La Ferté-Chevresis

La Ferté-Chevresis est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Pour les articles homonymes, voir La Ferté (homonymie).

La Ferté-Chevresis

La mairie.
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Oise
Maire
Mandat
Franck Burton
2020-2026
Code postal 02270
Code commune 02306
Démographie
Gentilé Fertois(es)
Population
municipale
526 hab. (2018 )
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 15″ nord, 3° 33′ 31″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 131 m
Superficie 23,92 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ribemont
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
La Ferté-Chevresis
Géolocalisation sur la carte : Aisne
La Ferté-Chevresis
Géolocalisation sur la carte : France
La Ferté-Chevresis
Géolocalisation sur la carte : France
La Ferté-Chevresis

    Géographie

    La commune est formée de La Ferté-sur-Péron, chef-lieu, et de Chevresis-les-Dames, hameau relié à La Ferté-Chevresis.

    Localisation

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

    • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,5 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,8 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,2 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 717 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pouilly-sur-Serre », sur la commune de Pouilly-sur-Serre, mise en service en 1959[7] et qui se trouve à km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,8 °C et la hauteur de précipitations de 735,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Saint-Quentin », sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, mise en service en 1933 et à 25 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,3 °C pour 1981-2010[12], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[13].

    Urbanisme

    Typologie

    La Ferté-Chevresis est une commune rurale[Note 5],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

    Occupation des sols

    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93 %), forêts (4,3 %), zones urbanisées (2,8 %)[19].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

    Histoire

    Carte de Cassini du secteur
    (vers 1750).

    Toponymie
    La Ferté-sur-Péron
    Le nom du village apparaît pour la première fois en l'an 1147, sous l' appellation latine de Firmitas dans une charte de l'Abbaye de Prémontré, ensuite Ecclesia leprosorum apud Firmitatem en l'an 1158. Ce nom indique qu'une léproserie existait dans le village; elle sera unie en 1695 à l'Hôtel-Dieu de Laon.
    La paroisse changera ensuite une vingtaine fois de nom en fonction des différents transcripteurs: Blihardy, Le Ferté, La Freteit, Feodum de Feritatis en 1223, Freté-Bliart, Freité-Béliard, Ferté-Béliard-sur-Péron en 1464..., et enfin La Ferté-sur-Péron en 1472[21] sur la Carte de Cassini vers 1750 [22].

    Selon l'article de Marie-Thérèse Morlet intitulé "la Toponymie de la Thiérache" publié dans la Revue nationale d'onomastique, "Firmitas", formé sur l'adjectif "firmus" signifiant "ferme, solide" prit à l'époque Carolingienne le sens de "forteresse".

    Les Fertés étaient à l’origine des refuges défendus par une enceinte de planches composée de tours en bois et recouverte de peaux de bêtes pour éviter les incendies. [21]

    René de Marrillac fut Baron de La Ferté-sur-Péron[23].


    Chevresis-les-Dames
    Le nom du hameau est mentionné en 1156 sous le nom de Chiervesis puis Chiévresi dans une charte de l'Abbaye de Prémontré. Ensuite, Chevrisiacum-Beate-Marie, Kievresi-Notre-Dame, Chevresys-Notre-Dame et enfin Chevresis-les-Dames sur la carte de Cassini vers 1750.
    La Commune a été unie à celle de La Ferté-sur-Péron sous le nom de La Ferté-Chevresis par une ordonnance royale de 2 janvier 1819[24].
    Carte de Cassini
    La carte de Cassini montre qu'au XVIIIe siècle, La Ferté était une paroisse située sur la rive gauche du ruisseau le Péron.
    Un moulin à eau symbolisé par une roue dentée est installé sur la rivière.
    Le village est traversé par le chemin qui va de Ribemont à Laon.
    Le château est également représenté.
    Au nord-est, Les Rocquets étaient une ferme détruite au début du XIXe siècle[25].
    Le calvaire Croisette et la ferme Les Ferieres sont également disparus.
    Chevresis était une paroisse située sur la rive droite du Péron.
    Le roi de France Henri IV aurait dormi une nuit à La Ferté-Chevresis.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Ferté-Chevresis est membre de la communauté de communes du Val de l'Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Mézières-sur-Oise. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[26].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Quentin, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[27]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Ribemont pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[27], et de la troisième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[28].

