Chocolat (clown)

Chocolat  nom de scène de Rafael[N 1]  est un clown né entre 1865 et 1868 à Cuba, et mort le à Bordeaux[1]. Star taxée d'« exotique » du spectacle français de la Belle Époque, cet artiste noir a sombré dans l'oubli avant que des œuvres artistiques et livres ne le remettent en lumière, surtout à partir des années 2010, et notamment avec la parution en 2016 de Chocolat. La véritable histoire d’un homme sans nom, écrit par Gérard Noiriel[2].

Pour les articles homonymes, voir Chocolat (homonymie).

« Rafael de Leios », « Rafael Padilla » et « Rafael Patodos » redirigent ici. Pour les autres sens voir Raphaël et Padilla.

Biographie

Duo de clowns Foottit et Chocolat, illustration couleur de René Vincent du sketch « L'Araignée », c.1900.
Lithographie Chocolat dansant dans un bar de Toulouse-Lautrec (1896) : l'artiste immortalise Chocolat en roi de la nuit, son trait affirmant l'élégance plutôt que l'habituel préjugé de l'époque sur le physique prétendument simiesque des Noirs[3].
Publicité de Pal pour le savon « La Hêve » représentant Foottit et Chocolat (vers 1896)[4],[5].

Rafael, prénom espagnol parfois francisé en Raphaël[6], est issu d'une famille africaine réduite en esclavage et déportée à Cuba, alors colonie espagnole. Né esclave, son nom de famille, sa date et son lieu de naissance ne sont pas connus avec précision, les esclaves n'étant pas enregistrés par le registre d'état civil[7]. Il naît entre 1865 et 1868[6], peut-être à La Havane[6]. Ses nécrologues et biographes lui ont attribué différents patronymes[8] : de Leios[9],[10], d'après le nom d'un artiste noir dit El Rubio Le Blond » en espagnol[11]) qui connut, sous ce sobriquet, des succès comiques à Madrid et auquel Rafael est identifié[12] à la suite de son entretien paru à la une de Gil Blas le [13] ; Patodos[14],[15],[16], d'après Foottit[17],[18] ; et Padilla[6], d'après l'acte de décès dressé, à la mort de Rafael, par l'officier d'état civil français[19] (ce nom pouvant faire référence au matronyme de la femme de son ancien maître espagnol, selon Gérard Noiriel[20]).

Ses parents, esclaves dans une plantation, s’en évadent en 1878 puis laissent leur fils, alors âgé de 10 ans, à l’abri chez une vieille Cubaine dans un quartier misérable de La Havane[21]. Cette dernière le vend pour 18 onces[22], comme garçon de ferme pour la mère d'un négociant espagnol près de Bilbao. Les paysans basques ayant voulu le « blanchir » avec une brosse à chevaux, il s'enfuit vers 14 ans et vit désormais de petits métiers[23] : débardeur, chanteur de rue, porteur de bagages, mineur.

Débuts

Lorsque que le célèbre clown blanc Tony Grice découvre Rafael, il est débardeur (docker) sur les quais de Bilbao[13]. D'après Foottit, il aurait sollicité Grice à la fin de son spectacle de cirque, auquel il avait assisté enthousiasmé, afin de devenir son aide[17]. Impressionné par son adresse à transporter des bagages, sa force physique et ses talents de danseur, il en fait d'abord son domestique et homme à tout faire puis son partenaire dans certains de ses numéros, Chocolat jouant le rôle de cascadeur[20]. Il se fait d'abord remarquer dans un numéro où il chevauche une mule incontrôlable, finissant toujours par l'expulser hors de la piste[24].

Arrivé au Nouveau Cirque de Joseph Oller à Paris en octobre 1886 au moment où l'industrie des loisirs connaît un essor très rapide sur fond d'intense cosmopolitisme, le duo conquiert le public de notables de la capitale. C'est à cette époque que Grice lui donne le nom de scène Chocolat (les noirs étant appelés à cette époque Bamboula ou Chocolat)[25]. Leur association tourne court en 1888. Henri Agoust, régisseur du Nouveau Cirque, voit en Chocolat un mime et un danseur original, si bien qu'il l'engage pour être la vedette d’une pantomime nautique. Rafael connaît ensuite un succès individuel avec son premier spectacle, « La noce de Chocolat »[26]. Il multiplie les spectacles pendant cinq ans, faisant notamment équipe avec les clowns Pierantoni, Saltamontes, Kestern et plus particulièrement Gerónimo Medrano dit Boum-Boum[21],[27]. C'est à cette époque qu'il rencontre la femme de sa vie, secrétaire d'origine picarde, Marie Hecquet[28] (épouse Grimaldi) qui a déjà 2 enfants, Eugène et Suzanne[29]. Marie divorce en 1895 pour refaire sa vie avec Rafael qui élève ses enfants comme les siens et qui deviennent des artistes de cirque[21].

