Palais de justice de Bruxelles

Le Palais de justice de Bruxelles est un imposant bâtiment de style éclectique d'inspiration gréco-romaine situé sur la plus grande place de Bruxelles, la place Poelaert. D'une surface au sol de 26 000 m2, il est plus vaste que la Basilique Saint-Pierre de Rome[1]. Il est l'œuvre de l'architecte Joseph Poelaert.

Gestation

Le premier Palais de Justice avait été établi à l'emplacement de l'ancienne église des Jésuites, place de la Justice. Construit en 1818-1823 par l'architecte François Verly, le bâtiment se délabra rapidement. La question de la construction d'un nouveau Palais de Justice plus spacieux se posa dès 1837. On envisagea d'abord de le reconstruire au même endroit. Ce projet, dont le coût était évalué à trois millions de francs[2], avorta rapidement[3]. L'idée de construire un nouveau Palais de justice au quartier Léopold n'eut pas davantage de succès. En 1846-1847, un autre projet de reconstruction du Palais fut également enterré.

Une commission, instituée en 1853, proposa en 1857 d'organiser un concours. Le choix de l'emplacement donna cependant lieu à des controverses animées. En 1858, le ministre de la justice Victor Tesch suggéra pour la première fois les jardins de la famille de Merode, à l'endroit où serait percé le prolongement de la rue de la Régence. Le gouverneur de la province de Brabant suggéra qu'il serait possible par la même occasion de relier le nouveau quartier Louise au centre de la ville. À la suite d'une proposition du conseiller auprès de la cour d'appel Gustave Bosquet, visant à installer le bâtiment perpendiculairement à la rue de la Régence plutôt qu'à la droite de ce prolongement[4], une étude fut confiée à l'ingénieur en chef Groetaers. Dans son rapport, ce dernier préconisa de construire un bâtiment de 19 000 m2, avec une façade de 100 m faisant face à une place carrée de 100 m de côté. Des désaccords étant apparus entre Groetaers et le bourgmestre de Bruxelles, ce dernier proposa de mettre au concours la construction d'un palais de justice de 16 000 m2[5]. Ce concours international, doté de trois prix, fut organisé par Arrêté royal du et 28 projets furent déposés. Aucun n'ayant satisfait le jury, celui-ci recommanda au gouvernement de désigner un architecte et de porter la superficie du projet à 20 000 m2.

En 1861, le ministre Victor Tesch choisit l'architecte Joseph Poelaert. Poelaert soumis en un avant-projet, qui fut approuvé par le ministre Tesch, c'est ensuite à Paris, loin des pressions et des influences de Bruxelles, que Poelaert se retira pour mettre la touche finale à ses plans, il y avait réuni une équipe de dessinateurs parmi lesquels Charles Laisné et Édouard Corroyer[6].

La construction

La première pierre fut posée le sous le règne de Léopold II. Le Palais fut inauguré le après la mort de l'architecte Joseph Poelaert en présence du roi Léopold II qui toutefois ne s'était pas mêlé à la construction de cet édifice[7].

Le domaine du Couvent des Dames de Berlaymont et le parc de l'hôtel de Mérode sont expropriés par un arrêté royal de Léopold Ier, tout comme l'îlot compris entre les rues d'Artifice et des Sabots, et font place à sa construction à partir de 1866[8]. Les 75 propriétaires de cette partie des Marolles dont beaucoup habitaient leurs maisons[9] bruxelloises furent largement indemnisés, quant aux habitants, environ une centaine, ils furent relogés dans une cité-jardin construite par Poelaert dans le quartier du Chat à Uccle[10].

Escaliers du palais de justice de Bruxelles.
Vue de l'intérieur du palais de justice.

Rappelons que Poelaert lui-même habitait au cœur des Marolles, rue des Minimes, dans une maison attenante à ses vastes bureaux et ateliers et qui communiquait avec ceux-ci[11].

