Bataille de la Bicoque

La bataille de la Bicoque[n 1] (), du nom d'un lieu-dit appelé Bicocca[n 2] à km au nord du centre de Milan, est une bataille où s'affrontent les armées de François Ier, parti à la reconquête du Milanais, et celles de Charles Quint. Un corps expéditionnaire franco-vénitien commandé par le vicomte de Lautrec, Odet de Foix, est tenu en échec par les armées des Impériaux et des États pontificaux commandées par Prospero Colonna. Lautrec, ayant perdu une grande partie de son infanterie, est contraint de se replier en Lombardie, laissant les Impériaux maîtres du duché de Milan.

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Bataille de la Bicoque
Informations générales
Date
Lieu Jardins de la Bicoque, au nord de Milan
Issue Victoire espagnole
Belligérants
 Royaume de France
 République de Venise
 Monarchie espagnole
Saint-Empire
 États pontificaux
Duché de Milan
Commandants
Odet de FoixProspero Colonna
Forces en présence
19 à 31 000 hommes7 000 hommes
Pertes
4 000 hommes
192 gendarmes
0

Sixième guerre d'Italie

Coordonnées 45° 31′ 05″ nord, 9° 12′ 36″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie

Pris de vitesse par les Impériaux à la fin de 1521 et dissuadé par là-même de marcher directement sur Milan, Lautrec regroupe ses forces pour tenter de couper les lignes de communication de Colonna. Les mercenaires suisses au service des Français, n'ayant pas perçu leur solde, exigent un affrontement immédiat, et Lautrec est contraint d'attaquer les positions retranchées de Colonna dans le parc de La Bicoque, au nord de Milan. Les piquiers suisses marchent à travers champs sous un tir d'artillerie nourri en direction des positions ennemies lorsqu'ils sont bloqués par un chemin inondé surplombé d'un glacis. Déjà en partie décimés par les tirs des arquebusiers espagnols, les Suisses doivent se replier. Entretemps, une charge de la cavalerie française censée déborder l'aile de Colonna se solde par un échec. Les Suisses, abandonnant la campagne d'invasion, s'en retournent dans leurs cantons quelques jours plus tard, tandis que Lautrec doit se replier avec les débris de son armée en territoire vénitien.

Cette bataille marque la fin de la domination des fantassins suisses sur les champs de bataille des guerres d'Italie, avec la progression de colonnes compactes de piquiers privées de tirs d'appui, ainsi que le début d'une série d’engagements où le rôle des armes à feu sur le champ de bataille devient décisif.

Prélude

Au début de la sixième guerre d'Italie, en 1521, l’empereur Charles Quint et le pape Léon X tournent leurs forces contre le duché de Milan, principale possession française en Lombardie : une puissante armée des États pontificaux, menée par le marquis de Mantoue Frédéric II, renforcée de troupes espagnoles venues de Naples et de contingents plus modestes d'Italiens, se concentre près de Mantoue[1].

Situation politique de l'Italie : les duchés de Savoie et de Milan sont sous domination française, et la République de Venise s'est alliée à la France. L'Autriche et le royaume de Naples sont aux Impériaux, alliés aux États pontificaux. La république de Florence et les autres États changent régulièrement de camp.

Les forces souabes dépêchées en Italie par Charles Quint traversent le territoire vénitien par le sud, près de Valeggio sul Mincio, sans rencontrer d'opposition ; ces forces combinées, dont Prospero Colonna prend le commandement, pénètrent ensuite en territoire français[2]. Dans les mois suivants, Colonna mène une tactique de guérilla sporadique contre le général français, le vicomte de Lautrec, mettant le siège devant quelques villes tout en esquivant les batailles rangées.

À l’automne 1521, les forces de Lautrec, qui ont entrepris la construction d'une ligne défensive entre l’Adda et Crémone, connaissent de nombreuses désertions, particulièrement parmi les mercenaires suisses[3]. Colonna saisit l'occasion et, s'avançant au pied des Alpes, franchit l’Adda à Vaprio ; Lautrec, manquant d’infanterie et considérant que la campagne militaire de l'année en cours est terminée, se replie sur Milan[4]. Cependant, Colonna, n'a pas l'intention de renoncer à l'avance qu'il a prise. Dans la nuit du 23 novembre, il attaque la ville par surprise, débordant les défenseurs vénitiens qui gardent les remparts. Après quelques combats de rues désespérés, Lautrec se replie sur Crémone avec 12 000 hommes[5].

