Bannes (Mayenne)

Bannes est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 118 habitants[Note 1].

Pour les articles homonymes, voir Bannes.

Bannes

L'église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Meslay-Grez
Maire
Mandat
Jérôme Gasnier
2020-2026
Code postal 53340
Code commune 53019
Démographie
Gentilé Bannéen
Population
municipale
118 hab. (2018 )
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 55″ nord, 0° 21′ 05″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 102 m
Superficie 8,32 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sablé-sur-Sarthe
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meslay-du-Maine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Bannes
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Bannes
Géolocalisation sur la carte : France
Bannes
Géolocalisation sur la carte : France
Bannes

    La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.

    Géographie

    Bannes est un petit village à proximité de la forêt de Charnie, à 80 m d'altitude, à 10 km de Brûlon, à 15 km de Sainte-Suzanne, à 17 km de Sablé-sur-Sarthe, à 18 km de Meslay-du-Maine et à 37 km de Laval. Son territoire s'allonge, du nord-est au sud-ouest, sur une longueur de km pour une largeur moyenne de 1 200 m. Il est arrosé par un affluent du Treulon, le ruisseau de la Forêt.

    Communes limitrophes

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

    • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,3 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 743 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Loup-du-Dorat », sur la commune de Saint-Loup-du-Dorat, mise en service en 2000[9] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 757,2 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Le Mans », sur la commune du Mans, dans le département de la Sarthe, mise en service en 1944 et à 41 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[13], à 12 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,5 °C pour 1991-2020[15].

    Urbanisme

    Typologie

    Bannes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sablé-sur-Sarthe, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 39 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,4 %), prairies (37,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %)[21].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Bonalla en 838 et Bana vers 1190[23]. Albert Dauzat y décèle pour origine un préfixe gaulois et pré-gaulois *ban-, « pointe »[23], tandis qu'Ernest Nègre envisage un ancien français *banne, « corne »[24], souvent utilisé en toponymie pour désigner un sommet escarpé, qui a dû désigner les hauteurs voisines.

    Le gentilé est Bannéen.

    Histoire

    Moyen Âge

    La seigneurie paroissiale était annexée à la Cour de Bannes qui possédait encore en 1754 près du bourg, « maison de colon, motte, douves autour de cette motte, et un étang ». Elle relevait de Thorigné-en-Charnie et un certain Hamelinius de Bene, qui a pu être seigneur ou originaire des lieux, donnait en Noyen, en 1090, quelques dîmes, selon un acte qui fut signé à Sainte-Suzanne.

    Au XVe siècle, avec l'autorisation de Jean de Champagne, Marie de Champagne, veuve de Séguin L'Enfant, permit aux Chartreux de racheter « deux fois et hommages » qu'ils devaient pour sa terre de Bannes. Puis la seigneurie paroissiale devint la propriété du seigneur de Ballée, Robert Le Vayer, en 1488 et par acquisition, elle passa aux mains de la famille de Bouillé. En 1621, Louis de Guerpel, chevalier et seigneur du Mesnil-Montchamel, perdit son épouse, Marie de Saint-Rémi. Il devait laisser plusieurs filles et des dettes que les tuteurs de ses enfants purent amortir en vendant les « terres de Bannes et de la Ragotière », « avec une retenue jusqu'à ce qu'il se trouve un parti de condition pour marier la fille aînée du défunt ».

    En 1697, il se trouvait partagé entre onze métairies et trente-sept bordages ; « les trois-quarts du sol étaient en terres labourables, le reste en bois de haute futaie, en taillis et landes ». Au XVIIIe siècle, Le Paige signale la culture « du froment, du méteil et de l'avoine ». De nos jours, la commune est environnée de verts pâturages. Ses agriculteurs produisent des céréales et des cultures fourragères et élèvent des bovins et des porcins.

    Révolution française

    Le 23 floréal an XI, les habitants de Bannes apprirent que leur paroisse allait être supprimée. Comme ils redoutaient leur annexion à une autre commune, ils s'adressèrent directement au préfet et finalement, l'annexion envisagée resta dans les tiroirs.

    XIXe siècle

    Le , les troupes du général Curten (1825-1883) (28e division, XVIe corps) livrèrent à Bannes un combat d’arrière-garde à une colonne allemande venue de Brûlon.

    Politique et administration

    La mairie.
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    juin 1995[25] mai 2020 Christian Lavoué[26] SE Agriculteur
    mai 2020[27] En cours Jérôme Gasnier SE Agriculteur

    Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[27].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

    En 2018, la commune comptait 118 habitants[Note 7], en diminution de 7,81 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +1,78 %). Bannes a compté jusqu'à 416 habitants en 1841.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    285256283296401407416391370
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    321304305292292267265263244
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    224237236223198177197195213
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    205185164142131118134136138
    2013 2018 - - - - - - -
    128118-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Sources

    Bibliographie

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale 2018.
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
    4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 289
    2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
    3. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    9. « Station Météo-France Saint-Loup-du-Dorat - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    10. « Orthodromie entre Bannes et Saint-Loup-du-Dorat », sur fr.distance.to (consulté le ).
    11. « Station Météo-France Saint-Loup-du-Dorat - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    12. « Orthodromie entre Bannes et Le Mans », sur fr.distance.to (consulté le ).
    13. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    15. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    23. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
    24. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations pré-celtique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 249.
    25. « Christian Lavoué a présenté sa liste de onze candidats », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
    26. Réélection 2014 : « Bannes (53340) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
    27. « Municipales. Les clés de la mairie de Bannes remises à Jérôme Gasnier », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
    28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    32. « Église », notice no PA00109463, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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