Il était à l'époque le plus grand bâtiment du monde historique et reste aujourd'hui encore l'un des plus grands en pierres de taille de la planète. Ce n'est qu'en 1965 qu'il a été dépassé comme le plus volumineux bâtiment du monde par le VAB (Vehicle Assembly Building) de la NASA à Cap Canaveral. Bien des questions demeurent sur ce chantier qui a vu son budget dépasser les 50 millions de francs[12] (ce qui équivalait à une année entière de travaux publics dans le royaume) pour une estimation initiale de 4 millions[13] à peine. La démesure du chantier, et la liberté laissée à l'architecte d'outrepasser presque toutes les règles initialement imposées, restent un grand mystère.

Avec ses colonnades titanesques, ses pilastres, et ses entablements, le palais offre un spectacle piranésien qui a inspiré de l'admiration à Garnier, architecte de l'opéra de Paris. Le plan est organisé autour du vide central de la salle des pas perdus avec sa hauteur de cent mètres sous le dôme central, espace de distribution des circulations organisées pour donner accès aux salles d'audience du rez-de-chaussée et des étages selon une disposition qui se voulait rationnelle en fonction des exigences de l'époque.

Poelaert avait prévu d'achever le palais par un couronnement inspiré des ziggourats babylonniennes et conçu, d'après les dessins d'époque, sous la forme de deux ou trois étages en retrait les uns par rapport aux autres et constitués de tables supportées par des pilastres laissant passer la lumière. Après le décès de Poelaert, on n'osa pas construire cet édifice  trop audacieux et innovant pour l'époque  et on préféra couronner le palais par une coupole correspondant plus aux habitudes monumentales à travers le monde.

Le portique central, situé à 39 mètres de haut, est surmonté du buste de Thémis casquée[14], déesse de la justice, de la loi et de l'équité, due au sculpteur belge Joseph Ducaju.

Cette carte postale ancienne permet de voir la forme aplatie de la coupole d'origine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le , alors que les Allemands en déroute s'apprêtaient à quitter Bruxelles, ils mirent le feu à la coupole. Elle s'effondra rapidement et l'incendie se propagea. Pour faire bonne mesure, les Allemands avaient également fait sauter une partie des caves. Les pompiers mirent deux jours pour venir à bout de l'incendie[15]. L'explosion d'un missile V1 le dans la rue des Minimes occasionna des dégâts supplémentaires. En 1948, les travaux de restauration furent confiés à l'architecte-ingénieur Albert Storrer. À cette occasion, le dôme fut surélevé de 2,50 m de façon à présenter une forme plus bombée que la précédente dont la silhouette un peu plate avait fait l'objet de critiques[16].

Une glorification de la Justice et du pouvoir judiciaire

Tout comme la Colonne du Congrès, du même architecte Poelaert, où sont inscrits dans le marbre les articles de la Constitution belge, la plus progressiste d'Europe à ce moment-là[17], le but symbolique matérialisé par le Palais de Justice, selon les conceptions de l'architecture de l'époque qui voulait rendre visible dans la pierre les institutions[18], était de représenter et de concrétiser l'indépendance absolue de l'un des trois pouvoirs, le pouvoir judiciaire, par rapport aux deux autres, ainsi que l'avait voulu le Congrès national dans la nouvelle constitution garante de la démocratie. La symbolique du palais, présente partout dans ses décors, se référait aux divers aspects de la fonction judiciaire, de la justice et du droit[19], elle montrait le triomphe tout récent du droit et de la Justice, désormais démocratique, émanant du peuple, égale pour tous et succédant à l'arbitraire de l'Ancien Régime[20].

Un monument à la mesure du règne de Léopold Ier

Dernière œuvre de Poelaert conçue sous Léopold Ier, le Palais de Justice en couronne le règne et résume l'idéologie et la pensée de la première génération des fondateurs de la Belgique, axée sur le droit et la défense des libertés. Même si, tant Léopold Ier que Poelaert n'en virent pas l'achèvement, les derniers représentants de cette génération des fondateurs purent ainsi y contempler comme le bouquet final de leur œuvre créatrice d'un nouvel État parlementaire et démocratique[21].

