Nuno Álvares Pereira

Don Nuno Álvares Pereira (O.Carm.), également connu sous le nom de saint Connétable, de bienheureux Nuno de Sainte Marie, et aujourd'hui saint Nuno de Sainte Marie, ou tout simplement Nuno Alvares ( - ) était un noble portugais et connétable du Portugal au XIVe siècle qui a joué un rôle clé dans la crise portugaise de 1383-1385, durant laquelle le Portugal a préservé son indépendance face à la Castille. Nuno Alvares Pereira est également 2e connétable de Portugal, 38e Mordomo-Mor du Royaume, 7e duc de Barcelos, 3e comte d'Ourem et 2e comte de Arraiolos.

Nuno de Sainte Marie

Lithographie de Nuno Álvares Pereira par Charles Legrand (milieu XIXe siècle).
Saint
Naissance
Cernache do Bonjardim (Portugal)
Décès  
Lisbonne (Portugal)
Nom de naissance Nuno Álvares Pereira
Autres noms Saint Connétable
Nationalité Royaume de Portugal
Lieu d'activité Portugal
Ordre religieux Ordre du Carmel
Vénéré à Église du Saint-Connétable à Lisbonne
Béatification
par Benoît XV
Canonisation  Rome
par Benoît XVI
Vénéré par l'Église catholique romaine, l'ordre du Carmel
Fête 1er novembre
1er avril (ordre du Carmel)
Saint patron Infanterie portugaise

Nuno Álvares Pereira

Statue de Nuno Álvares Pereira face au château d'Ourém.

Surnom Saint Connétable
Naissance
Cernache do Bonjardim (Portugal)
Décès
Lisbonne (Portugal)
Origine Portugais
Allégeance Royaume de Portugal
Arme Infanterie
Grade Connétable de Portugal
Années de service 1381 – 1415
Conflits Crise portugaise de 1383-1385
Faits d'armes Bataille des Atoleiros (1384)
Siège de Lisbonne (1384)
Bataille d'Aljubarrota (1385)
Bataille de Valverde de Mérida (1385)
Bataille de Ceuta (1415)
Hommages cité 14 fois par Luís de Camões dans Les Lusiades
Famille père de Béatrice Pereira, beau-père d'Alphonse Ier de Bragance

Nuno Álvares est considéré comme le meilleur guerrier portugais, un génie militaire : il a gagné toutes les batailles auxquelles il a participé, y compris lorsqu'il commandait des forces en infériorité numérique face à ses adversaires. Il a été célébré par Luís de Camões dans son poème épique « Les Lusiades », reprenant 14 fois, dans un sens allégorique ou non, le personnage de Nuno. Il est représenté en sculpture en différents lieux du pays, notamment sur l'Arc de triomphe de la rue Augusta à Praça do Comércio, de Lisbonne.

Nuno, une fois devenu veuf, a fait construire un couvent de frères Carmes à Lisbonne, il a distribué tous ses biens, et il est entré au couvent comme simple frère convert. À son décès, il était considéré comme un saint par la population. Le roi de Portugal lui a fait célébrer des obsèques solennelles.

Saint Nuno a été canonisé par le pape Benoît XVI le  ; sa fête est célébrée le 6 novembre (ou le 1er avril). Il est le saint patron de l'infanterie portugaise.

Biographie

Lieu de naissance

Fernão Lopes, dans sa Chronique du roi Jean Ier, ne mentionne pas le lieu de naissance de Nuno Alvares Pereira. Certains auteurs, parmi lesquels Virgínia Rau[1], Oliveira Martins[2], Elias Cardoso[3], Valério Cordeiro[4], Miguel Leitão de Andrada[5] et Fernando Denis[6] indiquent que son possible lieu de naissance serait une localité de Bonjardim, dans la commune de Sertã (actuellement Cernache do Bonjardim). Selon d'autres, parmi lesquels Teresa Bernardino et la Société historique de l'indépendance du Portugal, le lieu de naissance est Flor da Rosa[7]. D'autres encore soulignent que le terme Bonjardim pourrait indiquer le lieu ou a été construit le monastère de Flor da Rosa[8].

La Chronica do Condestabre de Portugal Dom Nuno Alvarez Pereira[9], d'un auteur anonyme (peut-être Fernão Lopes), probablement publiée en 1526 (voir la page 11 de l'œuvre), n'indique pas non plus le lieu de naissance de Nuno Álvares. Le texte se réfère à la fois au Bom Jardim, comme à Flor da Rosa, apparemment deux endroits différents[N 1], en se référant aux actions du père Nuno : « (…) il a construit le château de Ameeyra qui est un château fort et puissant. Les places et habitations de Bom Jardim sont belles (esthétiques) et robustes. Il a également fait de Flor da Rosa une place forte et bien ouvragée (…) ».

Naissance et enfance

Selon Fernão Lopes, Nuno Alvares Pereira est un des fils naturels de Don Álvaro Gonçalves Pereira, prieur de l'ordre des Hospitaliers, et d'Iria Gonçalves do Carvalhal. Selon d'autres sources[10], il serait un enfant illégitime, qui, un an après sa naissance, aurait été légitimé par décret royal, ce qui lui aurait permis de suivre l'éducation et la formation de chevalier.