Foottit et Chocolat

En 1895, le directeur du Nouveau Cirque, Raoul Donval, forme un nouveau duo. Il associe Chocolat avec un clown britannique, George Foottit (1864-1921). Mais ce dernier prétend qu'il se seraient trouvés tous deux sur la piste de ce cirque dès sa séparation d'avec Grice en 1888 et que c'est en l'interpellant alors qu'il ne se souvenait pas encore de son prénom, qu'il lui aurait donné le nom de Chocolat, à la place de celui qui était alors devenu « Négro » voire « El Negro ».

« La conséquence immédiate de ce geste automatique fut que le négro alla s'étaler au beau milieu du tapis de la piste.
- Prenez garde, m'écriai-je, vous allez vous casser « un » tablette... Chocolat !
Le mot fit rire, et le nom lui resta[17]. »

Le duo comique fait équipe pendant une quinzaine d'années, popularisant la comédie clownesque[30], notamment avec le sketch de l'entrée burlesque intitulée « Guillaume Tell »[31]. Tous deux connaissent un grand succès en imposant un duo comique entre un clown blanc autoritaire et un auguste noir souffre-douleur qui, par ses « ahurissements », cristallise le racisme du parterre[32], ce qui n'empêche pas le public de rire de ses outrances et d'admirer son agilité athlétique[33]. Ce comique qui repose pour beaucoup sur la « comédie des claques » fait de Chocolat un personnage conforme à l'iconographie coloniale et aux préjugés racistes de cette époque (le bamboula de service), personnage qui devient progressivement le stéréotype du noir souffre-douleur niais, puéril et bon enfant[34]. Chocolat a cependant combattu ce stéréotype de noir soumis en diversifiant constamment ses compétences et une observation attentive des sketchs montre un personnage pas seulement cantonné aux rôles du soumis[23].

« Ce qui était beau, c'était le cirque ; alors il y avait Foottit et Chocolat ; Foottit qui était comme une duchesse folle et Chocolat, le nègre qui recevait des claques. »

 Jean Cocteau

L'expression « je suis chocolat », signifiant « je suis berné », a été popularisée par les dialogues de leur numéro[35],[36].

Le duo innove en introduisant des dialogues dans leurs sketches, comme dans Deux bouts de bois[37], créé en 1901[38].

En 1905, leur contrat au Nouveau Cirque n'est pas renouvelé. Certains y voient l'effet de l'affaire Dreyfus qui aurait eu pour conséquence de politiser les questions raciales[39]. On s'interroge cependant car il y a à cette époque des hommes politiques noirs et métissés représentant les vieilles colonies. Leur carrière commune connaît alors son apogée aux Folies Bergère puis ils commencent à être démodés face à une génération d'artistes noirs américains qui apportent le cake-walk.

En 1909, George et Rafael sont de retour au Nouveau Cirque avec Chocolat aviateur d'Henry Moreau[40],[41]. La première a lieu le [40] et reçoit un accueil favorable de la part du public[41]. Mais le , dans un article de l'écrivain et journaliste Pierre Mille, Le Temps annonce par erreur la mort du clown Chocolat[42]. Dès le lendemain, Le Temps redresse son erreur et publie la lettre que Rafael lui a adressée[43],[44]. Curieusement datée du [43], son texte est le suivant[43] :

« Monsieur,
« le diresteur ma lut dan votre journal que monsieu Mile, l'intelijean journalise a ecri que je suis more come Auguste.
« Je vous pri de dire que je suis vivan, et que je joue chaque soir Chocolat aviateur au Nouveau Cirque.
« Vous pouvez ajouté que je nai pas même blanchit.
« Je vous pri dacepté mon respét.
CHOCOLAT
Je vous prie de rectifié car ça me fait tor. »

 Chocolat.