Beaucoup d’auteurs[22] situent erronément la conception du Palais de Justice pendant le règne et sous l'impulsion de Léopold II de Belgique (1865-1909), liant naturellement la majesté, l’abondance et la modernité d’une construction hors norme qui apparaît subitement au milieu d’un grand vide architectural avec le règne de ce roi surnommé le « roi bâtisseur », mais qui en fait était plutôt un roi urbaniste et créateur de grands espaces verts. Le vrai grand roi bâtisseur, au sens propre et au sens figuré car il a bâti un pays nouveau, fut Léopold Ier.

Cette attribution de la construction du Palais de Justice à Léopold II est toujours répétée de nos jours, comme dans le journal le Soir du samedi où l'on peut lire[23] : « une colonie, qui a permis à Léopold II de construire le plus grand palais de justice du monde, l’église Sainte-Catherine, l’église Sainte-Marie, l'avenue Louise, l'avenue de Tervueren... Tout cela avec l’argent des colonies et le fruit de nos exploitations du cuivre du Katanga », en un mot le Palais de Justice, selon ce journal, aurait été construit avec le sang du Congo… alors que le Palais de Justice commencé en 1860 fut inauguré le après la mort de Poelaert et que la souveraineté sur le Congo ne fut attribuée au roi Léopold II par la Conférence de Berlin qu’en 1885 ! De même, l'église Sainte-Catherine, fut commencée en 1854 et terminée en 1874, et l'église Sainte-Marie, œuvre de l'architecte Louis van Overstraeten et non de Poelaert, fut commencée en 1845, un demi-siècle avant que la Belgique n'ait une colonie !

Le palais vu par quelques contemporains

L'architecte de l'opéra de Paris, Charles Garnier, considérait le Palais de Justice de Bruxelles comme « un monstre de qualité ».[24]

Paul Verlaine : « C'est biblique et michelangelesque, avec du Piranèse et un peu, peut-être, de folie — de la bonne, ma foi »[25].

Sigmund Freud, en 1885 : « Au sommet d'une pente raide se trouve un bâtiment … d'une telle beauté que l'ensemble fait immédiatement penser à un palais royal assyrien ou à une illustration de Gustave Doré »[26].

Le palais vu par la postérité

Pour le Grand atlas de l'architecture mondiale[27][source insuffisante], « Souvent limité aux exercices de dessin académique, le colossal est, ici, concrétisé magistralement. S'il conserve la dignité des temples à colonnades et frontons, il l'enrichit du fantastique de la démesure. ».

Préservation du palais

Une campagne de restauration du bâtiment débute en 1984[28]. Accusant divers retards, cette campagne n'est toujours pas terminée à l'heure actuelle. Ainsi l'état de l'édifice se dégrade[29], et depuis la fin du XXe siècle, plusieurs juridictions ont successivement quitté le Palais de Justice, au motif que celui-ci ne répondrait plus aux critères qu'exige l'exercice de la justice contemporaine (notamment en matière d'espace de travail requis). Dès lors, l'entretien de ce bâtiment vidé à 70 % se révéla problématique.

Cependant, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale finit par prendre deux arrêtés de classement, les et , « en raison de son intérêt historique, artistique et technique ».
Le palais est ainsi recouvert d'échafaudages depuis des dizaines d'années. La campagne de restauration a pris tellement de retard que les échafaudages installés en 2005 ont eux-mêmes dû faire l'objet d'une restauration au cours des années 2010[30],[31]. Plusieurs plans se sont succédé pour trouver des solutions à la vétusté des bâtiments et aux problèmes de sécurité[32]. Mais les travaux devraient durer encore de nombreuses années, de telle sorte que la ville de Bruxelles a proposé de bâcher les échafaudages fin 2014[33].

En 2008, alors qu'un concours mondial destiné à réhabiliter le Palais de Justice de Bruxelles a donné les résultats les plus divers, ce bâtiment est proposé pour être reconnu par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial de l'humanité[34]. Cette nomination devrait inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures de protection et réhabilitation, afin que celui-ci garde son affectation initiale. D'autant plus que cette option fait l'unanimité au sein de la magistrature et des avocats du barreau, tout en recevant le soutien de l'opinion publique.