Il est né à Paco Bonjardim ou Flor da Rosa[N 2] le [1]. Nuno Alvares Pereira a grandi dans la maison de son père jusqu'à ses treize ans[9] et c'est là qu'il est initié au métier des armes, et surtout qu'il acquiert un grand goût pour la lecture. Il lit des « livres de chevalerie où la pureté est une vertu qui rend invincibles les héros de la Table Ronde, et permet à l'âme et au corps de rester immaculés[4] ». Nuno a 3 frères : deux plus âgés, Pedro et Diego, et un plus jeune, Ferdinand.

À 13 ans, il rejoint la cour de Ferdinand de Portugal. La reine le prend en sympathie[N 3] et souhaitant en faire son écuyer, il est adoubé chevalier à la même temps que son frère Diego. Il est anobli par le roi en personne avec l'armure emprunté au Maître d'Aviz, frère du Roi[N 4] (à partir de ce jour, les deux hommes deviennent des amis). Lors d'une mission de reconnaissance face à l'armée de Castille qui passait par Santarém en route vers Lisbonne, le jeune homme fait un rapport indiquant que bien que l'armée ennemie soit importante, elle était mal dirigée, et qu'avec une petite troupe bien commandée elle pouvait être vaincue.

Son mariage

Il décide de rester vierge, comme Galaad le héros de la quête du Graal[11], mais il est profondément bouleversé (et pratiquement forcé par son père) de se marier à l'âge de 16 ans[N 5],[12] avec Leonor de Alvim en 1376 à Vila Nova da Rainha (chef-lieu de Azambuja. Son épouse est une riche veuve (d'un premier mariage) et sans enfant. Le couple s'installe dans le Minho (on suppose à Cabeceiras de Basto) dans la propriété de Leonor de Alvim. Par ce mariage, son père garantit l'avenir de Nuno car celui-ci n'avait pas le droit de lui succéder dans la charge de prieur qui devait être occupée par son frère Pedro (qui hériterait d'une partie du château familial).

De ce mariage Nuno aura deux fils qui décèderont en bas âge, puis une fille[13], Béatrice Pereira de Alvim, qui épousera, en 1401, Alphonse, le premier duc de Bragance, faisant de lui un ancêtre de la dernière dynastie royale du Portugal.

En 1378, le père de Nuno décède.

L'escalade

Le royaume de Portugal et celui de la Castille sont en conflit. En 1381, la marine portugaise est vaincue lors de la bataille de Saltes.

Le roi envoie Nuno pour défendre Portalegre qui est dans une situation quasi intenable. Puis il le rappelle pour défendre la ville de Lisbonne face aux mouvements de troupes castillanes. Bloqué à la cour, Nuno observe les notables qui basculent progressivement dans le parti favorable à la Castille. Nuno demande à son frère de repartir au front, celui-ci refuse[N 6]. Nuno décide alors de s'enfuir de Lisbonne pour rejoindre les troupes sur le front. À son arrivée, un nouvel accord de paix est annoncé. Le , la reine (mère) du Portugal et le roi de Castille se rencontrent. Ce dernier vient prendre comme épouse la jeune princesse portugaise, seule héritière du trône du Portugal. Ce mariage est le gage de paix entre les deux royaume. Mais de facto, cela signifie l'annexion de la couronne du Portugal à la couronne de Castille. Durant les somptueuses fêtes qui célèbrent la paix entre les deux royaumes, et les noces des jeunes époux, Nuno, ulcéré par la lâcheté de la couronne portugaise, laisse éclater sa colère : il renverse la table royale et quitte la fête[13].

En octobre 1383 le roi Ferdinand Ier de Portugal décède. L'héritier du trône est donc sa fille : Béatrice, mariée à Jean Ier de Castille. Devant le risque d'annexion du Portugal par la Castille, Nuno Álvares est l'un des premiers nobles à soutenir les prétentions au trône du maître de l'ordre d'Aviz, Jean, frère du roi défunt. Bien que fils illégitime de Pierre Ier, cette candidature lui semble une solution préférable à la perte de l'indépendance du pays.

La mort du Comte Andeiro (musée National Soares dos Reis, Porto).

Nuno, réfugié à Santarem fait aiguiser et polir son épée par un armurier. La légende dit que Nuno, très satisfait du travail de l'armurier, qui lui a rendu son épée resplendissante, souhaite le payer. Mais celui-ci refuse, disant qu'il n'acceptera que lorsqu'il serait comte d'Ourem[N 7]. Cette parole devient prophétique quand quelques années plus tard, Nuno recevra le titre de Comte d'Ourem. João Fernandes de Andeiro est finalement assassiné par le Maître d'Aviz le [13].

Le roi de Castille mandate la mère de Nuno à Lisbonne pour convaincre son fils de ne pas prendre le parti de la révolte. La Castille lui promet de riches présents. Mais Nuno reste ferme sur ses positions et sa mère rentre à la cour de Castille[N 8] après avoir essuyé un échec. Admirant secrètement le courage de son fils, elle lui envoie en secret son jeune frère Ferdinand pour le soutenir dans la lutte du Portugal contre la Castille[13].

La guerre contre la Castille

La Castille organise une expédition militaire afin de faire valoir ses droits sur la couronne du Portugal : le , 5 000 Castillans sont défaits par les 1 600 hommes commandés par Nuno Álvares à la bataille des Atoleiros (pour la première fois dans la péninsule Ibérique une armée de fantassins met en déroute une armée de cavalerie lourde). Le , Nuno reçoit les titres de propriété du comté d'Ourem, mais ces terres sont encore occupées par les troupes espagnoles.