Foottit et Chocolat se séparent fin 1910, lorsqu'André Antoine, directeur de l'Odéon, engage Foottit pour interpréter le rôle du clown de Roméo et Juliette de William Shakespeare[45]. Ils annoncent leur séparation sur scène : « Moi aller jouer Roméo à l'Odéon ! », dit Foottit à Chocolat qui réplique « Alors, moi jouer Othello à la Comédie-Française »[45].

Après la séparation

Après leur séparation, Foottit et Chocolat poursuivent chacun, sans grand succès, une carrière en solo. Chocolat court après les cachets, il essaye alors une carrière d'acteur et sollicite le directeur de théâtre Firmin Gémier pour jouer le rôle principal dans Moïse, pochade d'Edmond Guiraud en 1911 au Théâtre Antoine mais il maîtrise mal le français et il lui est impossible de dire de longs textes. Toujours en 1911, il se produit au cirque de Paris dans la Revue burlesque, dont Foottit est l'auteur : Chocolat y parodie la Belle Otero[46]. Il revient au cirque comme clown avec son fils adoptif Eugène Grimaldi (1891-1934), dans Tablette et Chocolat, en 1912. Eugène obtient un certain succès comme clown blanc dans les années 1920 et joue les succès de son père avec le fils de George Foottit en 1921. Chocolat est à cette époque le premier clown à venir distraire les enfants dans les hôpitaux, créant le concept de thérapie par le rire[47],[26].

Chocolat sombre dans l'alcoolisme et la dépression à la suite de la mort de sa fille de la tuberculose à 19 ans. Il finit sa vie dans la misère à 49 ans (en 1917) en travaillant dans la troupe des cirques Rancy. Alors qu'il est en tournée à Bordeaux, il meurt subitement[15] le , vers 10 h 30 du matin, dans un petit hôtel du quartier Mériadeck au no 43 de la rue Saint-Sernin[19] et est inhumé en pleine terre[48] dans le carré des indigents du cimetière protestant de Bordeaux, carré M, rangée 7, numéro 2[36] (ces pleines terres étaient conservées pendant quinze ans puis concédées à nouveau). C’est au lendemain de sa mort que l'employé de l'état civil de Bordeaux inscrit le patronyme « Padilla » dans l'acte de décès[7].

« Vous souvenez-vous de « Chocolat », ce brave clown qui fit pendant si longtemps les délices des habitués du Nouveau Cirque ? Et bien ! Chocolat est mort ! Il est mort subitement à Bordeaux où il était en représentation au cirque Rancy. Il n'était plus de la première jeunesse - en tant que clown - puisqu'il venait de dépasser la cinquantaine, mais il avait encore son public qui l'adorait. Chocolat n'était pas Chocolat ; nous voulons dire que Chocolat n'était pas le vrai nom de Chocolat. Il s'appelait Patodos et était originaire de la Havane[15]. »

Filmographie

Le Guillaume Tell (it)[51] d'Émile Reynaud est la première des trois Photo-Peintures animées[52] réalisées par l'inventeur français à l'aide de son Photo-Scénographe[53] pour le Théâtre optique. La scène comique, dans laquelle George et Rafael interprètent le numéro de Foottit et Chocolat créé pour le Nouveau Cirque, a été réalisée en , dans l'atelier du décorateur Henri Ménessier, rue Petit dans le 19e arrondissement de Paris [54]. Après avoir été présentée au conseil d’administration du Musée Grévin lors de la séance du [54], elle est projetée au public d' à [54], accompagnée d'une musique jouée en direct et composée spécialement par le pianiste Gaston Paulin[54],[55].

La série Foottit et Chocolat des frères Auguste et Louis Lumière comprend six numéros[56] : Boxeurs[57], Acrobates sur la chaise[58], Chaise en bascule[50], Guillaume Tell[49], Le policeman[59] et La mort de Chocolat[60].

L'Entrée des échasses et Guillaume Tell figurent dans le Phono-Cinéma-Théâtre, visions animées des artistes célèbres de Paul Decauville, premier spectacle de cinéma parlant[61],[62].

Iconographie

Rafael est le sujet de Chocolat dansant dans un bar, une estampe d'Henri de Toulouse-Lautrec réalisée début et dont un cliché en couleurs a été reproduit dans 73e numéro de du Rire paru le de la même année[63].

