu, Montifault, Montpion, Biard, Aulaines, Godard, Villoiseau.

    Manoir

    La Ridelière- se situe à 1.5 km du bourg Maison de la Renaissance, avec fenêtres étagées à meneaux et lucarne à fronton, cheminées et linteau de porte sculptés d'ornements et des armoiries des seigneurs de la Broudière, qui y demeuraient. Michel Lefaux, ancien avocat aux sièges de Couptrain et de Prez-en-Pail, syndic d'Hambers, rédacteur du cahier de la paroisse en 1789 et l'un des députés chargés de le porter au Mans, habita ce logis de 1780 à 1789[36].

    La Broudière - Le lieu, domaine, hébergement de la Broudière, 1560, avec justice foncière, relevait de la châtellenie du Teil. Le manoir qui fut construit en 1528 par Me Eustache de la Haie, curé de l'Épinay et des Brosses, existe encore, mais, malgré le nom qu'il porte dans les titres à cause, sans doute, du fief qui y était attaché, il est situé non à la Broudière, mais à la Ridelière , qui en dépendait et qui est toute proche. Le titulaire de la chapelle Saint-Eustache, desservie dans l'église, devait venir dire une messe « en la chapelle de la Broudière, les seigneurs et dame dudit lieu estans tenuz le nourrir pour ledit jour et à la table d'iceux ». C'est évidemment au manoir de la Ridelière, où se voient leurs armes, qu'habitaient les seigneurs de la Broudière : Guillaume de la Haie, 1491. Patry de la Haie, écuyer, seigneur en outre de la Chesnelière et des fiefs du Teil et du Bailleul, 1501, 1514. Jean de la Haie, 1536. Jean de Moré, mari de Marguerite de la Haie. 1557, 1560, d'où Charles et Pierre de Moré qui, sans doute ne vécurent pas. Marguerite de la H. convola avec Pierre de la Mire, 1581, 1588. Hercule de la Mire, sieur de la Touche, 1579, 1611. François de la M., époux de Marie du Bouschet, demeurant à la Chabottière de Champgeneteux, 1628. François, Jean et Marguerite de la M., mineurs sous la tutelle de Gervais de Saint-Paix, sieur de la Noë, 1655.Gabriel de Chalus, seigneur de Fresnay, mari d'Anne Pasquault, 1670. Louise Bestier du Jarossay, fille de François B., échevin du Mans, femme de Jacques Toquelin, sieur de l'Onglée, bourgeois du Mans, capitaine de la bourgeoisie, 1714, 1752[37].

    Origines religieuses

    Sur les origines religieuses, on ne connaît rien avant la fondation de l'abbaye de Champagne, à qui l'évêque du Mans Renaud donna une rente dans la paroisse avec le droit de patronage[38]. Des dîmes furent cédées à l'abbaye par Guillaume de Chelé, Guillaume et Renaud de Montgiroul, 1210.

    L'évêque du Mans Maurice, se trouvant à Hambers le , confirma l'abbaye dans la possession des dîmes et ajouta une rente de 20 sols pour compenser ce qu'elle perdait pendant les vacances de la cure.

    En 1239, Grégoire IX confirma de nouveau les religieux dans leurs possessions à Hambers[39].

    Féodalité

    Armes des Bouillé : d'argent à la fasce de gueules frettée de sable, accompagnée de deux burelles de gueules.

    Les armoiries de la famille de Bouillé[40] indiquent que la seigneurie de paroisse appartenait avant la Révolution française aux seigneurs du Château du Rocher par leur terre de Chelé[41]. Le marquis de Villaines avait des droits honorifiques à Hambers, mais non pas la seigneurie de paroisse, non plus que le seigneur de Montesson, dont le fief s'étendait sur une partie du territoire.

    XVIIIe siècle

    En 1704, les paroissiens plaident devant le Parlement de Paris pour être exemptés du droit de luminaire réclamé par le chapitre du Mans. Le seigneur du château du Rocher voulant établir des forges dans la paroisse de Mézangers en 1736, les habitants d'Hambers, de Sainte-Gemme et d'Evron protestèrent à cause du tort que cette industrie leur causerait par la rareté du bois et l'extraction du minerai ; le projet ne fut pas suivi.

    En 1789, deux cahiers de doléances sont rédigés par Julien-Michel Lefaux[42]. La première rédaction contenait le vœu d'un impôt unique portant sur toutes les propriétés sans distinction[43].