Le Fonds mondial pour les monuments a placé le palais de justice sur sa liste de monuments menacés pour l'année 2016[35].

En 2018, à la suite de l'effondrement d'une partie du plafond des greffiers, Jean de Codt, premier-président de la Cour de cassation et plus haut magistrat du pays, s'exprime ouvertement dans les médias pour réclamer plus de moyens financiers afin d'assurer la pérennité du bâtiment et la sécurité de ceux qui y travaillent.[36]

Un lieu de légendes

Une légende née au XXe siècle prétend que les petites gens déplacées n'eurent d'autre revanche que le sobriquet dont ils parèrent l'architecte Joseph Poelaert dans le patois bruxellois des Marolles : schieven architek, qu'on pourrait traduire à peu près par « architecte de travers ». De nos jours, ces deux mots restent une insulte utilisée par les personnes pratiquant ce dialecte.

Une autre légende urbaine affirme que Poelaert devint fou, dépassé par l'ampleur de son œuvre. Et d'aucuns de lier la démesure piranésienne du Palais de justice de Bruxelles avec les exigences intellectuelles et la débauche de force physique que l'architecte exigeait de lui-même, lui qui voulait tout concevoir et tout contrôler, finissant par s'user à la tâche. Or, il n'en est rien. Il est possible que Poelaert ait été épuisé après dix-sept ans de soucis lorsqu'il fut frappé d'une congestion cérébrale (AVC) dont il décéda rapidement. Mais il n'y eut aucune période de folie dans la vie de cet architecte formé à Paris et possédant une vaste culture architecturale et des connaissances techniques qui le rendaient capable de se confronter avec n'importe quel entrepreneur ou ouvrier[réf. nécessaire].

Le gigantisme du lieu et la masse hors norme du monument ont fait rêver quelques auteurs comme le dessinateur de bandes dessinées le baron François Schuiten au point de voir dans cet ensemble classique des symboles qui selon eux truffent ce bâtiment qui serait d'ailleurs, toujours selon eux, le lieu de réunions de sociétés secrètes, directement liées à l’histoire du Palais. Mais il n'est pas interdit de rêver…[réf. nécessaire]

Beaucoup ont prétendu que le palais aurait été construit avec le « sang des Congolais »[37], affirmation qui relève d'un certain anachronisme. En effet, la construction de celui-ci fut décidée par le gouvernement belge en 1861, sous le règne de Léopold Ier, et fut achevée en , soit un an avant le début de la conférence de Berlin qui attribua, en 1885, le bassin du Congo à l'Association internationale présidée par Léopold II de Belgique. En réalité, la construction du Palais de justice a été entièrement financée par les contribuables censitaires belges (le reste de la population ne payant pas encore d'impôts) et ne doit donc rien à la colonisation du futur Congo belge par Léopold II, lequel ne donna d'ailleurs pas un franc pour les travaux de construction puisqu'il ne les avait pas commandés.

Une copie à Lima

Une « transposition », de ce palais fut construite entre 1929 et 1937 à Lima, la capitale du Pérou. Néanmoins, les proportions de l’édifice de Lima sont plus modestes que celles de celui de Bruxelles et il n'a pas de coupole.

Un lieu propice pour démontrer que la Terre tourne et pour favoriser les communications modernes

La haute coupole de la salle des pas perdus servit pour y installer un énorme pendule de Foucault afin de démontrer par les traces laissées dans du sable fin que la terre tourne bien sur elle-même, changeant ainsi la direction du traçage dans le sable par rapport au bâtiment… Cette expérience fut réalisée en 1951 pour célébrer le centenaire de l'expérience réalisée par Foucault.

À partir de 1964, le vide sous la coupole abrita les installations techniques du centre de l'Eurovision ainsi que les techniciens qui assuraient les échanges de programmes télévisés européens reçus et émis vers les relais extérieurs grâce à une grande antenne dressée au sommet du dôme.

