Inxent
Inxent est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.
Inxent | |||||
![]() La mairie d'Inxent. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Hauts-de-France | ||||
Département | Pas-de-Calais | ||||
Arrondissement | Montreuil | ||||
Intercommunalité | Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois | ||||
Maire Mandat |
Dominique Bigand 2020-2026 |
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Code postal | 62170 | ||||
Code commune | 62472 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Inxentois | ||||
Population municipale |
162 hab. (2018 ![]() |
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Densité | 43 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 50° 32′ 02″ nord, 1° 47′ 03″ est | ||||
Altitude | Min. 21 m Max. 113 m |
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Superficie | 3,78 km2 | ||||
Type | Commune rurale | ||||
Aire d'attraction | Commune hors attraction des villes | ||||
Élections | |||||
Départementales | Canton de Berck | ||||
Législatives | Quatrième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
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Géographie
Communes limitrophes
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Bernieulles | Beussent | ![]() | |
N | Montcavrel | |||
O Inxent E | ||||
S | ||||
Longvilliers | Recques-sur-Course |
Urbanisme
Typologie
Inxent est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,2 %), prairies (25,5 %), forêts (12,6 %), zones urbanisées (8,7 %)[6].
La commune s'étend le long de la Course qui prend sa source à Doudeauville et se jette dans la Canche à Attin.
- La Course au fond du parc floral face à une auberge.
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].
Toponymie
- Hainnessendae (1042), Enessem (1224), Ynesent (1257), Ainessent (1261), Hincssent (1424), Inessent (1488), Ynessent (vers 1512), Iquessent (1535), Inquessent (1553), Inquechem (1559), Inghessem (1559), Inquessent (1562), Ingsent (1586), Inquesant (1730)[8].
- Le village, qui dépendait de la seigneurie de Montcavrel, a finalement pris son appellation d'Inxent en 1792.
- Enessem en flamand[9].
Histoire
Inxent fut appelé Inxent sous la Chaussée au XVIIe siècle car « proche du chemin militaire des Romains » (la voie romaine allant d'Amiens à Boulogne-sur-Mer ou via Agrippa de l'Océan[10].

Un panneau émaillé destiné à l'information des visiteurs est fixé à l'entrée de l'église. Voici, in extenso, le texte qu'il contient :
« Inxent
Sous la protection de saint Antoine
L'origine du nom d'Inxent serait liée au patronyme d'une femme nommée Hainsinda. Une villa Hainessendae est mentionnée en 1042. Une seigneurie et un château sont attestés en 1350. Ils sont la propriété des seigneurs de Montcavrel, puis de leurs successeurs les De Monchy. D'abord nommée Innocent puis Inquessent, ce n'est qu'en 1792 que l'agglomération adopte le nom d'Inxent.
Ce village rue s'est installé au bord de la Course au cœur d'un paysage de fond de vallée composé de pâturages, d'alignements de saules têtards et de peupleraies.
Cet environnement bucolique attire à Inxent les touristes et résidents secondaires dès la fin du XIXe siècle. Dans l'entre-deux-guerres, une famille d'industriels confie à l'architecte Louis Quételart la rénovation de la ferme d'Amour et la construction en vis-à-vis d'une villa baptisée Le Vert-Coteau. Elevée sur le versant de la vallée, cette demeure aux allures de cottage évoque l'architecture touquettoise et le style Quételart caractérisé par de vastes toitures, des doubles pignons et des oculi.
Cet habitat de type balnéaire voisine des maisonnettes en torchis et pans de bois, à l'image de l'auberge située face à l'église de La Nativité.
A l'intérieur, quelques objets de dévotion rappellent que saint Antoine fait l'objet d'un culte toujours vivace dans la paroisse. Né en Haute Egypte vers 251, saint Antoine se retire dans le désert pour y vivre en ermite. Au XIe siècle, ses reliques parviennent à l'abbaye de Saint-Antoine-Viennois en Dauphiné. Cet établissement est à l'origine de l'ordre des antonins spécialisés dans l'accueil des malades souffrant des maladies contagieuses, notamment le mal des ardents ou le feu de Saint-Antoine, sorte d'épilepsie engendrée par l'ergot du seigle. Dès le Moyen Age, de nombreux foyers de culte se développent en Boulonnais, en Picardie et dans les Flandres. Dans le Montreuillois, le pèlerinage d'Inxent reste vivace. Au cours d'une cérémonie religieuse qui a lieu le dimanche le plus proche du 17 janvier, fête du saint, on désigne le roi de Saint-Antoine chargé de préparer tous les offices religieux pendant l'année et d'y faire la quête. Pendant la messe, le «roi descendant» transmet son sceptre à l'effigie de saint Antoine au «roi montant». Le prêtre bénit des petits pains réputés protéger les animaux des épizooties. La cérémonie est suivie d'une procession dans la rue principale du village, menée par un enfant de chœur et les deux rois. »
Politique et administration

Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].
En 2018, la commune comptait 162 habitants[Note 2], en diminution de 6,9 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,7 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 11,7 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 29,9 %, plus de 60 ans = 23,4 %) ;
- 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 9,9 %, 15 à 29 ans = 11,1 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 30,9 %, plus de 60 ans = 29,6 %).
Culture locale et patrimoine
L'église de la nativité
- le chœur.
- Deux stations du chemin de croix surplombant un hommage funéraire.
Autres monuments
- Un moulin partiellement brûlé en 1976.
- Une auberge et parc floral à découvrir.
- De nombreuses résidences secondaires cossues du début du XXe siècle.
Héraldique
![]() |
Blason | D'argent à la barre d'azur chargée d'un poisson du champ, accompagnée, en chef, de saint Antoine et son porc de gueules et, en pointe, de deux arbres arrachés de sinople rangés en barre. |
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Détails | Le blason représente Saint Antoine, patron de la paroisse, et la rivière de la Course, symbolisée par la barre et le poisson. Adopté par la municipalité le 22 septembre 1995. |
Notes et références
Notes
- Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
Références
- « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
- « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
- IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
- Comte Auguste De Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 210.
- Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
- M. Cousin, « Trois voies romaines du Boulonnais », dans Mémoire de la société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Années 1858-1859, p. 405, lire en ligne.
- Thomas Bourgeois, « Le bilan des maires à Inxent, avec Jean-Claude Routier : « Il faut peut-être que j’appuie sur la pédale de frein » : Voilà seize ans que Jean- Claude Routier est maire d’Inxent, un village de 174 âmes dans la vallée de la Course. Il a consacré son dernier mandat à la défense d’un gros projet : la construction d’un groupe scolaire au sein du RPI. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
- « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
- J.-C.L. (CLP), « Les projets du maire d’Inxent : créer un pôle éducatif pour regrouper tous les élèves en un seul lieu : Patrick Violier, 56 ans, est maire d’Inxent depuis les dernières élections. Chargé de clientèle, comptable et conseiller de gestion dans le domaine agricole, cet élu sans étiquette souhaite animer son village. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
- L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
- « Évolution et structure de la population à Inxent en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le ).
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