Au mois de janvier suivant, les Français perdent Alexandrie, Pavie, et Côme. François II Sforza, commandant des renforts venus d'Allemagne, contourne l'armée vénitienne à Bergame et fait sa jonction avec Colonna à Milan[6]. Lautrec a entre-temps obtenu le renfort de 16 000 piquiers suisses, de quelques contingents vénitiens et de compagnies françaises commandées par Thomas de Foix-Lescun et Pedro Navarro. Il s'est également assuré les services du condottiere Jean des Bandes Noires[7]. Les Français attaquent Novare et Pavie, espérant ainsi attirer Colonna dans une bataille rangée[8]. Colonna quitte Milan pour aller se barricader dans le monastère de Certosa au sud de la ville. Considérant que ce nouveau fort est trop difficile à prendre, Lautrec préfère s’en prendre aux lignes de ravitaillement de Colonna en contrôlant le territoire par des chevauchées entre Milan et Monza, barrant les routes du Milanais avec les Alpes[9].

Mais Lautrec doit alors faire face à l'intransigeance des mercenaires suisses, qui forment l'essentiel du contingent de l'armée française, et n'ont pas reçu leur solde depuis leur arrivée en Lombardie. Les capitaines suisses, représentés par Albert von Stein (en), exigent que Lautrec attaque l’armée impériale, faute de quoi les mercenaires abandonneraient leur poste et s’en retourneraient vers leurs cantons. Lautrec se résout alors à regret à faire marcher ses troupes vers le sud, en direction de Milan[10].

La bataille

Plan de la bataille. Les mouvements des troupes de Lautrec sont marqués en bleu ; ceux des Impériaux, commandés par Colonna, en rouge.

Ordre des troupes

Pendant ce temps, Colonna déplace ses troupes dans un nouveau camp fortement retranché : le parc du manoir de La Bicoque, à environ km au nord de Milan. Ce parc se trouve à l'abri d'une grande étendue marécageuse du côté ouest, et barre la principale route vers Milan à l’est. Or un grand fossé boueux a été creusé le long de cette route, et ne peut être franchi que par un seul pont en pierre, situé à quelque distance au sud des jardins. Le nord est bordé par une route en déblai ; Colonna en fait encore abaisser l'assise et fait dresser une levée en terre côté sud. L’artillerie impériale, mise en batterie sur des plates-formes en débord de cette levée, peut ainsi à loisir balayer le glacis au nord, de même qu'une partie de la route elle-même[11]. Le flanc nord des jardins fait moins de 500 m en longueur, ce qui permet à Colonna d'y disposer ses troupes en rangs compacts. Juste en contrebas des remparts, quatre rangs d’arquebusiers espagnols, commandés par Fernando de Àvalos prennent position. Ils sont appuyés par des piquiers espagnols et des lansquenets souabes commandés par Georg von Frundsberg[12]. Le gros de la cavalerie impériale se tient à l'extrémité sud des jardins, loin en arrière de l'infanterie ; un corps de cavalerie à part protège le pont au sud-est[13].

Au soir du 26 avril, Lautrec dépêche en éclaireurs 400 chevaliers sous les ordres du Sieur de Pontdormy reconnaître les positions ennemies. La patrouille signale que la position est barrée par des fossés inondés et est inexpugnable de ce côté, informations qui ne dissuadent cependant pas les capitaines suisses[14]. Colonna, averti de l'arrivée des Français, dépêche des messagers vers Milan pour demander des renforts ; Francesco Sforza rallie le camp au matin suivant avec 6 400 hommes, faisant sa jonction avec la cavalerie près du pont au sud du camp de Colonna[15].

À l'aube du 27 avril, Lautrec lance l’attaque. Les Bandes Noires dispersent par une charge sur les ailes les avant-postes espagnols, dégageant le terrain devant les positions ennemies. Le front des troupes d'assaut est constitué de deux colonnes de fantassins suisses, d'environ 4 000 à 7 000 hommes chacune, appuyées par de l’artillerie de campagne ; ces colonnes doivent s'emparer directement du rempart nord du camp impérial[16]. Entre-temps, Lescun dirige ses chevaliers droit sur la route de Milan en chevauchant à l'est des jardins, pour s'emparer du pont et prendre le camp à revers[17]. Le reste de l'armée française, et notamment l'infanterie, le gros des chevaliers, et le reste des bataillons suisses, se déploie loin en arrière des deux premières colonnes d'assaut. La troisième ligne est composée des contingents vénitiens et commandée par Francesco Maria della Rovere, duc d’Urbino[18].