Dans la culture

Notes et références

  1. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Petit Futé Belgique, Paris, Nouvelles éd. de l'Université, 2010-2011, 13e éd., 576 p. (ISBN 978-2-7469-2727-8, notice BnF no FRBNF42126893, lire en ligne), p. 150.
  2. Soit environ 75 000 .
  3. Yvon Leblicq, « Les deux Palais de Justice de Bruxelles au XIXe siècle », dans Poelaert et son temps, Bruxelles, 1980, p. 251-260.
  4. Yvon Leblicq, « Les deux Palais de Justice de Bruxelles au XIXe siècle », dans Poelaert et son temps, Bruxelles, 1980, p. 263.
  5. Yvon Leblicq, « Les deux Palais de Justice de Bruxelles au XIXe siècle », dans Poelaert et son temps, Bruxelles, 1980, p. 268.
  6. Paul Saintenoy, « Joseph Poelaert, architecte du Palais de Justice de Bruxelles, 1817-1879 », dans : Bulletin de la Classe des beaux-arts, Académie royale de Belgique, tome XXV, 1943 - 10-12, Bruxelles, 1945, p. 144 : « Poelaert partit pour Paris et dans cette ville si admirablement dotée pour les arts monumentaux, il mit la dernière main à ses plans. Il les exécuta grâce à une équipe de dessinateurs parmi lesquels les architectes Charles Laisné et Édouard Corroyer ».
  7. Barbara Emerson, Léopold II, le royaume et l’empire, Bruxelles, 1980, p. 264 : Léopold II ne s’est jamais préoccupé de sa construction : « il semble que son fils et successeur (Léopold II) ne se soit jamais mêlé de très près à la construction du gigantesque édifice ».
  8. Yvon Leblicq, « Les deux Palais de Justice de Bruxelles au XIXe siècle », dans Poelaert et son temps, Bruxelles, 1980, p. 270.
  9. Philippe-Christian Popp, Atlas cadastral parcellaire de la Belgique, Bruxelles, 1842. Et : AVB, Liste des expropriations, publiée dans Poelaert et son temps, p. 271 : Plan du géomètre Van Keerbergen indiquant les propriétés nécessaires à l'érection du Palais de Justice de Poelaert, (A.V.B.,T.P., 26.242).
  10. Louis Quiévreux, Bruxelles, notre capitale : histoire, folklore, archéologie, Bruxelles, 1951, p. 257 : « Ceux qui lui donnèrent ce sobriquet, ce furent les expulsés de la « partie » des Marolles démolie afin que puisse être érigé le colosse de la place Louise. La rue des Sabots, celle de l’Artifice et d’autres encore étant condamnées, on transplanta leurs habitants dans un quartier riant et campagnard ; celui du Chat, à Uccle, à la limite de Forest ».
  11. Poelaert et son temps, Bruxelles, (catalogue exposition), 1980, p. 166 : « Il habitait une maison rue des Minimes, voisine de ses bureaux et qui communiquait avec ceux-ci ». Ainsi que : Pierre Loze, Eduardo Colombo, Paul Vercheval, Le Palais de justice de Bruxelles : monument XIXe, 1983 : Il habitait une maison rue des Minimes, voisine des bureaux et qui communiquait avec ceux-ci.
  12. Soit près de 1,25 million €.
  13. Soit près de 100 000 .
  14. Jean van Win, Bruxelles maçonnique. Faux mystères et vrais symboles, Bruxelles, 2012, pp. 172-173 : « Le buste de Thémis casquée, déesse du Droit et de la Justice. Enfin, on lit assez souvent que le porche d'entrée du Palais est couronné par un fronton triangulaire et, en attique, par une balustrade surmontée du buste de Minerve par le sculpteur J. Decaju. Il s'agit en l’occurrence du buste de Thémis, déesse de la Justice. Les témoignages autorisés en faveur de cette interprétation ne manquent pas, dont celui de l'historien Pierre Poirier, que voici : "Édifice d'une monumentalité révolue, un temple de grès sur le Mont des Pendus [Galgenberg], le Palais de Justice. Le temps accentue la richesse des solutions architecturales qu'il assemble. Les graveurs [...] s'avancèrent vers le portique, à la recherche d'un angle de vue résumant la puissance des masses, sous le buste de Thémis casquée In : un siècle de gravure anversoise : (De Jérôme Cock à Jacques Jordaens. Du dessin à l'estampe. 1550-1650, 1967 »
  15. Le Palais de Justice, série Bruxelles ville d'art et d'histoire, 2012, p. 33.
  16. Le Palais de Justice, série Bruxelles ville d'art et d'histoire, 2012, p. 35.
  17. Boris Mirkine-Guetzévitch, « Mille huit cent trente dans l'évolution constitutionnelle de l’Europe », Revue d'histoire moderne, Société d'Histoire Moderne et Contemporaine, vol. 6, no 34, , p. 241-256 (lire en ligne).
  18. Il s’agit là des conceptions de l’architecture napoléonienne néo-romaine développées en opposition avec le style de l’Ancien régime avec l'encouragement de Napoléon par les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine puis par leur disciple Louis Visconti, dont Poelaert fut le disciple à Paris comme on peut le lire dans : Jean van Win, Bruxelles maçonnique. Faux mystères et vrais symboles, avec une préface de Freddy Thielemans, Bruxelles, 2012, p. 176 : « Héritier à travers son maître Visconti (disciple de Percier et Fontaine) de la haute architecture napoléonienne, dont le but était de rendre visibles les nouvelles institutions démocratiques, Poelaert était porteur de ces idées, de même d'ailleurs, que le milieu fascinant des fondateurs de la toute récente Belgique ».
