Pontaubault

Pontaubault est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 562 habitants[Note 1].

Pontaubault

Le pont Aubaud enjambant la Sélune.
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Michel Perrouault
2020-2026
Code postal 50220
Code commune 50408
Démographie
Gentilé Pontaubaltais
Population
municipale
562 hab. (2018 )
Densité 290 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 45″ nord, 1° 21′ 03″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 72 m
Superficie 1,94 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Avranches
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontorson
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Pontaubault
Géolocalisation sur la carte : Manche
Pontaubault
Géolocalisation sur la carte : France
Pontaubault
Géolocalisation sur la carte : France
Pontaubault
Liens
Site web pontaubault.fr

    Géographie

    La commune est située au sud-ouest de l'Avranchin, au fond de la baie du mont Saint-Michel, bordant l'estuaire de la Sélune. Son bourg est à km à l'ouest de Ducey, à 6,5 km au sud d'Avranches, à 13 km au nord de Saint-James et à 15 km au nord-est de Pontorson[1]. Couvrant 194 hectares, le territoire de Pontaubault est le moins étendu de l'arrondissement d'Avranches[2].

    La gare ferroviaire, qui se situe sur la ligne Lison-Dol de Bretagne, est abandonnée. Elle est le point de bifurcation d'une ancienne ligne (ligne Domfront - Pontaubault) qui est maintenant une voie verte.

    Communes limitrophes de Pontaubault[3]
    Mer de la Manche (estuaire de la Sélune),
    Céaux
    Mer de la Manche (estuaire de la Sélune) Mer de la Manche (estuaire de la Sélune)
    Céaux Poilley
    Précey Juilley Juilley

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[6].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[7]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

    • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,6 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,8 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,8 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 758 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pontorson », sur la commune de Pontorson, mise en service en 1997[11] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[12],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,8 °C et la hauteur de précipitations de 838,6 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Granville – pointe du Roc », sur la commune de Granville, mise en service en 1973 et à 29 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[15] à 11,9 °C pour 1981-2010[16], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[17].

    Urbanisme

    Typologie

    Pontaubault est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[18],[19],[20].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avranches, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

    La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[23]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[24],[25].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (51,1 %), terres arables (28,2 %), zones urbanisées (20,4 %), zones humides côtières (0,3 %)[26].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[27].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes de Pontabaudo vers 1140, de Pontalbalto vers 1145, Pontalbalt vers 1150, Pons Aubaudi en 1179[28].

    Le toponyme est issu du latin pons, « pont », et d'un anthroponyme[29], germanique selon Charles Rostaing qui mentionne Ali-bald[30].

    Le gentilé est Pontaubaltais.

    Histoire

    Un Oradour évité

    Dans le village une plaque rappelle l'héroïsme de l'Alsacien François Mutschler qui réussit à sauver la vie de nombreux habitants. On peut lire[31] :

    « Le 3 février 1944 à trois heures du matin, les soldats allemands réveillent la population endormie qui sera dirigée et enfermée dans l'église à la suite des déraillements de trois trains de munitions et de troupes près du pont de la Sélune.

    Les absents seront désignés comme suspects. Des otages seront choisis et exécutés. Il manque treize personnes. Les habitants doivent leur salut à un soldat allemand qui servait d'interprète. Son cœur battait français. Il parvient à escamoter les noms. Il bredouille en lisant et annonce finalement qu'il ne manque personne. Les Allemands renoncent. Ils laissent les habitants rentrer chez eux.

    Par son courage, ce soldat sauva plusieurs vies humaines ; celles de gens qui auraient dû être fusillés sous prétexte que des sabotages venaient du village.

    Dans une lettre datée du 25 septembre 1945, cet humble et courageux soldat écrivait : « Ce que j'ai fait dans votre village était normal puisque j'étais alsacien et enrôlé de force dans la Wehrmacht, j'ai fait mon possible pour la France tant que j'ai pu car sous l'uniforme vert battait le bleu, le blanc et le rouge ». »

    Le un espace à son nom a été inauguré[32].