Le , Jean est reconnu par les Cortes réunis à Coimbra en tant que roi du Portugal sous le nom de Jean Ier de Portugal. D. Nuno est nommé connétable de Portugal et comte d'Ourém. À 31 ans, Nuno devient le chef de toute l'armée du Portugal. Ce coup de force portugais déclenche une réaction du royaume de Castille. Jean Ier de Castille envahit le Portugal par la Beira Alta pour protéger les intérêts de sa femme Béatrice (légalement héritière de la couronne portugaise). D. Nuno Alvares Pereira prend le contrôle de la situation sur le terrain et commence une série de sièges des villes fidèles à la Castille, situées principalement dans le Nord du pays.

La Castille organise une nouvelle expédition : c'est la bataille d'Aljubarrota, le , au cours de laquelle Nuno Álvares révèle son génie militaire. Cette fois, 30 000 Castillans sont défaits par 6 000 Portugais et Anglais, alliés pour l'occasion. La bataille sera décisive dans la fin de l'instabilité politique de 1383-1385 et la consolidation de l'indépendance portugaise. Durant cette bataille, les deux frères de Nuno qui avaient pris le parti du roi de Castille décèdent. Après cette victoire, D. Nuno Alvares Pereira est resté comme le connétable du royaume et devient comte de Barcelos et Arraiolos.

Entre 1385 et 1390, l'année de la mort de Jean de Castille, il se consacre à effectuer des raids sur la frontière de Castille, dans le but de maintenir la pression et empêcher le pays voisin de réaliser de nouvelles attaques. C'est à cette période, en octobre 1385 que s'est déroulée la célèbre bataille de Valverde de Mérida en terre castillane. La légende dit que lors de la phase la plus critique de la bataille, il semblait que l'armée portugaise subirait une défaite complète du fait de l'absence de Nuno. Au pire moment de la bataille, son écuyer le trouve en extase, à genoux, en train de prier entre deux rochers. Quand l'écuyer, affligé, tente d'attirer son attention sur la bataille qui est sur le point d'être perdue, le connétable lui fait un signe de la main pour demander le silence. Une nouvelle fois l'écuyer attire son attention en disant : « Pas de prière que nous allons tous mourir ! », alors Nuno répond doucement : « Mon ami, ce n'est pas encore temps. Attendez un peu et que je finisse de prier. » Quand il eut fini de prier, il avait le visage lumineux et il donna ses ordres, gagnant la bataille d'une manière considérée comme miraculeuse[14]. D'autres sources[13] indiquent que Nuno, avant la bataille, fit vœu à Notre-Dame du Mont-Carmel de lui ériger une église dans Lisbonne s'il remportait la victoire (ce qu'il fit).

Après cette bataille, les Castillans refusèrent de lui livrer bataille en rase campagne. Le simple nom de Nuno Alvares inspirait la terreur chez les Castillans qui se sont limités à aller attaquer la zone frontière en pillant et en appliquant une politique de terre brûlée dès que Nuno entrait en Castille.

Les dernières batailles

En récompenses de ses services, le roi lui donne des titres et des terres. Nuno devient maître de près de la moitié du Portugal. Pour récompenser ses compagnons d'armes, Don Nuno en 1393, durant les trêves, leur distribue ces biens. Cela entraine une intrigue à la cour où l'on accuse le connétable de vouloir faire de ses compagnons des vassaux[N 9]. L'année suivante a lieu un conflit ouvert avec le roi : le roi lui demande de rendre les terres et bien qui lui ont été alloués. Le connétable fait valoir qu'il ne peut pas rendre ce qu'il ne possède plus. La couronne va racheter certaines propriétés à quelques personnes. Ce conflit conduit Nuno à envisager de quitter le pays, il rencontre ses hommes et leur demande qui partirait avec lui ; c'est à ce moment que l'on apprend que la Castille a rompu la trêve, dès lors, Nuno repart avec son armée pour rejoindre le roi. Le roi trouve un accord : les dons effectués sont conservés, mais le roi sera le seul à avoir des vassaux, personne d'autre ne pouvant en avoir ; ceux qui avaient reçu des biens du connétable deviennent des vassaux directs du roi.

À la mort de sa femme en 1387, Nuno ne souhaite pas se remarier, préférant une vie de célibat, un fait rare à cette époque. Nuno confie sa fille Béatrice, à sa mère Iria, qui est rentrée à Lisbonne.

Il participe à la prise de Ceuta en 1415, et il est invité par le roi à commander la garnison de la ville. Le connétable refuse parce qu'il veut quitter l'armée et embrasser la vie religieuse.

Bien qu'entré dans l'ordre du Carmel en 1423, il est sollicité en 1425 pour participer à une expédition à Ceuta, menacée par une offensive musulmane. Après des hésitations, il s'embarque avec la troupe, enthousiaste, qui le considère comme invincible. Mais la menace de guerre s'étant dissipée, l'expédition ne prend pas la mer et Nuno regagne définitivement son couvent[13].

Vie au Carmel

Construction du Carmel

En 1389, il lance la construction de l'église des Carmes de Lisbonne, en accomplissement de son vœu fait lors de la bataille de Valverde en . Au début des travaux, il s'installe à proximité pour suivre leur avancée. En 1397, les Carmes prennent possession de l'église et du couvent, richement dotés par le Connétable[13]. Avant d'entrer au couvent, Nuno distribue ses biens à ses petits-enfants. Sa petite-fille Isabel, épouse du prince Jean, futur Connétable.

