Laure des Grottes de Kiev


La laure des Grottes de Kiev ou Laure de Kyiv-Petchersk[1] (en ukrainien : Києво-Печерська лавра, en russe : Киево-Печерская лавра, Kievo-Petcherskaïa lavra) est un important monastère ukrainien orthodoxe (laure) situé dans la ville de Kiev.

Elle est le lieu de résidence du primat de l'Église orthodoxe ukrainienne rattachée au Patriarcat de Moscou.

Histoire

Le monastère troglodytique est fondé en 1051 par des moines venus du mont Athos en Grèce, saint Antoine l'Athonite et saint Théodose de Kiev. Il devient par la suite un centre important de l'orthodoxie dans la Rus' de Kiev. En 1096, le monastère est pillé par les Polovtses dirigés par le khan Boniak. Ce sont des moines de ce monastère, et en premier lieu Nestor, qui entreprennent la rédaction des Chronique des temps passés aux alentours de 1111, affirmant l'origine Varègue de la première dynastie russe des Riourikides[2]. Cette origine ne fait pas l'unanimité parmi les historiens.

Le y est fusillé le métropolite Vladimir de Kiev. Cet évêque qui, fait exceptionnel, a occupé successivement les sièges de Saint-Pétersbourg, Moscou et Kiev, est tenu symboliquement pour le premier martyr de la Révolution russe.

En mars-avril 2020, lors de la pandémie de Covid-19 en Ukraine, le monastère devient un important cluster, avec plusieurs dizaines de moines infectés. En mars, alors que des mesures de confinement étaient imposées par les autorités, le chef du monastère, le métropolite Paul, avait appelé les fidèles à « se précipiter dans les églises », à n’avoir « peur de rien » et à se donner des « accolades »[3].

Patrimoine artistique

L'ensemble architectural de la laure des Grottes de Kiev est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1990.

La laure des Grottes de Kiev est également l'un des plus grands musées ukrainiens.

Dans la ligne des réalisations monumentales des rives du Dnepr

Il s'inscrit dans une série de monuments ponctuant la ligne des collines escarpées des rives du Dnepr (de l'amont vers l'aval): monument de Saint Vladimir, monument aux droits de Magdebourg, arche de l'amitié entre les peuples, monument aux morts de la Seconde Guerre mondiale, et statue de la Mère-Patrie. Si le sommet des collines était surtout occupé par de multiples églises et monastères, nombreux sont ceux qui ont été dynamités par les autorités soviétiques dans les années 1920 et 30. On compte aujourd'hui (de l'amont vers l'aval) le monastère de Saint-Cyrille, l'église Saint-André et de la dîme (détruite), le monastère Saint-Michel-au-Dôme-d'Or (détruit pour laisser place à un ensemble monumental à Lénine et reconstruit), la tombe d'Askold, la Laure des Grottes et le monastère Saint-Michel-de-Vydoubytch.

Sépulture

Reposent dans ce monastère :

Galerie

Notes et références

  1. « Rapport des décisions adoptées lors de la 43e session du Comité du patrimoine mondial (Bakou, 2019) Partie 2 (Décisions 43 COM 8 à 43 COM 17) », sur UNESCO:Convention du patrimoine mondial (consulté le )
  2. Bernard Féron, La Galerie des tsars, Éditions Noir sur Blanc, , p. 19-20.
  3. « Coronavirus : le principal lieu saint orthodoxe de Kiev, foyer de contamination », Le Monde.fr, (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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