Rafael a aussi été peint par Edmond Heuzé[64].

Foottit et Chocolat ont prêté leurs traits pour des affiches publicitaires promouvant le chocolat Félix Potin[65],[66],[67] ainsi que pour les pneumatiques Michelin[68]. Des planches de quatre cases ont été réalisées pour Le Bon Marché ; elles reprennent les principaux numéros du duo : Les Petits bouts de bois[69], La Soustraction[70], Le Sourd-muet[71], La Corrida[72] et C'était pour rire !...[73].

Être chocolat

Chocolat est à l'origine[6] de l'expression populaire « être chocolat » qui signifie « être attrapé, dupé, déçu »[74] ou « être ébaubi, éberlué, en s'apercevant que l'on a été dupé »[75].

Adaptations

Dans la série de bande dessinée Le Cabaret des muses, en 2004 Gradimir Smudja évoque plusieurs fois Chocolat et en fait le narrateur principal de Allez Darling.

L'acteur Yann Gael crée son rôle au Théâtre des Bouffes-du-Nord, dans la mise en scène de Marcel Bozonnet, coécrite avec Gérard Noiriel, la pièce s'intitulant Chocolat, clown nègre[76],[77]. Un documentaire de Samia Chala et Thierry Leclère retrace son parcours à travers la création de cette pièce de théâtre.

Depuis 2012, Gora Diakhaté interprète le clown Chocolat dans une mise en scène de Isa Armand : Chocolat blues.

En 2016, Bénédicte Rivière écrit Je suis Chocolat !, un roman jeunesse publié aux éditions les petites moustaches s'inspirant de la vie du jeune artiste.

Le film Chocolat, réalisé par Roschdy Zem, retraçant la vie du duo comique avec Omar Sy dans le rôle de Chocolat et James Thierrée dans celui de George Foottit, sort le [78]. Bien que sa présentation (par exemple en pochette DVD) mentionne que « Le film retrace l'histoire de cet artiste hors du commun », il convient de noter de très nombreux écarts par rapport à ce que fut la vie réelle de l'un et de l'autre clowns.

Hommages

Cinéma

Dans le ballet final d'Un Américain à Paris (1951) de Vincente Minnelli, Gene Kelly imite Chocolat en exécutant une danse à partir de la pose de Rafael tel que croqué par Toulouse-Lautrec[79].

Chocolat a été interprété par Rupert John dans Moulin Rouge (1952) de John Huston[78].

DeObia Oparei l'interprète dans le film de Baz Luhrmann Moulin Rouge (2001) avec Ewan McGregor et Nicole Kidman.

En 2016, Chocolat a été interprété par Omar Sy dans Chocolat de Roschdy Zem, sorti au cinéma le 3 février 2016. Toujours dans le même esprit, Omar Sy a participé au documentaire Chocolat, une histoire du rire de Judith Sibony, qui revient sur l'histoire de Chocolat, mais également sur les acteurs et humoristes français noirs qui lui ont succédé[80].

Chocolat apparaît également dans le film Dilili à Paris, où il est représenté de la même manière que dans la lithographie de Henri de Toulouse-Lautrec datée de 1896.

Spectacles

En 2009, le collectif Daja, fondé par Gérard Noiriel et Martine Derrier[81], dans le cadre de son projet d'éducation populaire pour sensibiliser le jeune public à la question des discriminations, lance un petit spectacle sur le clown Chocolat. Au cours de la tournée de ce spectacle, l'intérêt du public a encouragé cette association à entreprendre un gros travail de documentation dont les résultats sont présentés au mois de février 2016, dans une exposition intitulée On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom[82] patronnée par la ville de Paris[83].

Plaques commémoratives

Plaque au n° 251 rue Saint-Honoré.
  • Le , lors d'une cérémonie, la maire de Paris, Anne Hidalgo, dévoile une plaque commémorative apposée sur la façade de l'hôtel Mandarin Oriental Paris, au no 251 de la rue Saint-Honoré, adresse à laquelle s'élevait le Nouveau Cirque. Le texte de la plaque est le suivant : « Ici, au Nouveau Cirque, Rafael Padilla[N 1] dit le Clown Chocolat (vers 1868-1917), né esclave à Cuba, et Georges Foottit (1864-1921) ont inventé la comédie clownesque associant le Clown Blanc et l'Auguste »[84].
  • Après que sa tombe au cimetière protestant de Bordeaux fut tombée dans l'oubli, son nom est retrouvé sur les registres en septembre 2015. Chocolat est intégré au parcours historique mis en place dans le cimetière, une allée du cimetière reçoit son nom et un panonceau est posé sur le lieu de son inhumation. Une plaque commémorative à l’initiative des « Amis du clown Chocolat » [85] et marrainée par la comédienne Firmine Richard, est dévoilée le sur un des murs du cimetière[48].