Entrée dans les ordres

Il entre au Carmel sous le nom de Frère Nuno de Sainte Marie le [N 10] et prononce ses vœux solennels. Il est admis comme frère convers malgré les demandes pressantes de ses supérieurs d'accepter la fonction de frère choriste[N 11].

Au couvent des Carmes, il donne aux frères les biens qui lui restaient. En devenant le frère Nuno, il abdique du titre de comte et de connétable. Il abandonne également les souvenirs de sa vie militaire et dépose son épée aux pieds de l'autel de la Vierge Marie dans l'église du Carmel (qu'il a fait construire)[13]. Il souhaitait aller dans les rues pour mendier, le roi, effrayé, demanda au prince Don Édouard, qui avait une grande admiration pour Nuno, de le convaincre de n'en rien faire. Le prince réussit à convaincre le frère Nuno d'accepter l'aumône du roi. Nuno qui souhaite vivre dans l'autérité et le silence, se retrouve contraint de recevoir un nombre important de nobles venant le visiter. Il envisage de quitter la capitale pour se soustraire à ces visites, mais le fils du roi (très attaché à sa personne) intervient pour lui demander de ne pas quitter la capitale.

Au service des pauvres

Le frère Nuno va dans les rues de Lisbonne pour distribuer des aumônes à ceux qui en ont besoin. Touché par le nombre croissant de pauvres, il fait rechercher et retrouver le grand chaudron qu'avait utilisé pour la cuisine de ses soldats durant ses campagnes militaires, et le fait ramener au couvent des carmes. Chaque jour il prépare dans ce chaudron le repas pour les pauvres qu'il distribue personnellement dans la rue. Cette œuvre caritative s'est poursuivie après la mort de Nuno, jusqu'à la fin de la présence des carmes à Lisbonne.

Nuno s'occupe également des prisonniers : il leur rend visite et il met en place la visite des prisons par tous les religieux du couvent avec le supérieur, le Vendredi saint, pour leur apporter un repas et un peu d'argent, particulièrement à ceux qui sont en prison pour cause de dettes (afin de leur permettre de payer leurs dettes, et ainsi d'être libéré). Cette visite des carmes en prison est devenue une tradition qui s'est maintenue[13].

Ces différentes actions caritatives ont conduit le peuple à l'appeler le Saint connétable.

Son décès

Lors de la dernière année de sa vie, le roi Jean Ier rend visite à Nuno au Carmel. Le roi a toujours considéré que Nuno Alvares Pereira était son ami le plus proche, mais aussi celui qui l'avait placé sur le trône et sauvé l'indépendance du Portugal.

Les forces de Nuno, devenu âgé s'épuisent rapidement sous l'effet des pénitences et privations qu'il pratique. Un jour, il ne peut plus se lever pour aller à la messe et servir les pauvres. Sentant sa fin proche, toute la ville, et en particulier ses amis sont alertés. Le roi et les nobles viennent rendre leurs dernières visites au héros national qu'ils s'apprêtent à perdre.

Le , le Portugal et la Castille signe un accord de paix définitif, garantissant l'indépendance du Portugal et les droits légitimes de Jean 1er sur le royaume du Portugal[13]. Nuno meurt le lendemain, au couvent des carmes, le [15] à l'âge de 71 ans, entouré par le roi et ses enfants.

À son décès, toute la ville de Lisbonne, vient rendre un dernier hommage à celui que tous qualifient de « Saint ». Les pauvres et les nécessiteux se pressent auprès de la dépouille de leur bienfaiteur pour lui présenter leurs prières et recevoir une bénédiction. Le roi décide de réaliser, pour son ami, des funérailles très solennelles.

Le « frère Nuno » est enseveli devant l'autel de la Vierge, dans l'église qu'il avait fait construire en l'honneur de Marie[13].

Histoires et légendes

Une légende raconte que l'ambassadeur d'Espagne serait allé au couvent des Carmes de Lisbonne pour demander au carme Nuno Alvares quelle serait sa position si la Castille envahissait le Portugal. Nuno aurait soulevé son habit, et aurait montré, en dessous, sa cotte de mailles, indiquant sa volonté de servir le pays en cas de besoin et en déclarant que « si le roi de Castille entrait à nouveau en guerre avec le Portugal, il servirait en même temps la religion qu'il professe et la terre qui lui a donné la vie. » L'ambassadeur serait repartit très impressionné.

On raconte également qu'au début de sa vie monastique, en 1425, s'est répandu à Lisbonne la rumeur que Ceuta risquait d'être reprise par les Maures. Le frère Nuno montra immédiatement sa volonté de faire partie de l'expédition qui se rendrait à Ceuta. Quand on essaya de le dissuader, rappelant le nombre de ses années et sa fatigue physique, il prit une lance et dit : « En Afrique je peux l'envoyer, oui monsieur ! »[N 12] Nuno jeta alors la lance du balcon du couvent ; elle traversa toute la partie basse de la ville (de Lisbonne) et alla se planter dans une porte de l'autre côté du Rossio.

Titres et blasons

Les armoiries de Nuno Álvares Pereira.

Nuno Alvares Pereira est le 2e connétable du Portugal, 38e Mordomo-Mor du royaume, 7e duc de Barcelos, 3e comte d'Ourem et 2e comte d'Arraiolos.