L'assaut des colonnes suisses

Le commandement des colonnes d'assaut suisses échoit à Anne de Montmorency. Alors que les colonnes progressent vers les remparts, il leur ordonne de faire halte pour attendre que l’artillerie bombarde les lignes de défense, mais elles refusent d'obéir[19]. Sans doute les capitaines suisses doutent-ils de l'efficacité des tirs sur des levées en terre ; l’historien Charles Oman signale l'opinion des témoins français de la bataille, selon laquelle « ils étaient en proie à une rage aveugle et à une confiance excessive[20]. » Les Suisses arrivent rapidement en vue des positions de Colonna, laissant l’artillerie d’appui loin en arrière. Selon Oman, il existe une certaine compétition entre les deux bataillons mercenaires, car l'un, commandé par Arnold Winkelried d’Unterwald, est formé de contingents des cantons ruraux, tandis que celui d’Albert von Stein est formé de contingents de Berne et d'autres villes[20]. Bientôt, les Suisses sont à portée de l’artillerie impériale. N'ayant aucun endroit pour se mettre à couvert, ils essuient de lourdes pertes : selon Oman, près d'un millier d'hommes sont fauchés par les tirs[21].

Anne de Montmorency, peint par Jean Clouet (vers 1530). Montmorency, qui commande l'assaut, est le seul Français survivant de ce raid.

Les Suisses tombent finalement sur l'obstacle annoncé par les éclaireurs français : la route trop profondément enfoncée par rapport au terrain naturel et la hauteur des levées en terres (trop haute pour la longueur des piques) arrête leur progression. En tentant de rejoindre la route, les mercenaires essuient de nouvelles pertes à la suite des tirs des arquebusiers du capitaine d'Avalos[22]. Néanmoins, les Suisses lancent une série d'assauts désespérés pour ouvrir une brèche dans les rangs des Impériaux. Quelques hommes parviennent à atteindre le sommet de la levée, pour se trouver aux prises avec les lansquenets, qui débouchent de derrière les arquebusiers. Il semble que l'un des capitaines suisses soit tué par von Frundsberg en combat singulier. Les Suisses ne parviennent pas à reformer leurs rangs au sommet et sont repoussés en bas[23]. Après une demi-heure de tentatives infructueuses pour rejoindre la crête des remparts, les survivants des colonnes suisses se replient sur les lignes françaises, laissant 3 000 morts (dont vingt-deux officiers, parmi lesquels Winkelried et Albert von Stein) sur le glacis et en contrebas des remparts[24]. De tous les nobles français qui ont accompagné l'assaut, seul Montmorency survit[25].

Dénouement

Lescun, qui commande 400 gens d'armes, a atteint pendant ce temps le pont au sud des jardins, en a forcé le passage, et fait irruption dans le camp des Impériaux[26]. Colonna fait face, il détache un corps de cavalerie commandé par Antonio de Leiva pour stopper la progression ennemie, tandis que Francesco Sforza fait marche vers le pont pour en barrer l'accès et enfermer Lescun. Pontdormy lâche prise sur les troupes milanaises, pour permettre à Lescun de se libérer du piège qui se prépare ; ainsi la cavalerie française peut rebrousser chemin et rejoindre le gros de l'armée[27].

Malgré les appels de d'Avalos et de plusieurs autres officiers, Colonna refuse d'ordonner l'assaut général, considérant que l'essentiel des troupes de Lautrec (et notamment toute sa cavalerie) est encore intact. Colonna juge d'ailleurs que les Français ont déjà perdu la partie, et ne vont pas tarder à se replier, avis que partage von Frundsberg[28]. Néanmoins, quelques cavaliers espagnols, appuyés par des arquebusiers, essayent de harceler les troupes suisses qui se replient, mais ils doivent lâcher prise, battus par les Bandes Noires de Jean de Médicis, chargées de couvrir le repli de l'artillerie française[29].

La décision de Colonna s’avère judicieuse : les Suisses abandonnent l'idée de reprendre le combat, et lèvent le camp le 30 avril. Lautrec, estimant que la faiblesse de l'infanterie restante ne lui permet plus de poursuivre sa campagne de reconquête, se replie à l'est en territoire vénitien, franchissant l’Adda pour faire halte à Trezzo[30]. Parvenu à Crémone, Lautrec confie le commandement de l'armée française à Lescun, et part sans escorte pour Lyon faire son rapport à François Ier[31].

