Guérard (Seine-et-Marne)

Guérard est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Pour les articles homonymes, voir Guérard.

Guérard

La mairie.
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité CC Coulommiers Pays de Brie
Maire
Mandat
Daniel Nalis
2020-2026
Code postal 77580
Code commune 77219
Démographie
Gentilé Guérardais
Population
municipale
2 551 hab. (2018 )
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 00″ nord, 2° 58′ 00″ est
Altitude 108 m
Min. 50 m
Max. 153 m
Superficie 19,80 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fontenay-Trésigny
Législatives 5e circonscription de Seine-et-Marne
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Guérard
Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne
Guérard
Géolocalisation sur la carte : France
Guérard
Géolocalisation sur la carte : France
Guérard
Liens
Site web http://guerard.site-mairies.com

    Géographie

    Localisation

    Le village est situé à 6,5 km à l'ouest de Pommeuse.

    La commune s'étend de part et d'autre d'un gué, seul endroit alentour où l'on pouvait traverser le Grand Morin à pied.

    Communes limitrophes

    Réseau hydrographique

    Carte des réseaux hydrographique et routier de Guérard.

    Le réseau hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés :

    • la rivière l’Yerres, longue de 97,4 km[1], affluent en rive droite de la Seine ;
    • la rivière le Grand Morin, longue de 118,2 km[2], affluent en rive gauche de la Marne, ainsi que :
      • un bras de 0,3 km[3] ;
      • ses deux affluents[Note 1] :
        • le ru de Biche, 3,2 km[4] ;
        • le ru de Saint-Blandin, 3,4 km[5].

    La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 11,95 km[6].

    Gestion des cours d'eau

    Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[7]. La commune fait partie de deux SAGE : « Yerres » et « Petit et Grand Morin ».

    Le SAGE « Yerres » a été approuvé le . Il correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de 1 017 km2, parcouru par un réseau hydrographique de 450 kilomètres de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon[8]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »[9].

    Le SAGE « Petit et Grand Morin » a été approuvé le . Il comprend les bassins du Petit Morin (630 km2) et du Grand Morin (1 185 km2)[10]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »[11].

    Climat

    Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

    - Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
    - Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3,6 j
    - Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,6 j
    - Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,3 °C
    - Cumuls annuels de précipitation : 733 mm
    - Nombre de jours de précipitation en janvier : -3,2 j
    - Nombre de jours de précipitation en juillet : 0,5 j

    La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[12].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[13]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[12]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[14]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 32 km à vol d'oiseau[15], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[16] à 11,6 °C pour 1991-2020[17].

    Réseau Natura 2000

    Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[18].

    Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[19],[Carte 1] :

    • « L'Yerres de sa source a Chaumes-en-Brie », d'une superficie de 18 ha, un tronçon de 40 km de l'Yerres qui héberge une faune piscicole et une végétation aquatique devenues rares en Ile-de-France[20],[21].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Le territoire communal de Guérard comprend une ZNIEFF de type 2[Note 3],[22],[Carte 2], la « Forêt de Crécy » (6 897,74 ha), couvrant 17 communes du département[23].

    Transports et voies de communications

    Gare ferroviaire de Guérard - La Celle-sur-Morin de la ligne Paris - Coulommiers (), au nord du lieu-dit Génevray.

    Urbanisme

    Typologie

    Guérard est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[24],[25],[26].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire regroupe 1 929 communes[27],[28].

    Lieux-dits, écarts et quartiers

    La commune compte 269 lieux-dits administratifs[Note 6] répertoriés[29] dont :

    • Rive droite du Grand Morin :
    Montbrieux, le Grand-Lud, Monthérand, le Charnoy, Rouilly-le-Haut, Rouilly-le-Bas.
    • Rive gauche du Grand Morin :
    Genevray, Courtry, Chaudbuisson, Courbon (partagé avec La Celle-sur-Morin).

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,2% ), forêts (24,7% ), zones urbanisées (11,3% ), prairies (3,8% ), zones agricoles hétérogènes (1,6% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[30].

    Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[31],[32],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].

    Planification

    La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT du Bassin de vie de Coulommiers, approuvé le et porté par le syndicat intercommunal d’étude et de programmation (SIEP) de Coulommiers[33].

    La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[34]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].

    Logement

    En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 1 151 dont 97,5 % de maisons et 2,5 % d'appartements[Note 7].

    Parmi ces logements, 83,6 % étaient des résidences principales, 7,5 % des résidences secondaires et 8,9 % des logements vacants.

    La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 87,7 % contre 9,9 % de locataires et 2,4 % logés gratuitement[35].

    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné sous les formes Villa quae vulgo Wairar nuncupatur en 1045[36] ; W. de Werardo en 1080[37] ; Guerardum vers 1107[38] ; Guerart en 1265[39] ; Guérat en 1275[40] ; Parrochia de Gerardo en 1298[41] ; Guerard en Brye en 1486[42].