    Le , il y a démission de l'ancienne municipalité et refus des nouveaux élus. Le , Lecureuil, chouan, est décrété d'arrestation. François Hubert, chef, Charles Filoche et Sourtil, avaient quitté la commune depuis la pacification de 1796.

    Les insurgés tuent un citoyen le . Le , Jean-Marie Mérille et Robert Julien Billard de Veaux, avec vingt hommes déguisés en gardes nationaux, s'emparèrent du bourg, forcèrent l'église dont les murs avaient été percés de meurtrières et y enlevèrent deux charges de fusils et de munitions. Ils firent ensuite quelques enrôlements. Le , le poste, trop faible pour se défendre, fut supprimé. Le 6, le 10, le , les insurgés, au nombre de sept, font des perquisitions chez les acquéreurs de biens nationaux.

    Résistance sous l’Occupation

    Durant la Seconde Guerre mondiale, le docteur Paul Janvier de Bais recrute l'abbé Lorier, curé d'Hambers, pour fonder un réseau de résistance bien structuré : le réseau Navarre.

    En février 1944 un résistant recherché par la Gestapo, André Deguin, connu sous le nom d'Alex, est caché par le réseau Navarre. Le curé d'Hambers le présente comme un réfugié et le fait embaucher comme commis de ferme à la Valette.

    Le réseau dispose d'un poste émetteur caché dans un hangar à Marche sur la route de Bais.

    En mai, l'abbé Lorier installe un autre résistant en fuite comme commis de ferme à la Douanière. Puis deux autres rejoignent « Alex » à la Valette où le fermier commence à s'inquiéter. Les deux nouveaux seront finalement logés au bois du Theil en attendant de rejoindre un véritable maquis en forêt de Pail.

    Le , un message est transmis de Londres pour annoncer au réseau Navarre qu'un parachutage aura lieu dans la nuit au mont du Saule : Le vin rouge est le meilleur.

    Sont présents à ce premier parachutage : Claude de Baissac, le docteur Janvier, Alex, Demiremont ainsi qu'une équipe d'Hambers et une de Bais. À une heure du matin, l'appareil lâche deux tonnes d'armes contenues dans treize conteneurs et huit paquets. Une femme est parachutée, Phyllis Latour, qui sera l'opératrice radio du major de Baissac jusqu'à la Libération. Le matériel sera amené dans les hangars de Marche à l'aide de deux vachères, les chevaux auront parcouru 30 kilomètres dans la nuit et à vive allure. Le lendemain, , nouveau message et deux autres tonnes de matériel sont de nouveau parachutées et transportées dans la vachère de M. Hyvard et la Simca 5 du docteur Janvier.

    Politique et administration

    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1789  ? M. Hesnault    
    1798  ? Henri Gaillard    
    1800 1804 M. Fontaine-Ducoudray    
    1821 1830 M. Lécureil-Duverger    
    1835 1850 M. Pellouin    
    1855 1878 M. Huberson    
    1878 1880 M. Janvier    
    1945  ? M.Alphonse Hubert    
    1958 1976 Robert Royer    
     ? novembre 2001[44] Casimir Thomas   Agriculteur
    janvier 2002[44] En cours Bertrand Chesnay[45] SE Agriculteur

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].

    En 2018, la commune comptait 612 habitants[Note 7], en diminution de 3,77 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 6271 6271 6131 8451 9071 8381 8371 8561 870
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 8211 7061 7281 6901 6731 6291 5751 5281 405
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 3501 2791 2121 000937912941929841
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    792707562490451548563620608
    2018 - - - - - - - -
    612--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Autres monuments

    • Nombreux vestiges préhistoriques : notamment près du hameau de Chellé et au pied du Montaigu (bifaces).
    • Chapelle Saint-Yves (XXe siècle) au bois du Tay.

    Montaigu

    La chapelle Saint-Michel.

    Héraldique

    Blason
    De gueules, à une montagne d’or, bandée d’azur, accompagnée en chef de trois roses d’argent.
    Détails
    Le gueules et les trois roses reprennent les éléments du blason de Guillaume de Chèle, seigneur du village au XIIIe siècle. La reprise intégrale du blason de seigneur étant interdite pour la commune, il suffit d’en emprunter un ou plusieurs éléments.

    La montagne symbolise la butte de Montaigu, un des points les plus haut du département.

    Les bandes sont aux couleurs du blason de Gervais du Teil qui était seigneur du fief du même nom au XIIIe siècle. L’observation sur la reprise intégrale du blason du seigneur s’applique ici aussi.

