Williams FW12

La Williams FW12 est la monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie britannique Williams F1 Team dans le cadre du championnat du monde de Formule 1 1988. Elle est pilotée par le Britannique Nigel Mansell, remplacé successivement par le Britannique Martin Brundle et le Français Jean-Louis Schlesser pour deux Grands Prix et l'Italien Riccardo Patrese. Elle est propulsée par un moteur V8 Judd CV.

Williams FW12
La Williams FW12 de Nigel Mansell exposée au Williams Conference Centre.
Présentation
Équipe Canon Williams Team
Constructeur Williams F1 Team
Année du modèle 1988
Concepteurs Patrick Head
Enrique Scalabroni
Frank Dernie
Spécifications techniques
Châssis Monocoque moulée en fibre de carbone en nid d'abeille
Suspension avant Suspension électronique
Suspension arrière Suspension électronique
Nom du moteur Judd CV
Cylindrée 3 500 cm³
600 ch à 11 200 tr/min
Configuration V8 ouvert à 90°
Position du moteur centrale-arrière
Boîte de vitesses Hewland / Williams transversale manuelle
Nombre de rapports 6 + marche arrière
Poids 500 kg
Dimensions Empattement : 2 743 mm
Voie avant : 1 803 mm
Voie arrière : 1 676 mm
Carburant Mobil
Pneumatiques Goodyear
Histoire en compétition
Pilotes 5. Nigel Mansell
5. Martin Brundle
5. Jean-Louis Schlesser
6. Riccardo Patrese
Début Grand Prix automobile du Brésil 1988
CoursesVictoiresPoleMeilleur tour
16001
Championnat constructeur 7e avec 20 points
Championnat pilote Nigel Mansell : 9e
Riccardo Patrese : 11e

Chronologie des modèles (1988)

Historique

Nigel Mansell à bord de la Williams FW12 lors du Grand Prix du Canada 1988.
Riccardo Patrese à bord de la Williams FW12 lors du Grand Prix du Canada 1988.

Williams, qui a remporté le titre de champion du monde des constructeurs en 1986 et en 1987 avec Honda, s'associe en 1988 avec le motoriste Judd, qui a produit un moteur V8 inspiré des blocs fabriqués par Ford-Cosworth, à la suite de la signature de McLaren avec le motoriste japonais. La FW12 se distingue par une boîte de vitesses transversale à six rapports et un empattement réduit. Elle dispose aussi d'une suspension électronique qui fait office de correcteur d'assiette[1].

Néanmoins, si la Williams FW12 s'avère performante en qualifications, en permettant à ses pilotes de se qualifier très régulièrement parmi les dix premiers, son moteur Judd est très peu fiable : ainsi, si Riccardo Patrese abandonne lors de la moitié des courses qu'il dispute, Nigel Mansell ne rallie l'arrivée qu'à deux reprises[2].

Dès les débuts du championnat, Williams, qui considère Judd comme un fournisseur de transition, entre en négociations avec Renault pour la fourniture d'un moteur V10 atmosphérique à partir de 1989[3]. Ainsi, en marge du Grand Prix du Canada, cinquième manche de la saison, Williams, qui n'a marqué qu'un seul point depuis le début du championnat, officialise un partenariat de trois ans avec le constructeur français[4].

La FW12 ne se distingue en course qu'à deux reprises : d'abord au Grand Prix de Grande-Bretagne, lors duquel Nigel Mansell termine deuxième après avoir troqué sa suspension électronique par une suspension à ressorts ; puis, au Grand Prix d'Espagne, où le Britannique, élancé depuis la troisième place, franchit à nouveau la ligne d'arrivée en deuxième position[5],[6],[7].

Mansell, ayant contracté d'une varicelle à l'été 1988, est forfait pour deux manches : il est successivement remplacé par le pilote-essayeur Martin Brundle lors du Grand Prix de Belgique, puis par Jean-Louis Schlesser lors du Grand Prix d'Italie, Brundle n'étant pas autorisé par Tom Walkinshaw, le patron de l'écurie TWR-Jaguar, à disputer un autre Grand Prix[8],. Schlesser termine onzième après avoir été accroché par Ayrton Senna (McLaren-Honda), alors premier de l'épreuve, à deux tours de l'arrivée : tentant de lui prendre un tour, le Brésilien coupe la trajectoire du Français, ce qui fait partir sa McLaren MP4/4 en tête-à-queue[9]. Ironie du sort, cet accrochage ayant impliqué une voiture de son ancien partenaire (Williams) et de son nouveau partenaire (McLaren) provoque la seule défaite de Honda en course cette année-là.

Au terme du championnat, Williams F1 Team se classe septième du championnat du monde des constructeurs avec vingt points. Nigel Mansell est neuvième du championnat du monde des pilotes avec douze points, tandis que Riccardo Patrese est onzième avec huit points[10].

Williams FW12B et Williams FW12R

Afin de tester en essais privés le moteur V10 Renault RS1 qui doit équiper la Williams FW12C en 1989, Williams adapte la FW12 en deux versions successives, la FW12B et la FW12R[11],[12],[13].

Résultats en championnat du monde de Formule 1

Résultats détaillés de la Williams FW12 en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Moteur Pneus Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
1988 Canon Williams Team Judd
CV V8
Goodyear BRÉ SMR MON MEX CAN DET FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 20 7e
Nigel Mansell Abd Abd Abd Abd Abd Abd Abd 2e Abd Abd Abd 2e Abd Abd
Martin Brundle 7e
Jean-Louis Schlesser 11e
Riccardo Patrese Abd 13e 6e Abd Abd Abd Abd 8e Abd 6e Abd 7e Abd 5e 6e 4e

Légende : ici

Notes et références

  1. « Brésil 1988 - Présentation de la saison », sur statsf1.com (consulté le )
  2. « Williams FW12 », sur statsf1.com (consulté le )
  3. « Monaco 1988 - Renault courtise Williams », sur statsf1.com (consulté le )
  4. « Canada 1988 - Williams-Renault: un pont entre la Manche », sur statsf1.com (consulté le )
  5. « Grande-Bretagne 1988 - Classement », sur statsf1.com (consulté le )
  6. « Espagne 1988 - Qualifications », sur statsf1.com (consulté le )
  7. « Espagne 1988 - Classement », sur statsf1.com (consulté le )
  8. « Belgique 1988 - Mansell: maladie infantile... ou diplomatique ? », sur statsf1.com (consulté le )
  9. « Italie 1988 - J-L. Schlesser, le débutant quadragénaire », sur statsf1.com (consulté le )
  10. « Classements du championnat 1988 », sur statsf1.com (consulté le )
  11. (en) « Grand Prix cars that never raced », sur forix.autosport.com (consulté le )
  12. « Williams FW12B », sur statsf1.com (consulté le )
  13. « Williams FW12R », sur statsf1.com (consulté le )
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