Vialas
Vialas est une commune française située dans le département de la Lozère en région Occitanie.
Vialas | |||||
![]() Le temple en 2012. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Occitanie | ||||
Département | Lozère | ||||
Arrondissement | Florac | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes des Cévennes au Mont Lozère | ||||
Maire Mandat |
Michel Reydon 2020-2026 |
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Code postal | 48220 | ||||
Code commune | 48194 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Vialassiens | ||||
Population municipale |
427 hab. (2018 ![]() |
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Densité | 8,6 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 44° 20′ 04″ nord, 3° 53′ 48″ est | ||||
Altitude | Min. 335 m Max. 1 509 m |
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Superficie | 49,77 km2 | ||||
Type | Commune rurale | ||||
Aire d'attraction | Commune hors attraction des villes | ||||
Élections | |||||
Départementales | Canton de Saint-Étienne-du-Valdonnez | ||||
Législatives | Circonscription de la Lozère | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : Lozère
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
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Géographie
Localisation
La commune est située dans le sud-est du département de la Lozère et est limitrophe du Gard.
Communes limitrophes
Urbanisme
Typologie
Vialas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (98,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (40 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,8 %), zones urbanisées (1 %), prairies (0,7 %)[7].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Histoire
Elle rejoint la communauté de communes des Hautes Cévennes (qui a son siège à Génolhac) le .
Elle rejoint la communauté de communes des Cévennes au Mont Lozère le [8].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].
En 2018, la commune comptait 427 habitants[Note 2], en diminution de 4,47 % par rapport à 2013 (Lozère : −0,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Station de ski de fond et de tourisme vert du Mas de la Barque, accès par la RD 66.
- Église Notre-Dame de Vialas.
- Le temple de l’Église protestante unie de France de Vialas, bâti en 1612, est l'un des plus vieux temples de France. Alors que l'église de la paroisse était à Castagnols, il est édifié au lieu-dit Vialas qui devient avec le temps le centre de l'agglomération[13].
Il est assuré qu'en 1636 le temple, dont la construction est achevée depuis plus de 20 ans, sert au culte ainsi qu'aux principales assemblées de la communauté telle que l'élaboration du compoix (ancêtre du cadastre) . Aux environs de 1640 c'est le point central de 19 lieux habités et 280 propriétaires. Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685 et la conversion forcée de toute la population au catholicisme, il est confisqué par l'évêque d'Uzès pour devenir la nouvelle église de la paroisse, celle de Castagnols étant ruinée. Le bâtiment est profondément transformé pour lui donner un aspect d'église par ajout de voûtes, de chapelles, d'un chœur ainsi que d'un clocher. En 1789 90 % de la population est protestante, le bâtiment redevient temple en 1804 après la Révolution française. De style roman il est harmonieux dans toutes ses formes, ses matériaux et son dépouillement ornemental. Il est bâti en granit, sol compris. Sa toiture est en lauze , il mesure 21 m de long et 12 m de large; la hauteur jusqu'au clocher est de 11 mètres. Il possède un chevet circulaire, dont des vitraux datés de 1960 signés Robert Pillods constituent l'ornementation. Le mobilier est ancien : la chaire est datée de 1817 certains bancs datent de 1878 . On trouve au fond du temple un orgue construit entre 1974 et 1978.
- Les sites miniers : l'exploitation minière semble de toute antiquité sur la commune mais a connu un développement particulièrement remarquable de ses filons de plomb argentifère, d'abord à la fin du XVIIIe siècle (exploitation de la mine de la Picardière), puis au XIXe siècle, avec l'exploitation méthodique de 1827 à 1894 de mines du plomb argentifère, qui justifia notamment la construction d'une usine à fonderie[14].
Personnalités liées à la commune
- François Rochette (1736-1762), né à Vialas, est le dernier pasteur français exécuté sous l'Ancien-Régime. Il est pendu à Toulouse, le 19 février 1762.
- Franck Arnal (1898-1985), né à Vialas, homme politique, socialiste (secrétaire d’État, député, maire de Toulon), inhumé au cimetière de Vialas
- Élie Castan, homme politique et maire de Nîmes.
- Robert Cunibil (1915-1999), aviateur, Compagnon de la Libération, maire de la commune, il y est inhumé.
- Marc et Françoise Donadille, lui (1911-1995) : pasteur, résistant, Juste entre les nations, médaille des Justes de Yad Vashem, écrivain, a longuement demeuré à Vialas.
- Patrick Pagès (1949-2011), chef cuisinier et sommelier de l’Hôtellerie Chantoiseau à Vialas pendant une trentaine d’années (une étoile au Michelin).
- Renaud (1952-), chanteur, passe à Vialas de nombreux étés en famille dès les années 1960, d’abord dans le petit hameau de Polimiès situé sur la commune. Puis il y revient régulièrement (notamment chez Chantoiseau). Dans son autobiographie, il explique que les bonbons évoqués dans Mistral gagnant sont ceux qu’il chapardait chez Madame Fabrègue, l’épicière, où il se rendait en vélo pour acheter son Spirou.
Héraldique
![]() |
Le blasonnement est : d'azur, à trois flambeaux d'or allumés de gueules, posés en pal |
Voir aussi
Bibliographie
- Marie-Lucy Dumas (dir), Vialas, de la Cévenne au Mont Lozère, 2019, 2 tomes
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
Notes
- Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
Cartes
- IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
- Carte IGN sous Géoportail
- « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
- « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
- Préfecture de la Lozère, Arrêté n° 2015352-0001 du 18 décembre 2015 portant extension du périmètre de la communauté de communes des Cévennes au Mont Lozère, pages 112 et 113.
- L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
- Paul Dombre, J.-C. Schmitt, Pauline Schmitt-Pantel, Jean Verney, Vialas en Cévennes et son Temple depuis 1612, Presses du Languedoc, .
- Jean Roux, La Communauté de Vialas de la fin du XVIe au XIXe siècle - recherches historiques et généalogiques, Mende, O.P.U.S. et I.R.G.C.C., .
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