    Les ornements sont deux deux gerbes de blé d’or, mises en sautoir par la pointe et liées d’azur afin d’honorer l’activité agricole.

    Le listel d'argent porte le nom de la commune en lettres majuscules de sable.

    La couronne de tours dit que l’écu est celui d’une commune ; elle n’a rien à voir avec des fortifications.
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie

    • Cabinet Paul de Farcy, Cartulaire de Champagne, mss.
    • Commission historique de la Mayenne, t. III, p. 93 ; t. V, p. 56.
    • Bulletin historique de la Mayenne, t. I, p. 127.
    • Pierre Renouard, Essai sur le Maine, t. I, p. 15.
    • François-Augustin Gérault, Notice sur Evron, p. 209, 227, 232, 274, 276 ; Le District d'Evron.
    • Annuaire de la Mayenne, 1822, p. 26.
    • Em. Moreau, Monuments mégalithiques d'Hambers et Sainte-Gemmes, et Carte préhistorique.
    • A. Ponthault, photographies.
    • Archives nationales, Q/3. 78, 79 ; F/7. 3.241.
    • Billard des Vaux, Mémoires, t. I, p. 300.
    • Moreau, de Saint-Christophe, Mémoires, mss.
    • Pichon, M. Marquis-Ducastel, p. 104, 118.
    • « Hambers », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne), tomes II et IV.
    • Alphonse-Victor Angot, L'autel de Saint-Eustache dans l'église d'Hambers, 1909

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale 2018.
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
    4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 2, , p. 133
    2. Avec sommets de 219, 266, 290 mètres, au Sud, sur la butte et les landes de Montaigu ; 197, 219, 248 mètres, au Nord, dans les bois du Teil.
    3. 137 mètres.
    4. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    10. « Station Météo-France Evron - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    11. « Orthodromie entre Hambers et Évron », sur fr.distance.to (consulté le ).
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    23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    24. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 132.
    25. DENLF, p. 342a.
    26. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du Ier à la fin du Ve siècle), éditions Klincksieck, 1982, p. 30.
    27. François de Beaurepaire, op. cit. p. 131 et 132.
    28. François de Beaurepaire, op. cit.
    29. Maurits Gysseling, Toponymisch woordenboek van Belgie, Nederland, Luxenburg, Noord Frankrijk en West Duitsland (voor 1226), Tongres, 1960, t. I, p. 441a.
    30. M. Moreau a étudié ces divers monuments dans une brochure spéciale (1875) et dans sa carte préhistorique (1878).
    31. La collection en haches, percuteurs, etc., de M. Maulavé, curé de Mézangers, de l'époque Moustrienne, provient de recherches faites jusqu'aux abords de Chelé.
    32. L'abbé Angot indique au début du XXe siècle qu'il est bien désirable que les échantillons — près de deux cents — qu'il a pu sauver de la rapacité des collectionneurs ne soient pas dispersés.
    33. Dont les murs étaient encore conservés sur une longueur de 15 mètres au XIXe siècle, et qui a laissé sur le sol de nombreux débris de briques et de ciment
    34. L'abbé Angot indique que le fermier a démoli au début du XXe siècle le reste du mur qui se continuait dans la longueur de la haie. En labourant, il a trouvé des briques à rebords et une dizaine de grosses pierres.
    35. « Archives de la Mayenne », sur angot.lamayenne.fr (consulté le ).
    36. « Archives de la Mayenne », sur angot.lamayenne.fr (consulté le ).
    37. cum jure advocationis, 1188, confirmé en 1199 par une bulle du pape Innocent III.
    38. grangias cum omnibus pertinentiis in Hambers.
    39. Plusieurs fois reproduites dans l'église.
    40. André René Le Paige écrit que Pierre Le Nicolais, seigneur d'Hermet, aurait acheté vers 1760 les droits seigneuriaux des héritiers de Eynard, seigneur du Rocher. L'abbé Angot indique ne pas en avoir d'autres preuves.
    41. Ancien notaire de Couptrain, retiré à la Ridelière
    42. Lefaux, l'un des quatre députés envoyés par la paroisse au Mans, développa ses idées personnelles plus longuement dans un nouveau mémoire qu'il fit signer à ses trois collègues.
    43. « Bertrand Chesnay brigue un troisième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
    44. Réélection 2014 : « Hambers (53160) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
    45. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    46. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    47. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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