XVIIIe gouvernement constitutionnel portugais

Le XVIIIe gouvernement constitutionnel (en portugais : XVIII Governo Constitucional) est le gouvernement de la République portugaise entre le et le , sous la XIe législature (pt) de l'Assemblée de la République.

XVIIIe gouvernement constitutionnel
(pt) XVIII Governo Constitucional

IIIe République portugaise

José Sócrates, en 2006.
Président de la République Aníbal Cavaco Silva
Premier ministre José Sócrates
Élection 27 septembre 2009
Législature XIe (pt)
Formation
Fin
Durée 1 an, 7 mois et 26 jours
Composition initiale
Parti politique PS
Ministres 16
Femmes 5
Hommes 11
Représentation
Assemblée de la République
97  /  230

Il est dirigé par le socialiste José Sócrates, vainqueur à la majorité relative des élections législatives. Il succède au XVIIe gouvernement constitutionnel, déjà sous l'autorité de Sócrates. Il est remplacé par le XIXe gouvernement constitutionnel, sous la direction du conservateur Pedro Passos Coelho.

Historique du mandat

Dirigé par le Premier ministre socialiste sortant José Sócrates, ce gouvernement est constitué et soutenu par le Parti socialiste (PS). Seul, il dispose de 97 députés sur 230, soit 42,2 % des sièges de l'Assemblée de la République.

Il est formé à la suite des élections législatives du 27 septembre 2009.

Il succède donc au XVIIe gouvernement constitutionnel, déjà dirigé par Sócrates, constitué et soutenu par le PS qui disposait de la majorité absolue des sièges.

Au cours du scrutin, le Parti socialiste reste le premier parti du Portugal mais perd près de 25 parlementaires, mettant fin à la seule majorité absolue de son histoire. Aucun autre parti n'est cependant en mesure de constituer une majorité alternative : si le centre droit totalise cinq mandats de plus que les socialistes, les forces de gauche et centre gauche contrôlent plus de la moitié des sièges.

Formation

Le , le président de la République Aníbal Cavaco Silva invite Sócrates à constituer le XVIIIe gouvernement constitutionnel. Bénéficiant d'un délai de dix jours à compter de sa désignation pour présenter sa liste de ministres, il annonce avoir l'intention de se réunir avec tous les partis afin de sonder leur disponibilité pour contribuer à la stabilité gouvernementale, la résolution des problèmes du pays et garantir un mandat de quatre ans pour le prochain exécutif[1]. Le Premier ministre sortant annonce trois jours plus tard qu'il a l'intention de proposer au chef de l'État un cabinet en minorité après que tous les autres partis ont refusé de constituer avec les socialistes une coalition gouvernementale[2].

Sócrates présente à Cavaco Silva la composition de son nouveau gouvernement le , à l'expiration du délai constitutionnel de dix jours. La moitié des ministres est remplacée, six sont reconduits, dont la plupart des ministres régaliens, deux changent de poste et un secrétaire d'État est promu[3],[4]. L'exécutif est assermenté quatre jours plus tard, le , au palais national d'Ajuda. Le président de la République rappelle alors son engagement d'une « coopération stratégique » avec l'équipe ministérielle, soulignant qu'il sait « de sa propre expérience » qu'un « gouvernement minoritaire est un cadre politique complexe, qui n'implique pas l'ajournement des réformes ». Il rappelle au Premier ministre qu'il doit gouverner pour quatre ans, une durée qui correspond à « l'horizon temporel d'action de n'importe quel exécutif »[5]. Soumis au Parlement le , le programme gouvernemental y est approuvé par défaut le lendemain, aucun groupe n'ayant proposé son rejet, ni le gouvernement son approbation formelle[6].

Démission et succession

Le , quelques heures après que l'Assemblée de la République a rejeté son quatrième programme de stabilité et de croissance (PEC) incluant de nouvelles mesures d'austérité budgétaire, José Sócrates annonce sa démission. Il appelle à des élections législatives anticipées afin de résoudre la crise politique, sociale et économique que traverse le Portugal, excluant totalement la possibilité de former un nouveau cabinet dans le cadre parlementaire actuel[7].

Le scrutin s'étant soldé par une nette victoire des partis de centre droit, le conservateur Pedro Passos Coelho constitue le suivant le XIXe gouvernement constitutionnel[8].

Composition

Portefeuille Titulaire Parti
Premier ministre José Sócrates PS
Ministre d'État
Ministre des Affaires étrangères
Luis Amado PS
Ministre d'État
Ministre des Finances
Teixeira dos Santos Sans
Ministre de la Présidence Pedro Silva Pereira PS
Ministre de la Défense nationale Augusto Santos Silva PS
Ministre de l'Intérieur Rui Pereira Sans
Ministre de la Justice Alberto Martins PS
Ministre de l'Économie, de l'Innovation et du Développement José Vieira da Silva PS
Ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche António Serrano Sans
Ministre des Travaux publics, des Transports et des Communications António Mendonça Sans
Ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire Dulce Pássaro Sans
Ministre du Travail et de la Solidarité sociale Helena André PS
Ministre de la Santé Ana Jorge Sans
Ministre de l'Éducation Isabel Alçada Sans
Ministre de la Science, de la Technologie et de l'Enseignement supérieur Mariano Gago Sans
Ministre de la Culture Gabriela Cavanilhas Sans
Ministre des Affaires parlementaires Jorge Lacão PS

Notes et références

  1. (pt) « José Sócrates indigitado para o cargo de primeiro-ministro », Radio-télévision du Portugal, (lire en ligne, consulté le ).
  2. (pt) Ana Machado, « Sócrates vai apresentar Governo PS, depois de excluída coligação », Público, (lire en ligne, consulté le ).
  3. (pt) « Novo Governo de Sócrates toma posse segunda-feira », Público, (lire en ligne, consulté le ).
  4. (pt) « Conheça o novo Governo de Sócrates », Visão, (lire en ligne, consulté le ).
  5. (pt) Nuno Simas, « Cavaco insiste na “cooperação estratégica” e promete ser “referencial de estabilidade” », Público, (lire en ligne, consulté le ).
  6. (pt) « Programa de Governo sem votação », Correio da Manhã, (lire en ligne, consulté le ).
  7. (pt) « José Sócrates pediu a demissão: "Hoje o país perdeu, não ganhou" », Diario de Noticias, (lire en ligne, consulté le ).
  8. (pt) Nuno Simas et Romana Borja-Santos, « Governo de Passos Coelho já tomou posse », Público, (lire en ligne, consulté le ).

Annexes

Articles connexes

Lien externe

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