    Le toponyme est attesté dès 1045 sous la forme Wairar, puis sous une forme latinisée De Werardo en 1080. Comme c'est parfois le cas, il s'agit d'un nom de personne germanique (Warhard) pris absolument. /w/ a évolué en /g/ en français central. C'est le « Gué d'Evrard » (en latin Vadum Erardi) qui est à l'origine de Guérard.

    Histoire

    Le village de Guérard remonte au Moyen Âge.

    La culture de la vigne, très développée au XIXe siècle sur les coteaux du Grand Morin fut décimée par le phyloxéra. Une plaque apposée sur le mur d'une maison du hameau de Monthérand rappelle cet évènement[43].

    Dans la nuit du 24 au 25 Frimaire an II(14 au ), la commune de Guérard fut le théâtre de troubles anti-jacobins. Des Jacobins de la Société Populaire de Guérard furent pris à partie par des individus de Pommeuse et Villeneuve alors qu'ils cheminaient pour aller secourir les Jacobins de Coulommiers aux prises avec des émeutiers. Des natifs de Guérard et d'autres individus aussi venus de Pommeuse et de Villeneuve, voulurent également brûler le registre des Jacobins et s'en prendre à l'ancien curé de la paroisse et à l'épouse de celui-ci.

    Le premier maire de Guérard après la loi sur les municipalités de 1789 a été un certain Léauté, jusqu'en 1792, année où il a été remplacé par Pierre Testard.

    Sont comparus les Citoyennes Marie Anne Angelique Perot femme Enguerand agée de 23 ans, marie Jeanne Maloteau femme Chenin agée de 31 ans, la citoyenne femme Enguerand prenant la parole au nom des denommés a declarée que dans la nuit du 24 au 25 et la journée du 25, les nommés Cecile Leauté, les filles de la pleche la fille Gaudin, ont dit qu'il falloit tuer les Jacobins et Jacobines, les attacher a l'arbre de la liberté [...] des hommes qui venoient les Secourir [...] brûler les registres de la Société quil alloient la danser qu'il seroient trois mille hommes pour détruire les citoyennes Maloteau ajoutent qu'elles ont dit que ce seroit les hommes de la Villeneuve et de Rouilly le bas qui viendroient la citoyenne Muloteau chenin dit qu'une fille nommé Babet(Nesnard) dite marie machon l'a injuriée grièvement parcqu'elle avoit épousé le cy devant curé de Guérard qui étoit Jacobin, qu'il falloit les attacher tous les deux a l'arbre de la liberté et autres injures que la déposante s'abstient de dire par descence, les deux première deposante déclarent ne savoir signer et les Muloteau ont signés.

    Sont comparus les citoyennes Marie aimée Cruel agée de 24 ans et Madelaine Braconnier agée de 19 ans domiciliés en ce bourg. Lesquelles ont déclaré que dans la nuit du 24 au 25 étant sur la place publique de Guérard, elles ont entendu dire que c'était le Citoyen Chemin cy-devant Curé qui etoit la cause de tout le mal qu'on avoit que sis passoit avec sa femme dans Monbrieux ont leur couperoit le cou, la citoyenne Cruel ajoute qu'étant arrivée à Voisin dans la nuit du 24 au 25 elle a entendu dire au plus jeune des fils de Claude Vallet du grand lud quil falloit des'armer les Jacobins , que quand il seroient arrivés à Coulomier on les desarmeroit et qu'on arrangeroit bien les Jacobins et ont signés.

    Les Faits de la nuit du 25 au 26 Frimaire An II ne firent qu'un blessé, Denis François LeGrain Sabotier âgé de 39 ans, qui reçut un coup de fourche dans les reins de la part d'un anti-jacobin au cours d'une échauffourée au carrefour de Rouilly-Le-Bas.

    Le Comité de surveillance de Guérard s'assembla le 26 Frimaire an II() pour recueillir les témoignages des Jacobins agressés lors des évènements de la nuit du 24 au 25 Frimaire an II. Le procès-verbal des auditions est conservé aux Archives Départementales de Seine-Et-Marne[44].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune se trouve depuis 1951 dans l'arrondissement de Meaux du département de Seine-et-Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de Seine-et-Marne.

    La commune fait partie de 1801 à 1951 du canton de Rozay-en-Brie, année où elle intègre le canton de Coulommiers[45]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais intégrée au Fontenay-Trésigny.

    Intercommunalité

    La commune était membre fondatrice de la petite communauté de communes de la Brie des moulins créée en 1997.

    Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), cette intercommunalité fusionne le au sein de la communauté de communes du Pays de Coulommiers.

    Toutefois, celle-ci souhaitant elle-même sa fusion avec la communauté de communes du Pays fertois afin d'augmenter les ressources de cette la nouvelle structure, qui prendrait le statut de communauté d'agglomération et bénéficierait à ce titre de dotations plus élevées de l'État, tout en ayant une possibilité de négociation plus équilibrée avec Val d'Europe Agglomération et la communauté d'agglomération du pays de Meaux[46],[47].