Nuno a fait réaliser un étendard composé comme suit[13] :

  • l'étendard était blanc, divisé en quatre parties par une grande croix rouge. Dans chaque quartier il y avait une image sainte ;
  • en haut à gauche le Christ crucifié avec la Vierge et saint Jean ;
  • à droite Vierge avec l'enfant Jésus dans ses bras ;
  • en bas saint Georges et enfin saint Jacques à genoux les mains jointes en prière[N 13].

Aux quatre coins de l'étendard se trouvait les armes de la famille Pereira. Cet étendard représentait les idéaux de Nuno.

Descendance

De son mariage avec Leonor de Alvim, le connétable a trois enfants, ses deux fils décèdent très jeunes, seule sa fille atteint l'âge adulte et aura une descendance. Sa fille Beatriz Pereira de Alvim, épouse en 1401 l'infant Don Alphonse (qui deviendra le roi Alphonse Ier de Bragance)), à l'origine de la seconde maison de Bragance, qui règnera 3 siècles plus tard sur le Portugal). Mais Béatrice décède en mettant au monde son troisième enfant. Elle n'a que 22 ans. Son père, profondément attristé par ce décès subite, l'ensevelit dans le cloître des Clarisses.

Néanmoins, par le droit d'aînesse, la descendance directes de la famille appartient aux marquis de Valence, pour le 1er marquis de Valence et le 4e Conte de Ourem (par son grand-père maternel), Afonso de Bragança, soit le fils premier-né de Beatriz Pereira de Alvim, la première épouse du 1er Duque de Bragança, D. Afonso. Pour cette raison, le marquis de Valence est resté jusqu'à nos jours en utilisant le surnom « du Portugal » en allusion au royaume et aussi la ligne masculine réelle, plus tard confirmé par le tronc « de Sousa Coutinho » (Borba et Redondo). Ce rapport est également breveté en héraldique même, le marquis de Valence gardant la « croix de florenciada » de Pereira en alternance avec les armes du Royaume, ce qui ne se produit pas avec le second fils de la branche des ducs de Bragance, qui n'a jamais eu le droit ou la prétention cette représentation généalogique.

D'autre part, la famille Mello des ducs de Cadaval, à son tour second fils de la branche de la famille Bragança, a plus tard adopté la « croix de florenciada » de Pereira, en mémoire de son illustre ancêtre (ainsi que le nom Alvares Pereira et même les mêmes armes du Portugal).

Tombeau et sépulture

À son décès, Nuno est enseveli devant l'autel de la Vierge, dans l'église du couvent des Carmes (qu'il avait fait construire en l'honneur de Marie). Dix ans plus tard, la mère de Nuno décède et elle est enterrée à ses côtés[N 14]. Le tombeau de Nuno est rapidement vénéré par la population. De nombreux miracles sont rapidement rapportés par les personnes qui s'y rendent, créant un afflux de fidèles qui viennent demander à leur « saint » des grâces et des miracles[13]. Une liste des miracles est rapidement compilée et publiée sous le nom du « Livre des miracles du Saint Connétable »[11]. Son tombeau est progressivement enrichi de présents offerts par le roi et le peuple. Des pèlerinages et des fêtes sont célébrées à la mémoire de Nuno, à la fois « héros national du Portugal » et « pauvre frère Carme »[13].

En 1522, sa dépouille est exhumée et transportée dans un tombeau d'albâtre richement orné, offert par la reine de France. En 1755, le tombeau de Nuno Alvares Pereira est détruit lors du tremblement de terre de Lisbonne. Son épitaphe était : « Ici repose le fameux Nuno, le connétable, fondateur de la Sérénissime maison de Bragance, excellent général, moine béni, qui, durant sa vie sur terre a si ardemment désiré le royaume des cieux qu'après sa mort, a mérité éternellement la compagnie des Saints. À ses honneurs terrestres qui étaient innombrables, il a tourné le dos. Il fut un grand prince, mais il s'est fait humble moine. Il a fondé, construit et dédié l'église où repose son corps. » Par la suite, la dépouille de Nuno va alors être déplacée de nombreuses fois.

Après le décret de béatification du Saint-Siège le , les reliques du saint sont transférées dans la chapelle des Tertiaires carmélitains de Lisbonne. Cette béatification officialise le culte immémorial rendu par le peuple portugais au frère Nuno de Sainte Marie.

En 1953 est inauguré, à Campo de Ourique (Lisbonne), l'église du Saint-Connétable, siège de la paroisse du même nom. Cette inauguration comprend la procession de la translation des reliques au côté des Carmes, au milieu des honneurs militaires et d'un intense enthousiasme populaire[N 15] et la présence des plus hauts dignitaires de la nation.

En 1961, à l'occasion du 6e centenaire de la naissance du bienheureux Nuno, un pèlerinage est organisé avec le précieux reliquaire en argent dans laquelle les reliques sont conservées. Peu de temps après, le reliquaire est volé. Il n'a pas été retrouvé. Dans son tombeau, sont alors rassemblés différentes reliques qui avaient été diffusées en d'autres lieux. En 1996, l'emplacement de la tombe originale de Nuno est découvert dans l'église des Carmes. Celle-ci contenait quelques ossements qui ont été authentifiés comme étant ceux du bienheureux[10].

