Bellecombe-en-Bauges

Bellecombe-en-Bauges est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Bellecombe-en-Bauges

Le col de Bornette.
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Éric Delhommeau
2020-2026
Code postal 73340
Code commune 73036
Démographie
Gentilé Bellecombiens
Bellecombais(e)
Population
municipale
674 hab. (2018 )
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 17″ nord, 6° 08′ 35″ est
Altitude Min. 558 m
Max. 1 880 m
Superficie 22,89 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Annecy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Alban-Leysse
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Bellecombe-en-Bauges
Géolocalisation sur la carte : Savoie
Bellecombe-en-Bauges
Géolocalisation sur la carte : France
Bellecombe-en-Bauges
Géolocalisation sur la carte : France
Bellecombe-en-Bauges

    Géographie

    Situation

    Territoire de Bellecombe-en-Bauges et les communes limitrophes.

    Bellecombe-en-Bauges se trouve dans le département français de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes ; elle est limitrophe au nord avec le département voisin de la Haute-Savoie.

    La commune est située entre Aix-les-Bains, Chambéry et Annecy. C'est un ancien chef-lieu de canton, qui appartient depuis 2015 au canton de Saint-Alban-Leysse.

    La commune regroupe les hameaux de : le Villard Devant, le Villard Derrière, Broissieux, Glapigny, Côte-Chaude, le Mont Devant, le Mont Derrière, Entrêves, le Tabalet, la Charniaz, les Dôdes.

    Les principales montagnes qui entourent cette commune sont : le Margériaz, le Colombier, la Dent des Portes, le Semnoz.

    Communes limitrophes

    Urbanisme

    Typologie

    Bellecombe-en-Bauges est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,4 %), prairies (36,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %)[6].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Toponymie

    Dans les documents médiévaux, Bellecombe-en-Bauges est mentionnée sous les formes suivantes Micoz sacerdos Pulchre Cumbe (1232), Apud Bellamcombam (1357)[7],[8].

    Ernest Nègre considère que le nom est construit, en francoprovençal, à partir de bal « belle » et comba « petite vallée »[8]. Le syntagme prépositionnel correspond au massif des Bauges, permettant de distinguer la commune d'autres communes de la Savoie (Bellecombe-en-Faucigny ou encore Bellecombe-en-Tarentaise).

    En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Bèlakonba (graphie de Conflans) ou Bèlacomba (ORB)[9].

    Histoire

    De 1952 à 1957, une trentaine d'agriculteurs de la commune ont participé à l'une des 23 zones témoins mises en place par le ministère de l'Agriculture ; en bénéficiant d'engrais, de techniques et de matériels modernes, d'un appui technique, les résultats (doublement du rendement du lait par exemple) servant d'exemples aux autres agriculteurs et favorisant la diffusion de techniques modernes[10].

    Le village possède de nombreux vieux fours à pain qui témoignent des activités passées.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1953 1959 Jean-Baptiste Mansoz   ...
    mars 2001 mars 2014 Bernard Beccu ... ...
    mars 2014 mars 2020 Jean-Luc Berthalay    
    mars 2020 En cours
    (au juin 2020[11])
    Eric Delhommeau    
    Mairie-école de la commune.

    Démographie

    Ferme à Mont-Devant.

    Ses habitants sont appelés les Bellecombiens[12]. ou les Bellecombais, selon le site sabaudia.org[13].


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

    En 2018, la commune comptait 674 habitants[Note 3], en augmentation de 2,9 % par rapport à 2013 (Savoie : +2,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
    9169269141 0791 1581 2551 0071 0561 062
    1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
    1 0771 0531 000965974974964984884
    1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
    765676638610582493437408398
    1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018 -
    350393454595615655668674-
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Église paroissiale placée sous le patronage de saint Maurice. Le nouvel édifice, de style néogothique, est construit selon les plans de l'architecte mauriennais autodidacte Théodore Fivel (1828-1894), en 1865[18].
    • Château de La Charnée ou Lacharniaz ; cité en 1492, il fut le centre de la seigneurie de la Charnée.
    • Vestiges du manoir de Glapigny ; il en subsiste les assises dallées dans la forêt.
    • Chapelles :
      • Chapelle de Saint-Pierre de Broissieux (XVe siècle)[19]
      • Chapelle des Saints-Guérin-Clair et François-de-Sales situé au Mont-Devant (Devenue habitation privée)[20]
    • Croix, réalisée d'une seule pièce dans une pierre, portant la date de 1705, et le four à pain, situés au chef-lieu

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 125-126. ([PDF] lire en ligne)

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Annecy », sur insee.fr (consulté le ).
    5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    7. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 54..
    8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 3762..
    9. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 20
      Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
      .
    10. Maurice Descollaz, « Le Conseil général de Savoie sous la IVe République », Travail d'études et de recherches, sous la direction d'André Palluel-Guillard, Université de Savoie, Chambéry, 1990.
    11. « Qui sont les 38 maires des communes de Grand Chambéry ? », Le Dauphiné libéré, édition Savoie, (consulté le ).
    12. Histoire des communes savoyardes, 1984, p. 125, présentation.
    13. « Bellecombe-en-Bauges », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
    14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    18. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, présentation en ligne), p. 80.
    19. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, présentation en ligne), p. 151.
    20. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, présentation en ligne), p. 91.
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