Noms de lieux

  • En 2017, la ville de Bordeaux inaugure une "Aire Rafael Padilla dit le clown Chocolat", espace réservé aux cirques de passage, situé sur la rive droite (face au 86 du quai des Queyries)[86].
  • La même année, toujours à Bordeaux, un jardin d'enfant du quartier Ginko a été renommé "Aire de jeux du clown Chocolat"[87].

Notes et références

Notes

  1. Sans nom de famille hormis l'usuel « Chocolat », le nom de Padilla ne lui est donné que le lendemain de sa mort par l'employé de l'état civil de Bordeaux qui l'inscrit sous ce patronyme dans l'acte de décès.

Références

  1. Acte de décès à Bordeaux, vue 210/273.
  2. Jean-François Blanchard, « Gérard Noiriel, Chocolat. La véritable histoire d’un homme sans nom », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, mis en ligne le 01 mars 2016, consulté le 11 juin 2021. URL : http://journals.openedition.org/lectures/20242 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lectures.20242
  3. « «Chocolat»: Pourquoi ce clown est une figure historique pour les Noirs de France », sur 20minutes.fr (consulté le ).
  4. Catherine Coquery-Vidrovitch, « Vendre : le mythe économique colonial », dans Culture coloniale 1871-1931, Autrement, (lire en ligne).
  5. « "Quand le savon fait sa Pub…" Un nouveau musée à la savonnerie Fontevraud », sur Saumur-kiosque.
  6. Entrée « Raphaël, dit Chocolat (Raphaël Padilla) » dans Extraits du Dictionnaire universel des noms propres, Paris, Dictionnaires Le Robert - Sejer, (1re éd. ) (ISBN 978-2-321-00190-4), p. 904.
  7. « Quand les médias se trompent », sur clown-chocolat.com, .
  8. Gérard Noiriel, Chocolat, clown nègre : l'histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française, Bayard, , p. 17.
  9. (en) Rae Beth Gordon, Dances with Darwin, 1875-1910 : vernacular modernity in France, Farnham et Burlington, Ashgate, janvier 2009 1re éd., XIV-311 p., 15,5 × 23,4 cm (ISBN 978-0-7546-5243-4, OCLC 232357966, notice BnF no FRBNF41440150, présentation en ligne), chap. 4 (« Natural rhythm: Aficans and Black Americans in Paris »), § 4 (« Chocolat and chocolates »), p. 160. [lire en ligne (page consultée le 30 janvier 2016)].
  10. Pascal Blanchard (dir., coll. Sylvie Chalaye et al., préf. Alain Mabanckou), La France noire en textes : Présences et migrations des Afriques, des Amériques et de l'océan Indien en France, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », octobre 2012 nouvelle éd. (1re éd. La France noire : trois siècles de présences, [éd. illustrée]), 263 p., 13,5 × 22 cm (ISBN 978-2-7071-7470-3, notice BnF no FRBNF42784993, présentation en ligne), chap. 2 (« 1890-1913 : indigènes. Premières présences et imaginaires coloniaux »), § 3 (« Le monde noir monte sur scène et pénètre les imaginaires »), p. 80 [lire en ligne (page consultée le 1er février 2016)].
  11. (es) Entrée « rubio » [html], sur Dictionnaire bilingue espagnol-français (en ligne), Larousse (consulté le ).
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  13. «  [1905]. – Chez Chocolat », Gil Blas, vol. 27e année, no 9446, , p. 1, L'Eau qui court... [fac-similé (page consultée le 1er février 2016)].
  14. « “Chocolat” est mort », Le Petit Parisien, no 14886 (éd. de Paris), , p. 3 [fac-similé (page consultée le 1er février 2016)].
  15. « Vous souvenez-vous de Chocolat... », La Presse, no 9198, , p. 2, Échos [fac-similé (page consultée le 31 janvier 2016)].
  16. (en) Craig Martin Gibbs, Black Recording Artists, 1877-1926 : An Annotated Discography, McFarland, , p. 426.
  17. « “Chocolat” est mort », Journal des débats politiques et littéraires, no 314, , p. 3, Faits divers [fac-similé (page consultée le 1er février 2016)].
  18. « La mort de Chocolat », Le Gaulois, no 14638, , p. 3, À travers la presse [fac-similé (page consultée le 1er février 2016)].
  19. Acte de décès [JPG] (consulté le ) [copie certifiée conforme à l'original, délivrée le à l'association Les Amis du clown Chocolat, de l'acte de décès de Rafaël (sic) Padilla, dressé le ].
  20. Nicolas Michel, « Cinéma : ce qui est vrai, ce qui est faux dans « Chocolat », le film de Roschdy Zem », sur jeuneafrique.com/, .
  21. Pierre Robert Levy, Les clowns et la tradition clownesque, Éditions de la Gardine, , p. 309.
  22. Cela correspond à l'époque à quatre mois de salaire d'un fonctionnaire de la Havane.
  23. « Conférence présentée par Gérard Noiriel à l’université de Montpellier », sur clown-chocolat.com, .
  24. « Le fabuleux destin du véritable clown Chocolat », sur FIGARO, (consulté le )
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  28. Acte de décès n° 638 (vue 4/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 18e arrondissement, registre des décès de 1925.
  29. Acte de décès n° 171 (vue 22/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 7e arrondissement, registre des décès de 1913.
  30. Hugues Hotier, Cirque, communication, culture, Presses Universitaires de Bordeaux, , p. 58.
  31. Chocolat - Le Clown nègre - Films Lumiere, sketch « Guillaume Tell » sur youtube.
  32. (en) Rae Beth Gordon, Dances with Darwin, 1875-1910 : Vernacular Modernity in France, Ashgate Publishing, (lire en ligne), p. 161
    Rae Beth Gordon évoque à ce sujet un dialogue de Jules Renard où l'auteur fait dire à un enfant que Chocolat n'est « gentil » qu'au cirque car « en ville les nègres sont toujours méchants ».
  33. Pascal Ory, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, RobertLaffont, , p. 87.
  34. Hugues Hotier, Signes du cirque : approche sémiologique, AISS-IASPA, , p. 51.
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Voir aussi