    Libération

    Au mois de juillet 1944, à la suite des nombreux bombardements, l'église fut détruite[33].

    Le , à la suite de l'opération Cobra, les troupes américaines après avoir piétiné pendant des semaines dans le bocage, progressent rapidement vers le sud du Cotentin. Elles atteignent Avranches le 30 et le lendemain, le Brigadier General Dager envoie des éléments du Combat Command B de la 4e division blindée américaine sur Pontaubault[34]. Ils découvrent alors que le pont sur la Sélune est endommagé mais utilisable[35]. Ce pont est la voie d'accès vers la Bretagne. Ils franchissent le pont et repoussent une attaque allemande de la Kampfgruppe Bacherer[34]. Le général Patton allait prendre officiellement le lendemain le commandement de la 3e armée américaine qui avait débarqué quelques jours plus tôt en Normandie. Apprenant la nouvelle de la prise du pont, il ordonna au général Middleton de le faire franchir par la 4e et la 6e divisions blindées. Il fera passer dans les jours suivants sur le pont toutes ses troupes disponibles[34]. Plus de 8 divisions vont ainsi le franchir en 72 heures.

    Politique et administration

    La mairie.
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1986 mars 2001 Joseph Laurent    
    mars 2001 En cours Michel Perrouault[36] SE Éducateur technique spécialisé
    Les données manquantes sont à compléter.

    Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[36].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].

    En 2018, la commune comptait 562 habitants[Note 8], en augmentation de 13,31 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +1,78 %). Pontaubault aurait compté jusqu'à 567 habitants en 1836[39],[Note 9].

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    303336367330344567367367406
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    389379379374372374396383357
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    330342327306335331334281290
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    375375483473492445469472533
    2018 - - - - - - - -
    562--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    Le portail de l'ancienne église.
    La nouvelle église Saint-André.
    L'ancien viaduc ferroviaire.

    Personnalités liées à la commune

    • Louis Ravalet (1924 à Pontaubault-2009), coauteur de Pontaubault 1944 : naissance d'une amitié franco-américaine avec W.H. Turner[41], fondateur de la maison médicale de Saint-James.

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale 2018.
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
    4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
    6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    9. Noter qu'il pourrait s'agir d'une erreur de transcription, les valeurs des recensements voisins étant 344 (en 1831) et 367 (1841), une population de 367 habitants serait beaucoup plus cohérente. Dans ce cas, la population maximum serait celle de 1990 (492 habitants).

    Références

    1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
    2. Répertoire géographique des communes.
    3. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
    4. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
    5. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    7. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    8. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    10. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    11. « Station Météo-France Pontorson - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    12. « Orthodromie entre Pontaubault et Pontorson », sur fr.distance.to (consulté le ).
    13. « Station Météo-France Pontorson - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    14. « Orthodromie entre Pontaubault et Granville », sur fr.distance.to (consulté le ).
    15. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    16. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    17. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    18. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    19. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    20. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    23. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
    24. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
    25. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    26. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    27. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    28. Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises - Page 1670.
    29. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 137.
    30. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
    31. On trouvera La belle histoire de François MUTSCHLER sur le site officiel de Pontaubault ainsi que sur le site des Malgré-Nous.
    32. « Ouest-france.fr - L'Espace François-Mutschler a été inauguré » (consulté le ).
    33. L'épisode est raconté de façon plus détaillé sur un site consacré aux Malgré-Nous.
    34.  « Pontaubault »  dans le Dictionnaire du Débarquement, page 551, sous la direction de Claude Quétel, éd. Ouest-France, 2011.
    35. D-Day et la bataille de Normandie de Anthony Beevor, page 406, éd. Calmann-Levy, juin 2009
    36. Réélection 2014 : « Pontaubault (50220) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
    37. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    41. CRL de Basse-Normandie « Copie archivée » (version du 24 décembre 2013 sur l'Internet Archive).

    Voir aussi

    Article connexe

    Liens externes

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