    Cette fusion intervient le et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie.

    Liste des maires

    Liste des maires successifs[48]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1944 mars 1959 Fernand Conchon DVD Conseiller général de Coulommiers (1958 → 1964)
    mars 1959 mars 1965 Léon Mercier    
    mars 1965 1975 Robert Rousselot    
    1975 mars 1977 Henriette Teillard    
    mars 1977 mars 2001 Bernard Chapelain   Entrepreneur de maçonnerie
    mars 2001 mars 2014 Jean-Pierre Cé UMP Cadre de banque retraité
    mars 2014[49] En cours
    (au 3 juin 2020)
    Daniel Nalis DVD Retraité de l’expertise comptable
    Président de la CC Brie des Moulins (2014 → 2016)
    Vice-président de la CC du Pays de Coulommiers (2017 → 2017)
    Vice-président de la CA Coulommiers Pays de Brie (2018 → )
    Réélu pour le mandat 2020-2026[50],[51]

    Jumelages

    Équipements et services

    Eau et assainissement

    L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [52],[53].

    Assainissement des eaux usées

    En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Guérard est assurée par la communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [54],[55],[56].

    L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[57]. La communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[54],[58].

    Eau potable

    En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le SMAAEP de Crécy_Boutigny et Environs qui en a délégué la gestion à l'entreprise Veolia, dont le contrat expire le [54],[59],[60].

    Les nappes de Beauce et du Champigny sont classées en zone de répartition des eaux (ZRE), signifiant un déséquilibre entre les besoins en eau et la ressource disponible. Le changement climatique est susceptible d’aggraver ce déséquilibre. Ainsi afin de renforcer la garantie d’une distribution d’une eau de qualité en permanence sur le territoire du département, le troisième Plan départemental de l’eau signé, le , contient un plan d’actions afin d’assurer avec priorisation la sécurisation de l’alimentation en eau potable des Seine-et-Marnais. A cette fin a été préparé et publié en décembre 2020 un schéma départemental d’alimentation en eau potable de secours dans lequel huit secteurs prioritaires sont définis. La commune fait partie du secteur Meaux[61].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[63].

    En 2018, la commune comptait 2 551 habitants[Note 8], en augmentation de 11,74 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 6531 8511 8931 8741 9771 9221 8591 8051 792
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 6261 6621 6011 4811 4891 4271 4161 2781 246
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 2061 2031 1379791 0231 022936930926
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    8799131 0221 4221 7811 9702 1032 2412 303
    2018 - - - - - - - -
    2 551--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[64].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    L'école historique de la commune date de 1905. Son remplacement était envisagé en 2002 à l'échéance 2005.

    L'école maternelle date de 1998[65].

    Police - Gendarmerie

    Guérard dépend[Quand ?] de la brigade territoriale autonome de la gendarmerie nationale de Mortcerf.

    Sapeurs-Pompiers

    Guérard dépend[Quand ?] du centre d'intervention et de secours de Faremoutiers.

    Économie

    • Exploitations agricoles.

    Agriculture

    Guérard est dans la petite région agricole dénommée les « Vallées de la Marne et du Morin », couvrant les vallées des deux rivières, en limite de la Brie[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 9] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[66].

    Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[67]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 20 en 1988 à 6 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 51 ha en 1988 à 161 ha en 2010[66]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Guérard, observées sur une période de 22 ans :

    Évolution de l’agriculture à Guérard entre 1988 et 2010.
    1988 2000 2010
    Dimension économique[66],[Note 10]
    Nombre d’exploitations (u) 20 13 6
    Travail (UTA) 24 17 14
    Surface agricole utilisée (ha) 1 020 901 966
    Cultures[68]
    Terres labourables (ha) 928 749 838
    Céréales (ha) 647 528 571
    dont blé tendre (ha) 441 401 375
    dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 158 99 132
    Tournesol (ha) 81
    Colza et navette (ha) s 42 s
    Élevage[66]
    Cheptel (UGBTA[Note 11]) 217 381 216

    Culture locale et patrimoine

    L'église Saint-Georges.

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Georges, XIIe et XVIe siècles. La nef a été entièrement reconstruite au XIXe siècle avec des vitraux de Charles Lévêque (?-1889), un maître-verrier de Beauvais, restaurés en 2000.
    • Moulin, du XIXe siècle.
    • La commune est traversée par les sentiers de grande randonnée GR 1 et GR 14, ainsi que par le GR du Pays des Morins.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Le Grand Morin compte 35 affluents (hors l'aqueduc de la Dhuis et le canal de Meaux a Chalifert) .
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
    4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    6. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
    7. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
    8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    9. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
    10. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
    11. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
    • Cartes
    1. « Sites Natura2000 de Guérard » sur Géoportail (consulté le 14 janvier 2021)..
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