Maison de Sales

La maison de Sales (Salesium) est une ancienne famille noble d'extraction chevaleresque savoyarde, originaire du mandement de La Roche (Comté de Genève), dont est issu saint François de Sales. Elle est éteinte mais son nom fût repris par la famille noble de Roussy devenue de Roussy de Sales et qui subsiste encore de nos jours.

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de Sales

Armes de la famille : de Sales

Blasonnement D'azur, à deux fasces d'or, chargées chacune d'une autre fasce de gueules, accompagnées d'un croissant d'or en chef et de deux étoiles à six rais d'or en cœur et en pointe
Devise « Nec plus nec minus » ou « Ny plus ny moins »
Branches de Brans, Roussy de Sales
Période XIe siècle (filiation non prouvée)- XVe siècle (filiation prouvée)- XXIe siècle
Pays ou province d’origine Comté de Genève
Charges maître d'hôtel, conseiller ducal
Fonctions militaires officiers, gouverneur d'Annecy, gouverneur hospitalier
Fonctions ecclésiastiques évêques
Preuves de noblesse
Autres Académie florimontane (fondateur et membres)

Titres et possessions

Titres

Barons (1613), puis comtes (1632) puis marquis de Sales (1665), originaires de La Roche-sur-Foron (Comté de Genève). Marquis de Thrézun ; comtes de Châteauvieux ; barons de Couvette, Duingt, Richemont, Thorens, La Thuile ; seigneurs de Boisy, Brens, Chernier, Cholex, Dérée (voir ci-dessus), La Foge, Groisy, Noiret, Novelles, Usillon, Vallières, Verrières, Villaroget, Villy, Vuad.

Possessions

Liste par ordre alphabétique et non exhaustive des possessions tenues en nom propre ou en fief de la famille de Sales :

Histoire

Originaire de La Roche, la famille de Sales s'installe dans la baronnie de Thorens, possession de la maison de Compey. D'après Jean-Louis Grillet, la famille de Sales aurait obtenu en 1073, du comte de Genève, Robert (?), des privilèges dans la châtellenie de La Roche, confirmés par des actes de 1442 et 1497, reconnu en 1660 par le conseil et la Chambre des comptes de Genevois[1].

Les Sales furent ensuite au service des princes de Luxembourg. Le seigneur François de Sales, père du saint-homme, occupait d'ailleurs la prestigieuse charge de maître d'hôtel de la maison du prince Sébastien de Luxembourg-Martigues.

Au XVIIe siècle, la famille de Sales connut une ascension rapide, occupant dès lors les plus hautes charges à la cour de Savoie à Turin et passant du titre de baron (1613) à celui de comte (1632), puis en fin au titre de marquis (1665). Tout au long des XVIIIe siècle/XIXe siècle, jusqu'à l'Annexion de la Savoie à la France (1860), la famille de Sales fut très proche du pouvoir, notamment par le truchement du comte de Duingt (alias le marquis Paul-François de Sales), du comte Eugène de Roussy de Sales (1822-1915) et bien sûr du proche cousin de ce dernier, le Premier ministre Camille de Cavour. A notre époque encore, le comte Jean-François de Roussy de Sales (1928-1999) fut un ami très proche du dernier roi d'Italie, Humbert II.

Armoiries

Figure Blasonnement

Les armes de la Maison de Sales se blasonnent ainsi :

D'azur, à deux fasces d'or, chargées chacune d'une autre fasce de gueules, accompagnées d'un croissant d'or en chef et de deux étoiles à six rais d'or en cœur et en pointe[2]

  • Devise :
    • « Nec plus nec minus » ou « Ny plus ny moins »
    • Devise de saint François de Sales : « Nunquam excidet »
  • Cri d'armes : Mamours-Mamours.
  • Couronne de marquis ou heaume de front à cinq grilles pour la branche aînée.
    • Couronne comtale pour les branches cadettes.
  • Cimier : Hercule avec une massue sur l'épaule droite.
  • Tenants : deux sauvages ceints et couronnés de feuilles de peuplier, armés de massues abattues.
Armes de la comtesse Philippine de Sales, comtesse de l'Empire (décret du , lettres patentes du , Paris).

Coupé, le premier d'azur à deux étoiles surmontées d'un croissant d'argent ; et de gueules à trois coquilles en fasce d'or sur le tout, au signe distinctif de comtesses attachées aux maisons des princes de notre famille, qui est d'azur au portique ouvert à deux colonnes d'or.[3]

Branches cadettes :

  • Roussy de Sales : En 1857, Félix-Léonard de Roussy obtient que le nom patronymique de son épouse (Pauline de Sales) soit accolé au sien à titre héréditaire, afin que ce nom prestigieux ne disparaisse pas. Ainsi se forme la famille de Roussy de Sales. Pauline était issue de la principale des branches cadettes de la Maison de Sales. Son cousin, le marquis Paul-François de Sales, représentant la branche aînée, meurt sans postérité (il est enterré dans l'église de Thorens : pierre tombale visible). Pauline et Paul-François descendaient tous deux de Louis de Sales, deuxième frère de saint François de Sales, gouverneur d'Annecy et conseiller du duc Victor-Amédée Ier.

Personnalités

Il existe un lignage complet de la famille de Sales de l'an 1000 à nos jours. Toutefois, il est important de noter que le comte Amédée de Foras n'accorde aucune authenticité, dans son ouvrage, aux neuf premiers degrés de la généalogie de cette famille, puisqu'il n'existe pas de preuves tangibles.

La famille de Sales compte un nombre important d'ecclésiastiques, de militaires, d'ambassadeurs et de ministres :

Voir aussi

Bibliographie

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0).
  • André Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines, vol. A18, Grenoble, Allier Frères, (ISSN 2019-8086, lire en ligne), p. 396.
  • Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 5, Grenoble, Allier Frères, , p. 327-344
  • Henri Jougla de Morenas, continué par Raoul de Warren, Grand Armorial de France, Société du Grand armorial de France (t.VI), 1934-1952 (lire en ligne [PDF]), « De Sales » (p.152) et « De Rousssy et De Roussy de Sales » (p.84).

Article connexe

Notes et références

  1. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, vol. 3, t. 2, Chambéry, J.F. Puthod, , p. 310.
  2. « Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines de l'Europe, publié sous la direction de M. Borel d'Hauterive, 1855 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?) sur Gallica et Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, 1863
  3. « BB/29/974 page 270. », Titre de comtesse accordé à Françoise, Joséphine, Marie, Philippine de Sales, veuve du sieur Bens de Cavour par décret du . Paris ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le )
  4. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, vol. 3, t. 2, Chambéry, J.F. Puthod, , p. 310-330 (lire en ligne).
  5. Timoléon Chapperon, Chambéry à la fin du XIVe siècle, éditions Dumoulin, 1863, p. 69.
  6. Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 375, REG 1570, du 15 janvier 1306.
  7. Hearder, Cavour, Bari, 2000, p. 4.
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