    Administration municipale

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1981   Henri Nottellet    
    mars 2001 mars 2008 Benoît Venet    
    mars 2008[29] juillet 2020 Joseph Montagne DVG Retraité
    Réélu pour le mandat 2014-2020[30]
    juillet 2020[31] En cours
    (au 12 juillet 2020)
    Franck Burton    

    Démographie

    Évolution démographique

    À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour La Ferté-Chevresis, cela correspond à 2004, 2009, etc[32]. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations.

    Évolution démographique de La Ferté-Chevresis[33]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    8388441 0251 0831 2441 3681 3791 3481 417
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 4781 5041 4671 4351 4001 3431 3241 3441 325
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 3171 3061 2329911 011935949937903
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    847830714665626567[34]584589[35]591[36]
    2010 - - - - - - - -
    589[37]--------
    À partir de 1962 : Population sans doubles comptes; À partir de 2006 : Population municipale.
    (Sources : INSEE[38] et Cassini[39])

    Histogramme[33]
    (élaboration graphique par Wikipédia)

    La Ferté-sur-Péron

    Évolution démographique de La Ferté-sur-Péron
    1793 1800 1806 1821
    7807959191 003
    À partir de 1793 : habitants.
    (Sources : Cassini[39])

    Chevresis-lès-Dames

    Évolution démographique de Chevresis-lès-Dames
    1793 1800 1806 1821
    58494680
    À partir de 1793 : habitants.
    (Sources : Cassini[40])

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Brice.
    • Ancien Casino.
    • Chapelle de la Vierge Marie (oratoire).
    • Monument aux morts.
    • Calvaire.
    • Ancienne gare sur les lignes Ribemont - La Ferté-Chevresis et La Ferté-Chevresis - Flavigny-le-Grand.

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
    5. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

    Références

    1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
    7. « Station Météo-France Pouilly-sur-Serre - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    8. « Orthodromie entre La Ferté-Chevresis et Pouilly-sur-Serre », sur fr.distance.to (consulté le ).
    9. « Station Météo-France Pouilly-sur-Serre - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    10. « Orthodromie entre La Ferté-Chevresis et Fontaine-lès-Clercs », sur fr.distance.to (consulté le ).
    11. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    12. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
    15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
    16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
    17. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
    18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    21. Marie-Thérèse Morlet, « La toponymie de la Thiérache (suite) », Revue internationale d'onomastique, vol. 6, no 4, , p. 275–283 (DOI 10.3406/rio.1954.1453, lire en ligne, consulté le )
    22. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f154.item
    23. « René de Marillac. », sur FranceArchives (consulté le )
    24. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f112.item
    25. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f281.item
    26. « communauté de communes du Val de l'Oise - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
    27. « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Ferté-Chevresis », sur le site de l'Insee (consulté le ).
    28. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
    29. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
    30. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le )
    31. https://reader.cafeyn.co/fr/1927236/21616440
    32. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le )
    33. Addition de la population de La Ferté-sur-Péron et de Chevresis-lès-Dames entre 1793 et 1819
    34. Recensement de 1999 sur la population de La Ferté-Chevresis
    35. [PDF] Recensement de 2006 des communes de l'Aisne
    36. « [PDF] Recensement de la population de l'Aisne au 1er janvier 2009 », sur Insee (consulté le )
    37. « [PDF] Recensement de la population de l'Aisne au 1er janvier 2010 », sur Insee (consulté le )
    38. La Ferté-Chevresis sur le site de l'INSEE lors du recensement de 2007
    39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : La Ferté-Chevresis », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
    40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Chevresis-les-Dames », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).

    Liens externes

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