  19. Le Palais de Justice, série Bruxelles ville d'art et d'histoire, 2012, p. 46 à 51 : chap. « Les objets et les signes symboliques du Palais de Justice ».
  20. Jean van Win, Bruxelles maçonnique. Faux mystères et vrais symboles, avec une préface de Freddy Thielemans, Bruxelles, 2012, p. 176 : « il montrait la victoire du droit et l'égalité de tous devant la loi, qui désormais remplaçait l'arbitraire, la tyrannie et l'inquisition de l'Ancien Régime ».
  21. Jean van Win, Bruxelles maçonnique. Faux mystères et vrais symboles, avec une préface de Freddy Thielemans, Bruxelles, 2012, p. 176 : « le but était de rendre visibles les nouvelles institutions démocratiques, Poelaert était porteur de ces idées, de même d'ailleurs, que le milieu fascinant des fondateurs de la toute récente Belgique ».
  22. Jean Stengers : « je voudrais faire de notre petite Belgique la capitale d'un immense empire », dans, Bruxelles et la vie urbaine, Bruxelles, 2001, tome 2, p. 885.
  23. Le Soir, 22 et 23 août 2009, « Xavier Magnée, le garnement tragique », interview de Xavier Magnée par Nicolas Crousse, p. 15. Xavier Magnée, dans son livre Somme tout. Mémoire à la barre : « Deuxièmement, une colonie qui a permis à Léopold II de construire le plus grand palais de justice du monde, l'église royale Sainte-Catherine, l'église royale Sainte-Marie, l'avenue Louise, l'avenue de Tervueren...».
  24. Cahiers Techniques du Bâtiment (CTB), « Le palais de Justice de Bruxelles en bulles - Cahiers Techniques du Bâtiment (CTB) », Cahiers-techniques-batiment, (lire en ligne, consulté le )
  25. Roger Bodart, Marc Galle, Garmt Stuiveling, Guide littéraire de la Belgique, de la Hollande, et du Luxembourg, Bruxelles, 1972, p. 36 : « Paul Verlaine vit le palais à peine achevé. Il le trouva « grandiose », et il ajouta : "C'est biblique et michelangelesque, avec du Piranèse et un peu, peut-être, de folie — de la bonne, ma foi" ».
  26. cité dans Loze 1983, p. 16 et Roel Jacobs, Une histoire de Bruxelles, Bruxelles, 2004 : p. 270 : « En 1885, Sigmund Freud chante les louanges de ce palais : "Au sommet d'une pente raide se trouve un bâtiment … d'une telle beauté que l'ensemble fait immédiatement penser à un palais royal assyrien ou à une illustration de Gustave Doré ». Le passage original où Freud fait cette réflexion n'est pas indiqué.
  27. Encyclopedia Universalis, Édition Albin Michel, Paris 1982, page ?[réf. nécessaire])
  28. « Bruxelles redécouvre son palais de justice », sur Wort.lu, (consulté le )
  29. Le calvaire du palais de justice n’est pas fini sur lalibre.be, .
  30. Même les échafaudages du palais de justice doivent être rénovés sur Flandreinfo.be, .
  31. Bruxelles : les échafaudages du palais de justice devraient avoir disparu en 2026, .
  32. palais de justice de Bruxelles sur le site de la Régie des bâtiments de l’État Fédéral.
  33. Les échafaudages du Palais de Justice de Bruxelles bientôt camouflés ? sur rtbf.be, .
  34. palais de justice de Bruxelles Site internet de l'Unesco, inscription sur la liste indicative du patrimoine mondial.
  35. (en) WMF : Brussels Palace of Justice.
  36. « Délabrement du palais de justice: "désinvestissement" et "désorganisation" selon Jean de Codt », sur RTBF Info, (consulté le )
  37. On peut ainsi lire dans le journal le Soir du samedi « Xavier Magnée, le garnement tragique », interview de Xavier Magnée par Nicolas Crousse, p. 15 : « une colonie, qui a permis à Léopold II de construire le plus grand palais de justice du monde, l’église Sainte-Catherine, l’église Sainte-Marie, l'avenue Louise, l'avenue de Tervuren… Tout cela avec l’argent des colonies et le fruit de nos exploitations du cuivre du Katanga », en un mot le Palais de Justice aurait été construit avec le sang du Congo… alors que le Palais de Justice commencé en 1860 fut inauguré le après la mort de Poelaert et que le Congo belge ne fut attribué au roi Léopold II par la Conférence de Berlin qu’en 1885 ! De même, l'église Sainte-Catherine, fut commencée en 1854 et terminée en 1874, et l'église Sainte-Marie en 1845. Bien avant que la Belgique n'ait une colonie !
  38. redactionbb, « PARUTION : « LE DERNIER PHARAON », BLAKE ET MORTIMER COURENT LE PALAIS DE JUSTICE DE BRUXELLES ! », (consulté le ).
  39. « Blake et Mortimer font rayonner le Palais de justice de Bruxelles », sur www.actualitte.com (consulté le ).