Spiritualité et dévotion mariale

Nuno allait à la messe deux fois par jour (et même trois fois les samedi et les dimanches)[11], et il recevait régulièrement la communion. À ceux qui s'en étonnaient[N 16], Nuno répondait : « Si quelqu'un veut me voir battu au combat, il doit m'éloigner de ce saint banquet dans lequel, Dieu lui-même nourriture des forts, fortifie les hommes ; c'est par cette nourriture que je suis réconforté ; j'y puise force et courage pour vaincre les ennemis. »[13] Avant chaque bataille, il préparait spirituellement ses soldats en leur faisant assister à la messe et communier. Il les encourageait à avoir confiance en Dieu et en la Vierge Marie à qui il attribuait ses victoires après les batailles[11].

Nuno avait une grande dévotion à la Vierge Marie : il observait le jeûne le samedi en l'honneur de la Vierge[N 17]. Les jours de fêtes consacrés à Marie, il célébrait l'office des Vigiles. Il avait une dévotion particulière à Marie les mercredi, vendredi et samedi. Nuno priait chaque jour la Vierge Marie. Avant chaque bataille il lui demandait son aide et sa protection. Après la bataille, il la remerciait pour la victoire en construisant ou restaurant des églises qui lui étaient consacrées[13].

  • le , deux jours après la victoire d'Atoleiros, Nuno se rend en pèlerinage à Sainte-Marie de Assumar rendre grâce pour la victoire obtenue. Mais l'église, utilisée comme caserne par les chevaliers Castillans est souillée et saccagée. Nuno la nettoie et la restaure en faisant le vœu d'y construire un grand sanctuaire en l'honneur de la Vierge.
  • le , juste avant la bataille d'Aljubarrota, il assiste à la messe, et confiant dans le secours de la Mère de Dieu, il fait vœu d'ériger sur le site de la bataille, une église dédiée à la Vierge s'il remporte la victoire. Après sa victoire sur les Castillans, Nuno se rend en pèlerinage au sanctuaire d'Ourem (situé dans sa région natale), où il fait ériger une église. C'est le roi, qui accomplit le vœu de Nuno en érigeant la grande église de Sainte-Marie-de-la-Victoire, également connu comme le Monument de la bataille. Nuno fera ériger, à quelques kilomètres de l'église royale, une église dédiée à saint Georges, sur le lieu-même où il avait prononcé son vœu.
  • En octobre 1385 durant la bataille de Valverde de Mérida Nuno fait vœu d'ériger à Lisbonne une église à Notre-Dame du Mont-Carmel s'il remporte la victoire. En 1389, il commence la construction de l'église des Carmes de Lisbonne, en accomplissement ainsi son vœu de réaliser à Valverde de Mérida. L'église et le couvent des carmes, terminés en 1397 ont été richement dotés par le Connétable.
  • À Vila Viçosa, il fait construire une grande église dédiée à Notre-Dame de Conception, la première sous ce nom au Portugal[N 18].
  • Il fait également construire des églises dédiées à la Vierge Marie dans les villes de Souzel, Portel, Monsaraz, Mou-rao, Fivora, Camarate[11].
  • À Estremoz il termine la construction de l'église Notre-Dame des Martyrs débutée par le roi Ferdinand Ier.

Béatification et canonisation

Béatification

Il semblerait qu'un premier décret de canonisation ait été signé par un pape au début du XVe siècle car on en trouve une mention dans une lettre datée du , envoyée par le roi Édouard au prieur des bénédictins Jean Gomes. Le roi demande à ce dernier de demander au pape une copie du décret[N 19], envoyé à Lisbonne, mais qui n'y était jamais parvenu[11].

En 1894 débute le processus de béatification. Le le décret de béatification est signé, le il est approuvé par la Congrégation des rites[11], et finalement, le Nuno Alvares Pereira est béatifié le par le pape Benoît XV, dans le décret Clementíssimus Deus. Sa fête est fixée au 6 novembre[16].

Canonisation

Statue dans l'église du Saint Connétable (Lisbonne). Sous la statue, le texte reprend les mots de Don Nuno avant la bataille d'Aljubarrota en 1385 : « En ayant une ferme espérance en Dieu, peu d'entre nous en vaincrons un grand nombre ».

Le processus de canonisation est débuté en 1921, mais il est arrêté pour des raisons politiques en 1940. Le pays célébrait alors le centenaire de la fondation du Portugal et de la restauration de l'indépendance. Le chef du gouvernement António Salazar voulait que la fête de canonisation du bienheureux Nuno soit revêtue d'une pompe jamais vue et d'une ambiance de grande exaltation nationaliste, incluant une possible visite du Pape au Portugal (le Pape en personne présidant alors les cérémonies de la canonisation). Le pape Pie XII a alors refusé l'offre, profondément troublé par la signification hautement politique de l'événement programmé. Le processus a ensuite été suspendue et pour ainsi dire, est tombé dans un « semi-oubli ».

La découverte en 1996 de la tombe originale de Nuno dans l'église des Carmes relance l'idée d'une canonisation de Nuno dans la population. Le postulateur général des carmes, le Père Felipe M. Amenós y Bonet, relance le processus de canonisation après la reconnaissance d'un miracle (attribué à Nuno) en 2000[N 20]. Après l'aboutissement des enquêtes nécessaires, le pape Benoît XVI fait la proclamation du décret du miracle le . Lors du consistoire du [N 21] le pape Benoît XVI annonce la canonisation du bienheureux Nuno de Sainte Marie, avec quatre nouveaux saints pour le [17]. La procédure de canonisation de Nuno Alvares Pereira était terminée depuis le printemps 2008, soit 90 ans après sa béatification.