Conséquences

Le départ de Lautrec annonce l'effondrement des positions françaises en Italie du Nord. Colonna et d'Avalos, libérés de la menace française, marchent sur Gênes, dont ils s’emparent après un bref siège[32]. Lescun, lorsqu'il apprend la chute de Gênes, négocie avec Francesco Sforza pour que le reste des forces françaises puisse repasser sans encombre les Alpes, en échange de la reddition du Castello Sforzesco à Milan, encore aux mains des Français[33]. Les Vénitiens, gouvernés par le nouveau doge Andrea Gritti, ne souhaitent pas poursuivre la guerre ; en juillet 1523, Gritti conclut le traité de Worms par lequel Charles Quint accorde la paix à la République[34]. Les Français font diverses tentatives jusqu'en 1525 pour reconquérir le Milanais, mais sans y parvenir ; le traité de Madrid, que François Ier est contraint de signer après la défaite de Pavie, laisse l'Italie aux mains de l’empereur.

Un autre aspect de la bataille est le nouveau comportement au feu des mercenaires suisses. Guichardin écrit à ce propos : « Ils se retirèrent dans leurs montagnes diminués non seulement en nombre, mais plus encore en audace ; car il est certain que les pertes qu'ils déplorèrent à La Bicoque les affectèrent à tel point qu'ils se départirent du courage qu'on leur enviait[35]. »

Si les mercenaires suisses continuent à participer aux guerres d'Italie, ils n'ont plus l'audace de lancer des attaques frontales comme ils l'avaient fait à Novare en 1513 ou à Marignan en 1515 ; leur comportement pendant la bataille de Pavie en 1525 surprend par son manque d’initiative[36].

Plus généralement, cette bataille montre le rôle désormais décisif des armes à feu sur les champs de bataille[37] : bien qu'il faille attendre la bataille de la Sesia deux ans plus tard pour voir les pleines possibilités de l’arquebuse (les arquebusiers y défont un assaut de cavalerie lourde en bataille rangée), cette arme devient dès lors l'équipement sine qua non de toute armée. Les piquiers conservent un rôle essentiel, mais non supérieur à celui des arquebusiers ; plus tard, ces deux types de fantassins sont combinés pour former les régiments de tercios, qui survivent jusqu'à l'avènement de la baïonnette à la fin du XVIIe siècle[38]. La doctrine offensive des Suisses (un choc de piquiers appuyé par des tirs de flanc) devient obsolète. À plus long terme, le siècle suivant est marqué par l'avènement de stratégies plus défensives ; la combinaison de l'arquebuse et du tracé à l'italienne transforme les assauts frontaux sur les positions fortifiées en véritables massacres. Il n'y a plus d'attaque de ce type jusqu'à la fin des guerres d'Italie[39].

À la suite de cette bataille, le mot bicoca passe à l'espagnol[40] où il signifie « gagne sans effort, aubaine » et au français pour « maison délabrée ».

Annexes

Notes

  1. À ne pas confondre avec la bataille de Novare du , appelée battaglia della Bicocca du nom d'un lieu-dit et où le maréchal autrichien Radetzky battit les Sardes.
  2. Le terme italien bicocca signifiait : « petit château établit sur une hauteur ». Aujourd'hui, en français et en italien, ce terme est devenu péjoratif.