Bibliographie

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    Faux mémoires rédigés pour ridiculiser le duo
  • Jean Cocteau, Portraits souvenir, Grasset, 1984.
  • Sylvie Chalaye, Du Noir au nègre. Images du Noir au Théâtre (1550-1960), Images plurielles, L'Harmattan, 1998.
  • Gérard Noiriel, Chocolat, clown nègre : l'histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française, Montrouge, Bayard, , 336 p., 21 cm (ISBN 978-2-227-48271-5, OCLC 793480600, notice BnF no FRBNF42611099) [présentation en ligne].
  • Pascal Ory, « Footit (Tudor Hall) et Chocolat (Rafael Padilla) », dans Pascal Ory (dir.) [avec la collaboration de Marie-Claude Blanc-Chaléard, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , XXXIV-953 p., 13,2 × 19,8 cm (ISBN 978-2-221-11316-5, OCLC 862941638, notice BnF no FRBNF43685659, présentation en ligne), p. 556 [lire en ligne (page consultée le 30 janvier 2016)].
  • Gérard Noiriel, Chocolat : la véritable histoire d’un homme sans nom, Montrouge, Bayard, coll. « Bayard culture », , 534 p., 21 cm (ISBN 978-2-227-48617-1, notice BnF no FRBNF44487094).
  • Bruno Pilorget et Bénédicte Rivière, Monsieur Chocolat : le premier clown noir, Voisins-le-Bretonneux, Rue Du Monde, , 48 p. (ISBN 978-2-35504-405-2)
  • Bénédicte Rivière, Je suis Chocolat!, Bordeaux, Les Petites Moustaches, , 112 p. (ISBN 979-10-92763-07-2)
  • Sylvie Chalaye, "Rires Chocolat, une histoire de blackface", in Rires de Jazz, éditions Passage(s), 2017

Articles connexes

Liens externes

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