Bibliographie

  • François Joseph Albert Wellens, Nouveau palais de justice de Bruxelles. Architecte J. Poelaert. Notice descriptive, avec atlas comprenant 15 plans et détails du monument, Bruxelles, 1881.
  • Clément Labye, Le Palais de Justice de Bruxelles considéré aux points de vue artistique, technique, administratif et politique, Liège, 1885.
  • Albert Guislain, Le palais de justice ou les confidences du mammouth, préface de M. le Bâtonnier Hennebicq, Forest-Bruxelles, éditions du Cheval de Bois, s. d. (1935).
  • Poelaert et son temps, Bruxelles, 1980.
  • Pierre Loze, Le Palais de justice de Bruxelles : monument XIXe, Vokaer, .
  • Thomas Coomans, « Le Palais de Justice de Bruxelles, le projet original de Joseph Poelaert (1862) et les différents projets pour le dôme », dans : Revue des Archéologues et Historiens d'Art de Louvain, vol.  XXXI, Louvain-la-Neuve, 1998.
  • (nl) J. Snaet, « Het justitiepaleis van Brussel (1866-1883) », dans : Monumenten en landschappen, 4, 2011.
  • Le Palais de Justice, collection Bruxelles ville d'art et d'histoire, 2012.
  • Jean van Win, Bruxelles maçonnique. Faux mystères et vrais symboles, avec une préface de Freddy Thielemans, Bruxelles, 2012,

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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