Références

  1. Oman, Art of War, 174.
  2. Oman, Art of War, 174–175. L’incapacité apparente des Vénitiens à interdire le passage à l’ennemi à travers leur propre territoire suscitera par la suite la colère des Français.
  3. Oman, Art of War, 175. Oman cite des sources contemporaines mentionnant seulement 4 000 Suisses encore à leur poste pour un recrutement initial de 20 000.
  4. Oman, Art of War, 175–176.
  5. Oman, Art of War, 176. Les forces restantes de Lautrec se composent de 5 500 Français et de 6 400 Vénitiens.
  6. Oman, Art of War, 176. Seule Côme est réellement assiégée par les Impériaux ; les deux autres villes se soulèvent contre l’occupant français et chassent les gardes hors de la ville.
  7. Oman, Art of War, 176. Jean, qui était encore récemment au service des États pontificaux, dénonce son contrat (sa condotta) au motif qu’il ne s'est engagé qu’avec le précédent pape, Léon X, et non avec son successeur, Adrien VI.
  8. Hackett, Francis the First, 249 ; Oman, Art of War, 176–177.
  9. Oman, Art of War, 176–177.
  10. Arfaioli, Black Bands, 10; Hackett, Francis the First, 249 ; Oman, Art of War, 177–178.
  11. Hall, Weapons and Warfare, 175 ; Oman, Art of War, 178–179. Oman signale que les descriptions du glacis au nord des jardins diffère d'une source à l'autre, certaines évoquant une route en déblai tandis que d’autres parlent d’un fossé.
  12. Oman, Art of War, 178–179 ; Taylor, Art of War, 51–52.
  13. Oman, Art of War, 179 ; Taylor, Art of War, 125. Oman pense que d'Avalos et les autres capitaines espagnols gardent en mémoire le fiasco qui avait résulté de la précipitation des chevaliers à la bataille de Ravenne dix ans plus tôt, et adoptent cette disposition pour se prémunir d'une répétition.
  14. Oman, Art of War, 179.
  15. Oman, Art of War, 179. Ces contingents de Milanais sont composés de 400 chevaliers et de 6 000 fantassins. Oman décrits des hommes en uniforme, et pense qu'il s'agit essentiellement des milices urbaines.
  16. Arfaioli, Black Bands, 11 ; Hall, Weapons and Warfare, 175; Oman, Art of War, 179–180. Arfaioli estime le contingent des colonnes suisses à 7 000, Oman à 4 000. Hall et Oman indiquent que les sapeurs commandés par Pedro Navarro accompagnent les Suisses, pour permettre la mise en batterie de l’artillerie.
  17. Oman, Art of War, 180. Pontdormy couvre Lescun avec un escadron distinct pour interdire toute attaque de flanc.
  18. Oman, Art of War, 180–181. Les rangs des Vénitiens se tiennent un peu à droite du gros de l'armée française, et font face au côté ouest du camp impérial, séparé par des marécages.
  19. Oman, Art of War, 180 ; Taylor, Art of War, 126.
  20. Oman, Art of War, 180.
  21. Oman, Art of War, 180–181.
  22. Hall, Weapons and Warfare, 175 ; Oman, Art of War, 181. Oman indique que « tous les enseignes furent abattus, et que les trois ou quatre premiers rangs furent fauchés ».
  23. Hall, Weapons and Warfare, 175 ; Oman, Art of War, 182. Arnold Winkelried et Albert von Stein sont tous deux cités comme les ennemis de Frundsberg par les sources d'époque. Oman pense que les hauts-faits de Winkelried sont à l'origine de la légende de Arnold von Winkelried.
  24. Hackett, Francis the First, 250 ; Oman, Art of War, 182.
  25. Oman, Art of War, 182. Montmorency grièvement blessé, doit être tiré hors de la route en déblai.
  26. Oman, Art of War, 182.
  27. Oman, Art of War, 182–183. Oman observe que l’engagement entre Pontdormy et Sforza n'est mentionné que par une seule source contemporaine.
  28. Oman, Art of War, 183. Selon des chroniqueurs d'époque, la réticence de Frundsberg s'explique par le fait que les lansquenets ont revendiqué une double solde dans l'hypothèse d'un nouveau choc, mais Oman juge l'histoire improbable.
  29. Oman, Art of War, 183.
  30. Oman, Art of War, 183–184.
  31. Hackett, Francis the First, 250 ; Oman, Art of War, 184. Lautrec blâme le baron de Semblançay, trésorier, pour ne pas avoir versé les subsides permettant de payer les mercenaires suisses ; accusation qui débouche sur un scandale lorsque Semblançay révèle que l'argent a été confisqué par Louise de Savoie, la mère du roi.
  32. Oman, Art of War, 186. Pedro Navarro, fait prisonnier à Gênes, reste emprisonné trois ans à Naples en châtiment de son renversement d'alliance.
  33. Oman, Art of War, 186.
  34. Guichardi, Histoire d’Italie, 335 ; Norwich, History of Venice, 439 ; Oman, Art of War, 186.
  35. Oman, Art of War, 184.
  36. Hall, Weapons and Warfare, 175 ; Oman, Art of War, 184–185.
  37. Arfaioli, Black Bands, 10–11 ; Oman, Art of War, 185 ; Taylor, Art of War, 51.
  38. Taylor, Art of War, 53–54, 57–58.
  39. Arfaioli, Black Bands, 11 ; Oman, Art of War, 185.
  40. Real Academia Española, Diccionario de la lengua española, 22e éd. (Madrid: Espasa Calpe, 2001), s.v. "bicoca."

Bibliographie

Guerres d’Italie

En français

  • L. Simond, Essai historique sur les mœurs et les coutumes de l'Helvétie ancienne, vol. II, Paris (lire en ligne), p. 279.
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En anglais

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  • (en) Charles Oman, A history of the art of war in the sixteenth century, Abingdon, Oxon, Routledge, coll. « Routledge revivals », (ISBN 978-1-138-56347-6).
  • (en) F. L. Taylor, The art of war in Italy, 1494-1529, Westport, Conn, Greenwood Press, coll. « Prince consort prize essay » (no 1920), , 228 p. (ISBN 978-0-837-15025-3).

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