Don Nuno Álvares Pereira est canonisé en tant que « saint Nuno de Sainte Marie » par le pape Benoît XVI à 9 h 33 (heure du Portugal) le [18].

La Conférence épiscopale portugaise dans la note pastorale sur la canonisation de Nuno de Sainte Marie, a déclaré : « (…) le témoignage de vie de Nuno constitue une force de changement au nom de la justice et de la fraternité, la promotion de styles de vie plus sobres, de solidarités et d'initiatives du partage des biens. Ce témoignage de vie appellera également à une citoyenneté exemplaire vécue dans une forte invitation à moraliser (dans le sens rendre digne) la vie politique comme une expression du meilleur humanisme au service du bien commun. »

« Les évêques du Portugal proposeront donc aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui par l'exemple de la vie de Nuno Alvares Pereira, guidée par les valeurs évangéliques, guidés par le plus grand bien de tous, disponibles pour lutter en faveur des meilleurs intérêts du pays, prêts à servir les plus vulnérables et les pauvres. Nous allons donc prendre une part active dans la construction d'une société plus juste et fraternelle que nous voulons tous[19]. »

Culte et liturgie

Sa fête est fixée au 6 novembre[16]. Mais dans l'ordre du Carmel sa mémoire est célébrée le 1er avril. Dans la branche des grands carmes, sa mémoire est obligatoire[13], mais chez les carmes déchaux, sa fête a rang de mémoire facultative[20].

Nuno est le patron de l'infanterie portugaise.

Postérité

La fondation Bataille de Aljubarrota[21] a produit en 2008 un film sur la bataille d'Aljubarrota[22].

En 2009, à l'occasion de sa canonisation, le service des Postes du Portugal a édité un timbre à son effigie[23].

Sa béatification en 1918 a amené à la création d'autels et de statues dans les églises. L'église du Saint-Connétable (Lisbonne) lui est consacrée.

Références allégoriques

Luís de Camões, dans le sens littéral ou allégorique, explicite ou implicite, se réfère à lui au moins 14 fois dans le poème épique « Les Lusiades » , l'appelant le « fort Nuno » et le premier chant (12e strophe) est évoquée la figure de saint Nuno, disant : « pour ceux-là, je vous donnerai un Nuno fero qui a rendu un tel service au roi et au royaume » et la huitième chanson, strophe 32, verset 5 : « Ditosa Pátria que tal filho teve (Bienheureux Pays qui eut un tel fils) ».

Statues

Sa sculpture est placée dans l'Arc de Triomphe de la rue Augusta à Praça do Comércio, de Lisbonne. Une autre est située dans le château d'Ourém, une statue équestre est placée à l'extérieur du monastère de Batalha. On trouve une autre statue à Flor da Rosa[24], une des deux localités mentionnées comme étant son lieu de naissance. Des représentations sont également présentes dans des églises.

Sources

Les documents biographiques sont basés sur les publications originales suivantes :

Voir aussi les références bibliographiques dans l'article du site carmelnet[11].

Notes et références

Notes

  1. Voir page 2 (52) de la Chronica do Condestabre de Portugal Dom Nuno Alvarez Pereira.
  2. Voir le chapitre Lieu de Naissance.
  3. Une autre source (biographie sur carmelnet.org) indique que ce sont ses preuves de bravoure, malgré son jeune âge, qui ont poussé la reine à vouloir le prendre comme écuyer.
  4. Nuno étant trop frêle, il ne trouvait pas d'armure à sa taille. Il emprunte donc celle du frère du roi âgé de 2 ans de plus que lui.
  5. Selon Fernão Lopes, ce mariage a eu lieu alors que Nuno Alvares Pereira avait un peu plus de 16 ans, et trois ans avant la mort de son père Don Álvaro Gonçalves Pereira, décès qui a eu lieu au moment de la mort d'Henri II de Castille, en 1379, ce qui fixe la date du mariage à 1376.
  6. Le frère de Nuno, était devenu lui aussi favorable au rattachement du Portugal au royaume de Castille.
  7. À ce moment de l'histoire, le conte de Ourem était João Fernandes de Andeiro, homme le plus puissant du Portugal, qui manœuvrait pour rattacher le Portugal à la Castille.
  8. Sa mère vivait à la cour de Castille, auprès de sa fille Béatrice, épouse du roi de Castille.
  9. Le fait d'avoir lui-même des vassaux, faisait de Nuno un potentiel concurrent du roi.
  10. Le 15 août 1423 est la date anniversaire de la victoire d'Aljubarrota.
  11. Les convers avaient pour mission essentiel le service matériel de la communauté, les frères choristes avaient pour mission principale la prière et l'oraison. Le poste de « frère choriste » était réputé « plus valorisé ». Le frère convers, à l'époque, était qualifié de « demi-frère ».
  12. C'est d'ici que serait née l'expression « mettre une lance en Afrique », ayant le sens de « vaincre une difficulté majeure ».
  13. Saint Georges et saint Jacques sont les saints patrons des chevaliers.
  14. Lors de son décès, Dona Iria Gonçalves de Carvalhal était considérée, par la population, comme « sainte » du fait de sa vie de pénitence.
  15. Selon les témoignages de l'époque, plus de la moitié des habitants de Lisbonne était présent lors de la consécration de l'église, et dans d'autres cérémonies religieuses.
  16. À l'époque, les fidèles communiaient rarement lors des messes, essentiellement lors des grandes fêtes (Noël, Pâques…). De nos jours, les fidèles sont invités à communier à chaque office.
  17. Dans l'Église catholique, traditionnellement, le samedi est le jour de la semaine consacré à Marie.
  18. C'est dans cette même église que Jean IV de Portugal consacrera le royaume à Notre-Dame de la Conception, devenant officiellement la Patronne et la Reine de Portugal. Quelques années plus tôt, en 1569, Sébastien Ier de Portugal avait fait agrandir et embellir cette église.
  19. À l'époque il n'y avait pas d'enquête canonique, comme aujourd'hui, avant de béatifier une personne.
  20. Sur la page pt:Nuno Álvares Pereira il est indiqué que c'est « le cardinal patriarche de Lisbonne, José da Cruz Policarpo qui, en 2004, a relancé le processus de canonisation. » Mais il n'y a pas de référence bibliographique directe.
  21. Il s'agit d'un acte formel dans lequel le pape demanda aux cardinaux de confirmer le processus de canonisation déjà terminé.

Références

  1. (pt) Virgínia de Bivar Robertes Rau, Estudos de história medieval, Édition Presença, 1986. p. 55.
  2. J. P. Oliveira Martins, A Vida de Nun'Alvares, Lisboa, 1893.
  3. Elias Cardoso, A Bibliografia Condestabriana, Roma, 1958.
  4. (pt) Valério Aleixo Cordeiro, Vida do Beato Nuno Alvarez Pereira, 2. edição, Livraria Catholica, Lisboa, 1921 [lire en ligne].
  5. (pt) Miguel Leitão Andrada, Miscellanea, 1629 (une 2d édition en 1867 a été recopiée et rééditée en 1993 par la Imprensa Nacional-Casa da Moeda, Lisbonne [lire en ligne].
  6. (pt) Fernando J. Denis, Portugal Pittoresco ou Descripção Historica d'este Reino, Typographia de L.C. da Cunha, Lisboa, 1846 [lire en ligne].
  7. (pt) Domingo, « S. Nuno Álvares Pereira », sur fna-pedome.com, F.N.A. PEDOME, (consulté le ).
  8. Bulletin de l'Académie portugaise d'histoire, Lisbonne, 1960, page 106.
  9. (pt) Chronica do Condestabre de Portugal Dom Nuno Alvarez Pereira, auteur anonyme, 1526 ? [lire en ligne].
  10. (en) Elias Cardoso, « St. Nuno Alvares Pereira, Religious (M) », sur ocarm.org, Order of Carmelite (Italie) (consulté le ).
  11. (en) Elias Cardoso, « NUNO OF ST. MARY », sur carmelnet.org, The Carmelite Province of the Most Pure Heart of Mary (USA), (consulté le ).
  12. (pt) Fernão Lopes, Crónica de el-rei D. João I, chapitres XXXIII à XXXIV.
  13. « Saint Nuno de Sainte Marie (1360-1431) », sur carm-fr.org, Les Carmes en France, (consulté le ).
  14. (en) Edward Mcmurdo, The History of Portugal : The history of Portugal from the reign of D. Diniz to the reign of D. Alfonso V, vol. 2, (1re éd. 1889) (ISBN 978-1-150-49604-2, lire en ligne), p. 335 [lire en ligne].
  15. (pt) Damião António Peres, História de Portugal: Ed. monumental comemorativa do 8º centenário da fundação da nacionalidade, Portucalense Editora, 1938, Vol. II, p. 25.
  16. (pt) « Cronologia da vida de Santo Condestável », sur snpcultura.org, Secratario Nacional da pastoral da cultura, (consulté le ).
  17. (pt) « Nota Pastoral da Conferência Episcopal Portuguesa por ocasião da canonização de Nuno Álvares Pereira », sur agencia.ecclesia.pt, Agencia Ecclesia, (consulté le ).
  18. (pt) « Bento 16 canoniza herói nacional de Portugal », sur bbc.co.uk, BBC Brasil, (consulté le ).
  19. (pt) JOAQUIM MENDES, Évêque Auxiliaire, « Homilia de D. Joaquim Mendes na Vigília de Oração pela Canonização do Beato Nuno de Santa Maria », sur patriarcado-lisboa.pt, Patriarcado de Lisboa, (consulté le ).
  20. Les heures du Carmel, Lavaur, Éditions du Carmel, , 347 p. (ISBN 2-84713-042-X), p44.
  21. (pt) « Fundação Batalha de Aljubarrota », sur fundacao-aljubarrota.pt, Fundação Aljubarrota (consulté le ).
  22. (pt) « Aljubarrota (2008) », sur imdb.com, IDMB (consulté le ).
  23. (pt) « Selo Canonização D. Nuno Álvares Pereira », sur ctt.pt, CTT (consulté le ).
  24. (pt) « Fotografia da Estátua de Nuno Álvares Pereira », sur panoramio.com, Panoramio (consulté le ).

Lien externe

  • Portail du Portugal
  • Portail de l’histoire militaire
  • Portail du Moyen Âge
  • Portail du catholicisme
  • Portail du christianisme
  • Portail du monachisme
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.